[Article] L'autonomie de l'université française : une réforme nécessaire ?

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Adeline, le 6 juillet 2007.

  1. Adeline

    Adeline
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  2. Lesti

    Lesti
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    Joyeuse et enjouée

    Je pense qu'il y a du bon et du moins bon.

    Si les universités ont le moyens de choisir les enseignants la flexibilité pourrait être plus avantageuse. Cependant j'ai l'exemple de plusieurs universités en France et de ma filière : AES.

    AES Strasbourg c'est une des rares où le diplôme après la licence a une quelconque valeur à l'emploi, pourquoi ? Parce que le niveau est plus que dur (en comparaison avec d'autres unviersités : on fait le programme uniquement en 5 semestres et certains points comme l'économie politique sont vu entièrement en première année quand dans d'autres c'est sur au moins deux an quand ce n'est pas juste une option). Donc ma crainte est qu'en faisant des universités libres l'on se retrouve avec des niveaux terriblement disparates.

    Quand enfin on me dit que les sydicats ont peur d'avoir des pôles d'excellence je me permets simplement de faire cette remarque : ils existent déjà.

    Généralement ils sont sur Paris, mais il y en a aussi en provinces. J'avais entendu de Strasbourg I en grand pôle éducatif (parmis les rares universités françaises à être classées mondialement) avec entre autres choses un niveau de barabares en chimie, Sciences économiques et Psychologie (avec une dominante Neuro-sciences).

    Je ne cite que l'exemple de Strasbourg I c'est celui que je connais le mieux. Et là son indépendance est aussi financière puisque dans mon souvenir elle fonctionne à 80% sur fonds propres (grâce à des labos de pointe pour exemple).

    Mais à mon avis le mieux serait de faire réellement des pôles d'excellences par Grandes Régions (oui alors je sais je suis pas en bonne position pour l'ouvrir dans le Grand Est les universités de Strasbourg sont en têtes et elles ont un niveau élevé... sauf peut-être Strasbourg II mais ça c'est une autre histoire).
    A côté de ça, j'avoue que les réformes, j'aimerai les voir en application avant tout. Et ensuite j'en discuterai plus abondamment. Les réformes suite à Mai 68 ont aussi aidées à couler les universités Françaises quand, par exemple, pour éviter la coalition des étudiants ils ont décidé de fractionner les universités. Heureusement que certaines villes ont décidé le retour aux universités uniques. Ca aussi ça pourrait aider à redonner de la dynamique, pour que les professeurs d'économie d'une université puissent enseigner dans toutes les filières où il y a de l'économie.

    D'où mon mot final : qui vivra verra et j'espère que ça vaudra le coup de vivre pour le voir.
     
  3. anastasia75007

    anastasia75007
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    Oui Oui Oui!

    Je suis completement pour! regardez aux usa comment fonctionne les universitées, elles sont geniales... et maintenant regardez une universitée francaise, prenons la sorbonne reputée une des plus prestigieuse! hum.. vous avez dit prestigieuse ou completement hors du temps? moi la seule chose que je vois sont des graffitis, des tags, des profs qui sont la une fois sur dix, des greves, des greves, encore des greves, des secretaires inefficaces et plus branchée sur "ma pose de 12h! mes 35 h ! que sur leur reel job... "excusez moi on pourrais avoir une info? nan il est midi moins sept pas le temps c'est bientot ma pose! " comme c'est aimable... merci la france!
     
  4. Astéria

    Astéria
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    Joyeuse de vivre


    Oui bien sur les étudiants s'endettent sur 10 ans pour pouvoir payer et encore là je parle de ceux qui peuvent y aller...

    Kenza : Dans le fond je suis d'accord avec toi mais laisser les étudiants aller dans des filliaires complètement bouchées ou il n'y a pas d'emplois derrière c'est aller droit dans le mur... Le nombre d'étudiants en psycho, socio, philo, lettres ect... est disproportioné par rapport aux peu de débouchés. Alors on va pas encourager les étudiants à aller dans ces fillières alors qu'il n'y a pas de travail derrière...

    Sinon globalement je ne suis pas pour cette réforme : J'ai peur que celà implique des différences entre les enseignements, les niveaux ect... et qu'une licence dans telle université ne valle pas une licence à telle autre université.
     
