Changement d'orientation, parcours scolaire peu commun?

Sujet dans 'Etudes, stage, emplois - Le Monde de l'entreprise' lancé par AnonymousUser, le 6 mai 2010.

  1. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    Bonsoir,

    ceci s'adresse aux filles qui, durant leurs années de fac/ haute école/ prépa ou que sais-je encore, ont choisi de changer d'orientation pour raisons diverses.. : on se rend compte qu'on aime pas du tout ces cours là, on décide de plutôt se lancer directement dans la vie active, bref un déclic quoi !

    Venez me raconter votre histoire et dites moi où vous en êtes aujourd'hui!
     
  2. nebuleuse-2

    nebuleuse-2
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    Knowledge is Power. Guest

    Ça correspond pas spécialement à ce que tu demandes mais voilà ma petite histoire:
    J'étudie la psycho depuis 4 ans et tout se passe très bien , je réussis sans problème. Mais je ne veux pas du tout faire ça plus tard, même si je trouve ça super intéressant maintenant ! Donc je mords sur ma chique depuis le début de cette année (j'ai eu une illumination et je veux créer, faire un truc plus artistique, libre, personnel parce que à l'unif, on produit rien de nous même, on ne fait qu'absorder...).
    Et dans 2 ans je prévois de m'inscrire en cours du soir dans une école de stylisme ou de photo... Mais j'ai peur de l'acceuil qu'on me réservera justement à cause de ce revirement, peur d'être face à des réactions comme "t'as déjà un super diplome, à quoi ça va te servir de faire ça, laisse la place à celles qui en ont besoin..." Alors que moi aussi j'en ai besoin, pour être bien, pour me sentir moi-même, pour arriver à réaliser au moins en partie les rêves que j'ai depuis toujours.

    Voilà voilà mon point de vue par rapport à ma future réorientation! J'ai hâte de lire les commentaires des autres madz :)
     
  3. accroche-coeur

    accroche-coeur
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    est partie.

    En terminale, je ne savais pas quoi faire l'année suivante et je me suis dit : oh infirmière pourquoi pas. Je me suis inscrite au concours, j'ai révisé et je me suis rendue compte que ça ne me plaisait pas plus que ça. J'ai raté l'oral du concours et bon je m'en foutais vu que c'était pas ce que je voulais faire.
    J'ai mon bac, je sais toujours pas quoi faire et j'envisage ma 1ère année comme une année qui compte pas donc je m'inscris à la fac dans un truc qui a l'air super intéressant. J'hésite entre une fac d'espagnol ou une fac de socio. Je vais en socio parce que j'avais peur de trop aimer la fac d'espagnol et d'y rester alors que les débouchés ne m'intéressent pas. (avec le recul et quand je vois le parcours de Nyx, je me dis que j'ai eu tort). Donc voilà septembre 2007, je suis en fac de socio, c'est cool, ya des cours bien intéressant mais je réfléchis à ce que je veux faire à la prochaine rentrée.

    Sauf que voilà, mes parents sont restés bloqués sur "ma fille elle veut être infirmière et même si elle dit qu'elle veut pas repasser le concours, il faut qu'elle le repasse. C'est la déception et l'échec qui lui font dire qu'elle veut pas le repasser". Oui bien sûr, mes parents savent mieux que moi ce que je veux. Pour raccourcir disons qu'ils me forcent à m'inscrire au concours de novembre pour la rentrée en février 2008. Je révise l'écrit quelques jours avant, j'ai de très bonnes notes. Je révise l'oral la veille de mon passage : j'ai 11/20. En cumulant les notes écrit et oral ça me donne une moyenne de 14, je suis prise à l'IFSI.

