Comment est-ce que tes parents t'ont « bousillée » ? — La Question Reddit

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Mymy, le 3 novembre 2015.

  1. Mymy

    Mymy
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    Member of ze Rédac', membre actif des Croisé-e-s contre l'invocation de Pierre Desproges, et accessoirement beau foufouillon.
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  2. Masthet

    Masthet
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    Quand j'avais 6-7 ans, mon frère a été diagnostiqué surdoué, a passé des tests de QI et tout le toutim. Moi j'étais hyper avide de connaissances et d'expériences petite, du coup j'ai demandé à en passer un aussi. Genre activité du mercredi. Je n'avais aucune idée de ce que ça impliquait, juste que mes parents étaient fiers de mon frère.
    Mes parents m'ont donc répondu le plus naturellement du monde que je ne ferai jamais ce test, parce que j'allais faire la tête en obtenant un moins bon score.

    Voilà. Confiance en soi zéro et rivalité malsaine avec mon frère depuis.
     
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  3. Peace&Love&It;3

    Peace&Love&It;3
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    Pronom: elle ou ael

    Les miens m'ont bousillée avec leur hétérocentrisme tout nul. Je rame encore pour accepter ma pansexualité que j'ai mis des siècles à réaliser. Autant dire que le coming-out n'est pas pour tout de suite :sweatdrop:
     
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  4. Silverblue

    Silverblue
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    Personnellement j'ai hérité du GROS manque de communication de mon père, c'est le genre d'homme qui ne dit jamais rien. On ne parle jamais de ce qu'on ressent et ça a été un gros problème pour moi.
    Quand a ma mère elle est super gentil mais du genre à sortir des choses horribles quand elle est en colère ( vraiment horribles ) même si après pour elle il n'y a plus rien, du coup pendant longtemps j'ai trouvé ça normal et je la laissait faire, je me laissais faire par elle et les autres personnes qui ont ce genre comportement.:mur:
     
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  5. Rochelle F.

    Rochelle F.
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    Aventurière de canapé! Je cherche des réponses à toutes questions qui passent.

    Moi je suis l'amie de ma mère. Ou la mère de ma mère. Ca fait 8 mois que je l'ai "punie", pour lui apprendre le respect, et la guérir de son égoïsme. Maintenant, je traite tous les "adultes" pour des assistés et des gamins. J'ai même utilisé les trucs que j'applique sur ma mère, sur un collègue/supérieur pour faire ce que je voulais.
    .... parfois je me dis que j'ai un sérieux problème...
     
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  6. Zora44

    Zora44
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    JJ Lis !!!!

    Je me retrouve beaucoup dans le témoignage sur les mères qui critiquent tout. Ma mère, après avoir eu deux enfants (mon frère et moi), a pris pas mal du poids qu'elle n'a jamais perdu. Donc elle s'est focalisée sur sa fille chérie qui a des formes (poitrine, un peu de hanches, des fesses) et a eu une prise de poids assez rapide (pilule + rupture douloureuse donc jetée dans la bouffe). Et à partir de là ça n'a été que des conseils pour faire des régimes, des phrases comme "tu ne devrais pas te resservir / ne mets pas des choses moulantes/...", autant vous dire que je n'ai eu aucune confiance en moi pendant très longtemps et que je passais (et je passe encore) mon temps à me comparer aux autres filles plus minces que moi que je croise dans la rue.
    Actuellement j'ai la chance d'avoir un amoureux qui aime mon corps et m'encourage à m'aimer comme je suis, je travaille sur ce regard "négatif" mais c'est long..
     
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  7. FeeNomene

    FeeNomene
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    Keep calm & sparkle

    Mon père a quitté ma mère alors qu'elle était enceinte, après 7 ans de relation et 3 ans à essayer d'avoir un bébé. Enfin au moins il n'a pas eu le temps de faire trop de mal !

    Ma mère, elle, est une obsédée de la balance, du haut de son mètre 50, elle est persuadée que 46kg est le poids IDEAL pour sa taille. Et donc la mienne accessoirement. J'ai passé mon enfance à la voir grimper sur la balance et manger des tomates crues à la place du repas. Evidemment j'ai suivi son chemin, sauf que je suis pas d'un naturel mince et je suis TRES gourmande, pas sportive pour un sous, et à l'adolescence je me suis privée de manger, puis j'ai trop mangé, pour finir boulimique, avec un bel assortiment de d'auto-mutilations et une phobie scolaire. Ma mère, elle disait que j'avais un soucis de poids, refusant obstinément de voir mes problèmes. J'ai fini par atteindre 62kg avant de me lancer dans un choix de nourriture équilibrée, en réalisant que son mode de vie ne me convenait pas, et que je serais bien plus heureuse en mangeant ce que j'aimais en quantité raisonnable, et surtout sans me sentir obligée de vomir / avaler des laxatifs / refuser de manger 3 jours ensuite. Aujourd'hui je fais 52kg et je dois encore lutter chaque jour pour ne pas repartir dans mes vieux travers, malgré l'amour de mon super chéri. Elle a foutu en l'air ma confiance en moi et mon image corporelle, quel que soit mon poids, je resterai toujours une petite grosse dans ma tête.
     