  5. Reiyel

    Reiyel
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    Mélange instable


    C'est vrai qu'elles sont belles. Après, combien de jeunes américains ont al chance de pouvoir les approcher?
     
  6. ~Leev~

    ~Leev~
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    Welcome to the Good Life

    Pareil, sauf qu'à la place de "oui", tu mets "non" et à la place de "pour", tu mets "contre".
     
  7. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    Une "dose de proportionelle" (puisque c'est à la mode) dans le financement des universités serait pas mal. Imaginer un financement privé qui serait appuyé par l'Etat (et non à la place comme le veut le gouvernement) et redistribué, ça ne serait pas idiot. Si le spatial, à Toulouse, l'aéronautique, etc, était financé par le privé, ça donnerait quelque chose de plus adapté aux besoins du marché, la recherche serait sans doute mieux - plus de moyens-, etc. Il faut simplement être sûr que l'Etat se charge de redistribuer aux secteurs qui n'intèresseront pas le privé - tout ce qui mène à l'enseignement, tout ce qui relève du savoir pur - philosophie, histoire, etc.
     
  8. féefilette

    féefilette
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    Moral dans les tongs

    bonjour a toutes , je serais etudiante dès septembre et j' avoue que je m' inquiete serieusement de ce projet ... je ne m' y connait pas vraiment sur le sujet alors j' attends beaucoup de ce forum (c 'est en discutant qu' on apprend) ! déja , je ne pense pas que les université des etats unis soient un modele a imiter :les enseignants seraient evaluer et les salaires seraient repartis selon leurs capacité ? et il y regne les inegalités .. quelqu' un a dit que les inegalité existent deja ...entre les etudiants ? je suis boursiere et l' inscription ma couté 4euros ... le gouvernement veut faire converger les unviversité et les grandes ecoles... dans ces dernieres les frais d' inscriptions sont nettement plus elevé ... c 'est pour ca que je ne peux pas aller dans une ecole ... pour finir je ne comprend pas commetn on peut accepter qu' elles soient fiancées par des entreprises privées .... tout cela me fait penser qu' il ne sert a rien que je tente une licence car n' ayant pas d' argent pour aller dans une future bonne université il me reste qu' a faire une formation dans le commerce ( j' ai a l' heure actuelle une dizaine de brochure recues sur l' année ) ... bel avenir ...
     
  9. Mimilineee

    Mimilineee
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    Musique Addict

    Malheuresement c'est déjà le cas, c'est pas aussi positif d'avoir fait un master de droit à Assas qu'un master de droit au fin fond de la banlieu...
     
  10. Malaussène

    Malaussène
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    42

    Bon alors, histoire d'être parfaitement honnête, je me dois de vous dire que j'ai été militante pendant trois ans à l'UNEF.


    Il y a plusieurs choses à voir. Je pense tout d'abord que tous les gens qui ont approché l'université sont d'accord pour dire qu'elle souffre en tout premier lieu d'un manque de moyens. Il faut de l'argent pour que ça marche. C'est tout. Les conditions d'études sont lamentables, c'est tout simplement honteux, tant pour les étudiants que pour la recherche et les profs.

    Le débat porte sur le mode de financement. Compte tenu de la tendance actuelle au désengagement de l'Etat dans l'économie, le privé semble le moyen idéal. Oui mais. Mais il y a la question de l'indépendance des enseignements, qui ne doivent pas idéologiquement dépendre du bon vouloir du secteur marchand (économie, sciences politiques, ect.). Mais il y a la question des projets sur le très très long terme, avec profits très aléatoires (recherche fondamentale notamment). Mais il y a la question des sciences de l'Homme, qui interessent peu le privé. Comment les financer? A part l'Etat, je ne vois pas. Ou alors des financements privés, dans le sens "le secteur privé donne une enveloppe à l'enseignement supérieur, mais l'Etat se charge d'une distribution juste entre les labos". Pourquoi pas? A creuser...
    A savoir qu'on a échappé à la hausse des frais d'inscription, qui aurait été une mesure profondément injuste (entre les étudiants, mais aussi entre les facs). Est-il réellement utile de dire pourquoi? J'ai déjà des amis qui bossent plus de 20h par semaine en parallèle de leurs études juste pour se payer logement et bouffe..
    On peut aussi imaginer un réengagement de l'Etat dans l'éducation, non en tant que coût, mais en tant qu'investissement pour l'avenir (est-il utile de rappeler les gains pour un pays d'une population bien formée?). Mais vu le gouvernement actuel, inutile d'en parler, c'est juste contre leur idéologie.