    Bref, je suis pas du genre à abandonner, je me dis : voyons ce que c'est, fait ton possible. Peut être que ça ira. Et honnêtement, ça allait, c'était pas trop mal. Bonne ambiance, pas mal de cours intéressant. Je fais le 1er stage, ça se passe très bien, je suis tombée dans un très bon service. Sauf que voilà, c'est pas trop mal, mais c'est pas ça non plus. Je sais que ce n'est pas ma place. Je veux autre chose.
    J'hésite vachement, on est en juin 2008, est ce que je continue quand même pour faire un an et avoir une équivalence aide soignante pour avoir un diplôme ou est ce que j'arrête maintenant pour faire autre chose dès la rentrée prochaine. Finalement j'arrête, je vais en fac d'économie et là, ça me plait bien bien plus. Je suis en fin de deuxième année, je pars en Espagne l'an prochain pour la L3 et les choses pourraient difficilement être mieux.


    Je ne regrette pas tellement l'école d'infirmière. Ça m'a permis d rencontrer du monde. C'était une expérience sympa. Maintenant je n'ai plus de problème avec ma famille mais quand j'étais en 1ère année d'éco, on m'a régulièrement demandé quand est ce que j'allais arrêté. Je suis passée pour une grosse pauvre fille qui ne sait pas ce qu'elle veut et qui zone d'un endroit à l'autre. Mes parents ont la mémoire courte apparemment parce que ça a toujours été prévu que je ne fasse qu'un an max en socio mais bon. C'était quand même très difficile à ce moment d'assumer tout ça.
     
  4. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    Merci de vos réponses, les filles. La tienne, accroche-coeur, me parle tout particulièrement. :)
     
  5. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    Pendant mon année de terminale je n'ai pas vraiment beaucoup réfléchi à ce que je voulais faire l'an prochain. Ça me paraissait assez lointain, jusqu'à ce que le problème du fameux post-bac soit posé.
    Je voulais au départ faire une LEA anglais-chinois, mes proches m'ont un peu mis la pression en me demandant si j'avais une idée précise de projet professionnel. J'en ai un peu discuté avec ma cousine qui m'a parlé du droit et comme je trouvais ça intéressant je me suis dit "Pourquoi pas ?".
    Maintenant que j'y repense j'ai vraiment été trop influençable, les avis des autres n'ont fait que m'angoisser. J'aurai dû ne penser qu'à ce que je veux moi.
    La rentrée est arrivée, puis les TD et j'ai pendant longtemps pensé que quelquechose clochait chez moi, que j'étais juste une incapable alors que le droit n'est tout simplement pas pour moi.
    Quand j'y repense ça me paraît évident mais à chaque échec je suis plutôt du genre à me refermer sur moi-même et me remettre en question de A à Z.
    Ma mère a assez bien réagi quand je lui ai dit que je voulais me réorienter l'an prochain, pas mon père il pense toujours que je peux y arriver(c'est assez déroutant :s).
    Concernant l'an prochain je veux intégrer une L1 de médiation culturelle, j'ai vraiment l'impression que je vais me sentir comme un poisson dans l'eau. Ce n'est pas comme l'an dernier, j'ai bien regardé les programmes des différentes licences, les débouchés, je suis déjà allée sur place. J'ai étrangement l'impression d'avoir beaucoup plus les choses en main. Enfin bon j'attends la réponse le fait de faire toutes ces démarches me fait me sentir plus indépendante.Mais bon les résultats ne sont pas encore là.
    Quoiqu'il en soit j'ai quand même rencontrés des gens très sympas (avec qui je garderai contact) acquis quelques connaissances basiques en droit (ça ne fait pas de mal) et réalisée que ne pas réussir dans un domaine n'est pas forcément un signe de médiocrité. Je suis aussi moins perfectionniste et dure avec moi-même. Je pense que lorsque j'y serai et enfin sûre d'avoir fait le bon choix cette fois je verrai avec un ?il plus positif ma L1 en droit, pour le moment j'ai du mal à en parler sans avoir un peu l'impression de perdre un an. Il me faudra du temps et du recul.
     
  6. Navy.

    Navy.
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    Mille quatre-ving seize.

