Au pays de la fessée interdite, le reportage sur ARTE

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Emilie Laystary, le 6 décembre 2011.

  1. Emilie Laystary

    Emilie Laystary
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    Journaliste indépendante (VICE magazine, madmoiZelle, RTL, 90bpm, Slate, les Inrocks, Technikart)

  2. srah57

    srah57
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    Avaleuse de livres

    personnellement je dirais qu'il y a un juste milieu, on va pas retomber dans les pratiques moyenâgeuses non plus, mais interdire une tape sur les fesses? faut pas déconner. Vu les gamins d'aujourd'hui moi je pense qu'y'a une paire de claques qui se sont perdues en route.

    ou sera la crédibilité des parents alors? Les gamins étaient pas mieux élevés dans le temps? mon arrière grand mère me raconte toujours les volées qu'elle s'est prise avec une ceinture. je veux pas dire que c'est quelque chose à faire, mais elle en est pas morte et elle a appris le respect au moins, si certains l'apprenne sans fessée, tant mieux.

    au pire ils se feront confisquer leur wii - je me demande combien de ces parlementaires sont parents, et combien élèvent leurs enfants au jour le jour.
     
  3. Zamora

    Zamora
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    Euh bah je vois pas le lien entre crédibilité et intervention physique perso, mais bon c'est sans doute un point de vue personnel...

    Quant aux parlementaires suédois, je suis prête à parier que beaucoup sont parents et élèvent leurs enfants au jour le jour... Ce n'est pas du tout le même rapport à la famille que chez nous, les parents sont très impliqués dans la vie de famille et l'éducation de leurs enfants, sans grande distinction de milieu social ou professionnel.

    C'est d'ailleurs sans doute cette grande implication qui fait que pour être crédibles ces parents n'ont pas besoin de la fessée.

    (et perso je n'ai rien contre la fessée, mais le mode éducatif suédois est un très bon exemple à suivre, tant concernant l'implication des pères, que par l'implication de l'état et des entreprises qui offrent de nombreux avantages aux parents désirant s'impliquer dans leur vie de famille)
     
  4. Zola

    Zola
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    • • •

    Moi je dis qu'avant d'interdire la fessée et de parlementer sur ce qui est bien ou non pour l'éducation de l'enfant, il faudrait instaurer un permis de procréer. Sérieusement.

    Sinon, je suis pour la fessée. Pas la fessée qui fait mal, mais une tape sur les fesses pour faire comprendre au gamin qu'il va trop loin, oui. Faut pas déconner, à ce niveau là, c'est pas de la maltraitance. Par contre, il faut que a reste très occasionnel. C'est pas un chien qu'on essaie de dresser non plus.

    Et le jour où mon gamin partira en courant au milieu de la route, là pour le coup, je suis prête à lui foutre ma main dans la gueule sévère. Je préfère qu'il ait mal, qu'il me haïsse toute sa vie, qu'on m'enferme pour maltraitance et / ou qu'il soit traumatisé à vie en traversant la route, plutôt qu'il se fasse écraser par une voiture (c'est ce que je me suis dit les quelques fois où mes neveux et nièces se sont précipités sur la route (d'accord, y avait pas de voiture, mais c'est juste un gros coup de bol) et ce que je continue et continuerais à me dire toute ma vie).
     
  5. azertg

    azertg
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    J'aime la bière et les frites.

    Je ne vois pas en quoi donner la fessée empêche l'argumentation...

    Petite, j'ai toujours eu droit à la parole, j'ai toujours eu le droit de m'expliquer et de recevoir des explications. Il n'empêche que, petite, j'ai aussi eu droit à quelques fessées quand j'étais un peu trop bornée / insolente. Le but n'était pas la douleur (quasi inexistante, un petit chatouillis) mais la signification du geste, éminemment plus claire et tranchée que des mots. Qui ne se faisait jamais en public, par ailleurs (pas d'humiliation devant les copains, la voisine, etc.). Le châtiment était avant tout psychologique que corporel, même s'il passait par le corps.

    On peut dire "mais c'est parce que le ton employé n'est pas le bon", il y a des moments où les mots ne suffisent plus. L'enfant peut narguer, refuser d'obtempérer. Et la fessée l'empêche d'aller plus loin, donc de lui faire comprendre qu'y'a des moments faut arrêter de jouer avec les pieds de papa/maman, de lui faire comprendre qu'il faut prendre au sérieux ce qu'ils disent et donc de réamorcer un dialogue intéressant (sans fessée) la prochaine fois.
     
  6. Monsieur le Chat

    Monsieur le Chat
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    Samèrelipopette

    Je m'en suis prise des fessées étant petite, par papa, maman , mamie, papy....ma foi je ne suis pas morte. J'étais une sale gosse capricieuse, je les méritais.

    Bon j'aime quand mon mec me donne la fessée pendant l'amour (ça motive), à part ça je ne vois pas de séquelles :cretin:
     
  7. leaking_b

    leaking_b
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    Ich bin eine Kartoffel

    Euh donner une fessée ça implique pas forcément maltraiter son enfant...
    Et le plus gros problème (selon moi)c'est qu'on veut de moins en moins punir les enfants, on veut leur parler comme à des adultes toussatoussa. Sauf qu'avant un certain âge on est pas forcément apte à tout comprendre...

