Comment j'ai compris que j'étais intelligente... malgré le sexisme

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Melissa, le 24 février 2017.

  1. Melissa

    Melissa
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  2. Daily Mail

    Daily Mail
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    "You must go on. I can't go on. I'll go on." Samuel Beckett

    Wow, très intéressant ce témoignage ! Ça m'a permis de me rendre compte de pas mal de choses.
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    Et j'espère que le frère de la Madz réussira à trouver sa voie, plutôt que de rester dans un cursus qui ne lui convient pas.
     
    Lis, lafillelabas, shae661 et 7 autres ont BigUpé ce message.
  3. sinae

    sinae
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    Moi aussi j'ai eu cette impression de pas être trop intelligente... J'avais des bonnes notes toute la primaire et collège sans rien faire (j'étais appliquée, sérieuse....), mais en vrai je foutais pas grand chose !
    Et du coup, j'ai jamais eu de vraie méthode de travail, donc j'ai commencé à galérer au lycée et ce fut la catastrophe après.... Mais mes capacités de mémorisation et d'écoute m'ont sauvé la peau ! (du coup je sais pas si je suis dans le cas du frère ou de la soeur ?)

    Honnêtement, je pense qu'il y a aussi le lien avec les parents qui joue, et pas uniquement le sexisme... Vu que le frère est aussi pas trop top à la fin du témoignage.

    Je vais dériver un peu du sujet mais ce qui est dit au niveau des parents me rappelle beaucoup trop mon histoire personnelle
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  4. liseul

    liseul
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    Vraiment très bon témoignage dans lequel je me suis un peu retrouvée. Mes parents se sont toujours beaucoup intéressés à nous mais ils ont toujours considéré que les bonnes notes étaient normales (peut-être parce qu'ils sont profs).
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    Lis, pépé le moko, lafillelabas et 6 autres ont BigUpé ce message.
  5. Kmarlou

    Kmarlou
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    Ce type de témoignages me fait penser que j' ai de la chance. Maintenant, l' encadrement des parents y est pour beaucoup je pense et pas uniquement du point de vue du sexisme, je suis désolée pour cette madz qui n' a pas pu avoir confiance en elle assez tôt et son frère qui a lui aussi été délaissé.

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    Alors je suis heureuse de voir que j' ai eu de la chance mais un peu attristée de penser que ce n' est pas la norme pour tout le monde... Mais cette prise de conscience devrait aider à ce que les générations futures n' aient pas le problème de cette mais
     
  6. ManonLou

    ManonLou
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    C'est fou comme cet article a résonné en moi ! Je l'ai d'ailleurs envoyé à mon frère dans la minute où je l'ai fini.
    Exactement le même schéma, un frère décelé précoce qui n'a pas sauté une classe mais a faillit, des parents qui ne se sont pas tellement intéressés aux devoirs ou à l'école, et moi qui réussissais à l'école parce que j'étais une fille sérieuse, concentrée et autonome et que c'était la moindre des choses. J'ai 28 ans maintenant, un doctorat en poche, un gros syndrome de l'imposteur (que j'essaie de soigner) et j'expliquais à mon copain il y a 1 an comment mon frère est plus intelligent que moi et que s'il a été en échec scolaire c'était à cause d'un auto sabotage.
    Bref merci pour ce témoignage qui remet bien les choses en perspective. Ce sont des témoignages comme ça qui nous font avancer et qui me permettent de travailler sur un manque de confiance qui me freine professionnellement.
     
    Kmarlou et Alien_or ont BigUpé.
  7. KroonLicht

    KroonLicht
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    Je n'ai jamais réussi à me trouver intelligente, en dépit de mes très bon résultats universitaires, des compliments que j'ai pu recevoir et du soutien de mes parents qui passent leur temps à me féliciter, à valoriser mon parcours et à me rappeler à quel point j'ai du mérite (oui j'ai des parents supers). Je me suis toujours demandée si cette impression d'être bête, creuse et "jamais assez" (jamais assez intelligente, jamais assez courageuse, jamais assez intéressante, et jamais assez belle aussi mais ça c'est une autre affaire etc), c'était à cause du sexisme. D'un côté je me dis que oui, c'est surement à cause de ça, vu que de fait les hommes sont souvent moins enclins à ressentir un manque de confiance en eux, et ce n'est surement pas un hasard. D'un autre côté la plupart des femmes que je trouve vraiment intelligentes voire brillantes dans mon entourage semblent avoir pleine conscience de leur potentiel, contrairement à d'autres (dont moi :hello: ). Et puis justement je pense que si je n'arrive pas à me trouver intelligente c'est parce que je n'ai jamais réussi à obtenir quoi que ce soit sans effort. J'ai l'impression que le moindre truc nécessite que je fournisse 10x plus de temps, d'énergie et d'acharnement que les autres.