    En Terminale, j'ai hésité entre de nombreux parcours, allant de la communication à infirmière en passant par des études dans la bijouterie/joaillerie.
    Finalement j'ai fait une première année en DUT dans le domaine de la communication et comme certaines matières ne me plaisaient pas, j'ai changé pour un BTS dans la communication toujours. Au final, je me suis rendu compte cette année avec mes stages que ça ne me plait pas du tout (autant la théorie peut être intéressante que dans la pratique, ce n'est pas du tout mon truc). Du coup j'ai décidé de terminer mon BTS, d'éventuellement prendre une année pour moi ensuite et enfin de commencer une formation pour être infirmière.
     
  7. Russell

    Russell
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    Tête d'ampoule

    En seconde j'étais bonne dans à peu près tout, mais comme j'aimais beaucoup l'éco, j'ai fait un bac ES.
    J'ai adoré le lycée, je me sentais vraiment bien, et j'avais d'excellentes notes.
    J'ai hésité entre faire une licence MASS ou une prépa ECE. Mais je voulais partir de chez moi, et je voulais vraiment faire prépa.
    Arrivée en prépa, c'est la cata. Je pleure devant presque tout mes profs, je pleure le matin sur le trajet. Bref, l'horreur. Du coup j'arrête, et je vais en Mass.
    Arrivée en Mass, c'est la grosse galère. J'ai déjà du retard à cause de mon bac, puis j'ai pas fait le premier semestre. A côté de ça, je m'ennuie en éco. Ah, et quand les gens voyent que non, j'étais pas dernière de ma prépa (J'étais 24ème avec un 0 en AEH, sachant que c'est fortement coefficienté. Parce que oui, même avec un certificat médical si vous loupez un DS parce que vous vomissez partout, vous avez 0).

    Bref, cette année, entre des problèmes de santé et d'orientation, ça aura été bien l'angoisse !
     
  8. Dies Irae

    Dies Irae
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    A l'issue de la terminale, je me suis dirigée vers une licence de physique chimie, avec un projet professionnel qui, sans être d'une grande précision, était déjà bien dessiné dans ma tête : je voulais travailler dans la vulgarisation scientifique, l'enseignement, la découverte des sciences pour les plus jeunes. Cela pouvait donc se traduire par l'enseignement dans le secondaire, ou alors, quelque chose qui m'aurait plus tenté, travailler dans des structures type Cité des Sciences, Palais de la Découverte, ou alors des journaux comme science et vie junior. Expliquer aux enfants comment se forme une bulle de savon, pourquoi nos cheveux se dressent quand on enfile un pull... Tout ça m'attirait beaucoup.

    Et puis pendant ma première année j'ai réalisé une chose fondamentale : pour pouvoir vulgariser, il faut être blindé en amont sur la théorie, et donc se farcir des heures et des heures de travail théorique sombre et poussiéreux... Et là, j'ai dis stop. L'idée même de recommencer une année de plus dans cette voie m'apparaissait comme un enfermement, une promesse de déprimer pour le restant de mes jours. Outre les cours qui ne me plaisaient pas, je ne me sentais pas à ma place dans cette fac, je n'aimais pas le campus, je n'aimais pas les gens, j'avais envie de partir loin, très loin. Je me sentais globalement très seule.


    Après ce cours épisode non concluant, je me suis donc dirigée vers l'orthophonie. J'ai fait une prépa à Rennes, j'ai passé le concours, je l'ai eu... et je suis partie m'installer à Paris, avec mon amoureux, et je me sens tellement mieux....
    J'ai l'impression d'avoir trouvé ma place. Ma motivation n'est pas toujours au beau fixe, et je me prends souvent à avoir envie de sécher les cours pour une raison quelconque, je n'ai pas souvent une envie folle de bosser mes cours, de lire des tas de bouquins qui sont pourtant censés me passionner... Mais ce que je vois en stage me plaît, et je sais que c'est ça que j'ai envie de faire.


    Changement de cap réussi, donc !
     
