Celui qui... a tout reconstruit

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Une madmoiZelle, le 5 octobre 2015.

  1. Une madmoiZelle

    Une madmoiZelle
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  2. Plectrudette

    Plectrudette
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    Joyeuse de vivre

    Waou. C'est difficile de mettre des mots.j'ai peur de blesser l'auteur et de ne pas respecter son choix de ne pas en vouloir à A..

    Mais je trouve ça super triste en fait, et déprimant. Comme quand un film se finit comme ça, sans que la fin ne soit expliquée. Je me demande comment il a pu privilégié l'amour à l'amitié, sans te donner au moins une explications, après cette année de relation fusionnelle.

    Et j'aimerais également demander à cette madmoielle : n'as-tu pas envie d'aller le voir et lui demander des explications ? Entendre les mots qui sortent de sa bouche et ne soient pas des suppositions, que tout soit clair par exemple: ce qu'il s'est passé pendant cette année, si tu l'as changé, s'il pense encore à toi, s'il regrette ? Tu ne penses pas que les réponses à ces questions ne te ferais pas tourner la page pour te bon et te soulagerais ? Ou tu préfères l'observer de loin et passivement ?

    En fait ça ressemble à une histoire que je vis.... sauf que j'ai toujours espoir qu'il se passe quelque chose avec ce garçons donc pour l'instant je n'ose pas lui demander de comptes.

    Bravo pour ton courage et ton témoignage en tous cas.
     
  3. Audrey13to01

    Audrey13to01
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    Pour te répondre...et aussi à la madz qui a écrit cet article triste et beau la fois...

    Ce n'e'st pas un hors-sujet, mais sachez qu'il y a quelques années, je suis allée passer des vacances (merveilleuses et mémorables) au Japon, et pour rester dans le truc, je me suis mise à lire des romans d'auteurs japonais modernes, dont le plus connu est Murakami Haruki mais aussi Kawakami Hiromi, et d'autres. Et à la lecture de mon premier, Kafka sur le rivage, j'ai refermé le bouquin à la fin en me disant "nanmého il se fout de ma gueule????? et les réponses aux questions qu'on se pose pendant tout le livre??????????". J'ai persévéré, continué à lire ces auteursq, et petit à petit j'ai appris qu'on doit accepter que des questions resteront parfois sans réponses.
    A la même époque, un homme auquel je m'étais beaucoup attachée a disparu de ma vie du jour au lendemain, sans explication. Je ne l'ai contacté qu'une fois, pour lui demander de m'expliquer son choix, parce que j'avais besoin de ça pour avancer. Il ne l'a jamais fait. Et j'ai fini par avancer quand même.
    Pourtant j'avais beaucoup donné, je méritais ces explications...
    Quelques années avant, mon ex avec qui j'avais gardé de bons rapports m'a virée de sa vie du jour au lendemain. Idem, jamais un mot pour expliquer.
    On a des doutes, de grosses suspicions, mais jamais de certitude.

    Voila....tout ça pour dire que même quand on mérite des explications, on ne les a pas forcément. Et on doit avancer malgré ça, et ne pas rester dans cette attente qui nous lie de manière un peu malsaine avec les gens dont on attend, encore et toujours, quelque chose.
     
    Plectrudette et Mlle C. ont BigUpé.
  4. Rainbow Girl

    Rainbow Girl
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    J'ai eu une amitié fusionnelle. C'était avec une autre fille. Nous avions des blessures qui se répondaient, nous semblions seules capables de comprendre nos fragilités respectives. Nous nous sommes parlé tous les jours et vues régulièrement pendant cinq ans. Elle avait une amoureuse de longue date, ce qui fait que ces deux relations n'étaient pas incompatibles, il y avait suffisamment de confiance (ce qui n'empêchait pas l'ambiguïté).

    Reste que, lorsqu'elle a fait un break avec sa copine, elle a mis de la distance entre nous par la même occasion. J'ai alors senti que j'en souffrais beaucoup et que je devais à tout prix vivre ma vie de mon côté. Dans cette période dorée, j'ai découvert que j'avais vraiment grandi et que je me sentais aventureuse et désirable, ce qui ne m'était jamais arrivé avant. J'ai flirté avec plaisir, j'ai rencontré mon actuel copain et comme j'étais enfin prête à l'amour, tout s'est fait comme une évidence.

