Arrêter de fumer : la grosse galère !

Sujet dans 'L'actu en France' lancé par Denis, le 9 mai 2011.

  1. Denis

    Denis
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    En pleine digestion.
    Membre de l'équipe

    Une enquête, publiée en France par la revue Prescrire, qui compile dix essais cliniques réalisés sur un total de 3760 patients âgés en moyenne de 43 ans, grillant environ 25 cigarettes par jour et qui tous veulent en finir avec le tabac, montre qu'un an après leur décision d?arrêter de fumer, un sur dix seulement a réellement réussi, 90% ont rechuté.

    Un sur dix ! Et ce quelle que soit la méthode utilisée : sevrage brutal ou arrêt progressif !

    En cause, "le nombre élevé de produits chimiques contenus dans une cigarette qui crée une dépendance importante dans notre cerveau, dont il est très difficile de se débarrasser".

    Ceux qui choisissent de se faire aider (assistance psychologique, patch nicotinique) connaissent un taux de succès légèrement supérieur (15%). Sans renfort, le niveau de réussite ne dépasse pas 4% au bout d?un an?

    Quelqu'un(e) a la recette miracle ?
     
  2. Denis

    Denis
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    En pleine digestion.
    Membre de l'équipe

    Façon de nous dire que la seule manière d'arrêter de fumer à coup sûr c'est encore de ne jamais commencer ?
     
  3. Triceratops

    Triceratops
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    Manger. Maintenant.

    Pour ma part j'ai commencé à fumer à l'âge de 15ans (à peu près), et j'ai arrêté en Avril dernier. Arrêté oui, mais pas tout à fait parce que je fume toujours en soirée, pour accompagner un verre d'alcool entre amis parce que c'est vraiment dans ce moment là que j'apprécie fumer. Tant que je maîtrise ça et que la cigarette reste un plaisir et non plus un besoin (après fumer, le matin...) tant que je ne ressent pas de manque et que l'envie de recommencer ne me prend pas je reste comme ça et je dois dire que ça marche bien.

    Avant ma consommation dépendait des périodes mais en moyenne on va dire que ça tournait autour des 5/6 clopes par jours, les "prioritaires" je pouvais difficilement m'en passer: le matin, après les repas. Le reste du temps ça dépendait, mais ça devient vite un réflexe et une habitude, en attendant le bus, en marchant, je trouvais que ça passait bien le temps. En soirée je pouvais facilement atteindre le paquet entier.
    J'ai arrêté en Avril dernier après avoir diminué progressivement: ne plus fumer la première clope du matin a été le premier pas, je ne fumais pas chez moi et avant d'aller en cours je n'avais pas le temps de descendre fumer remonter me brosser les dents et partir en cours. C'est con mais je ne supportais pas fumer après m'$etre brosser les dents, j'ai donc pris la chose comme une manière d'enlever cette clope. Ensuite j'ai supprimé celle d'après le midi, puis progressivement j'en suis rendue à ne fumer plus qu'une clope par jour, le soir. Quand je me suis rendue compte que je ne fumais qu'une clope par jour je me suis dit que l'addiction "physique" n'était plus là et que je pouvais tout arrêter. C'est ce que j'ai fait.

    Mais je pense que j'ai eu des conditions facilitées. Je suis partie au Québec un an, là bas très peu de gens fument, on est donc très peu tentée et très peu entourrée de fumeurs donc pas d'odeur de clope... Ensuite il faisait très froid, ça rend la pause clope un peu moins agréables...
    Et puis je me suis remise au sport, quand j'ai vu l'état de mon souffle ça m'a aussi vraiment motivée!

    Bref tout ça pour dire que avec un but (moi c'était retrouver mon souffle), beaucoup de volonté et y aller progressivement on peut arrêter plus facilement qu'on ne le pense. Je n'ai pas pris un gramme!

    Je souhaite à toutes celles qui veulent arrêter bon courage :fleur::fleur::fleur:
     
  4. Nuthea

    Nuthea
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    Fondation en chantier

    J'ai arreté depuis seulement une semaine mais pour l'instant je tiens le coups sans problemes, peut être parce que je suis restée chez moi. J'attend de voir lundi lors du retour en cours, en esperant que j'arrive a me retenir. C'etait ma petite bouffée d'oxygéne entre chaque cours maintenant qu'est ce que je vais pouvoir faire ?:gonk:
    Enfin dans tout les cas je m'accroche parce que il faut vraiment que je fasse des économies et si en passant je peux recuperer mon souffle, c'est encore mieux ! :rockon:
     
  5. AHS_Lover

    AHS_Lover
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    Une recette miracle ça n'existe pas, cela voudrait dire considérer tous fumeurs de la même manière alors que nous sommes tous différents. La méthode de sevrage étant à choisir selon la consommation, un gros fumeur préférera peut-être l'acupuncture puisqu'il parait que ça peut-être radical, et un petit fumeur de simple chewing-gum à la nicotine.