    Mais bon, la confiance en soi ça se travaille, n'est-ce pas :stare: En tout cas, trop cool pour l'auteure qu'elle ait eu le recul et l'intelligence ( ;) ) nécessaires pour aller au delà de ce qu'on lui avait fait intérioriser.
     
    #7 KroonLicht, 24 février 2017
    Dernière édition: 24 février 2017
    Allitché, Kmarlou, Shewrites et 2 autres ont BigUpé ce message.
  8. Alien_or

    Alien_or
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    Moi c'est Alien(tiret du 8 )or, l'autre Alien(tiret du 6)or doit me détester à force d'être citée à ma place ;')

    Je suis heureuse de voir que certaines parties de mon histoire résonnent avec les vôtres, et qu'elles aient pu vous permettre de mettre certaines choses au point avec vous-même et vos familles ! Et en même temps c'est vraiment dommage de voir que cette pression des notes (souvent pas égalitaire entre les enfants) est quelque chose d'aussi courant...

    @Daily Mail : je comprends que ça t'ait pesé d'être dans cette fameuse case, et j'espère que tu as réussi à reprendre goût dans tes études, ou à trouver une voie et une façon de travailler qui te convienne. Après bien sûr je ne dis pas que le fait d'être une fille ait été LE seul critère, mais ça a joué, et visiblement ça a joué pour d'autres Madz, donc tant mieux si ce petit éclairage t'a permis de voir ton parcours d'un autre œil !

    Si , tu es dans le cas de la sœur en question ;) Effectivement, comme toi c'est en arrivant au lycée que je me suis rendu compte qu'il allait falloir faire un peu plus pour rester dans le coup

    C'est exactement ça, c'est normal, y a aussi le fameux "c'est pour toi que tu travailles" je ne sais pas si tu y as eu droit (ce qui est vrai,mais avoir cette impression que tu n'en feras jamais assez à leurs yeux, alors que tes frères ou cousins sont félicités, c'est quand même dur, surtout à l'adolescence quand ta confiance en toi ne crève pas le plafond...). Mais bon, l'intérêt de ce témoignage c'est aussi d'aider les gens à réaliser qu'ils/elles ont des capacités réelles, donc je te souhaite de ne pas te laisser diminuer par tes parents ou qui que ce soit dans des études ou au travail, parce qu'il y a de fortes chances que tu sois effectivement compétente dans ce que tu fais :top:

    @liseul : je me reconnais tellement dans tout ce que tu écris ! Sauf qu'en plus toi tu as eu le droit au "le littéraire c'est pour les filles, les sciences dures pour les garçons donc tu peux pas être bonne partout nanmého" :mur:
    Mais j'imagine qu'il y a des domaines où tu excelles/ tu t'épanouis, donc il faut chasser ce p****** de syndrome de l'imposteur :boxing: C'est sûr que c'est plus facile à dire qu'à faire, mais il y a de grandes chances qu'un jour tu te retrouves face à une situation que tu seras la seule à être capable de résoudre (dans ta vie perso, pro ou autre), et là tu te diras "quoi, c'est tout ? Mais c'est facile !" et tu verras que tu as bien plus de ressources que tu ne le croyais !

    @Kmarlou : effectivement tu as eu de la chance, c'est génial que tes frères et toi ayez pu vous diriger vers les filières qui vous plaisaient sans trop de pression ! Et ça doit arriver dans beaucoup de cas, je ne voulais pas généraliser à l'extrême non plus. Mais je ne veux pas te faire culpabiliser non plus :langue:

    @ManonLou : effectivement, beaucoup de points communs dans nos histoires... ça me fait vraiment de la peine de voir que nous sommes si nombreuses à déprécier nos capacités par manque de confiance en nous. Avec ton doctorat, je ne doute pas que tu es brillante et tout à fait légitime dans ton domaine, je te souhaite de t'en rendre compte :hugs:

    Ah ah merci ! Bon courage à toi pour prendre conscience de tes qualités, et un gros big up à tes super parents :supermad:
     
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  9. Dame Verveine

    Dame Verveine
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    comme un posca dans les mains du Caravage