  9. Erialk Gumare

    Erialk Gumare
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    Soudainement optimiste

    Bon et bien je crois que ce topic me concerne un peu !
    En effet, après avoir fait deux premières années de médecine, je suis reçue en dentaire, ce qui est mon 1er choix, je suis donc ravie !
    Mais voilà, beaucoup, beaucoup, beaucoup de TPs ... où je n'excelle pas vraiment. Et puis bon, la plupart des matières ne me passionnent pas. Et là, 4ème année, hop on commence à soigner nos premiers patients . Tout se passe super bien avec les patients mais bon ce que j'aimais surtout c'était parler avec eux, les rassurer, leur expliquer, les écouter ... et pas tellement leur faire des détartrages ou dévitaliser leurs molaires . Bref, je ne me voyais pas du tout faire ça toute ma vie . J'ai donc arrêté. Décision qui n'a, globalement, pas été super bien acceptée par mon entourage. Enfin, heureusement, certaines personnes m'ont beaucoup soutenue !

    Donc voilà, je commence la fac de psycho à la rentrée 2010. Je ne sais pas encore en quelle année (j'aurais la réponse en juillet) .
    Je regrette de ne pas avoir plus réfléchi avant de commencer dentaire mais bon... J'ai appris plein de choses, j'ai vu que j'aimais vraiment être au contact des patients donc je ne pense pas avoir complètement perdu mon temps !
     
  10. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    Je suis un peu dans la même situation.

    J'ai eu un bac dans l'agroalimentaire (je voulais du concret), les études supérieurs dans ce domaine ne m'intéressaient pas. Après le bac donc, je me suis retrouvée en panique à l'idée de savoir ce que j'allais faire l'an prochain. Ma mère m'a orientée vers un métier qui selon elle me correspondait. De peur de la décevoir, j'ai accepter, j'ai réussi dans tout ce que j'ai entrepris (concours, examens etc). Seulement, je ne me sens plus à ma place. Les cours sont intéressants mais je ne me vois pas faire ça plus tard.
    Honnêtement, je suis mal actuellement dans mes études. je fais de mon mieux mais je vois bien que je ne suis pas investie comparée aux autres. Je fais des efforts pour bien finir mon année, voir si je peux continuer. J'ai quand même réfléchie à une autre orientation et j'ai trouver une branche qui me plairait.
    La seule chose qui me retiens de ne pas tout arrêter maintenant, ce sont mes parents. Je flippe de leur annoncer (c'est eux qui m'ont payés ma prépa et mes années de formations). J'ai aussi peur de me planter à nouveau.
    Bref, ce topic me parle.
     
  11. Polysemie

    Polysemie
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    Roule une pelle a la vie

    A moi aussi il me parle ce topic! Je suis un peu perdue concernant mes choix d'avenir,d'ailleurs j'ai posté mon désespoir ici
    Cela me rassure un peu de voir que je ne suis pas seule dans ce cas, et ça m'encourage un peu.
     
  12. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    Je suis actuellement dans cette situation.

    J'ai 21 ans et aucun diplôme du supérieur en poche alors que j'ai eu mon bac à 18 ans et j'ai suivi une formation jusqu'à présent (dont un an de prépa').
    Les cours étaient intéressants mais je me suis vite aperçue en deuxième année que je n'adhérai pas à l'état d'esprit de mon école et au métier auquel je me prédestinai.
    Du coup, j'en suis à tout lâcher pour me réorienter. L'an prochain, j'aimerai aller en fac de socio avec option économie renforcé afin de pouvoir passer les concours sciences po' l'année prochaine. Ça c'est mon projet.

    Pour mes parents je passe, comme l'a dit accroche-coeur,pour une pauvre fille, celle qui ne bosse pas. Celle qui a les capacités mais qui ne s'en donne pas les moyens. C'est assez dur de s'entendre dire par ces parents qu'ils sont très déçus de nous et surtout qu'on a "dilapidé" leur argent pour au final, rien. Quand j'ai ma mère au téléphone, je l'entend me comparer sans cesse aux enfants de ses collègues de boulot qui EUX bossent comme des fous, sont en médecine ou école d'architecture etc. Je sais que je vais avoir ce discours tout l'été et ça me tue.C'est déjà pas très valorisant de ses dire qu'on se "cherche" aux niveaux des études alors être comparer à de "brillants étudiants modèles" encore moins.
     
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