Avec #NonCoupable, la lutte pour le droit à l'avortement continue

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Mymy, le 28 septembre 2015.

  1. Mymy

    Mymy
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    Member of ze Rédac', membre actif des Croisé-e-s contre l'invocation de Pierre Desproges, et accessoirement beau foufouillon.
    Membre de l'équipe

  2. SohoFinawel

    SohoFinawel
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    Parce que certains rêves ... Tu n'as pas envie de te réveiller

    [HASHTAG]#NonCoupable[/HASHTAG]

    Et oui malheureusement le combat n'est pas terminé. Les mentalités évoluent lentement sur ce sujet. Certains veulent encore contrôler notre corps.
    Le discours et stratégie des anti-IVG me filent la gerboulade.
    Alors non ce n'est pas un crime, et oui notre corps nous appartient et qu'une Femme n'a pas l'étiquette Mère collée sur le front !
    Nom d'une crotte de nez !
     
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  3. mondaysghost

    mondaysghost
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    Je me souviens, il y a quelques années, avoir vu passer une manif anti-avortement de plusieurs milliers de personnes à Paris et les larmes m'étaient juste montées aux yeux... et je me demandais "Mais... qui sont ces gens ? Comment est-ce que c'est possible de tenir un discours pareil ?". A l'époque, même si j'étais horrifiée, j'avais pu me consoler en me disant qu'heureusement ils étaient minoritaires (bien que déjà trop nombreux).
    Mais alors, depuis que vis aux USA, c'est vraiment le choc et j'ai pu constater à quel point le sujet est tendu ici. Je ne sais pas si certaines Madz ont lu des articles ou vu des extraits du débat des Républicains il y a quelques semaines mais c'était juste à pleurer de voir comme ils tapaient sur le planning familial, en disant que s'ils étaient élus, supprimer les financements publics pour la contraception et l'avortement seraient une priorité/:mur:

    Je vis dans une grande ville, dans un état plutôt libéral et ouvert d'esprit (Pennsylvanie) et, pourtant, il y a en permanence des gens devant le planning familial, qui brandissent des bibles et des pancartes avec des messages haineux. J'ai du y aller pour me procurer la pilule en arrivant et c'était une sensation tellement révoltante de devoir passer devant ces gens pour entrer dans l'immeuble qui est d'ailleurs protégé par des flics avec détecteurs de métaux à l'entrée (ok, comme beaucoup de bâtiments aux usa mais quand même...)
    Et je me suis dit, je suis une grande fille, je viens juste pour récupérer ma pilule et ces gens me mettent en rogne... mais je n'ose même pas imaginer ce que ressent une fille de treize ans qui vient chercher des infos sur la contraception, une femme qui vient pour se faire avorter à contre-cœur, une ado qui débarque avec la trouille d'avoir choppé une MST, bref ces femmes fragilisées mais qui font preuve de courage, qui prennent la bonne décision et qui doivent affronter ce déferlement de bêtise et de méchanceté à l'entrée :sad:
     
    #3 mondaysghost, 28 septembre 2015
    Dernière édition: 28 septembre 2015
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  4. Ancalimars

    Ancalimars
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    The good the bad and the cheeky

    Pendant longtemps je ne me suis pas intéressée aux débats sur l'avortement : je connaissais vaguement la procédure médicale (médicaments, aspiration...) et le délai légal. Je n'y ai jamais été directement confrontée, donc je ne me posais pas trop de questions. En grandissant, et au gré de mes différents échanges et rencontres avec d'autres personnes, je me rends compte à quel point c'est un sujet encore sensible, qui cristallise beaucoup de différentes convictions, expériences, enjeux sociaux...Ce qui devrait être un choix personnel à propos de son corps, sa santé, son avenir, vient s'ajouter à la liste non exhaustive d'actes visant à culpabiliser les femmes :dunno:.
    Je trouve que quand même dans notre société, quand on parle à une jeune fille de la grossesse, on évoque ce moment comme celui qui sera le plus beau de sa vie, alors que dans la réalité, des circonstances peuvent faire que ce ne sera pas le cas. Beaucoup d'exemples me viennent en tête, on peut tomber enceinte même sous contraception, les accidents ne sont pas réservés aux écervelées...Donc d'une part il faudrait revoir la manière d’appréhender la grossesse et tout ce que ça implique.
    Et puis comme il est dit dans l'article, les conditions médicales ne sont pas suffisantes, déjà dans les pays qui condamnent cet acte, mais aussi dans notre pays où l'information et l'accès à l'avortement subissent des entraves.
    Si j'ai un avis, un conseil à donner, c'est que quel que soit son ressenti face à la question, ses influences sociales, religieuses etc, l'avortement est un droit et c'est le choix uniquement de la personne concernée. Elle peut solliciter de l'aide auprès de personnes proches ou qui se sont déjà retrouvées face à la question, mais son choix définitif ne regarde qu'elle. Quand je vois que des personnes manifestent, perturbent le planning familial, ou votent des lois qui font régresser les acquis...Je suis consternée :facepalm:
     