    Je me suis reconnue dans beaucoup de moments de l'article. les "facilités", le fait de ne pas avoir à bosser pour avoir des bonnes notes, mais d'avoir tout le monde qui te présente comme l'exemple de la fille super bosseuse, avec le syndrome de "mais est-ce qu'ils vont s'en rendre compte" qui va avec...
    J'ai des parents super, mais c'est vrai que comme j'avais des facilités depuis petite, je n'ai jamais eu trop de reconnaissance pour ce que je faisais, c'était normal pour tout le monde. C'est venu avec les études supérieures, et mes parents se sont bien rattrapés depuis niveau encouragements ! (même s'iels ne comprennent pas toujours ce que je fais)

    Mon frère suit la même ligne que moi, pas de jalousie entre nous, mais je veille au grain, parce qu'il a eu les mêmes profs que moi parfois, et être "le frère de cette petite Verveine bosseuse" j'avais peur que ça le bouffe... en fait pas du tout, il est pareil ^^ et je veille à ce qu'il ait de la reconnaissance, et qu'on le félicite même si ses bonnes notes sont habituelles.

    Mes parents ont un peu mieux compris aussi, mais dans notre famille ça n'est pas du au fait que je sois une fille, c'est juste que c'est mon petit frère, c'est le deuxième donc mes parents gèrent ça différemment, iels ont vu ce que ça donnait avec moi et ce qu'il fallait changer.

    Bon, faut dire que les bonnes notes à l'école et l'affection des profs, c'est un peu ce qui m'a aidé à garder la tête hors de l'eau pendant la période où j'ai été harcelée au collège. (bon du coup personne a vu que j'allais mal parce que "nan mais si ses notes baissent pas, c'est que c'est pas si grave"... mais c'est une autre histoire)
    Je me traîne aussi un syndrome de l'imposteur, par phases, mais il me colle depuis un moment et je n'arrive pas à m'en défaire. Heureusement, j'ai des gens sur qui je peux compter quand ça ne va pas et quand je me sens vraiment nulle, bonne à rien et inintéressante. Ces gens me soutiennent, essaient de me faire croire que je suis super (ça marche pas trop) et me changent les idées jusqu'à ce que je sois à nouveau dans un petit vent ascendant et un regain de motivation.
     
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  10. Aquarium

    Aquarium
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    Je me suis reconnue dans pas de passages de l'article. Petite j'étais une excellente élève, j'avais clairement des capacités, mais mes parents n'ont jamais été attentifs à cela et n'ont jamais valorisé mes capacités. Mon père s'évertuait à répéter que j'étais une "bosseuse" alors que moi, ce que je voulais entendre, c'est que j'étais intelligente. On pense à tort qu'un enfant se rend bien compte de ses capacités à partir du moment où il a des bonnes notes et ou les profs lui font des compliments, mais c'est pas aussi simple que ça. J'avais un cruel manque d'estime pour moi-même (absolument destructeur pour la gamine que j'étais) et j'avais besoin de cette validation de la part de mes parents que j'ai jamais reçu. D'un côté, j'avais mes profs qui parlaient de mes capacités, et d'un autre côté, mon père qui passait son temps à dire que j'étais une bosseuse alors que tout ce que je faisais étant enfant, c'était le strict minimum, comprendre : relire mes cahiers la veille d'un contrôle et faire les exercices demandés pour ne pas me faire engueuler par la maîtresse. J'avais envie de lui crier "mais pourquoi tu ne dis pas tout simplement que je suis intelligente ?". Mes parents ne donnaient pas l'impression d'être fiers de moi. J'avais plutôt l'impression qu'ils trouvaient ça juste normal que j'ai des bonnes notes, justement parce que j'étais une petite fille très sage, assez introvertie (et c'est là que mon expérience fait écho à l'article).

