Aidez-moi à survivre en stage svp !

Sujet dans 'Etudes, stage, emplois - Le Monde de l'entreprise' lancé par gojune, le 24 janvier 2014.

  1. gojune

    gojune
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    Guest

    Hey les Madz !

    J'écris ce topic pour vous parler de mon stage et de ce qui m'insupporte. Je vous invite à en faire de même !

    Voilà, je suis en première année de formation éducatrice spécialisée et je suis en stage depuis le mois de novembre en milieu ouvert. Je suis en lien avec des jeunes de quartiers et je participe à tout ce qui est aide aux devoirs, projets de scolarisation ou de formation, demande de nationalité française etc ... C'est très sympa et je m'entends très bien avec le public.
    Mais voilà, le hic, c'est entre autre l'éducatrice spécialisée qui me prend en charge. Déjà, je la vois très peu. Je passe mes journées avec des animateurs (qui font parfois un taf informel d'éduc) mais je ne fais pas toujours grand chose. Je ne suis pas une tire au flanc et il n'y a rien de pire pour moi que de m'ennuyer quand je sais que je pourrais suivre ma responsable (si elle le voulait, bien sûr).
    De plus, elle a un caractère très difficile et j'ai dû à plusieurs reprises me retenir de pleurer ou de gueuler. Elle est cash mais parfois trop et si on a le malheur de répondre, on peut dire adieu au stage, aux évaluations qu'elle peut nous coller et qui sont transmises à l'école ainsi qu'à la visite de stage où elle peut éventuellement nous pourrir si on se montre, pour elle, "insolente".
    Donc je passe mes journées à m'ennuyer (j'ai déjà terminé mes écrits à rendre à la fin du mois)ou à tenter de lancer des projets éducatifs mais parfois dans le vide parce que ça ne lui plait pas ...

    Histoire d'en rajouter une couche (comme si ça ne suffisait pas !), je suis en stage avec une autre élève de même formation que moi. On fait du covoiturage ensemble, c'est un système qui est plutôt pratique. En revanche ce qui ne l'est pas, c'est cette fille. Au premier abord, je la trouvais très sympathique ... sauf que je me suis vite rendue compte qu'elle a besoin de se confier et qu'elle n'a pas trouvé mieux que de déverser tout ce qui la ronge sur moi. Au début ça ne me dérangeait pas. Après tout, ça fait parfois du bien de se confier. Sauf que là ça devient récurrent et parfois je n'ose pas lui dire que ça me gonfle de l'écouter. Elle a fini par prendre rdv avec un psy mais je fais quand même office de 2e psy malgré tout.
    Depuis une semaine, je trouve que ça en devient presque malsain. Elle a une manière de raconter les choses (et parfois des choses très lourdes) toujours en riant nerveusement. Parfois quand elle plaisante simplement, c'est un peu avec le même rire si bien que je ne sais plus si elle plaisante ou non.
    Elle a dépassé les bornes hier quand elle m'a ramené chez moi avec sa voiture. Elle était sur la 4 voies et elle voulait dépasser un camion. Je le lui avais déconseillé sachant que la voie de dépassement allait bientôt se terminer. Toujours avec ce petit rire étrange, elle a piqué une pointe à 120 pour le doubler et il s'en est fallu de peu pour que la voiture aille dans le décor. Elle a éclaté de rire, toujours très nerveusement, et elle m'a dit que ça n'aurait pas été grave si elle mourrait dans un accident. Je n'ai plus rien dit parce que j'étais terrorisée.

    Voilà mon histoire. Donc depuis hier soir, je suis très en colère et déprimée à la fois. J'ai juste envie d'aller voir cette fille pour lui casser la gueule. Je suis surtout dans l'incompréhension totale: comment peut-on se comporter de manière aussi stupide ? pourquoi, lorsque l'on veut aider les gens, ça nous retombe sur la gueule ? Comment faire pour que mon stage se passe un peu plus vite et un peu mieux sachant que je le fini fin avril ?

    ? Help, I need somebody HELP ?
     
  2. Iscambe

    Iscambe
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    Almostspring

    Salut !

    Alors je ne suis pas sûre de pouvoir vraiment t'aider mais je vais essayer.

    Déjà, en ce qui concerne ce stage. Est-ce que tu peux te tourner vers quelqu'un de ton école ? Normalement, tu as un prof, un conseiller, quelqu'un qui gère les stages non ? Il faudrait que tu parles de ce manque d'investissement de la part de ta responsable, du fait que tu ne fais pas suffisamment de choses et que tu voudrais en apprendre plus. Il me paraît essentiel qu'un stage t'apporte quelque chose. Tu n'es pas là pour te tourner les pouces. Qu'est-ce que tu vas pouvoir retenir de cette expérience et que vas-tu pouvoir raconter sur ces mois passés dans ce milieu si tu ne fais rien, si on ne te donne pas des missions, si on ne te montre rien ? Si tu ne peux pas en parler directement avec la responsable, et si personne dans l'établissement ne peut t'aider, il ne reste que ton école.

