Comment réagir face à quelqu'un vous confiant avoir été victime d'un viol ?

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Mymy, le 25 octobre 2017.

  1. Mymy

    Mymy
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    Member of ze Rédac', membre actif des Croisé-e-s contre l'invocation de Pierre Desproges, et accessoirement beau foufouillon.
    Membre de l'équipe

  2. Seenae

    Seenae
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    Bestiole à rayures.

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  3. Allitché

    Allitché
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    All the Women in my Family Sing

    C'est mentionné dans l'article mais j'avais envie de le dire de façon explicite: ne PAS se concentrer sur porter plainte ou pas. J'ai l'impression que c'est souvent le réflexe quand on ne connaît pas trop ce qui se passe, je l'entends souvent quand on parle de viols et/ou violences conjugales, et je pense que c'est normal au début car on pense souvent pouvoir se référer à la justice et tout (enfin moi aussi j'y croyais). Puis après on se rend compte que c'est soit juste pas la priorité, qu'il y a beaucoup de shaming, il y a les 400000 injonctions de tout le monde...

    Je pense aussi qu'il faut être humble. Si on sent que ça dépasse nos compétences d'écoute, si on sent qu'on s'y prend mal, on doit se le reconnaître. Dire à la personne qu'on la soutient, qu'on est là de façon indéfectible, tout en se rappelant qu'on n'est pas forcément armé.e. On nous demande un soutien, pas d'être un super-héros :hesite: Mais je pense que le pire, c'est de laisser la personne isolée, sans personne de confiance. Il y a une différence entre vouloir compatir (alors qu'on ne peut pas) et être aux côtés de quelqu'un.e, peu importe ce qu'iel a besoin, et je pense qu'on a un peu à apprendre sur le tas à prendre le bon rôle :fleur:
    (En fait, au début, pour l'écoute qu'on ne saurait pas gérer, je pensais éventuellement à rediriger envers des hotlines safes (si on en connaît), mais ça sonne aussi comme injonction. Bref, c'est seulement relevant si on entend ce besoin en face SANS jamais forcer.)
    edit: après je me dis que si en tant que personne de confiance, on est déboussolé.e on a aussi la possibilité d'appeler nous-mêmes des hotlines d'écoute avec soit des pros, ou des bénévoles plus rôdé.e.s à ce rôle d'écoutant.e. Mais bref, c'est à quelque chose à extérioriser autrement que par la personne qui est victime...
     
    #3 Allitché, 25 octobre 2017
    Dernière édition: 25 octobre 2017
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  4. Niag

    Niag
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    Empieza el matriarcado.

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  5. TheGreenDee

    TheGreenDee
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    Merci Mymy <3
     
  6. goupX

    goupX
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  7. Super Faon

    Super Faon
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    Oh Honey, you're so bad

    J'aurai bien aimé lire ça il y a quelques mois... Je trouve ça très dur dans certaines situation de laisser la personne le vivre comme elle l'entend (même si je suis d'accord).
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  8. skippy01

    skippy01
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    Contrôler ses réflexes, c'est comme se vanter de sa modestie.

    Dommage que l'article n'ait pas a bordé le cas de figure où la personne à qui on fait la confidence connaît le violeur, et dans une telle situation, on serait tenté de demander des comptes à ce dernier. Du coup, je me demande si c'est la bonne réaction à avoir, et si oui, comment.
     
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  9. MaryJAnna

    MaryJAnna
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  10. Aska

    Aska
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    La courtisane aux pivoines

  11. polpjulie

    polpjulie
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    C'est arrivé à une amie à moi, et c'était très dur à entendre, car c'était un inceste. Je connais la personne de sa famille qui a fait ça. Je la croise régulièrement, ils plaisantent ensemble, depuis cette confidence je suis dans un autre espace-temps quand je les vois ensemble. Mais je ne dis rien car je sens qu'elle est loin d'être prête à en parler à quelqu'un de sa famille (on doit être 5 à le savoir dans son entourage amical et non familial).
    J'ai fais une grosse erreur à l'époque, que je vous incite à ne pas faire : j'ai conseillé plusieurs fois à mon amie d'aller voir un psy, je lui ai dis que j’appellerais pour elle, que j'en connaissais un vraiment bien (encore pire, il n'était donc pas neutre à ses yeux), j'étais persuadée que c'est grâce à ça qu'elle sortirait de ce traumatisme.
    Au final elle a fait une séance, ça c'est mal passé et n'est plus jamais retournée voir un psy.
    Je m'en veux toujours pour ça (j'avais 16 ans et j'étais très peu informée à ce sujet)
    Le cas de l'inceste est un autre cas très délicat à aborder.
     
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  12. Aska

    Aska
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    La courtisane aux pivoines

    @polpjulie
    Effectivement, dans mon cas, ma belle-famille m'a encouragée à voir un psy (enfin plutôt un kinésiologue), et ça s'est hyper mal passé, je me suis sentie violée une 2ème fois...
     
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