Critiques masculines

Sujet dans 'Blabla Général' lancé par Gia_Juliet, le 12 mai 2017.

  1. Gabelote

    Gabelote
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    Cornélie et Silure_ ont BigUpé.
  2. jorda

    jorda
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    hm pour la garde, je plussoie @MedusaQueen aussi qui a bien remis les choses dans leur contexte
    Après, je trouve qu'il y a parfois des abus de langage quand on parle de ce sujet...
    Par exemple, quand on parle de 80% d'accords, on peut se demander si ce sont vraiment des accords consentis des deux côtés, ou bien s'il n'y aurait pas dans certains cas des pressions de part et d'autres pour amener dans certains cas à des accords "de fait". Après tout, j'ai cru comprendre que les juges n'écrivaient quasiment jamais les raisons d'un accord, ou bien que ces raisons restaient très vagues genre "intérêt supérieur de l'enfant".
    On peut aussi évoquer certains avocats qui disent que c'est peine perdue et qu'il ne faut pas combattre pour "pas énerver le juge qui peut croire qu'un homme fait sa demande pour pas payer de pension" (et payer un avocat pour qu'il dise que c'est peine perdue, je peux comprendre que ça décourage). Les frais d'avocat peuvent aussi pousser à l'abandon et un accord précipité (surtout s'il y a un déséquilibre financier du style un qui a droit à l'aide juridictionnelle et pas l'autre).
    Donc il me semble que ces problèmes doivent aussi faire l'objet de recherches, et que si certains hommes ne demandent pas la garde, c'est pour certains d'entre eux parce qu'ils s'en foutent, mais pour d'autres, parce qu'ils sont persuadés que c'est mort uniquement parce que ce sont des hommes, ou que des tierces personnes (entourage, et/ou avocats) leur ont dit que c'était mort. Et ça aussi c'est un problème, je trouve.

    Mais malheureusement, c'est logique dans ce type de société qui essentialise à ce point les rôles H/F, où on vit dans une société qui en est encore restée à homme = argent/travail et femme = maison/enfants. Et il y a encore aussi des réactions qui demeurent essentialistes.
    Par exemple, je connais (oui, je sais, c'est pas une source vérifiable, mais je donne quand-même mon exemple) une famille où ce sont les enfants eux-mêmes (adolescents) qui ont demandé pendant 3 ans à vivre avec leur père à cause de leur mère qui était toxique, et par principe qu'on ne retirait pas les enfants de leur mère quand bien même elle serait maltraitante, les juges ont tour à tour refusé leur demande. A la fin, ils ont failli ne plus y croire. C'est un juge récemment qui leur a donné gain de cause en allant contre un rapport d'un psy qui après une page sur le père où ça allait bien et 12 pages sur la mère où il disait qu'elle était nocive, la conclusion du psy était que de toute façon on ne retire pas les enfants de leur mère. Le juge a trouvé cette conclusion totalement stupide et a pris sa décision en conséquence. Donc ça s'est bien terminé pour eux, mais je me dis "s'ils étaient tombés sur un juge qui allait dans le sens du psy... "par principe"..... ça me rend triste de penser à cette éventualité, quelque part...

    Je pense qu'au fond, malheureusement, la société se moque de savoir si un père s'occupe de ses enfants (pourvu qu'il ramène l'argent), vu qu'un dvh n'est pas obligatoire, mais on va le fusiller s'il ne paie pas la pension après divorce. A contrario, on fusillera une mère si elle ne s'occupe pas de ses enfants (et elle sera mal vue si elle travaille au lieu de s'occuper des enfants).
    C'est totalement symptomatique de notre société, je trouve, c'est l'illustration parfaite de homme = argent et femme = enfants.