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  8. Katya2.0

    Katya2.0
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    Ma mère qui emmagasinait toute la colère qu'elle ressentait au boulot pour hurler quand elle rentrait à la maison. Et étant donné qu'elle était hyper exigeante au niveau de mon travail et de mes notes (ce qui partait pas d'un mauvais sentiment, c'était pour me donner toutes les chances de réussir...), j'ai toujours tenté d'être parfaite pour ne pas la décevoir. Aujourd'hui, je suis légèremeeeent anxieuse, et maintenant que je n'ai plus réellement de motivation extérieure (bien que la peur de décevoir est toujours ancrée en moi), j'ai du mal a me motiver par moi-même.
    Et sinon mes parents ne sont absolument pas démonstratifs, ils ne parlent jamais de leurs sentiments. Comme si c'était une faiblesse. Je suis encore en train d'apprendre à accepter d'avoir des émotions, et à tenter de les exprimer, plutot que de les refouler...
     
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  9. ChriX

    ChriX
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    La machine est lancée. Prepare your anus. ***En cours d'écriture***

    Ça fait quelques temps que je suis persuadée que tous les maux de la terre sont la faute des personnes assez folles pour faire des enfants sans même réfléchir à l'ampleur infinie d'une telle responsabilité, et en lisant cet article et les premiers commentaires, je n'ai jamais été aussi convaincue d'avoir raison.

    Pour ma part, ma mère n'en a tout simplement jamais rien eu à foutre de moi. J'étais comme un fantôme pour elle, et elle en est vite devenue un pour moi quand j'ai compris très jeune qu'elle ne m'aimait tout simplement pas, sans la moindre raison, explication, logique ou que sais-je. Mon père a donc été mon seul véritable repère parental, et forcément vu l'ampleur de la tache, il n'a pas été totalement à la hauteur, mais malgré toutes les erreurs qu'il a pu faire dont certaines aux graves conséquences, je me dit que c'est toujours mieux que rien.

    Bref, si je devais en tirer une leçon, se serait : ne fai•te•s pas d'enfants à moins d'être prêt•e•s à y consacrer toute ton/votre existence pour son bien.
     
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  10. Marie-Lee

    Marie-Lee
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    Quand j'avais 7 ans, mon père a oublié de venir me chercher à l'école (ou alors il était très en retard, je ne sais pas trop). J'ai vu avec angoisse tous les autres enfants s'en aller petit à petit jusqu'à rester toute seule pendant un temps qui m'a paru très long. J'étais très désemparée et angoissée. J'ai fini par pleurer si fort que des gens habitant à côté de l'école sont sortis de leur jardin pour venir me parler... et mon père est arrivé. Pas d'excuse, pas d'empathie presque une engueulade pour me dire que j'aurais dû retourner attendre dans l'école.

    Depuis j'ai une forte angoisse d'abandon qui peut me plomber un peu mes relations amicales et amoureuses. Je supporte mal qu'une personne avec qui j'ai rendez-vous sois en retard, ça m'attriste, ça m'angoisse ou ça me fâche selon les situations.

    Mais bon, à sa décharge, mon papa a été très maltraité par ses parents, au final il ne s'en est pas trop mal tiré et a sans doute fait de son mieux.

    Et sinon
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  11. Azelais

    Azelais
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    Z'avez pas vu Mirza?