    Pour ce qui est de cette fille, je dirais à première vue qu'elle me paraît un peu dépressive, voire suicidaire. Je ne la connais pas et tu ne dis pas grand-chose sur elle, donc je me trompe peut-être, mais c'est le ressenti que j'ai en lisant ton paragraphe.
    L'agresser n'arrangera rien. Je comprends que tu sois en colère contre elle. Mais ça ne résoudrait rien. Je pense qu'il faudrait que tu discutes calmement avec elle, que tu lui expliques que tu n'es pas apte à gérer et régler ses soucis, que c'est bien qu'elle se soit tourner vers un professionnel, mais que toi tu ne peux rien pour elle. N'hésite pas à lui dire que ça te pèse, que ça t'atteint et que tu n'as pas l'expérience ni les capacités de supporter les révélations (parfois lourdes apparemment) qu'elle te fait. Et surtout, dis-lui clairement mais toujours calmement, qu'elle n'a pas le droit de te mettre en danger sous prétexte qu'elle va mal. C'est une situation que tu es en droit de refuser, que tu dois refuser.
    Et si tu peux éviter de te retrouver de nouveau en voiture avec elle, je te conseillerais de le faire. Quelqu'un qui va mal, qui songe à la mort, n'a pas les idées claires et sans être quelqu'un de mauvais, peut sérieusement blesser les autres et les mettre en danger.
    Si l'idée te venait de culpabiliser de prendre tes distances avec elle, oublie ça tout de suite. Tu n'es pas psy, ni assistante sociale. Ton futur métier t'exposera déjà suffisamment à la misère et à la difficulté des autres. Et on a le droit et même le devoir à mon sens de se protéger, physiquement et moralement. Tu l'as écoutée, tu as été présente pour elle dans la mesure du possible, mais tu n'es pas une héroïne qui peut sauver les gens dépressifs. Si tu penses que tu dois t'éloigner, voire couper les ponts, ne t'en veux pas.

    Bon courage en tout cas :fleur:.
     
  3. Touliette

    Touliette
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    Salut les Madz, je suis complètement las. Larguée même.

    Je fais un cap en alternance en accéléré (1 an). Profil : 25 piges, immature socialement et au taff. Ça se traduit par une forte conscience de la notion de hiérarchie, une lenteur a calculer ce qui se passe, a prendre du recul, et par conséquence une fâcheuse tendence a ne pas oser exprimer ce qui dérange.

    Alors par où commencer ?

    Mon prof et mon tuteur, soit les 2 personnes qui ont mon avenir entre leurs mains, sont beaux frères.
    Comme souvant, mon tuteur a été désigné comme tel sans qu'on lui demande son avis. Or il n'est pas du genre très parlant, pas du tout pedagogue...

    Moi je suis réservée. Du coup nous n'avons jamais eu de conversations très appronfondies depuis mon arrivée en octobre. Alors je joue de mes points forts, je montre ma curiosité, je bosse dur, je vois mes progrès, je ne me vexe jamais de rien, je souris tout le temps, j'ai de petites attentions, etc.

    J'ai progressivement appris combien mon tuteur ne pouvait pas me supporter pour des raisons qui m'échappent. Dans cette boîte, tout me monde parle de tout le monde dans le dos et il y a des tas et des tas d'echo. Mon tuteur est plutôt aimable du peu qu'il me parle, mais a chaque fois que j'ai eu un entretien de suivi avec mon patron, mon tuteur (et un ou deux autres) lui ont donné des retours atroces sur moi : je serais feignante, je m'en foutisme, irrespectueuse, etc. Mon patron m'a même relaté des scènes fictives scandaleuses dont je suis le héro. Je me suis dit aux trois premiers rdv que les choses allaient s' arranger, que c'était un humour que je ne connaissait pas (tout ce qu'on se raconte quand on veux fuir le conflit comme une brute) mais au bout d'un moment j'ai a mon tour fait la vipère pour defendre mon bout de gras, alors que j'etais a 2 doigts de me faire virer.

