Ces relations si spéciales

Sujet dans 'Blabla Général' lancé par AnonymousUser, le 30 juin 2010.

  1. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    Ce ne sont ni des amitiés, ni des flirts mais un mélange de plein de choses qui font qu'on sait pas trop comment en parler, ni où, ni à qui.; mais on veut laisser une trace quelque part et lire d'autres témoignages qui ressemblent un peu parce que c'est souvent des jolies histoires.

    Racontez!
     
  2. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    Je vais commencer pour que ce soit peut-être plus clair.

    Y en a deux qui me viennent à l'esprit et ce sont deux garçons. Ce qui d'ailleurs pose problème parce que je peux pas en parler naturellement sans qu'on me dise "mais y a anguille sous roche non?" ou carrément "sois pas naïve Myn, il veut te pécho!". Bah non justement. Pourtant c'est pas "juste" des potes, on se donne pas de nos nouvelles, on sait pas grand chose de l'autre mais voilà y a un truc.

    Le premier c'est un parisien que j'ai rencontré en Erasmus en Italie. Alors j'en ai beaucoup parlé ici parce qu'au début je voulais le "choper" justement mais il s'est avéré que 1/ c'était pas réciproque 2/ c'est un petit con. Mais j'ai été sa première groupie pendant des mois et des mois parce qu'il a un sourire de dingue, il sent trop trop bon et on se marre bien tous les deux. Il m'appelait tous les jours pour organiser des sorties ou passer chez moi, je minaudais un peu pour le principe mais ça restait purement amical à part quelques petites allusions furtives. On a fait des soirées mémorables à enchainer ses cocktails faits maisons avant d'aller d'aperitivo en aperitivo. On était les rois de "je te touche sans faire exprès", il avait un effet dingue sur mon moral mais avec son caractère de merde (lunatique et égoïste) personne ne comprend ce que je lui trouve. Il a juste illuminé les 5 mois que j'ai passés là-bas parce qu'un beau gosse qui ne me lâche plus sans rien vouloir d'autre je trouve ça génial. Ça rebooste l'égo. J'avais pas vraiment connu ça avant, cette fusion sortie de nulle part. Le dernier soir en Italie il m'a engueulée pour rien et je lui en ai beaucoup voulu mais on s'est revus plusieurs fois depuis avec toujours autant de plaisir. J'aime bien le montrer. C'est ma petite fierté, d'avoir réussi à m'entendre aussi bien avec un mec aussi à l'opposé de tout ce que je suis.

    Le deuxième c'est un de mes collègues qui est aussi mon chef direct. On a juste un an de différence, il est petit, ressemble à un gamin de 16 ans et s'habille hyper classe. On est partis 3 jours en déplacement en Suède juste quelques jours après mon arrivée dans la boite et depuis c'est l'amour fouuu. Plus sérieusement ce mec est génial, il a humour pile comme j'aime et n'a pas peur de me charrier comme mes propres frères le font à longueur de temps. Professionnellement il m'a beaucoup appris et c'est un peu mon modèle. Plus le temps passe plus ça se transforme en relation privilégiée sans jamais sortir du contexte pro mais avec un je ne sais quoi de spécial. Quand il est en déplacement on s'envoie des mails pour se raconter n'importe quoi, quand on est tous les deux chez le client on passe notre temps à se marrer, je lui envoie des textos pour lui raconter les matchs de foot, je lui ai confié des histoires toujours pro mais marrantes (un client qui m'a fait des propositions indécentes, un collègue maladroitement amoureux de moi) et je ne les raconte qu'à lui. Un midi il m'a même demandé de l'attendre pour manger parce qu'il arrivait tard, et il l'a demandé qu'à moi, même pas à ses autres grands potes-collègues. C'est là où je me suis vraiment sentie spéciale. Mais je me retiens pas mal, je voudrais lui raconter plus de choses, le voir en dehors avec d'autres, mais il est quasi marié et ça ferait jazer. Pourtant y a rien de mon côté ni du sien mais j'ai du mal à gérer les relations mec-fille, encore plus au bureau. Mais putain heureusement qu'il est là parce que là encore il illumine mes journées sans le savoir.

    A vous!
     