    Mais si jusque là nous entretenions un contact quotidien avec mon amie, pendant cette phase de séduction (très intense émotionnellement parlant) avec mon copain, j'ai plus ou moins cessé de lui parler. J'ai mis cette barrière, bien plus lourde que celle qu'elle m'avait imposée mais sans penser qu'elle en souffrirait vraiment, parce que j'avais besoin d'être émotionnellement disponible, parce que j'avais besoin de me reconstruire sur de nouvelles bases que celles que j'avais eues avec elle pendant des années.

    Ça l'a brisée. Avant cela, sans doute du fait qu'elle avait une copine et qu'il fallait que je me préserve de toute sentiment amoureux, je n'avais jamais vraiment cru qu'elle tenait à moi autant que la réciproque. Je croyais que la distance qu'elle avait instaurée impliquait naturellement qu'on s'éloigne petit à petit. En réalité, elle vivait une période très dure de séparation et le peu que nous partagions était vital pour elle. Bref, sans le savoir, juste en n'ayant pas conscience de ma valeur à ses yeux, je lui ai fait beaucoup de mal.

    Contrairement à ton ami, je n'ai pas gardé le silence. J'ai essayé par la suite de réparer ce que j'avais fait. Pendant près d'un an et demi, j'ai tout fait pour faire refleurir la confiance et le bien-être. C'était très dur car la moindre "erreur" de conduite faisait qu'elle se sentait rejetée et, de mon côté, l'idée de lui faire mal était une torture. Chaque bon moment ne nous amenait qu'à de nouveaux heurts encore plus pénibles. Au bout du compte, tout cela n'a servi à rien, si ce n'est à comprendre que malgré toutes nos années de confidences, nous avions gardé une vue biaisée l'une de l'autre. La vérité nue, nous ne l'avons sue qu'à ce moment-là.

    Un jour, après un nouveau constat amer, nous avons cessé de nous écrire. Ni l'une, ni l'autre n'a repris le contact à ce jour (cela fait trois mois, mais on dirait trois ans). Je lui ai renvoyé le double de ses clés avec un seul mot. "Vis."

    Tout cela pour dire qu'il est très difficile d'entretenir un amour en même temps qu'une amitié vraiment fusionnelle, que les deux sont souvent incompatibles, même si les deux parties font tout ce qu'elles peuvent pour que ça marche, même si, comme son amoureuse, comme mon copain, les partenaires de vie ne mettent aucun bâton dans les roues. Le fait est qu'entretenir un lien profond avec une autre personne implique de donner énormément de soi et que la plupart des gens ne parviendront pas à le faire de manière équilibrée avec plusieurs. Je ne donne pas forcément raison à ton ami, mais je pense qu'au fond, il avait juste besoin de prendre son envol grâce à toute la force que votre relation lui a donnée. C'est ce que j'ai fait. J'espère que mon amie va y parvenir. Et j'espère que toi aussi.
     
    #4 Rainbow Girl, 6 octobre 2015
    Dernière édition: 6 octobre 2015
    Mlle C. et Audrey13to01 ont BigUpé.
  5. Gabyyyyy

    Gabyyyyy
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    C'est dingue que cet article tombe aujourd'hui.
    Parce que mon histoire est presque pareille sauf qu'elle finit bien.
    Depuis quelque jours, je ne suis plus avec mon amoureux, je me suis séparée de lui en tant que petit amies. (ça fait deux ans qu'on était ensemble)
    Peut importe les raisons, c'est juste qu'on ne s'aimait pas comme s'aiment les amoureux. C'est un amour de grand frère/grande soeur, je prends soin de lui comme il prend soin de moi. Le bonheur de l'autre étant extrêmement important. (comme dans ce témoignage en fait)
    Le quitter aurait été pour nous le drame de notre vie parce qu'on a développé des choses si précieuses entre nous, qu'on ne voulait pas les perdre. On préfère juste faire muer notre relation vers quelque chose de plus épanouissant, puisque la case petits amis n'était pas la bonne.

    Alors, on a trouvé une alternative. Nous ne sommes plus amoureux mais nous sommes comme des meilleurs amis. Un amour platonique, si vous voulez de la précision. En vrai, lui et moi, on a la sensation d'avoir trouvé un truc unique en chacun et on ne voulait pas que sous prétexte, que l'amour "eros" est parti, qu'on ne pouvait pas continuer de développer l'amour "phillia".