    Quand je vois que des tas de parents par exemple s'opposent aux lycée/collège qui mettent des heures de colle je me dis que cette histoire d'interdiction de la fessée va simplement mener à interdire toutes punitions ! Comme l'histoire des gamins punis pendant la récré, avec les parents qui contestent et tout.
     
  8. Zamora

    Zamora
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    Je crois qu'il ne faut pas faire d'amalgame, là on parle de la nécessité ou non dans l'éducation de fesser les enfants. En gros y a t'il vraiment une vertu éducative dans le fait de frapper son enfant. On ne parle pas de punition. Punition et chatiment corporel sont quand même deux choses totalement différentes, et le fait de ne pas vouloir fesser son enfant n'est pas pour moi synonyme de parent démissionnaire ou de parent qui conteste toute forme d'autorité.

    Le débat serait plutôt est il possible d'élever correctement son enfant, de lui transmettre des valeurs (respect etc..) sans le fesser ? j'imagine que oui...

    Et surtout, comme pour d'autres lois, il s'agit de mesurer ce qui est acceptable ou non... La loi qui interdit de conduire avec tant de grammes d'alcool dans le sang est valable pour tout le monde, même si certaines personnes ne seraient pas bourrées avec ce taux (constitution etc...). La question est la même pour les chatiments corporels : si on autorise la fessée, à quelle fréquence, à quelle force etc... reste t'elle dans le simple chatiment, quand devient elle violence physique ? à défaut de pouvoir traiter au cas par cas, certains pays ont tout simplement préféré interdire cette pratique. Et je trouve que cela mérite réflexion... Est il vraiment nécessaire d'utiliser la fessée dans l'éducation, si elle devenait interdite, serait ce vraiment un problème ?
     
  9. tomiko

    tomiko
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    Si tu savais...

    je pense qu'il ne peut sortir rien de bon des châtiments corporels mais je trouve que dans certains cas une petite claque sur la main ou les fesses est quand même utile vu les caprices et les crises de nerfs que font certains enfants..
     
  10. goguette

    goguette
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    Mélange instable

    [HS] > j'ajouterai même que certains PE (a.k.a professeur des écoles) sont démunis face à certains "cas", totalement imperméables à la moindre autorité... discours adapté ou pas de la part de l'adulte, il existe des enfants qui refusent toute forme d'autorité et mettent un souk pas possible dans une classe... et pendant ce temps-là, la classe risque pas d'avancer bézéf.......... (_ _")

    je ne parle pas du tout, mais alors pas DU TOUT du cas particulier des enfants atteints de troubles du comportement... juste de certains enfants lambda (de plus en plus nombreux, croyez-moi... c'est peut-être mon quart d'heure vieille réac' intolérante mais là, j'assume totalement... >_<) qui, eux, n'ont certes pas souvent senti la peau de leur fondement les picotouiller.. (et surtout leur ego parfois démesuré en prendre un petit coup > la fessée à bon escient, plus qu'un "châtiment" ou même une douleur, étant surtout vécue comme la grosse véxitude de la vie... XD je parle pas d'humilier l'enfant, hein, ne me tombez pas sur le râble, amies anti-fessée... ( ´ &#9661; ` )&#65417; ) mais sont totalement dépourvus de la moindre réaction positive face au discours, aussi adapté soit-il, de l'adulte...

    des gamins qui, déjà chez eux, font ce qui leur plaît sans aucune forme de contrainte, ce sont des gamins qui ne connaissent pas les limites élémentaires à ne pas dépasser... (et par "élémentaires", j'entends vraiment "élémentaires"... basiques... tu peux faire ça parce que [...] tu peux pas faire ça parce que [...] bref, ce qu'on appelle en principe éducation et que certains ont oublié sous prétexte de liberté de l'enfant, etc... l'excès inverse, en somme...)

    parce que, oui, on vit en société, quand même... tout le monde a pas comme projet de vie de faire l'ermite au fond des bois... quoique... j'y pense... j'y pense... x)

    bref... gomen pour le [/HS] ;)
     
  11. Kamaria

    Kamaria
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    "C'est côtelette que vous comprenez pas?"

    Je pense que dans certains cas, la fessée ou du moins une correction (pas forte) est nécessaire.
    Certains enfants ne peuvent pas être raisonnés. C'est un fait. J'ai 15 petits cousins/cousines, je suis l'aînée et je sais très bien de quoi je parle.
    Et je ne pense pas que le dialogue aurait changé quoi que ce soit sur moi quand j'étais petite. Je peux même presque remercié mes parents de m'avoir corriger quand il le faut car j'ai ainsi appris les limites et la politesse.
    Et puis tous les parents n'ont pas la même capacité à communiquer et se faire respecter.
    Bref je suis contre cette interdiction.
     
  12. Chandernagor

    Chandernagor
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    Mamiezelle. Si vous êtes nouvelle, perdue, que vous ne savez pas à qui parler, n'hésitez pas à m'écrire!

    Je vois plus dans la fessée un moyen pour les parents de calmer leurs nerfs qu'autre chose. Et pas forcèment gratuitement, mais plutôt quand le gosse est odieux et que les parents sont à bout d'arguments pour le calmer, ou sont juste trop crevés pour discuter. Je suis convaincue qu'il y a d'autres moyens de "pression psychologique" tout aussi efficaces pour remettre un gamin à sa place et n'impliquant pas de chatiment coroporel : lui parler en le regardant fixement dans les yeux, l'envoyer au coin ou réfléchir dans sa chambre, poser les limites en amont etc.
     
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