Boire, fumer, manger, bronzer : pourquoi adoptons-nous des conduites dangereuses ?

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Justine_, le 29 mai 2012.

  1. Justine_

    Justine_
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    En hibernation
    Membre de l'équipe

  2. Altheea

    Altheea
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    20, 24 hours to go, I wanna be sedated

    L'article est intéressant, mais j'ai l'impression qu'il y a aussi beaucoup de calcul "coût/bénéfice" d'une conduite à risque. Je m'explique, c'est un peu la vieille blague datée.

    "-Docteur je veux vivre le plus longtemps possible.
    - Arrêtez de boire, de fumer, de manger
    gras.
    -Et vous me garantissez que je vivrais plus longtemps?
    -On ne peut pas être sûr mais la vie vous paraîtra plus longue"

    En bref je pense que beaucoup de mauvaises habitudes restent pratiquées avant tout car elles sont plaisantes à pratiquer et qu'on se dit globalement que le risque vaut la peine si ça nous procure du plaisir et qu'on préfère le prendre tout en calculant (je bois, parfois trop mais toujours occasionnellement, je fume mais uniquement en soirée, etc..) pour le réduire au minimum que de ce priver du plaisir que cela nous apporte.
    Naturellement le plaisir est relatif et certains ne trouveront par exemple aucun plaisir dans l'alcool et donc ne verrons pas l'intérêt de prendre le risque, mais le calcul est transférable à tous les comportements qui comporte objectivement un risque qu'il soit physique ou social.
     
  3. Pink Bubble

    Pink Bubble
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    Electron libre

    (Hiii Yamato Nadeshiko!!!!:cupidon:)

    Sinon oui totalement d'accord avec l'article, et très concernée puisque je me suis fait cramer, je m'en mords les doigts actuellement parce que j'ai trop mal et je m'en veux énormement :goth:
     
  4. Puppa

    Puppa
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    Plus de fil rouge cerise !

    La notion de plaisir est très importante. On commence pour faire comme tout le monde on continue parce que ça nous plait...
    Mais la conscience du danger n'est pas si importante que ça. Je suis étudiante en médecine et à l'hôpital mon rôle consiste à mener l'entretien avec le patient. Arrivé à la question de la consommation d'alcool :
    "Et sinon, vous buvez un peu Monsieur/madame ?
    - Non, que pour les fêtes, et la dernière c'était en janvier !
    - D'accord... Un verre de vin en mangeant, 2 ?
    - Oui, deux.
    - A chaque repas ?
    - Oui oui.
    - Une petite bière ?
    - Oui, une chaque jour.
    - Apéritif, digestif ?
    - Non non, je ne bois pas d'alcool."

    Bref, pas "d'alcool", mais on est quand même à 5 verres par jour, l'air de rien !

    Et non, je n'ai pas eu affaire à un abruti, j'ai eu cette réponse trèèèèès souvent !
     
  5. Delphineee

    Delphineee
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    C'est bizarre, j ne dois pas faire partie de la catégorie "être humain".
    Je ne me reconnais absolument pas dans ces comportements.
    Pas d'alcool (enfin un verre de vin tous les trois mois :lol:
    Pas de tabac
    Pas de drogue
    Je n'aime pas me faire bronzer/cuire au soleil, ou alors couverte de la tête aux pieds.

    Bon c'est sûr, j'entends souvent : mais pourquoi tu fais pas comme tout le monde, tu veux pas bronzer? Tu peux bien boire un peu, ça fait pas de mal, .... etc.
    Mais franchement, c'est pas parce que c'est la "norme" que je vais me plier à ce genre de trucs. Au contraire. :mad:

    Suis-je malade docteur? :tears:
     
  6. Belyviel

    Belyviel
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    Je fume (beaucoup trop).
    Je suis accro à la malbouffe, même si je m'astreins à aller au marché et à cuisiner des légumes.
    Je suis caféinomane (j'ai jeté ma cafetière et dépensé une fortune chez Kusmi Tea, j'ai replongé deux semaines plus tard avec du café soluble).
    Je suis addict aux jeux vidéo (WoW puis SW:TOR et Diablo III).
    Je suis une flemmarde monumentale.

    Je suis irrécupérable. :tears:
     
  7. Faith.

    Faith.
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    A perdu la foi.

    Je me retrouve bien dans certains paragraphes de l'article. Je suis accro à beaucoup de choses (la cigarette et les séries télé (mais pour de vrai) et j'ai des comportements "à risque" notamment au niveau des médicaments). C'est à la fois parce que j'arrive pas à me projeter dans l'avenir (et ce pour tout) mais aussi un peu d'autodestruction je pense. On va tous finir par mourir, ça fait "parti du jeu" au final.

