Carrière ET famille, j'ai décidé de tout choisir

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Melissa, le 21 novembre 2014.

  1. Melissa

    Melissa
    Expand Collapse

  2. Ewina

    Ewina
    Expand Collapse

    Toutes ces questions, je me les pose aussi.
    Alors merci. C'est important d'en parler, et c'est important de "donner des clefs" pour faire changer les choses.
    J'achète ce livre et je le parcours à la première occasion.
     
  3. dounie

    dounie
    Expand Collapse

    Merci pour ce super article, je débute une thèse dans moins d'un mois, et j'ai vraiment la trouille...

    Parce que cela implique de vivre loin de l'homme que j'aime pendant 3 ans, ça repousse la vision que j'ai de bonne mère de famille puisque ça veut dire des postes à plus de 35h par semaine, ça veut dire l'impression d'être bonne nulle part alors qu'on se donne au max partout...
    Mais je note cette phrase que je garderai comme objectif de vie :
    J’ai mis des mots sur mon syndrome de la bonne élève, celle qui ne tente rien tant qu’elle n’est pas sûre de réussir. J’ai réalisé que je n’avais pas à être parfaite dans tout ce que je faisais et allais faire. En un mot, j’ai dé-cul-pa-bi-li-sé !
    Merci @Melissa, vraiment !
    <3
     
    Melissa a BigUpé ce message
  4. margaret-

    margaret-
    Expand Collapse

    Très bon article ! PLus on avance dans la vie, plus la question de la conciliation entre la vie professionnelle et la vie familiale devient omniprésente. Moi aussi, je veux tout, une famille et une belle carrière. Je ne suis pas encore au moment de ma vie où ces questions se posent concrètement mais j'ai quelques petits commentaires à faire. Je me suis engagée dans de longues études qui (peuvent) amener à des métiers très prenants et durant ces études (j'arrive à la fin), j'ai entendu des filles d'une vingtaine d'années, renoncer (avant d'avoir tenté) simplement parce qu'elle ne pensait ne pas être capable dans le futur concilier vie familiale et professionnelle, elles ont revu leurs ambitions à la baisse, seulement pour ça, je respecte leur choix mais je suis atristée qu'elles renoncent pour cette raison. Ce qui m'a choquée, une fois, ce fut le discours d'une prof qui nous a dit en gros : "attention, les filles (ça commence bien...) à bien choisir votre métier pour ne pas mettre à mal votre vie familiale", cette prof est méga conservatrice (elle ne s'adresse qu'aux filles, toutes les filles ne veulent pas d'enfant, retour en arrière,...) mais j'ai été choquée car je veux croire que c'est possible et surtout le rôle d'un prof est de nous pousser le plus loin possible, de soutenir nos ambitions professionnelles. Je ne sais pas si c'est que j'ai eu des modèles de "réussite" de femmes autour de moi, que le travail est super valorisé, aucune mère au foyer (non que je dévalorise ce choix de vie, mais je n'ai pas du tout grandi avec cette image de femme) dans mon entourage familial, j'ai toujours eu envie d'y croire. Ma mère a toujours travaillé (mais elle a un métier où s'est facile de tout concilier, c'est vrai) et retravaillé très peu de temps après la naissance des ses enfants en disant, qu'elle ne se voyait pas m'arrêter, le travail c'est important (pour son indépendance mais aussi sa construction personnelles). Sinon pour des postes plus prenants, par exemple, ma tante a un métier à très hautes responsabilités et 3 filles, elle a réussi à concilier, même s'il faut trouver une très bonne nounou et je pense qu'elle a eu quand même souvent eu des coups de blues de pas voir ses enfants le soir, ect... comme le disaient par exemple mon ancienne maitre de stage, et d'autres femmes (dans mes anciens stages, j'ai pu aussi voir des femmes qui viennent d'être maman, comment elles concilient ça ect...), elles ne regrettent pas. Je pense qu'il faut réfléchir à ces questions quand elles se posent et non pas en amont, sinon ça freine réellement les ambitions professionnelles des jeunes filles, je ne suis pas extrémiste et réaliste aussi, si le métier ne laisse vraiment aucun temps libre, pour mon propre bonheur, je laisserai tomber mais j'y penserai au moment venu.
     
    katnissvsw et dounie ont BigUpé.
  5. Hyperbole

    Hyperbole
    Expand Collapse
    Pas de Valse

    Ça fait du bien de lire un article sur l'ambition.