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  5. Aalia

    Aalia
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    la vieille

    Ca me fait froid dans le dos cette marche arrière.
    J'ai récemment réalisé que oui, même avec des moyens de contraceptions, une grossesse non prévue peut débarquer, là, à tout moment (à moins de ne pas avoir de vie sexuelle, c'est peut être ça qui les dérange ?). Même passé 30 ans, même en pleine possession de ses moyens, même à jour dans ses visites gynéco, même...
    L'avortement revêt l'importance qu'on y attache pour soi. Qu'on dise "je suis très croyante donc je le garderai, je pense que c'est un enfant de Dieu blabla" ça peut s'entendre, mais faut vraiment s'ouvrir l'esprit et comprendre que ce n'est pas pareil chez tout le monde.
    Quand aux hommes qui sont contre, sans commentaires tellement c'est navrant.
     
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  6. Gringo

    Gringo
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    Regarde du porno en tricotant

    En fouillant je viens de découvrir ce site qui envoie les pilules pour avorter dans les pays où c'est interdit. J'espère que ça marche bien, que ceux qui en sont à l'origine ne s'en mettent pas plein les poches.
     
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  7. Vlad.

    Vlad.
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    Kiko, t'as encore écouté France Culture ? Arrête. On te l'a déjà dit. Ça se mélange super mal avec la cocaïne.

    Pétition signée. J’espère qu'on arrivera vite à 20 000 signatures et plus :pray:
     
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  8. Freehug

    Freehug
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    Œil en goguette

    Moi je peux l'entendre, que la vie commence dès la conception, que l'avortement est donc assimilable à un meurtre, qu'on puisse refuser de le subir/le pratiquer, ou même mal considérer intérieurement les personnes qui y ont eu recours. Ce n'est pas mon avis - je pense que je n'ai pas besoin d'expliquer pourquoi - mais je peux comprendre que certains le pensent. Ce qui me gêne chez les anti-choix (je leur refuse absolument le titre de pro-vie), c'est leur hypocrisie. Tout le monde sait que certaines femmes avorteront tant qu'on n'aura pas inventé le contraceptif parfait. Tout le monde sait qu'un avortement clandestin est dangereux, très douloureux et potentiellement mortel. Et tout le monde sait aussi qu'à l'époque où c'était interdit en France (et probablement actuellement dans les pays où ça l'est toujours), les femmes riches ou qui pouvaient trouver de l'argent en urgence, en cas de problème, glissaient un gros paquet à leur médecin qui leur arrangeait ça, ou allaient à l'étranger. Et les pauvres, elles allaient voir la voisine qui a le coup de cintre bien ajusté. Avec les conséquences qu'on connaît.

    Donc ce que disent les anti-choix, c'est qu'ils s'en foutent. Pour eux, la souffrance voire la mort de ces femmes, elle est méritée. Tu as péché petite pute, tant pis pour toi. Le désespoir d'une femme prête à s'enfoncer un corps étranger à vif tellement elles ne veulent pas d'un enfant, ils s'en tamponnent. Je me souviens que dans son livre La Femme enfermée, Gisèle Halimi racontait qu'elle s'était faite avorter étant jeune en clinique, "par curetage" selon ses propres mots (une aspiration je suppose), et les médecins avaient fait exprès de ne pas l'anesthésier (alors qu'ils le pouvaient, bien sûr). Et après ils s'osent se qualifier de pro-vie. Mon cul, oui.
     
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