Avoir peur (du viol) — Kalindi et Clémence dans Sister Sister

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Fab, le 24 avril 2018.

  1. Fab

    Fab
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    Frisette Fondateur de mad
    Membre de l'équipe

    #1 Fab, 24 avril 2018
    Dernière édition par un modérateur: 24 avril 2018
    Papy et Mitochondririe ont BigUpé.
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  2. Margaux Boubou

    Margaux Boubou
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    Coin. Coin coin. Coin coin coin.

    #2 Margaux Boubou, 24 avril 2018
    Dernière édition: 24 juillet 2018
    LovelyLexy, Lala Piriou, Penny Winkeul et 6 autres ont BigUpé ce message.
  3. Rocksteady

    Rocksteady
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  4. zazouyeah

    zazouyeah
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    @Rocksteady : je crois que la discussion portait plus sur la manière dont on les a éduquées à appréhender les agressions, Kalindi dans une optique "si jamais ça doit t'arriver, voici ce que tu peux faire" et Clémence "attention, ça peut t'arriver" (sous entendu il n'y a rien que tu puisse faire pour l'éviter). Du coup Clem a passé son temps à être paralysée en toute circonstance, à toujours envisager le pire, tandis que Kalindi a été plus libre de ses mouvements. Pour moi la conversation ne tentait pas d'évaluer qui s'en sortirait mieux en cas d'agression (puisque comme tu le dis la sidération peut arriver à tout le monde, même les mieux préparé(e)s) mais de comparer la manière dont leur éducation a conditionné leur comportement de tous les jours dans l'espace public et face au sexe opposé.
     
    LaSergenteChef, Lala Piriou, ben quoi ? et 2 autres ont BigUpé ce message.
  5. Lala Piriou

    Lala Piriou
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    "[I]I want to tell them that I am just as human as the man, just as worthy of acknowledgement.[/I]" Chimamanda Ngozi Adichie

    J'ai plutôt été éduquée comme Clémence. Autant être seule dans la rue le soir ne me gêne pas, je suis habituée car je me promène souvent autour de 21h-22h ; autant, dès que je croise un mec dans un coin sombre alors qu'il fait nuit, je flippe, je surveille son attitude, ses gestes... et en 4 ans et demi que j'ai pris cette habitude de promenade nocturne, il ne m'est jamais rien arrivé ! Pourtant je continue à me méfier.
    Récemment, j'ai mesuré à quel point cette méfiance est pesante car j'ai quitté une soirée et j'ai marché 20 minutes pour rentrer chez moi, en passant par des quartiers qui ne sont pas les plus reluisants de la ville. Je me suis autorisée à faire ça car il était environ 21h, j'ai pensé qu'il était tôt et que c'était donc moins dangereux... cherchez le lien de cause à effet déjà :confused: J'étais aussi un peu alcoolisée, donc moins flippée. Mais peut-être que s'il avait été plus tard et que j'avais été parfaitement sobre, je n'aurais pas osé faire ça. Bref, j'ai croisé une bonne vingtaine de mecs, seuls ou en bande, qui ne m'ont absolument rien fait ! Et le pire c'est que sur le coup, j'ai trouvé ça génial ! Comme si c'était un miracle ! Alors que j'ai même très peu connu le harcèlement de rue dans ma vie... Et pendant que je marchais, une amie restée à la soirée m'envoyait des textos toutes les 5 minutes, elle était super inquiète à cause du simple fait que j'étais seule, la nuit, dans la rue.
    Et je réalise que dans cette situation, ma plus grande peur reste celle des agressions sexuelles/viols. C'est tellement ancré en moi, depuis tellement d'années que je ne m'en rends même plus compte...
    Je pensais écrire ce commentaire comme une simple anecdote suite à cet épisode de Sister Sister, mais je me rends compte que ça me brise le coeur. Tout comme le témoignage de Margaux ci-dessus (si tu repasses par là, j'espère vraiment que tu vas bien).
     
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