    Après, la technologie (skype, internet et téléphone illimité ,toussa toussa) a rendu la séparation un petit peu moins douloureuse, et il y a aussi le dvh élargi qui reste aussi une solution alternative à ces hommes.
    Mais même si les choses ont un petit peu bougé, je trouve un peu triste que dans le fond, les stéréotypes soient restés les mêmes. Au point que par exemple ont ait du pousser une gueulante dans mon asso il y a quelques années pour qu'un collègue puisse partir en congé paternité alors que le patron voulait pas "parce que c'est pas un problème d'homme" (sic!).

    en fait j'ai un peu l'impression que beaucoup se sentent comme pris entre deux feux, entre d'autres hommes qui s'en foutent, et des femmes qui verraient d'un mauvais oeil leur révolte à cause des masculinistes qui prennent ces combats en otage pour raconter leurs conneries (et encouragent l'amalgame aux yeux des gens; si les mascus en parlent et qu'eux aussi, y sont forcément mascus aussi...; d'ailleurs qui n'a pas entendu "oui mais c'est des sujets mascus, ça" - sauf que non, pas que - c'est le cercle vicieux).
    Du coup, j'ai l'impression qu'ils ont le sentiment qu'ils n'ont nulle part où aller pour se faire entendre, et que la meilleure option pour eux, c'est que leur voix soit portée par des femmes. En tout cas c'est le sentiment que j'ai... que pour le moment, dans notre société actuelle, la meilleure chance de ces hommes pour se faire entendre, ce sont des femmes...

    Même chose quand ce sont des hommes qui veulent dénoncer la violence conjugale qu'ils ont subie, d'ailleurs... mêmes problèmes, et même solution actuellement...

    Après, le papa de la grue, je crois que c'est un très mauvais porte-parole pour les hommes, et j'ai déjà entendu des hommes s'en plaindre car encore une fois, ça renforçait l'amalgame avec ce genre de types qui avait beau crier que c'était injuste, mais qui en même temps était condamné pour violences conjugales il me semble... donc bon...
     
    Aqua, AStarShinesBright, Gia_Juliet et 1 autre membre ont BigUpé ce message.
  3. Sildan

    Sildan
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    Fait surface occasionnellement.

    @Gabelote : ben au final @MedusaQueen confirme nos propos :
    Sur les cas où il y a désaccord, c'est 63% pour la mère et 19% pour le père, donc il ne s'agit pas de cas isolés.

    Et @Gabelote, je me permets de te dire que j'ai lu tes sources citées, et de te rappeler que tu as été la 1ère à citer Woody Allen et Christian Clavier, autant dire l'équivalent de "mon voisin" ou "mon beau-frère" mais en personne publique, et que cette fois-là tu ne citais aucune source... je pense qu'il faut y aller mollo sur les accusations de discourtoisie, on essaie tout.e.s ici de faire avancer le débat sans mauvaise foi. De plus je pense que ce topic est un bon endroit pour parler de choses vues/vécues, sans qu'elles soient jugées "bases non solides".


    Alors ça c'est tellement vrai !
    Un authentique cercle vicieux.

    Oh ! @jorda à super bien répondu tout ce que je pensais en dire.... :top:
     
    jorda a BigUpé ce message
  4. Gabelote

    Gabelote
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    @Sildan : c'était un coup de gueule, tu m'excuseras (ou peut-être pas, tu es libre) mais la remise en contexte de MedusaQueen est bien plus précise que juste dire

    Les cas où les pères ont demandé la garde de leur enfant et ne l'ont pas eu, c'est 378 cas sur 6000 (je suis pas en état de calculer là, mais à vue de nez, ça fait 6-7%). Du coup dire que les pères sont systématiquement défavorisés dans la garde ("presque toujours", a écrit @Xouille ), ce n'est pas exact. C'est un cas sur 20 à peu près.

    Je pense que, d'un point de vue méthodologie, il y a une différence entre citer une personnalité publique en exemple concernant l'image que la société se fait des hommes (les personnalités publiques sont des "étendards" de ce que la société attend des catégories _ les critiques formulées à leur encontre sont publiques et leur image est un outil d'expression), et donner un exemple issu de son entourage proche pour chercher à démontrer une tendance sociétale, qui n'est pas confirmée par des chiffres. Notamment quand les chiffres ont déjà été donnés auparavant.