  3. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    Au début, j'étais un peu confuse avec l'intitulé du sujet, mais j'ai vu cette phrase :

    et curieusement j'ai été inspirée tout de suite haha.
    C'est un mec que j'ai connu au lycée, et qui est l'incarnation de la tête à claques : hyperactif, humour décapant, hyper provocateur, se fout et contrefout de la morale et de l'opinion des gens... et est un Bisounours avec les trois lambdas qu'il décide d'aimer. Parmi ces trois lambdas : moi.

    Tout le lycée, tout le monde nous pensait en couple parce qu'on aimait bien se prendre dans les bras, se câliner, se donner des surnoms, mais malgré toute la tension sexuelle qu'il y avait entre nous, ce n'est qu'en se barrant du lycée, justement, qu'on est vaguement sortis ensemble. C'était n'importe quoi comme histoire, ça ne voulait rien dire mais il m'a quand même marquée par sa façon de s'exempter des codes, et d'être aussi libéré. Son côté "sans gêne" horripilait tout le monde, mais moi, c'est ce qui m'a fait kiffer.

    On a passé un mois ensemble, on a cassé de manière un peu tragique... et deux jours après, on était à nouveau potes comme si de rien n'était. Bon, on s'est rechopé quelques fois, mais vraiment sans calcul, pour rire, sans intention aucune de se (re)mettre ensemble. Là, il est parti à l'étranger pour ses études mais on est toujours en contact.

    Ce ne sera jamais plus mon mec car on est un cocktail désastreux en couple ; ce n'est pas vraiment un ami car ce n'est pas lui que j'appelle quand je bade, et il y a trop d'électricité entre nous... mais c'est un mec à qui je tiens d'une manière démesurée, parce qu'on a une complicité dingue, qu'on se chamaille comme des enfants... Et plus profondément, parce que je crois que c'est une des rares personnes dont je peux dire qu'elle a révolutionné ma vision de la vie (ah oui, carrément). Avant lui, le qu'en dira-t-on était ma pire crainte, rentrer dans les rangs était mon rêve absolu... et puis finalement non. Il m'a appris inconsciemment que la différence, et la liberté, c'étaient les choses les plus kiffantes et les plus épanouissantes au monde. Et ça fait un peu leçon de développement personnel à deux balles, mais voilà, ce mec, j'y tiendrai toujours énormément.
     
  4. Nyx

    Nyx
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    Bang Bang, Feuer Frei.

    Il y a un garçon qui me revient tout de suite à l'esprit. J'avais quoi, 15 ans peut-être, et c'était en colo d'été. Je sortais d'une peine de coeur comme on en connaît à cet âge-là (limite si le monde n'allait pas s'écrouler sous mes pieds...), et donc en colo j'ai rencontré ce garçon. Tout de suite on s'est très bien entendu et c'est devenu très tendre entre nous, mais nous ne sommes jamais sortis ensemble. On se prenait dans les bras, on se faisait des bisous sur la joue, il me consolait, en fait on avait l'air d'un couple, tout le monde était persuadé que nous étions ensemble, mais en réalité il ne s'est jamais rien passé, même pas un bisou sur la bouche. C'est juste de la tendresse à l'état pur tout en étant amis, pleins de petites attentions et de gestes affectueux, un peu comme quand on est petits en fait.

    Et cette relation qui n'en était pas une justement m'a fait un bien fou. C'était pas quelque chose de "sexué", il n'y avait aucune arrière-pensée, donc c'était "pur". Je garde vraiment un souvenir fort de ces 3 semaines passées avec lui.
     
  5. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    Je le connais depuis quelques mois maintenant. Il est beau, grand, intelligent, il a toutes les filles à ses pieds mais c'est à moi qu'il donne des surnoms débiles. J'ai été un peu amoureuse de lui, comme toutes les filles que je connais; je suis capable de passer des heures allongée contre lui à regarder Glee ou à parler de muséographie. Il me fait rire comme personne, il est très flegmatique et moi je suis très exubérante, je saute partout et lui ne se déride que rarement, lui ne sait pas quoi faire plus tard et j'ai de l'ambition à revendre. On se chamaille beaucoup et un des nos amis nous a surnommé "le renard et la cigogne" le jour où, pour la centième fois de l'année environ, j'ai refermé derrière moi en éclatant de rire la porte de la cantine pour qu'il soit obligé de la rouvrir pour passer. C'est lui qui m'a appris à fumer. On intrigue un peu les gens, personne ne comprend ce qu'on se trouve mais pour beaucoup de personnes, en tout cas, on devrait être ensemble.
    Ce qui serait probablement le cas ... s'il n'était pas gay.
     