    Pendant tout mon collège, tout mon lycée, toute mes études supérieures, j'ai douté de mes capacités. Brevet mention TB ? Oh, non, c'est un coup de chance. Bac S mention Bien ? Tout ce que j'ai fait c'est bosser un minimum mes cours. Prépa littéraire ? Oui mais j'ai pas eu la meilleure et je me débrouille pas si bien que ça et surtout ce n'est que de la littérature, pas besoin d'être intelligente pour ça. Acceptée dans une L3 sélective ? Ils avaient besoin de combler les effectifs. Mon psy me conseille un livre destiné aux surdoués ? Elle se trompe, elle veut se moquer de moi. J'ai développé un gros syndrome de l'imposteur et une intolérance énorme à l'échec. Je n'ai jamais osé préparer le concours des IEP alors que j'avais les capacités, simplement parce qu'échouer pour moi n'était pas concevable. Puisque je suis une travailleuse, ça voudrait dire que je suis bête ou que je n'ai pas assez travaillé.
    Il y a encore un an, je pleurais dans les bras de mon ex parce qu'il avait pointé chez moi les tendances que j'avais à m'auto-déprécier en permanence. Et ça m'a fait pleurer parce que je me rendais même pas compte que je passais autant de temps à me rabaisser, et surtout, ça m'a fait pleurer car personne dans mon entourage proche n'avait songé à me dire que ce que je faisais n'était ni normal ni sain. J'ai pleuré en lui disant que j'avais l'impression de ne pas être intelligente et que ça me pourrissait la vie, de toujours douter de mes capacités alors que mon parcours et ce que les personnes que je côtoyais disaient de moi me prouvaient tout le contraire. Il m'a dit que j'étais méga-intelligente (pour reprendre ses termes) et que j'avais tout pour réussir, et à ce jour ça reste le plus beau compliment que j'ai reçu. ça peut paraître con, mais ce sont des mots que j'ai attendu tout la vie de la part de mes proches. Il n'a pas réussi à me persuader, loin de là, mais il m'a quand même apporté beaucoup d'apaisement ce jour-là.
    La maturité et le travail sur moi-même aidant, je suis plus forte aujourd'hui et mon estime de moi s'est développé. Le tout reste très fragile, mais j'accepte désormais mieux l'idée que je suis intelligente. Je réussis de plus en plus à me détacher et à faire détacher mes proches de cette satanée image de "bonne élève travailleuse" qui m'a pourri la vie et m'a fait douter de moi en permanence durant tout mon enfance et mon adolescence. Surtout, j'ai arrêté d'attendre une quelconque validation de la part de mes parents. Je sais qu'ils ne me la donneront jamais.
     
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  11. aspirateur-killeuse

    aspirateur-killeuse
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    Je me suis reconnue dans une partie de l'article. Les facilités. J'étais tous le temps la meilleure élève ou la meilleure des filles en primaire. Puis au collège tout allait bien et j'ai lâché prise au lycée car je n'en pouvais plus. Je ne travaillais pas des masses avant, je faisais juste les exercices et relisait les leçons le soir c'est tout. Je me souviendrais toujours au primaire que si j'avais une note en dessous de 8/10 j'étais punie. Alors que mon frère avait des notes moyennes et mes parents ne le punissaient jamais. Je cumulais danse, piano, solfège et école et c'était censé être normal. Mon frère faisait 4 fois moins et personne ne lui disait rien. Il pouvait avoir des notes moyennes et on lui disait "c'est pas mal", moi si j'avais des notes moyennes on me disait que j'étais feignante.
    Je me suis rendue compte assez rapidement que mes facilités étaient dus au fait que j'avais une mémoire photographique. Mes notes ont plongés au lycée car j'en avait marre d'être maltraitée en tant que l'intello et de subir ce harcèlement scolaire constant. Là, à la fac, malgré mes facilités, je nage. J'ai retapé à cause d'une dépression et forte hypothyroïdie mais à coté j'ai une vie qui réussit. Je suis secrétaire jeune d'une fédération d'un parti politique, je suis chargée de communication jeune pour une campagne pour les législatives. J'ai réussis à avoir une bonne réputation dans le milieu politique local mais je pèche à la fac.
    Je pense que si l'on m'avait dit "oui c'est bien, tu es douée, travaille comme ça" et non "euh tes bonnes notes c'est le minimum" que j'aurais mieux réussi. A force de ne pas être encouragée, j'ai lâché prise totalement. Alors que dans le milieu politique, si je fais du bon boulot, on me dit "t'as eu une super idée" ou "bravo pour ton dossier, bien complet". Et ça, ça me motive.
     
    Allitché, sinae, shae661 et 1 autre membre ont BigUpé ce message.
  12. lafillelabas

    lafillelabas
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    Intéressant comme témoignage !
    Quand j'étais au lycée, il y avait trois personnes au peloton de tête :

    - deux mecs sur lesquels tout le monde s'accordait pour dire qu'ils étaient des "génies". On n'attribuait rien à leur travail personnel, leur réussite était forcément uniquement dûe à leurs capacités exceptionnelles

    - une meuf qui était "connue" pour travailler beaucoup, qui était vue comme "très sérieuse" "avec un bon rythme de travail" "et jolie en plus de ça". Bref une élève bien docile qui faisait ce qu'on lui demandait et donc réussissait en dépit du fait qu'elle n'était pas "vraiment" un génie (tout au plus quelqu'un avec de bonnes facultés de mémorisation)

    Pour avoir été très amie avec les trois, je sais que tous fournissaient à peu près la même quantité de travail à la maison. Pourtant à l'époque je n'ai jamais remis en cause ce narratif...

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    #12 lafillelabas, 26 février 2017
    Dernière édition: 26 février 2017
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