    Les trottoirs de Paris, de Manille ou d'Alger pour apprendre à marcher. De rien. :cretin:

    Et moi ce serait : l'inquiétude envers l'ensemble du genre humain, gentiment léguée par ma maman de manière tout à fait inconsciente. Grâce à elle, je vois un possible psychopathe découpeur de jeune fille derrière n'importe quelle personne ayant un comportement déviant un minimum de la """normalité""" (j'exagère, mais à peine :stare: ). Merci mamaaaaaaaaan.
    Ceci dit, certains de ces "traumatismes" ne sont pas tous entièrement mauvais: l'habitude de mes parents de se faire la gueule et de faire exploser les petits moments joyeux avec des disputes à la con m'a transmis une très grosse angoisse des conflits... Mais qui est plus ou moins devenue une force : ça m'a vaccinée et au moins aujourd'hui, quand j'ai le moindre problème avec les gens qui comptent pour moi, je cherche tout de suite à tuer le conflit dans l'oeuf en en parlant paisiblement. Et ça me rend heureuse de savoir qu'au moins, cette erreur-là, je ne la reproduirai pas. :)
     
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  12. DasHYM

    DasHYM
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    C'est un petit peu bizarre mais voilà ma participation:

    Ma mère minimisait entièrement tout ce qui pouvait m'arriver de bien ou de mal.
    Que mes notes reviennent à des plafonds "standards" pour mon Qi, c'était juste "normal" et il n'y avait aucune félicitation ou encouragement ou soutiens ou même de reconnaissances des semaines entières à travailler et à "coup de boule" mentalement ma flemmardise ou mon pessimisme sur moi-même pour réussir. Je ne suis toujours pas bien dans mes basquettes et j'ai jugé, pendant très longtemps, tout à fait inutile que j'apprenne quelque chose ou que je passe un quelconque examen pour vérifier mes connaissances. Ma psychiatre a du demandé que mes notes, au lycée, ne me soient plus divulgués sur mes copies, uniquement les commentaires et les corrections. Seul quelques professeurs ont accepté de jouer le jeu, mais c'était vraiment, sympa.
    Pour "l'autre côté", j'ai eut un accident de voiture en étant piétonne. Elle a refusé en bloc la gravité de l'accident et m'a gloussé au nez en me complimentant sur la belle minerve que j'avais lorsqu'elle m'a rejointe à l'hôpital et m'a houspillée du jean entièrement fichu que j'avais dont les pompiers ont du découpé toute une jambe pour voir l'une de mes blessures et commencer à la traiter. (J'ai été touché du côté gauche du corps par le nez de la voiture, j'ai ricoché sur le capot avec la tête qui a fait un premier "poc" et j'ai finis ma course en glissade sur le bitume et la tête a refait "poc" dans le sens inverse.) Elle a minimisé mes dépressions, refusé que je vois des psychiatres adaptés et refusé, aussi, l'évidence de l'auto-mutilation dans laquelle j'avais plongé pour "ressentir quelque chose".
    Elle m'a, malheureusement, inculquée la négligence vis à vis de moi-même à tout les niveaux de mon côté.

    Mon père m'a apprit l'anxiété, l'angoisse et un complexe d'infériorité constant. Mon père a de la voix, une VOIX. Une vraie, quand il la pousse et décide de t'engueuler: les murs et le sol semblent trembler sous ses intonations graves et tu n'oses plus bouger ne serais-ce qu'un petit orteil. Mais soyons très clair: il n'a jamais levé la main sur ses enfants. Néanmoins, sa voix suffisait. Tout comme les innombrables attentes qu'il avait vis à vis de moi et dont il ne me disait, strictement rien.
    A 12 ans, donc, je me suis retrouvée à devoir deviner que je devais passer l'aspirateur, que je devais étendre le linge ou que je devais aller faire les courses pour du pain ou du ketchup manquant... Ou que, simplement, mon père avait envie de regarder un film et que je devais commencer à chercher la chaîne et m'installer à côté ou encore préparer, de moi-même, le plateau-apéro. J'ai finis par avoir peur de bouger de mon petit lit d'enfant, de peur de ne pas avoir fait la bonne chose au bon moment pour me prendre une soufflante dans les oreilles sans que je comprenne pourquoi ou comment.
    J'ai appris que les autres avaient des attentes de tout le monde et qu'ils ne vous les diront sans doute jamais. Ils vous veulent comme un idéal, un télépathe capable de savoir ce que vous avez besoin et ce dont vous avez envie pour y répondre. Jamais vous ne ferez suffisamment bien les choses, jamais vous ne serez à la hauteur et jamais vous ne pourrez en vouloir à l'autre personne, parce que c'est VOUS qui n'avait pas fait quelque chose. Donc. C'est de ta faute.

    Des bons petits travers. Malgré tout c'est mes parents et m'en détacher a été suffisant pour commencer à cerner les soucis et à travailler dessus. :) Je ne minimise plus ma santé et j'essaye de retrouver mon égo et ma confiance en moi dans les études/travail.
     
    Hoara, polpjulie, Juub et 37 autres ont BigUpé ce message.
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