  6. Caracallas

    Caracallas
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    C?était l?un des meilleurs amis d?une copine de classe. Du genre la fille la plus populaire du lycée. Lui, il avait un an de plus que moi, il m?intimidait.
    Et puis une fois, nous nous sommes retrouvés à un repas ensemble, et ca à été une véritable révélation. On ne se connaissait pas, mais on a tout de suite eux les mêmes délires, les mêmes discutions. C?était improbable mais complètement soudain. Du jour au lendemain, il est passé du statut de « mec plutôt populaire » au mec « presque tout ». On passait tous nos moments de libre ensemble. Il m?appelait Fleur de Cactus, et bien sur, tout le monde pensait qu?il y avait quelque chose entre nous.
    Et puis surtout, on était très différent. Lui, il osait s?affirmer, on l?avait traité de PD parce qu?il était le premier mec de mon lycée à porter des slims et il s?en foutait. Le quand dira t?on le laissait indifférent. Il était caustique, et terriblement lucide. Moi j?étais plus sur la défensive, agressive, mal dans ma peau. Il m?a aidé à me donner un équilibre.


    Et puis il est parti en fac, il a loupé sa première année, sa deuxième année. Et il est devenu une « star » du net. Au début il a tenu un blog, puis il a monté son webzine, et on s?est perdu de vue. Aujourd?hui il passe son temps à voyager en France, à rencontrer des gens, aller a des soirées hype. Au début, on le reconnaissait parfois dans la rue, maintenant, on lui demande des autographes . J?ai donc bien conscience que face à ses 4000 amis facebook, je ne suis plus rien aujourd?hui. Cependant pour moi, il reste et restera toujours mon Momo. Il reste ce gars que je croise parfois dans le train, qui vient me parler le plus naturellement du monde, qui me parle de ses angoisses, de la folie de sa petite boite. Il est toujours adorable, il m?accompagne là ou je dois aller et il me laisse en me promettant qu?on se reverra vite. Je sais à chaque fois que c?est faux, qu?il m?enverra un message dans six mois, parce que je lui reviens à l?esprit, soudain. Ce qui est triste, c?est qu?il s?est coupé de tous ses anciens amis, et je ne suis pas sur que les personnes autour de lui soit les meilleurs. Mais si un jour il a besoin, je serais là, j?espère juste qu?il le sait, en fait.
     
  7. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    La dernière en date n'est pas vraiment une relation. Lorsqu'il y a deux ans j'ai recommencé des études, je n'y croyais pas trop. Pendant la première semaine de cours, il y a eu les éternelles présentations, les jeux de rôles, toutes ces conneries. Un garçon est monté sur l'estrade, un peu timide. Je crois qu'il n'a plu à aucune à part à moi. Je parlais avec deux nouvelles copines, je me suis tue, je l'ai regardé en sentant un drôle de truc au fond de moi. J'ai été comme.. subjuguée. Je ne me suis pas inquiétée outre mesure, des coups de coeur idiots, ça m'arrive assez régulièrement. Je me suis donc contentée de le regarder et basta. J'étais incapable de lui parler, face à lui, j'ai douze ans à nouveau.
    Donc, ça fait deux ans qu'on se parle à peine (même si légèrement plus aujourd'hui), mais que sa présence aux cours me fait du bien. Je n'ai pas envie de plus, je n'en suis jamais tombée amoureuse, je ne rêve pas à sa peau. Mais lorsque j'angoisse, croiser son regard m'apaise instantanément. Avant d'entrer dans la salle d'examen, il m'adresse toujours un petit signe, un clin d'oeil, me murmure que ça va aller. Et lorsque je ne vais pas bien, j'ai tendance à rêver de lui. Ce ne sont jamais des rêves sexuels, mais toujours des rêves tendres et rassurants. Un rêve récurrent est celui où ma famille me crie que mon grand père est mort par ma faute et où il se matérialise pour me prendre la main et me donner un simple baiser sur les paupières. On se connait à peine, mais je suis attachée à cette non-relation. Je n'ai pas envie de la voir évoluer. Les quelques regards, paroles échangées me suffisent. Il m'apaise, c'est le mot.
     
  8. Sarahlalala

    Sarahlalala
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    des idées plein la tête..