    La seule chose qu'il faut prendre en compte c'est la pensée positive, l'envie, la détermination, arrêter de fumer c'est comme un régime, si on y croit pas, qu'on y met pas du coeur, ça ne fonctionnera pas, alors là premier chose c'est de le vouloir et de le vouloir à fond.

    Ensuite il ne faut pas arrêter à la minute, il faut déterminer une date, c'est psychologique, genre dans un mois et peu à peu commencer le sevrage en retirant une clope de temps en temps en partant de la plus inutile à la plus indispensable.

    Le jour J, il faut savoir "se mettre en quarantaine" car les premières 48h sont les plus dures, donc par exemple au boulot ou en soirée, ne pas suivre les fumeurs pour ne pas être fort tentée. Après c'est de la volonté et ça presque à vie j'ai envie de dire. Le sevrage au bout de quelques jours se fera naturellement et simplement, vous ressentirez ses effets positifs, peau plus jolie, haleine supra fraîche, plus(se) de souffle et d'endurance, un goût amplifié ect ...

    Néanmoins il peut aussi y avoir des effets indésirables, être en manque ça peut virer au drame, c'est une période ou on sera assurément à fleur de peau, à pleurer très facilement et s'énerver encore plus. Ou l'on compensera peut-être en mangeant puisqu'il faut savoir qu'un fumeur comble son estomac de fumée et que là du coup votre estomac va vous réclamer d'être remplie.

    Pour éviter les crises de nerfs, si vous sentez que ça vous monte, avoir des chewing-gum à la nicotine sur soi dans ces cas-là je vous jure que ça vous sauve la vie, surtout quand on est mauvais en exercice zen. Si une grosse grosse envie de fumer, un fruit ou deux grands verres d'eau, ça remplit l'estomac, et pour les plus zen, fermer les yeux et compter jusque 60 et inspirant/expirant doucement.

    Maintenant finalement mon seul et unique conseil sera de vous dire de ne JAMAIS sous aucun prétexte, même la menace, tirer une latte sur la clope d'une copine en vous disant que ce n'est pas grave et que ce n'est pas une latte qui vous fera reprendre ... VADE RETRO SATANAS!!! Voilà comment j'ai bêtement repris au bout d'un an magique de sevrage!

    Bon sinon pour vous influez sur le point de vue économique, amusez vous à calculer ce que vous revient exactement votre conso de clopes par an, pour celles qui se plaignent de ne jamais se payer de vacances, ça vous fera réfléchir j'en suis sûre. Et puis "la bonne nouvelle" c'est qu'en juillet 2013 le paquet de clopes sera à 7.60EUR, un consommateur moyen dépensera 100EUR par mois soit 10% d'un smic ... Ouai ....
     
  6. EllaFitz

    EllaFitz
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    La valse des monstres

    J'ai arrêté depuis fin septembre :supermad:

    J'ai l'impression que ça fait bien plus longtemps, parce que j'ai aucune envie de reprendre.
    J'avais déjà essayé d'arrêter plusieurs fois, mais tout en sachant que ça serait pas définitif.
    Et cet été, j'ai eu le déclic. Je fumais bien trop, à tel point que j'ai été dégoûtée de la cigarette.
    Du coup depuis septembre je n'ai plus acheté de paquets. Mais ça s'est fait sans réfléchir, sans que je me dise "demain j'arrête", et c'est là je pense la clé du succès (enfin dans mon cas :cretin:).

    Depuis je suis allée à des soirées, j'ai continué à accompagner mes amis aux "pauses clopes", et je vis aussi avec un gros fumeur. Mais tout va bien, aucune envie de reprendre. Cette fois je pense que c'est la bonne :)
     
  7. Endless

    Endless
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    Hot like Mexico

    Je suis assez foutue de ce côté là aussi (pour l'instant). Je fume depuis 7 ans, et une bonne partie de mon quotidien s'organise autour de la "pause clope" (à la fac, quand j'attends le bus, au bar, après un repas, en voiture...). En plus d'aimer le goût, l'odeur et le geste, j'aime la petite coupure que ça me procure dans la journée, quand je vais en pause avec les autres fumeurs :erf:. De plus la grosse majorité de mon entourage fume, donc je peine encore plus à m'en détacher.

    Comme le dit Sword, j'ai commencé à fumer pour me donner une contenance, à un âge où j'en manquais cruellement. (et j'ai toujours été attirée par l'odeur, que je ne me lasse pas de sentir sur mes doigts :shifty:). Aujourd'hui encore, je me sens mieux avec une cigarette allumée lorsque je suis seule en public. Ca m'occupe, ça me détend, c'est une part de mon image, et puis ça me rapelle mes 15 ans, quand j'ai commencé à fumer. C'est mon côté "branleuse" qui ressort, sûrement!

    Je tourne de 10 à +20 clopes par jour (difficile de compter avec les roulées!), parfois moins (quand je suis chez mes parents). Au fond j'ai très peur du cancer, donc j'aimerais arrêter avant mes 30 ans...
     