    J'ai toujours voulu un excellent boulot qui me permettrait d'être indépendante financièrement parlant ( c'est impensable pour de vivre au crochet de quelqu'un même si j'en suis folle amoureuse) et qui me passionnerait ( les RI :rockon:). J'ai envie d'avoir un poste à responsabilité, avoir une vie de famille ( un mari, des enfants), des passions et glander sans culpabiliser ( bon ça on travaille encore dessus). Je veux tout avoir, je ne veux pas choisir parce qu'à ce que je sache les hommes ne choisissent jamais entre tout ça. Je ne veux pas avoir l'impression de renier mon féminisme à chaque fois que je fais quelque chose trop féminins ( par exemple être très regardante sur mon style, mon maquillage, plein de petite chose futile) ni de le porter en bannière en allant à contre-courant du mainstream, je le veux pluriel.
     
    .Paz, PeuhL, katnissvsw et 2 autres ont BigUpé ce message.
  6. margaret-

    margaret-
    Expand Collapse

    http://www.madmoizelle.com/lean-in-sheryl-sandberg-165405
    En complément de mon commentaire précédent, je vous mets le lien de cette vidéo qui m'avait beaucoup parlé quand je l'avais vu. A la fin de la vidéo, l'intervenante parle de ce "recul" des femmes devant leurs ambitions professionnelles.
    J'aime bien son discours même si il est plus destinée aux femmes qui travaillent qu'aux étudiantes, ils nous concernent aussi. J'ai compris au fil des années que pour réussir, il faut y croire, il faut se valoriser, croire que nos réussites sont méritées et non pas au hasard, au "jai travaillé dur", à des circonstances extérieures. C'est un long travail de prendre confiance en soi, confiance qui manque beaucoup plus souvent aux filles qu'aux garçons.
     
    Elynor, CaraNougat et PieMaker ont BigUpé ce message.
  7. Vintage Phonic

    Vintage Phonic
    Expand Collapse
    I have a woman's body and a child's emotion - Lizz Taylor

    Article intéressant car il parle d'un vrai problème, ça donne envie d'acheter le livre (chose que je ferai peut être)

    Mais bizarrement c'est une question que je ne me suis jamais posée. Déjà parce que même à presque 25 ans je ne me sens pas du tout prête à avoir un enfant (études pas finie, pas de relation stable avec quelqu'un), mais aussi parce que j'ai eus la chance d'avoir une mère avec un boulot hyper prenant et qui était pourtant toujours là pour moi et qui m'a montré que c'était possible - même si mes frères n'ont pas le même ressenti que moi, mais c'est une question de perception, elle était toujours là quand c'était important. Alors merci Maman <3 (et je vais aller voir ce livre)
     
    Siegfried_Fogg, katnissvsw et margaret- ont BigUpé ce message.
  8. kookie182

    kookie182
    Expand Collapse


    Effectivement je pense que c'est un question de perception. Après je trouve que c'est aussi une question d'organisation. Dans ma boite je vois les mamans galérer à courir après nounous, crèche école etc. Et personnellement arrivant jamais avant 19h à la maison je me demande comment elles font Oo
    Je dis pas qu'il faut choisir en vie pro/vie perso mais disons que tout cette organisation ca me donne pas tellement envie (déjà que je veux pas d'enfants à la base...)
     
  9. Anna-X

    Anna-X
    Expand Collapse
    Tea time voor iedereen

    MERCI!!!
    Cet article nous dit à quel point il est important de se poser les bonnes questions, qui sont plutôt "comment je vais concilier ma vie professionnelle et familiale" plutôt que "est-ce que je peux concilier vie professionnelle et familiale.

    Ce n'est pas les enfants qui empêchent les femmes d'aller plus haut et plus loin dans leur carrière, mais d'avoir un(e) conjoint(e) peu coopératif/ve dans l'éducation des enfants et un système social qui ne leur permet pas de décoller (crèches hors de prix, surbookées, j'en passe et des meilleures, il y a PLEIN de facteurs). Et venant d'une communauté asiatique, je reconnais tellement ces traits.
    17 ans, j'ai reçu mes premiers appels. Pas de ma mère, ni de mon père, qui voulaient que j'aille le plus loin possible, mais des autres femmes de ma communauté. Extraits:

    "- Il faudrait que tu arrêtes de travailler si tu as des enfants. Tu sais, c'est mieux pour leur éducation, sinon ils seront mauvais.
    - Oui mais ma tante elle bosse, elle est pharmacienne et ses enfants sont très bien.
    - C'est un cas extrême, imagine qu'ils sont handicapés.
    - ..."