    On s'est rencontrés par hasard à la fac. Je m'étais trompée d'heure et de salle et lui aussi, du coup on s'est rendu compte qu'on n'avait cours ni l'un ni l'autre et on s'est mis à discuter. Dès que je l'ai vu je me suis sentie "toute chose" il avait une façon si particulière de regarder les gens, comme s'il voyait en eux, un regard vraiment intense. Et puis on s'est dit à plus. ça aurait pu s'arrêter là mais on s'est revus le soir même par hasard à un concert, et ensuite de nombreuses fois par hasard, à la fac, en soirée, au métro, et même au supermarché..Il avait le don de me remonter le moral instantanément, de me faire me sentir juste heureuse,bien,comme si je n'avais besoin de rien d'autre que de sa présence. On est devenus plus proches et on a commencé à se voir plus souvent, j'ai découvert qu'il jouait du violon (et maintenant fatalement dès que je voie ou entend un violon je pense à lui) et puis on flirtait un peu. Par moment il ne donnait pas trop de nouvelles, c'est le genre de mec qui a des tas de potes et peu de temps (...) Il a eu une copine, mais notre relation n'a pas changé, les gens à la fac nous associaient,et moi je l'aimais tellement que cela me suffisait de simplement pouvoir le voir, traîner avec lui, parler de tout et de rien...
    Un jour on discutait au milieu de la foule et il s'est mis à pleuvoir. Tout le monde est parti se mettre à l'abri et nous on est restés parler sous l'averse. (et longtemps hein!) voilà pourquoi j'aimais tant notre relation, ensemble on ne faisait attention à rien ni à personne d'autre.
    Enfin voilà un beau jour il a arrêté de me donner des nouvelles, et de me répondre, j'ai une amie qui le croise de temps en temps à qui il dit qu'il aimerait me revoir , mais il ne fait rien pour... Il me manque mais je ne peux pas grand-chose s'il ne tient plus à moi, et j'ai trop d'orgueil pour le rappeler.
    Donc voilà pour mon histoire, ça ne se finit pas très bien, mais qui sait , peut être qu'on se reverra un jour...
    (Désolée pour le pavé!)
     
  9. Bouh

    Bouh
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    Think like a boss, act like a lady.

    J'avais un très bon copain , il y a un peu plus de 2 ans .
    On était super complices , on s'entendait vraiment bien , tout semblait naturel. Un jour , le désir c'est installé , pour de bon .Mais à l'époque , il avait une copine .
    On voulait s'embrasser , pour voir si on ressentirai quelque chose, si nos sentiments étaient fondés .
    On a attendu . Un jour j'étais chez lui , on discutait vraiment de tout et de rien .
    Sa copine a appelé , il n'a pas répondu et il m'a embrassé. Moi j'ai paniqué , je suis partie. Je ne voulais pas briser quelque chose entre eux , et je n'assumais pas mes sentiments pour lui .
    Une semaine a passé .
    Puis , j'étais pas bien du tout , alors une copine m'a invité à une fête . Je me rappelle que l'électricité a pété , c'etait un copain un peu lourd qui voulait nous faire peur .
    Et moi j'avais un peu peur dans le noir comme ça, et quelqu'un m'a pris dans ses bras , m'a parlé et j'ai reconnu sa voix.
    On ne se lâchait plus , il avait quitté sa copine , je l'aimais. Je crois que c'est le seul garçon dont j'ai été amoureuse . Mais ce n'était pas de l'amour , plus une sorte de passion , un désir constant . On ne supportait pas de voir l'un un peu trop près d'un autre , on ne pouvait pas se quitter pendant plusieurs jours. Puis , on a décidé de tout arrêté , car ça nous faisait souffrir cette emprise constante.
    Depuis un an. On a plus de contacts , car on sait que si l'on se revoit , tout recommencera. C'est plus que de l'amitié , mais pas de l'amour . Et je ne regretterai jamais d'avoir vécu ça avec lui . J'y pense encore souvent aujourd'hui . Je n'ai encore jamais trouvé quelqu'un qui me regardait comme lui , qui me faisait cet effet là .
     
  10. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    En parler relève probablement du masochisme. Mais en lisant les autres récits et ce titre, ce simple titre, je pense à lui.
    Je suis en couple et fiancée déjà depuis quelques années, et qui plus est fidèle. Il ne m'est jamais arrivé de songer à mettre fin à cette union là, à l'avenir en croquis, aux idées prévues, pour qui ou quoi.

