Affaire du principal suspendu pour avoir dénoncé un viol : une ancienne élève témoigne

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Mathilde Trg, le 13 juin 2018.

  1. Mathilde Trg

    Mathilde Trg
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    #1 Mathilde Trg, 13 juin 2018
    Dernière édition: 13 juin 2018
    Maia Chawwah a BigUpé ce message
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  2. DarkVador53

    DarkVador53
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    [I]"Reposez vous Pam, vous avez l'air crevé." ( Jason Bourne )[/I]

    Je ne suis pas trop les infos françaises depuis le début de mon Erasmus en Espagne en septembre. Je n'ai donc aucune idée de la façon dont les médias TV et presse papier traitent ce sujet. Mais vraiment je suis choqué par ce qui arrive ! Comment une personne aussi attentive, qui est même allé à la gendarmerie avec la famille de la victime peut se faire jeter de cette façon? Et surtout qu'on traite mieux certaines personnes qui ont pu commettre des attouchements sur des élèves par exemple?!
    La guerre entre les pour et contre sera malheureusement présente quelques temps dans cet établissement...
     
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  3. EmmanuelleMerteuil

    EmmanuelleMerteuil
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    C'est juste dégueulasse, le mec fait son job (parce que oui, c'est un peu son devoir de protéger et accompagner les élèves, ils ont oublié ça, au diocèse ?) et voilà le résultat... Finalement, ça serait peut être mieux pour lui de ne plus bosser pour ces gens ! (bon, c'est relatif hein, jme doute que le licenciement le mettrait en difficulté au niveau perso et pro, sans compter les projets et les élèves qu'il va devoir laisser derrière lui...).
     
  4. Cépamoi

    Cépamoi
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    Le virer parce qu'il a prévenu la gendarmerie plutôt que la hiérarchie est illégal ( surtout si la hiérarchie a été prévenue ensuite, et encore ça reste jouable). En cas de crime et/ou délit, on doit prévenir les forces de l'ordre. Si c'est le motif ( plus éventuellement une discrimination au handicap), ça va coûter très cher à l'employeur ( ah oui, depuis, Macron est passé par là :goth: Mais ça coûtera quand même).
    je trouve ça très bien qu'on en parle. Ca protège cet homme. J'espère bien que le buzz va toucher le comité de dir :frotte:
     
  5. Dog

    Dog
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    wishing i was an octopus, that i could slap 8 dumbass at once

    j'ai que " woaw " qui me vienne en tête, mais le mauvais woaw.
    Mais courage à ces enseignants, ce qu'ils font est effectivement risqué pour eux, surtout à voir l'avidité de cette administration (ce n'est peut-être pas le mot qui convient, mais j'en vois pas d'autre). Pour rebondir sur l'article précédent, je crois pas qu'on puisse dire que c'est l'aspect catho de l'établissement, là, parce qu'on est bien loin de leur idée...Par contre, les thunes... /o/
     
  6. EmmanuelleMerteuil

    EmmanuelleMerteuil
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    @Cépamoi Attention, les plafonds de dommages et intérêts ne s'appliquent pas en cas de licenciement nul (c'est le cas lorsqu'il y a discrimination) donc s'il arrive à prouver que son handicap leur posait un problème, ça pourrait le faire... Enfin je vais pas rentrer dans des extrapolations juridiques, mais c'était juste pour dire qu'il y a un certain nombre de cas pour lesquels le barème Macron ne s'applique pas.
    En tous les cas, à moins qu'ils trouvent autre chose de bien corsé à lui reprocher (surtout avec l'ancienneté qu'il a) ça passera clairement pas le licenciement.
     
    Thinocephale, Maud Kennedy et Cépamoi ont BigUpé ce message.
  7. Mathilde Trg

    Mathilde Trg
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    Rédactrice à ses heures perdues
    Membre de l'équipe

    Pour ceux et celles qui auraient lu l'article avant ce matin, je me permets de préciser qu'une petite erreur s'y était glissée : ce n'est pas le principal qui a le statut de travailleur handicapé, mais un autre employé, également menacé. J'ai modifié le paragraphe où j'abordais le sujet :

    Elle appuie ses propos en mentionnant un autre employé du collège, qui bénéficie du statut de travailleur handicapé et a lui aussi été menacé.
    « La directrice lui a reproché son « manque de rentabilité » et lui a ordonné de ne plus adresser la parole aux élèves du collège. »
    Pardon pour mon erreur, je voulais simplement la faire remonter dans les commentaires afin que que le débat puisse continuer et que vous ayez toutes les informations en main pour y participer :happy: !
    Et pardon, mea culpa !
     
    Thinocephale, Kaylie, doudouillitsa et 1 autre membre ont BigUpé ce message.
  8. Marylle

    Marylle
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    En attendant, c'est un message hyper dangereux qu'envoie ce collège aux élèves : "voyez ce qui arrive si jamais vous auriez la sombre idée de dénoncer un viol".
    J'envoie tout mon soutien à M. Gobillot et à ses élèves qui subissent injustement les conséquences de sa dénonciation.
     