    Je suis pas plus suicidaire, mais je vis dans l'optique que je pourrais mourir en traversant la rue. Je méprise les personnes qui jugent (méchamment hein) les autres parce qu'ils fument/boivent; avoir un comportement sain ne te permettra jamais de vivre éternellement. En fait c'est un peu comme pour les tatouages, l'orientation professionnelle ect: J'ai peur de me dire a un moment "mais pourquoi j'ai pas profité". J'aime me poser en terrasse en été avec du vin et des cigarettes, pour moi c'est un de mes moments préférés dans l'année. Et je vais certainement pas sacrifié ça pour éviter ou pas d'être malade.

    Je prend toujours l'exemple triste d'une connaissance qui était au lycée avec moi. Elle n'a jamais touché à une cigarette de sa vie et évitait toujours d'être autour de fumeurs, elle est décédée l'an dernier d'un cancer des poumons.

    Delphineee : y'a aucune raison de se sentir différent parce qu'on ne veut pas entrer dans la norme sociale... au final, on est tous influencés par quelqu'un ou quelque chose, que ce soit "bien" ou "mal"
     
  8. Delphineee

    Delphineee
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    Pas d'inquiétude à avoir, je plaisante. Je suis contente de ne pas être influencée (ou peu) par ce qui m'entoure.
    Bien sûr, je suis d'accord, on est tous influencés par quelque chose, mais ce serait sympa si les gens arrêtaient de se comporter comme des moutons.Une exemple: je suis entourée de nombreux fumeurs, mais ça ne m'a jamais tenté de commencer. Pareil pour l'alcool, et plein d'autres trucs.
    Bon par contre il peut m'arriver de tomber dans une sorte d'anti-tout-ce-qui-est-populaire, mais maintenant je le fais moins, et j'essaie de me faire mon propre avis.
    bref. :v:
     
  9. Schottky

    Schottky
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    Cette excuse du "de toute façon on peut mourir rien qu'en traversant la rue" je le trouve peu rationnelle. Bien sur qu'on a tous à la base des risques de mourir dans la vie de tous les jours avec un pourcentage statistique que ça nous arrive. Mais voilà, en fumant, buvant... etc tu RAJOUTE des risques en plus de ceux que tout le monde a à la base. Donc tu as bien plus de risques au final, soyons clairs.

    Ensuite prendre l'exemple d'un cas isolé, un non fumeur qui a eu un cancer des poumons, je trouve que ce n'est absolument pas un bon argument non plus. On pourra TOUJOURS trouver LE contre-exemple a tout: le couple qui a eu un enfant même avec capote + pilule, le fumeur qui a vécu 156 ans, le mec qui habite à Fukushima et qui est en pleine santé. Enfin bon, est-ce que c'est vraiment logique et raisonnable de citer ces exemples comme arguments? Pour moi non, c'est trop "négligeable" par rapport à la réalité des choses même si ça existe.
     
  10. Faith.

    Faith.
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    A perdu la foi.

    Chacun voit les choses de la façon dont il le souhaite, je ne parle pas de % ou quoi parce que comme dit l'article, on pense toujours que ça ne nous arrivera pas à nous, mais c'est pourtant possible. J'ai jamais dis que c'était une logique universelle, il s'agit ici de ma logique :)
     
  11. Puppa

    Puppa
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    Plus de fil rouge cerise !

    Le raisonnement n'est pas en terme de résultat mais de probabilité.
    Le cancer du poumon n'est pas une maladie du fumeur, mais sa probabilité augmente avec la consommation de tabac sur l'ensemble de la population.
    On peux tous mourir demain en traversant la rue, mais l'alcool augmente la probabilité d'une mort douloureuse (je l'ai côtoyé pendant 5 semaines maintenant, et je peux vous dire que ça passe le goût non pas de l'alcool, mais de l'excès !)

    Parce que oui, il y a aussi cette composante : c'est l'addiction, l'excès. Ce n'est pas une cigarette par jour qui tue ou diminue la qualité de vie (parce que ne pas réussir à monter un escalier à cause du souffle, c'est un peu génant), ce n'est pas un petit verre par jour, c'est l'excès, répété. C'est la somme d'habitudes prises pendant 20, 30 ans. C'est ce que je voulais dire avec l'exemple du buveur qui ne sait même plus que le vin, c'est de l'alcool.
     
  12. Schottky

    Schottky
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    En fait j'ai du mal a comprendre comment on peut persister dans ce type de raisonnement alors qu'il est incohérent. Mais si cela te convient et te rend heureuse alors tu as raison de garder ta manière de faire, je ne te juge absolument pas. Cela dit j'aimerais bien comprendre, au final c'est un peu "se voiler la face" de se dire ça non? Ou est-ce que c'est simplement du fatalisme?
     
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