  8. Aalia

    Aalia
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    la vieille

    J'étais pareil, j'avais le même problème. Sauf qu'en fait, non. J'ai arrêté de fumer et j'ai tout reconstruit, tout retrouvé : amis, bons moments, petits verres, berbecues, soirées... sans elle. le bon moment, en fait, il est pas lié à la clope. Tu peux tout faire sans elle! Tu es même moins l'eclave des bons moments puisque pas obligée de chercher des tabacs ouverts quand tu n'as plus de clopes, qu'il est tard ou que c'est dimanche...

    L'arrêt de la clope c'est la plus grande réussite de ma vie (haha.) ca fait bientôt 5 ans, OUI 5 ANS!:headbang: que j'ai pas touché, pas tiré une latte, RIEN!
    Et je n'ai aucun problème, ni social, ni de rejet. la clope sexy qui établit un contact avec les autres, c'est ce qu'on veut nous faire croire. C'est limite la seule façon de nous vendre encore la clope, finalement. Quand je veux aborder quelqu'un, je laisse mes mains tranquilles, je vais simplement le voir et je lui demande autre chose que du feu. Et ça marche, comment ai-je pu fumer sous ce prétexte pendant tant d'années?
     
    cherrycordia, Doubitchou et Hilde ont BigUpé ce message.
  9. Ta mère

    Ta mère
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    étudiante en Art.

    J'ai arrêter sans succès. Je passe mon temps depuis 2 ans a faire des ''pauses '' de 1 mois et a reprendre. Et je pense que c'est dû à mon entourage. Avant je sortais pour fumer aux pauses des cours, j'ai arrêté mais j'ai continué a sortir pour papoter avec mes copines, sauf qu'elles me font souvent tirer sur leurs cigarettes quand elles voient que je louche dessus >< et a force de les voir et ben j'en meurt d'envie. Pour mon anniversaire elles m'on offert un paquet. La rechute.
     
  10. Wanderer

    Wanderer
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    Be a good baby, do what I want

    Personnellement je fume depuis maintenant 5 ans et je varie très régulièrement entre des périodes de très grosse fumeuse (1 voir 2 paquets par jour) ou fumeuse légère (3 à 5 cigarettes par jour) et je sais que ça dépend énormément des circonstances.
    Comme dit plus haut, les soirées alcoolisée ne peuvent se faire sans beaucoup trop fumé, les vacances entre potes, les pauses à la fac... Tous ces moments sont déclencheurs, et puis comme vous aussi, l'attente et la solitude à l'extérieur ont tendance à m'angoisser. J'ai besoin de la cigarette pour m'occuper, et me détendre... (si je me retrouve seule à une soirée où je connais pas grand monde alors là c'est le pompon)

    Je crois qu'à partir du moment où les émotions sont particulièrement présentent, la cigarette aussi. Les moment de joies et détente comme les petites dépressions ou moments de mal-être...

    Pour l'instant je ne veux pas arrêter. J'aime fumer, j'aime la sensation que ça me procure, et les moments sociaux qui vont avec.
    Cependant je sens que je suis quand même sur le bon chemin car de temps en temps ça me dégoute et ça m'énerve (l'odeur du tabac froid principalement) et je sais qu'un jour je m'arrêterai. Je refuse de fumer toute ma vie, pour l'instant je suis jeune et j'en profite mais je sais que je ne m'autorise pas ça pour toujours. J'ai passé un deal avec moi même : le jour où je suis enceinte c'est sûr que je m'arrête, et si j'y arrive avant ce sera encore mieux.

    Je crois que pour arrêter il faut avant tout le vouloir vraiment ! Ne pas trop avoir à se forcer et toujours avoir cette volonté.
    La méthode qui me parait la plus efficace est l'hypnose, j'en ai entendu parler depuis quelques années et les résultats sont intéréssants ! Mais encore une fois la volonté joue un rôle très important puisqu'on m'a expliqué qu'en hypnose on ne peut pas faire faire à quelqu'un, quelque chose dont il n'a pas envie, c'est impossible.

    Carpe Omnious Je ne trouve pas ça très sympa de la part de tes amies, tu as besoin de leurs soutient pas qu'elles t'enfoncent... Expliques leur clairement que tu veux arrêter mais que tu as besoin d'aide pour ça, si elles pouvait éviter de trop fumer devant toi et surtout qu'elles ne t'achètent pas de paquets !
     
  11. Ta mère

    Ta mère
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    étudiante en Art.

    Oui je sais que tu as raison..:erf:
     
  12. Ma Poule

    Ma Poule
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    Côt.

    @Ta mère , il faut être ferme, leur dire que tu veux vraiment arrêter, que ce n'est pas qu'une question de dèche... Elles ont une attitude assez égoïste en fait :shifty: "forcer" à fumer, c'est surtout s'assurer qu'on a toujours quelqu'un pour nous accompagner, ou nous dépanner en cas de dèche.


    Sinon, pour la compagnie des fumeurs, fait toujours attention au sens du vent :happy:; fait en sorte qu'il éloigne la fumée...


    Tiens bon :supermad:
     
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