    EmmanuelleMerteuil, Shadowsofthenight, Mellana et 3 autres ont BigUpé ce message.
  9. Gabelote

    Gabelote
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    Momentanément en pause

    Je suis très très mitigée sur le traitement de cette affaire. Sans me prononcer sur le cas de ce principal, je trouve les infos qui nous parviennent tellement partiales et parcellaires que c'est très limite de les publier telles quelles.
    Puisque la plupart des gens qui touchent un peu au droit du travail savent et confirment qu'il en faut un peu plus que "il a dénoncé un viol" ou même "il a dénoncé un viol sans suivre la procédure administrative dédiée" pour licencier quelqu'un, il faut se demander ce qu'il y a derrière. Aux prud'homme, un licenciement pour ce type de motif ne tiendra pas la route du tout.
    Quand on cherche un peu on tombe sur ce type d'articles. Selon le directeur diocésain, il y a autre chose qui est reproché au principal. Quoi ? On n'en sait rien, et vu qu'une procédure de licenciement est en cours, les employeurs du principale ne vont certainement pas le dire à la presse.
    Dans le même article l'avocat de M. Gobillot parle de
    Là, on a quelque chose d'un peu plus consistant. Je pense notamment aux projets immobiliers (si les bâtiments du collègue appartiennent au diocèse, ce qui est fort probable) et au projet pédagogique (dans lesquels la direction a un rôle à jouer, mais dépend tout de même de l'institution), quant à la classe spécialisée, oui c'est très possible, notamment parce que les financements ne dépendent pas du principal mais en partie de l'Etat et en partie de l'Ogec, et qu'une classe de ce type nécessite un financement spécifique.
    Bref, c'est complexe.

    Concernant l'article de madmoizelle, on part du principe qu'il faut croire Morgane, ancienne élève, sur parole. Ok, faisons confiance à Madmoizelle qui a certainement vérifié que Morgane était bien une ancienne élève de l'école et que la personne qui correspondait avec la rédac par mail était bien cette Morgane en question.
    D'abord l'histoire de la nouvelle directrice du primaire. Quel rapport ? La directrice en question est en poste depuis deux ans (y'a-t-il eu mobilisation à l'époque ? on n'en saura rien). Qu'il y ait un directrice pour le primaire et un principale pour le collège, même dans des petites structures (160 et 300 élèves), ça n'a rien d'exceptionnel, au contraire.
    On parle de "vieux dossiers". Mais justement, ici toute la presse cherche à faire le lien entre l'affaire du viol et le licenciement du principal, c'est pas un "vieux dossier". On ne saura rien non plus de ces "vieux dossiers".
    Là encore, oui, le principal n'a pas de pouvoir décisionnaire en terme de budget, donc oui, il est possible que ses initiatives ne trouvent pas de financement satisfaisant et que cela pèse sur la gestion de tout l'établissement. Dans le privé sous contrat, une grande partie du budget provient des frais de scolarité supportés par les familles. Le rectorat paye les profs. Donc la dépense est rapport de ce qu'on peut faire payer aux familles. Donc oui, le budget est contraint si on veut continuer à proposer ce type d'enseignement à toutes les familles (et pas que les plus riches).
    On nous dit que tout le monde l'aime et qu'il est sympa. Certes, mais ça n'a jamais empêché qui que ce soit de faire une faute professionnelle. Et au passage, s'il avait pas été particulièrement aimé et sympa, mais juste un principal normal qui fait bien son boulot, pas hyper causant ni "papa gâteau" avec les élèves, il aurait mérité de se faire licencié quand même ? Y'aurait eu une mobilisation ?
    Mais bon du coup les antis on cherche pas trop à avoir leur avis, qui sont-ils ? est-ce qu'il y en a parmi les profs, les personnels, les parents, les élèves ? et si oui, pourquoi ? :dunno:

    Voilà, que ce monsieur soit licencié ou pas, que cela se fasse sur la base d'un motif légitime ou pas, on ne saura rien. Voilà le cas d'école d'un article "one sided", qui ne traite l'info que d'un point de vue.
     
    lafillelabas, Shadowsofthenight, Freehug et 1 autre membre ont BigUpé ce message.
  10. skippy01

    skippy01
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    C'est quand même paradoxal que l'organe qui symbolise la virilité soit aussi le plus fragile.

    C'est toujours très risqué d'instrumentaliser une affaire pour défendre une cause, parce qu'on sera tenté de rogner sur la rigueur journalistique pour traiter l'info de manière partisane afin de lui faire prendre la tournure qui nous arrange et laisser le reste du travail à la dissonance cognitive. Et c'est clairement ce qui se passe ici.
     
    Gabelote, Freehug et LovelyLexy ont BigUpé ce message.