    Alors que mes conversations avec mon tuteur n'avaient tjr pas dépassé les bonjour-au revoir avec grands sourires, et après une énième prétendue bavure que l'on m'a remise sur le dos, mon patron m'a proposé de changer de tuteur. Cela fait plus de 2 mois que je n'ai pas de nouvelles a ce sujet malgré mes suggestions. J'ai entendu ce matin mon tuteur et son collègue le plus proche parler de moi en douce (pour changer du quotidien) et dire qu'en gros, il restera mon tuteur. Cela fait longtemps que plus personne, ni prof ni membre de l'entreprise, ne me tiennent au courant de ce qu'il adviend de moi.

    Hier, mon prof a fait la traditionnelle visite annuelle en entreprise. Ce rdv consistait d'après une précédente expérience que j'ai eu en alternance a faire le point sur mon apprentissage tous les 3 avec le tuteur, puis a signer un compte rendu.

    Et bien figurez-vous que le dialogue s' est résumé en des salutation, et que j'ai signé un compte rendu... vierge. J'ai montré beaucoup d'hesitations mais j'ai cédé sans rien dire aux tapotements empressants du doigt de mon prof sur la feuille. On ne m'a même pas obligée, j'étais juste comme d'habitude complètement dépossédé de tous mes moyens devant mon prof et mon tuteur reunis devant moi pour la première fois, mon prof qui a tous les contacts pro de la terre, très sévère mais considéré comme plutôt juste, mais quand même le genre qu'il ne faut pas se mettre a dos), avec le poids de la culpabilité.

    Je me fais houspiller pour des conneries, infentiliser, on s' amuse a me faire faire des erreurs juste quand le patron se pointe pour que je me fasse chopper, quand quelqu'un fait une connerie je suis la première soupçonnée, on ne m'explique jamais rien, et pour couronner le tout j'ai une grosse tendence au retard (de max 10 minutes, toujours scrupuleusement rattrapés, tout le monde s' en tape, alors que les collègues font tous nimp avec les horaires) : j'ai toujours, toujours des comptes a rendre. On me rappelle presque chaque jour que je suis a 2 doigts de me faire virer depuisnovembre. Je n'ai jamais l'occasion de pouvoir me permettre de me plaindre. Je ne suis pas une plus mauvaise apprentie qu'une autre, mais on me dévalorise tout le temps en gratifiant des apprentis bien plus nuls que moi, mais qui ont réussi a s' attirer la sympathie de mon prof. Mon patron est trop tactile pour moi, mais pas sur des zones sexuelles, ce qui est donc difficile a accuser.On me dit depuis le début que jamais je n'aurais ce cap et que tout est de ma faute. J'ai commencé a avoir des idées très noires. Je ne sais pas comment sortir la tête de l'eau, je veux juste, a 25 ans, avoir un pauvre diplôme et enfin avoir un semblant d'indépendance financière.

    J'ai l'impression que je ne suis bonne a rien, que je ne mérite rien parce que je suis une grosse merde nulle en relation professionnelles ( autant dire être nulle au jeu de la vie), je n'aurais jamais ma place nulle part, toutes mes tentatives scolaires et professnnelles sont de douloureux échecs, des histoires qui se répètent. Je ne sais pas comment rectifier le tir du compte rendu signé sans que ça n'arrive aux oreilles de mon prof ou mon tuteur. J'ai envie de mourir.
     
    #3 Touliette, 20 mars 2014
    Dernière édition: 20 mars 2014
  4. MinetteA

    MinetteA
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    Miaou.

    @ Touliette :

       Ta position est effectivement difficile dans la mesure où tes responsables directs (tuteur et prof) sont tous deux contre toi.
       Je ne peux que te conseiller trois interlocuteurs auxquels tu pourrais confier le problème : ton patron, le directeur de ton université ou le DRH de ton entreprise. Le soutien psychologique aux salariés fait partie des missions de ce dernier. Lorsque j'ai effectué mon stage de fin d'études il y a 6 mois, je souffrais d'une grave anorexie et j'étais à bout de forces, au point de vouloir abandonner. J'en ai fait part au DRH et il a fait en sorte d'aménager mon temps de travail pour que cela devienne plus supportable.

       En tout cas, vu les proportions que cela semble prendre, la pire chose à faire est de continuer à te taire. Et lorsque tu parleras, ne minimise pas les choses. Explique carrément ce qui te ronge, comme tu viens de le faire ici. Tu peux même réutiliser ce texte tel quel.

       Tu as sans doute l'impression que tu ne peux rien y faire, que le système est trop écrasant pour t'en extraire. C'est faux. Prends du recul. Je t'ai proposé trois pistes pour arrêter de souffrir et je suis sûre qu'il en existe d'autres. Pose-toi, prends le temps de réfléchir à comment dénouer la situation.
       Et n'hésite pas à revenir ici pour davantage de conseils. Courage!
     
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