    Bon après la réforme joue aussi sur la composition des conseils de l'université. J'ai été membre d'un CA d'université, je sais comment on considérait les étudiants... Dans les faits, je ne pense pas que la composition des conseils change grand chose pour les étudiants, de toute façon ultra-mino, peut-être sera-ce plus marquant pour les profs. J'ai la flemme d'étudier la question je l'avoue. Je ne pense pas que cela choque spécialement les "ultra-gauche" qui de toute façon considèrent les conseils comme des "institutions bourgeoises" à boycotter. Bref. (moi aigrie?? Non! j'adooooore les gauchistes!)

    Une autre question, plutôt ignorée par la réforme d'ailleurs, puisque Juliard a réussi à empêcher la sélection à l'entrée: celle du niveau à l'université. Pour moi cela est un faux débat. Améliorons déjà le niveau avant (des lycéens qui ne savent pas écrire on en voit tous les jours...), en donnant de vrais moyens (humains et financiers notamment) à notre système scolaire, et on verra le niveau à l'entrée monter en flèche. De même, il faut revaloriser les filières pro, améliorer l'aide à l'orientation dans le secondaire, favoriser les passerelles entre filière en cas d'erreur d'orientation. Et on verra beaucoup moins d'étudiants largués/dégôutés/démotivés.
    De même, un peu d'argent (juste de quoi faire des TD dans toutes les matières importantes et un ordi par personne en informatique, des choses comme ça...) ben ça aiderait beaucoup. Parce que étudier dans des conditions déplorables, parfois honteuses, ça n'aide pas à s'interesser aux études.




    EDIT: je m'aperçois que j'ai écrit un paquet. Je m'excuse et précise que l'alcool en quantité industrielle n'aide pas à la concision du propos.
     
  11. PandApple

    PandApple
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    Mélange instable

    Oui, c'est ça :x (enfin je sais pas trop si tu posais une question, si non, desolée ^^")
     
  12. Yunfa

    Yunfa
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    D'accord avec Malaussène.

    L'université a besoin d'argent certes. Mais une bonne redistribution s'impose ne serait-ce qu'entre le type de formation (sciences humaines/sciences exacte ou encore économie, droit, gestion face aux matières type philo, psycho...). Et puis finalement en y regardant de près c'est tout le système d'éducation qui est à refaire. Quand je vois le niveau d'anglais détudiants admis en licence de langue ou encore les fautes d'orthographe, les étudiants qui ne savent pas prendre de notes en arrivant en fac et bien sûr ceux qui viennent là parce qu'il ne savent pas quoi faire et qui ont été mal orientés ou qu'on a dissuadé d'aller en BTS ou autre (c'était mon cas et malheureusement je me suis fais chier en lience LEA)...

    Pareil il y a des étudiants qui n'ont pas un parcours scolaire génial avant la fac mais qui y réussissent parce que c'est là qu'ils découvrent et se passionnent pour un domaine qu'ils n'ont pas forcément vu en détail au lycée. Le principe d'orientation active est pas très net de ce côté là je trouve...

    Ensuite pour la sélection je ne sais plus qui disait qu'avoir un master de droit à Assas et un au fin fond de la banlieue c'est déjà pas le même poids... Je pense qu'il faut arrêter de généraliser! Dans toutes les facs il y a du bon et du moins bon et c'est pour ça que certaines université du "fin fond de la banlieue" attire toujours de nouveaux étudiants. Il faut arrêter de tout voir en terme de réputation c'est vraiment fatiguant ce type de discours je suis dans une fac de banlieue et j'entends ça assez souvent pourtant je trouve que malgré tout j'ai un enseignement de qualité qui me prépare plutot bien qu'une fac plus prestigieuse. Les facs ont différentes façons d'aborder les matières et ce qui compte c'est le contenu du diplome pas d'où il vient! Et même si, me direz-vous, les employeurs regarde l'origine du diplome, on peut très bien reussir en venant d'une fac de banlieue si on sait parler de son diplome et de ses expériences face à l'employeur!

    Il y a pas mal de choses à changer. Dans cette loi il ya du bon et du moins bon le problème, je crois, c'est que le dialogue est fermé car les deux camps restent sur leur positions....
     
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