Anita Sarkeesian, le féminisme et la pop culture

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Tilda Elisabeth, le 27 septembre 2011.

  1. Tilda Elisabeth

    Tilda Elisabeth
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  2. Oh

    Oh
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    Non

    Ouais mais comment on fait quand on ne parle pas couramment anglais? Pas de sous-titres? Ca reste un brin obscur pour moi là...
     
  3. Jamesie

    Jamesie
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    En pleine crise identitaire du ship

    Mais il y a des sous-titres non ? Enfin je n'ai pas tout regardé, mais la majorité en avait :)

    Elle argumente tout ce qu'elle dit, j'aime beaucoup !
     
  4. Albany

    Albany
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    Mrs Gordon-Levitt

    C'est très intéressant tout ça !
     
  5. Fab

    Fab
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    Frisette Chefferie
    Membre de l'équipe

    faut cliquer sur le cc et sélectionner français :)
     
  6. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    A la portée de qui possède un minimum d'esprit d'analyse et d'audace. Elle n'a rien inventé.
     
  7. Jack Parker

    Jack Parker
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    Génie incompris

    ...Et c'est grave ?
     
  8. Lenwha

    Lenwha
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    Mais nous, on était aussi silencieux que deux morceaux de tofu.

    Merci pour découverte ! Tout a été dit dans l'article à propos du fait de rendre plus accessible ce sujet. Cela me permettra d'améliorer ma répartie la prochaine fois où on me sortira ces mauvais clichés sur les féministes. :d

    Si je puis me permettre:
    L'adjectif "ennuyant" n'existe pas (Ou alors mon dictionnaire Larousse 2009 est trop vieux... / Ou alors je chipote :erf: )
     
  9. Tilda Elisabeth

    Tilda Elisabeth
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    "ennuyeux" aurait été mieux choisi, mais "ennuyant" existe bien : ENNUYANT : Définition de ENNUYANT
    Par contre si tu cherches bien, tu trouveras d'autres fautes ;)

    A moi aussi Anita m'a donné de la répartie. J'ai pu expliquer de façon cohérente à mon mec pourquoi la présence de Jessica Alba dans Les 4 Fantastiques m'énervait tant : principe de la Schtroumpfette + test de Bechdel. Elle est l'unique fille d'un groupe de garçons ; ses seules caractéristiques sont celles que l'on attend d'une fille (calme, compréhension, capacités d'analyse), et l'unique justification de son personnage est d'offrir une partenaire amoureuse au personnage le plus valorisé du groupe.
     
    Blumeen a BigUpé ce message
  10. Tilda Elisabeth

    Tilda Elisabeth
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    Justement : tout le monde n'a pas son esprit d'analyse et son audace.
    Elle vulgarise des principes tirés de bouquins de sociologie légèrement indigestes, pour donner au plus de personnes possible (et pas que les élites qui lisent des bouquins de sociologie indigestes) des outils d'analyse et de réflexion à propos du monde environnant.
    (Le féminisme, c'est aussi la solidarité. Il y a un livre féministe suédois qui s'appelle "Il y a une place en Enfer pour chaque femme qui n'aide pas sa prochaine".)
     
    Blumeen et Marionigiri ont BigUpé.
  11. October Rain

    October Rain
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    Moral au beau fixe

    J'étais sûre qu'avec son Bechdel test on verrait le Seigneur des Anneaux, ce qui me prouve l'inutilité et l'aspect réducteur flagrant du test avec ses trois questions... Ce qu'il sous entend est particulièrement pernicieux.

    Ensuite, passons à son analyse de Dollhouse que je trouve complètement idiote. Il n'y a pas de question du viol dans Dollhouse? Et l'agent du FBI qui essaie de retrouver Caroline? Et l'intrigue autour de Sierra? Les séries de Whedon ne sont jamais ce qu'elles semblent être au premier abord. La Dollhouse ne cache jamais le fait qu'elle traite des gens (a priori volontaires mais on s'aperçoit rapidement que ce n'est pas le cas) comme des objets. Dollhouse traite des questions de l'immortalité, de l'utilisation d'une partie de la population par une autre (problématique développée dans le film de Firefly), de la moralité de la science et des avancées technologiques. La réalisation des fantasmes des clients ne sert qu'à amener ses questions en prenant des situations que je juge relativement réalistes, l'être humain étant ce qu'il est, quel que soit son sexe. (Les interviews de passants sont là pour rappeler le fait que le principe de la Dollhouse est moralement ignoble) . Même si c'est loin d'être la meilleure série de Whedon (Firefly la dépasse et de loin), j'ai trouvé qu'il était dommage que là encore la FOX ne l'ait pas laissé aller au bout de son propos.

    Enfin, bref. Tout ça me rappelle douloureusement un article à propos du contenu machiste de Game of Thrones d'une blogueuse féministe...
     
  12. Chandernagor

    Chandernagor
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    Mamiezelle. Si vous êtes nouvelle, perdue, que vous ne savez pas à qui parler, n'hésitez pas à m'écrire!

    Fichtrement intéressant.

    Je me reconnais un peu dans sa démarche, dans la mesure, où, à mon petit niveau j'essaye de porter un regard critique sur la place et la construction des personnages féminins dans les séries ou les films que je regarde. Je cherche à voir si certains clichés sont véhiculés, comment ces personnages évoluent, etc., et en définitive, je trouve qu'il y a assez peu de séries réellement féministes (du moins parmi celles que je suis). De façon ironique, je crois que les pires sont celles qui visent un public féminin.

    Si on prend Gossip Girl, la façon dont sont traités la sexualité féminine et le dépucelage des filles est particulièrement rétrograde. Les filles qui semblent avoir une vie sexuelle active sont moquées par les autres, prises à partie, et passent pour des catins. La mythique "première fois" est portée aux nues, on nous apprend qu'il ne faut pas le faire avec n'importe qui ni à n'importe quel age, blablabla.
    Les filles sont presque systématiquement vénales, superficielles, commères, et celles qui tendent à s'écarter de ces modèles passent pour des extrémistes ringardes et hystériques, ou des cruches.

    Dans Sexe and the City, ok, les femmes mènent une vie sexuelle décomplexée,cassent beaucoup de clichés, etc., mais en définitive, aucune d'entre elle ne cherche à conquérir dans les lieux de pouvoir "traditionnellement" investis par les hommes (politique, vie culturelle, économie,...) Les seuls épisodes où la politique est abordée, la "bande des quatre" tourne le sujet en dérision.

    Desperate Housewives est assez décevant, dans la mesure où au final, aucun cliché n'est vraiment remis en question. Et puis pareil, une vision assez étriquée de la sexualité féminine.

    Et finalement, le dénominateur commun à toutes ces séries, c'est la dépendance aux hommes. Absolument tous les personnages sont dans une quête de l'homme parfait, et désespèrent quand celui-ci ne se présente pas. Comme si l'existence d'une femme n'était pas comblée si elle n'incluait pas la présence d'un homme.
     
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