    Lui et moi, pourtant, nous sommes abordés en douceur il y a plus d'un an et demi, jaugés en coin, jugés beaucoup, avons joué. De 6 ans plus âgé et déjà de plein pieds dans une remarquable situation professionnelle, il m'a apprivoisée par sa faculté à raisonner, au contrôle, à l'analyse. Tout et tout le temps. Il esquissait les contours du vrai des choses, de façon certes carrée mais toujours pleine de sens. Sensé, trop profondément sensé. Il disséquait et dénudait jusqu'à fleur de chair, surtout la mienne, sans que je me laisse pour autant trop faire. Car j'étais (et suis) tout son contraire : emportée, trop touchée, instinctive, tête en l'air. Et engagée, toujours. Je réagis avec force et par sauts, suis brutale dans le théâtral, me replie facilement en foetus. Je supportais mal un tas de choses de "la vraie vie" sur lesquelles il semblait posséder tout pouvoir et toute compréhension.
    Il avait des défauts, certes, et un joli tas. Un bel orgueil de surface, un regard trop droit, une sensibilité difficile à ébranler. Un être manichéen. Mais malgré ça, il compensait tout, se plaisait à arrondir mes angles et m'apportait un éclairage fou sur des éléments qui jusqu'ici, me rebutaient, me blessaient ou me fascinaient. Il me parlait de physique quantique de façon blanche et pure, à moi, la littéraire écoeurée par le moindre chiffre et l'infime atome. Il m'expliquait par croquis les hors-jeu et corner, m'initiait au poker, à la science, au travail, à l'avenir.
    Quant à moi, je lui parlais mouvements, peinture, couleurs, écrits. Douceur. Instinct.
    La raison et le coeur, tout ce qu'il y a de plus con.

    Il semblerait que je lui aie apporté trop de sentiments pour sa mesure, trop d'imprévu et trop de flou. Trop de ce qui ne rentre pas dans le cadre mesuré des choses de sa vie. Nous avons rompu tout contact en des éclats effroyables il y a plus de 3 mois, et pour cela, il est le seul que j'ai haï. Haï avec force, harge, dégoût, nausée, parce que je l'ai aimé, cette brute d'enfoiré, et qu'il est parti pour trop ressentir.
    Aujourd'hui encore, je ne saisis pas pourquoi. Pourquoi on part quand on aime, pourquoi la préférence va au rien plutôt qu'au bon, au doux, à ce qui effleure et plaît. Apaise et apprend. Aujourd'hui je le déteste et le regrette, car il me manque dans ses savoirs et sa Bêtise.

    L'an prochain, j'entame une nouvelle vie que je n'aurais pu débuter sans lui. Je me rapproche dangereusement de l'endroit où il vit, bouge, évolue, et n'est donc plus à l'abri de le croiser au détour d'une rue. En pareil cas, je ne sais encore si je le giflerai ou me nicherai dans ses bras.
     
  11. (0²)

    (0²)
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    Heureuse, simplement