    Aujourd'hui, j'ai la sensation d'avoir trouvé ma perle, quelqu'un qui sera toujours près de moi. On a dans le projet d'être comme des "collocs permanents". L'expression est amusante mais on veut simplement être près l'un de l'autre et être heureux quand l'autre est heureux (même si c'est avec une autre personne qui est le petit ami attitré)
    Aujourd'hui, je me sens libéré d'un poids, parce que je me sens mieux car il n'y a rien de pire que de se dire qu'avec ton amoureux, ça va mais qu'un truc cloche et que du coup, si tu te sépares de lui, et bien tu perds tout.
    Lui et moi on a fait le choix de braver les normes de l'amour et l'amitié, pour créer une relation unique. Et ça c'est beau.
    Malheureusement, j'arrive après la bataille pour cette madz parce qu'à mon avis, il y'avait moyen de continuer de partager quelque chose avec ce garçon.
     
    Petious a BigUpé ce message
  6. Alexandrathéna

    Alexandrathéna
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    Coucou, cet article m'a beaucoup parlé, parce qu'il m'a un peu fait penser à ce que j'ai vécu ces dernières semaines. Je l'ai lu et j'ai lu aussi les commentaires ci-dessus que j'ai trouvés intéressants à lire :)
    Je pense aussi, comme une madz l'a dit plus haut, que l'auteur (comme elle était sûre de ses sentiments amoureux) aurait pu tenter quelque chose, mais je comprends aussi son choix, j'aurais peut-être fait le même avec le dernier garçon dont je suis tombée amoureuse.

    Pour ma part, l'intervalle de temps est très court, ça a commencé cette année en septembre.
    J'ai rencontré un "ami", je ne connaissais pas grand monde dans notre promo à la fac, on est devenus "amis" très vite et on se comportait comme tels. Il a une copine qui est partie à l'étranger en Erasmus. Au début j'ai eu peur de tomber amoureuse de lui, mais plus les jours passaient plus je me disais que non, c'était bel et bien de l'amitié que j'avais pour lui et cette amitié a pris beaucoup d'importance pour moi. On s'est raconté nos vies, pendant 3 semaines on se voyait presque tous les jours (surtout le soir on alternait chez lui/chez moi) , on s'est rendu compte de nos défauts respectifs, je me suis beaucoup attachée à lui. Je trouvais étrange de lier aussi rapidement une amitié avec quelqu'un, je suis longue pour me faire de nouveaux amis et accorder ma confiance. C'est lui qui me proposait souvent pour qu'on se voit, c'est lui qui s'attendait à ce qu'on se comporte aussi vite comme des amis (c'est lui qui faisait souvent des remarques sur ça) , alors je me suis prise au jeu, j'ai voulu y croire (au même moment une de mes plus anciennes amies proches s'est brusquement éloignée de moi, ça m'a beaucoup déprimée, j'ai remis tout en question et je me suis encore plus accrochée à lui en me disant "Heureusement qu'il est là" ),
    Je savais que notre amitié ne durerait pas (il a une copine), de mon côté il n'y avait pas d'ambiguïté et je crois que ça me rassurait de le savoir, parce que je pouvais mieux définir ce qu'on était et je pouvais me dire qu'on avait plus de chance d'être en contact longtemps, pour moi il était l'équivalent du meilleur ami, mais on ne devient pas meilleurs amis en moins d'un mois, parce que j'avais beau savoir pleins de choses sur lui je ne savais pas tout.
    Après environ 1 mois, de concessions et de choix que j'ai faits par amitié sans qu'il le sache forcément (que ce soit par amitié ou amour quand j'aime beaucoup je suis capable de beaucoup...), il a changé de comportement.
    Il m'envoyait des sms différents où il écrivait d'une manière un peu différente, il ne sortait presque plus de chez lui (j'ai appris après qu'il était en fait très casanier et solitaire), quand il recevait des invitations pour manger avec ses potes il n'y allait pas, il voulait moins me voir, par sms c'était à celui qui arrivait à mieux clasher humoristiquement l'autre ça devenait à la longue fatiguant, on frôlait les disputes et on se faisait parfois des remarques blessantes (trop faciles, on connaissait bien les défauts de l'autre), quand il commençait à faire ça je voulait lui rendre coup pour coup, mais après j'ai toujours regretté ce que j'ai dit et je me sentais mal. Il m'énervait, parce que ce qu'il disait ou faisait ne concordait pas avec ce que j'attendais de lui. Il ne faisait aucun effort pour que tout redevienne comme avant. Et puis il y a cette question d'ambiguïté qui a refait surface, j'ai trouvé qu'au final cette amitié l'était un peu, surtout depuis qu'il a changé de comportement. Il a fallu que j'accepte tous ces niveaux traits de caractère chez lui, que je m'adapte. Maintenant je suis plus sereine, je me repose beaucoup moins sur lui et je continue d'avancer.
     
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