    Ma mère aussi a reçu des appels de ses copines
    "- Dis, ma chère, ta fille, elle a un copain?
    - ... Mais pourquoi???
    - Parce que voilà, MON fils, 25 ans, vient de terminer ses études, et il est célibataire. Si ta fille et mon fils s'entendent bien, ils pourraient se marier et elle n'aura jamais à étudier ni à travailler."

    Ce que je remarque là dedans c'est que
    1. Tout cela est très culpabilisant vis-à-vis de la femme: on implique qu'une femme qui travaille fait forcément du mal à ses enfants.
    2. En plus d'être culpabilisant, cela revient à dire qu'une femme est simplement incapable de travailler lorsqu'elle a des enfants.
    3. Faire un gosse, c'est une affaire à 2.

    C'est cette division manichéenne entre travail et enfants qui est à dénoncer, et qui, depuis mes 17 ans, m'a convaincue de la lutte pour notre égalité. Les hommes ne se posent pas ce type de question, et on ne leur demande pas à un entretien s'ils comptent avoir des enfants dans les prochaines années, comme si l'éducation de leur progéniture ne les concernait pas.

    Et comme dirait mon homme, avec une politique pareille de discrimination des femmes dans le monde professionnel, on finira par décourager la conception d'enfants, et le genre humain s'éteindra par misogynie et sexisme. On compte pas y contribuer :) Donc je cours acheter le bouquin :rainbow:
     
    Paul O2, PeuhL, katnissvsw et 2 autres ont BigUpé ce message.
  10. Gwen Paine

    Gwen Paine
    Expand Collapse

    Merci à la personne qui a témoigné ici.
    Ca me rassure dans mes choix parce que je suis justement en train de tenter mille trucs, que ça me fait un bien fou, et que je trouve ça exaltant : je travaille à plein temps, j'ai repris mes études en parallèle (j'en ai pour 3 ans), on fait construire notre maison (vous me voyez en mode pinceau et marteau :d) et on tente d'avoir un enfant... gwahahaha...
     
    Paul O2 a BigUpé ce message
  11. Ysia

    Ysia
    Expand Collapse

    La première fois que j'ai réalisé l'importance de cet auto-censure des femmes, j'avais pas plus de 11 ou 12 ans : je discutais avec des copines de ce que l'on voulait faire plus tard quand l'une a déclaré qu'elle voulait faire <insérer un métier qui demande beaucoup d'investissement*> et à une autre de mes amies de répondre qu'elle ferait mieux de pas faire ça, parce qu'elle ne saura jamais t'occuper de tes enfants sinon. Qu'il était même conseillé de travailler à mi-temps pour être une meilleure mère.
    Putain même pas 12 ans et cette fille-là pensait déjà à comment devenir une bonne mère au détriment de sa carrière (c'était une bonne élève pourtant).
    Bref, tout ça pour dire qu'il faut encourager les petites filles à ne jamais être limitées par leur sexe !!

    *je me souviens plus exactement du métier en question, c'est pas le plus important de toute façon
     
    Lily Lou et Thedreaming ont BigUpé.
  12. Ewina

    Ewina
    Expand Collapse

    Ça m'a crevé le cœur plusieurs fois d'entendre ma maman dire "Si j'avais osé, j'aurais fais <un métier très prenant>" ou se comparer à d'autres personnes en disant qu'elle n'en avait pas assez fait pour ses enfants, juste parce que beaucoup autour ont tout abandonné pour leur famille.
    Je suis très fière d'avoir une maman indépendante et avec un boulot intéressant. Sans elle j'en serais pas là. Et accessoirement, je trouve ça bien qu'elle soit un exemple de ce type, et pas "juste" une bonne mère. Peut-être que dans ma construction personnelle, ça m'a fait plus de bien que de faire 10 000 bricolages ou d'avoir un goûter et de l'aide de sa part pour les leçons tous les soirs. (j'avais quand même de l'aide hein, mais pas 24/24 !)
     
Chargement...