    Je l'ai connu grâce à un ami d'enfance il y a 2 ans. On était aller faire les magasins. Il y avait lui, mon ami d'enfance et un autre ami que j'ai connu grâce à mon ami d'enfance et moi. Cette première rencontre fut timide. On ne s'était presque pas parler. Mais il était sympa. La fin de journée était arriver et on se parlait plus qu'en début d'après midi. En rentrant, on avait eu un délire. On s'est échanger nos numéro de téléphone et le soir même on s'est échanger notre premier sms. Les jours ont suivi et on s'envoyait sms sur sms. On délirait, on se confiait .. Puis je suis parti en vacance. Et c'est là que tout a commencer. Je m'attachais de plus en plus et lui aussi. On s'envoyait toujours autant d'sms. Et un jour, il m'a avouer qu'il m'aimait et qu'il voulait commençais quelque chose avec moi. D'après mon ami d'enfance, il était sincère. Alors 2 jours après, je lui ai dit oui. On s'est revu quand je suis rentré. On été aller à Starbuck sur les champs. C'était toujours avec les 2 autres mec. On était si bien ensemble. On s'entendait parfaitement bien. On s'aimait. Malheureusement, 2 mois plus tard tout était fini. Il m'a quitté et je ne saurais jamais vraiment la raison. Je me souviens que je l'harcelais pour avoir des explications en vain .. Ce premier cadeau, ce premier bowling, ces sortis sur Paris .. Je m'en souviendrais toujours. Le jour où je me suis mis en couple avec mon copain, il est revenu. Il m'a renvoyé un sms pour me dire qu'il regrettait, qu'il aimerait bien recommencer .. Mais j'ai pas eu le courage de reculer. De quitter mon copain alors que ça venait juste de commencer. Je ne pouvais pas. Je n'en étais pas capable et je ne le suis toujours pas. Alors je lui ai expliqué tout ça. Il n'avait pas l'air de comprendre. Il s'en voulait en faite. Puis il y a eu cette dispute sur msn où j'ai cru que je le perdais pour toujours. Au fur et à mesure je pensais toujours à lui même si il n'y avait plus aucune nouvelle. Le jour de son anniversaire, j'avais eu le courage de lui envoyé un sms et de lui laisser un message sur son mur facebook. Il m'a répondu, tout était redevenu normal. Mais le lendemain, plus rien. Longtemps après, il y a 4 - 5 mois j'ai reçu un sms de sa part. On se manquait. Tout était redevenu comme avant. Sms sur sms. Délire sur délire. Puis on s'est revu. En cachette de mon copain et en cachette de sa copine pour lui. Pendant 1 mois - 1 mois et demis on s'est vu et revu clandestinement. Puis j'ai décidé d'arrêter. Je n'en pouvais plus de mener cette "double" vie. C'était ambigüe. On savait l'un comme l'autre qu'on se manquait. Que quelque part, on s'aimait encore. Tout en sachant qu'il n'y aurait jamais plus de "nous". Je savais que ça nous mènerait nul part. Je savais que je n'allais pas gâché ma relation avec mon copain pour lui. Mon copain l'a su alors je lui ai dit. Il y a eu beaucoup de dispute à cause de cette histoire. ça lui a fait mal de savoir qu'il me manquait, que je l'avais revu mais on est resté soudé. Il m'a fait promettre de ne plus jamais le revoir et de ne plus jamais lui reparlé mais parfois je doute de pouvoir la tenir tellement mon envie est forte. Depuis un petit peu plus de 3 mois, il me reste facebook comme seul lien d'avoir de ses nouvelle. De faire ma curieuse. De savoir s'il va bien ou pas. Il y a aussi notre ami à qui je demande parfois s'il va bien ou non. On ne se parle plus mais je n'arrive pas à ne plus penser à lui. Il y a quelque chose d'inachevée dans notre histoire. Quelque chose qui restera comme ça. Je tiens à lui. Il me manque .. Mais impossible d'entretenir quelconque relation avec lui. Je n'y ai pas le droit et de toute façon, ça restera ambigüe. Alors j'essaye de faire avec mais c'est dur. Je devrais l'oublier mais je n'y arrive pas. Je lui en ai voulu d'être revenu. Car maintenant, c'est pire. Bien pire qu'avant. Mais c'est comme ça.

    Quand j'ai lu les textes, ça m'a direct fait penser à lui ! ça fait tellement de bien de pouvoir en "parler", de pouvoir faire partager ce que je ressent .. Même si je n'aurait pas du écrire car maintenant, je vais y penser.
    Merci aux mad' qui ont eu le courage de me lire ! :).
     
  12. dmoizelle

    dmoizelle
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    Heureuse, simplement

    Hé ben moi, c'était mon coach de hand, pendant ma première année de ce sport "à contact", comme il disait. Et ça a comencé par des câlins, des bisous avec comme excuse le contact de la défense. Et puis ensuite des textos, des conversations msn, des journées soldes... Un début d'amitié, jusqu'à ce qu'il m'invite à manger chez lui. Là, ça a dérapé, c'était plutôt drôle d'ailleurs, et nouveau, le plaisir du jeu du "on est amis mais on cherche un contact physique pour laisser faire notre envie sexuelle". C'est ce qui s'est d'ailleurs passé, plusieurs fois, sans qu'on soit ensemble et dans le plus grand secret. C'est peut-être pour ça qu'à chaque fois qu'on se voit, on peut se parler mais toujours avec une certaine retenue malgré tout, avec ce petit truc inexprimable de deux mômes qui savent qu'ils ont fait une bêtise qu'ils ne peuvent pas avouer et qu'ils gardent en secret :)
     
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