Adaptation à votre nouvel environnement d'études.

Sujet dans 'Etudes, stage, emplois - Le Monde de l'entreprise' lancé par Volterra, le 20 juin 2009.

  1. Volterra

    Volterra
    Expand Collapse
    Sweet living nightmare.

    Bonjour les Mad'z,

    J'aimerais que vous me racontiez comment, quand vous êtes parties faire vos études, vous vous êtes adaptées à la ville, à votre nouvelle école/fac/IUT/etc, aux gens, à l'ambiance générale, à votre studio.
    Comment vous avez gérer la distance avec vos proches et le fait d'être seule au début.
    Dans quel état d'esprit étiez-vous au début et au bout de combien de temps vous êtes vous sentie bien, à votre place ?

    Si vous voyez des choses à rajouter, n'hésitez pas, j'ai jeté des directives, mais il y a sûrement bien d'autres sujets à aborder.
     
  2. AnonymousUser

    AnonymousUser
    Expand Collapse
    Guest

    Je réponds vite fax pourtant le sujet m'intéresse !

    La première fois que je suis partie de chez ma mère "définitivement", c'était après le bac pour entrer en licence. J'avais une chambre de 9m² en cité U, dans un environnement que je ne connaissais absolument pas (j'étais de province et on me foutait en ville, sans personne que je connaissais dans mon école en plus). Quand ma mère m'a déposée à la cité avec mes affaires et qu'elle est partie, j'ai fondu en larmes et je voulais mourir (oui, rien que ça) : les voisins me faisaient peur, ils faisaient du bruit, la chambre était petite et moche, il n'y avait aucun confort, j'avais peur des lieux collectifs, et la rentrée avec autant de gens me faisait flipper. Je me suis recroquevillée sur moi-même, j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps, j'ai envoyé des SMS à ma soeur pour lui demander de faire une colocation, puis finalement je me suis apaisée. Je crois que j'ai mis deux ans et demi à m'adapter. Réellement. Je me sentais disparaître dans ces foules immenses. J'ai une fracturation identitaire très forte, et elle s'est révélée lors de mon entrée dans ma vie adulte et universitaire en grande ville. J'avais l'impression de ne plus exister. J'ai développé une forme d'émétophobie sociale (peur de vomir en public), qui m'a empêchée de suivre certains cours et de me sentir bien dans ma peau. Je sortais très peu et j'avais très peur.
    J'ai rencontré mon meilleur ami à la faculté, et des gens dans la cité U étaient sympathiques avec moi, alors je tenais le coup. C'est vraiment depuis mon entrée dans une nouvelle université, qui symbolise un nouveau "moi", et après trois années de travail sur ma personne et d'expositions sociales que je peux me dire enfin adaptée et bien là où je suis ! Il m'a fallu énormément de temps (trois ans) et de remise en question. Aujourd'hui je crois être quelqu'un qui s'adapte assez facilement, car j'ai trouvé un lieu où je peux revenir et où je me sens bien constamment - un lieu à l'intérieur de moi, une sécurité intérieure. Ca change tout.
     
Chargement...