    Je trouve par exemple le questionnement de @jorda bien plus intéressant : les pères s'auto-censureraient-ils par peur de se voir refuser la garde de l'enfant ? C'est bien possible. Seraient-ils dissuadés de s'adapter à leurs enfants pour des raisons professionnelles ? C'est aussi une question qui mérite d'être posée.
    Une meilleure répartition des rôles parentaux entraînerait-elle plus d'équilibre dans l'attribution de la garde de l'enfant à un parent ? ce serait aussi un thème d'étude à creuser (peut-être en comparant avec des pays où les rôles parentaux sont mieux partagés et où les pères sont incités à s'impliquer davantage dans leur foyer ?)
    Et puisqu'on parlait du travail avant ça, le présentisme à la française (le premier qui part du bureau le soir a perdu !) n'aggrave-t-il pas encore davantage ce déséquilibre ?
    Pour moi, ça rejoint aussi l'idée qu'on assimile la violence, le danger, la menace aux hommes. Si les hommes sont violents par "nature", comme le postule le patriarcat, alors il ne faut pas leur laisser les enfants parce que les hommes représentent un danger pour tout être plus faible qu'eux. C'est au nom de ce raisonnement que les institutions n'arrivent pas toujours à gérer les cas de mères abusives et/ou violentes. C'est aussi au nom de ce raisonnement que les hommes qui souhaitent s'occupe d'enfants suscitent au mieux l'étonnement, au pire la suspicion. Les professions du "care" étant associées aux femmes, quand un homme s'y intéresse, le cliché assez répandu est qu'il a des motifs intéressés pour le faire.


    Je diverge un peu des opinions des madz qui ont déjà répondu. Je vois deux facteurs qui font que les hommes

    1- la culture patriarcale dévalorise les valeurs dites féminines par rapport aux valeurs dites masculines. Le combat féministe a commencé par des femmes qui revendiquaient l'appropriation de valeurs masculines (valorisées donc) et quelque part, ça paraît normal pour des personnes qui sont dévalorisées de vouloir s’approprier des valeurs qui sont connotées positivement. Par exemple, le travail est une valeur ultra valorisée dans notre société, vouloir travailler est perçu favorablement (quand on ne veut pas travailler on est un fainéant ou un parasite). Il est donc plus compliqué pour des hommes de revendiquer ces valeurs si elles sont perçues négativement. Quelque part, la meilleure manière pour eux de se libérer de leur condition est de faire en sorte que les valeurs moins valorisées le deviennent. Et par certains aspects, on peut dire que ça a déjà commencé, mais dans des domaines qui restent limités.

    2- au début de toute lutte contre un système, les groupes minoritaires qui luttent contre le système ont bien plus à perdre qu'à gagner. Or, les hommes sont la catégorie privilégiées de ce système, ils ont donc beaucoup à perdre en luttant contre le système. Et dans un premier temps, il n'est pas sûr qu'ils y gagnent quoi que ce soit, si ce n'est d'être en marge du système.

    Je repense à ce gars qui était intervenu dans le sujet sur la masculinité et qui disait, en substance "oui, mais si on devient un homme sensible les femmes ne veulent plus de nous elles préfèrent les gros machos". Je ne juge pas de la justesse de ses propos. Mais je me demande. Les premières nanas qui ont porté des pantalons quand c'était interdit, qui ont manifesté dans la rue en étant ridiculisées et discréditées par les institutions, celles qui ont voulu s'introduire dans des métiers d'hommes... est-ce qu'elles se sont demandé "si je fais ceci ou cela, aucun homme ne voudra de moi, ils préfèrent les femmes soumises à la norme" ? Combien d'entre elles ont été dissuadées d'agir parce que "aucun homme ne voudrait d'elles" ? Qu'est-ce qui a fait que certaines ont quand même décidé de se mettre au ban de la société ?
     
    Insanis, AStarShinesBright, Pau La et 4 autres ont BigUpé ce message.
  5. Sildan

    Sildan
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    Fait surface occasionnellement.

    Bien sûre que tu es excusée @Gabelote,

    Et oui je trouve aussi l'intervention de @jorda plus constructive et intéressante que la mienne. Je commençais à fatiguer je crois....

    Ton dernier message est constructif aussi. Je Big Upe.

    Sauf
    ben moi je trouve que les chiffres en questions démontrent la dite tendance sociétale, quoique probablement pas dans son entièreté comme le propose intelligemment @jorda.
     
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  6. jorda

    jorda
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    En fait, on arrive à ce chiffre quand on considère que les 80% d'accords signifient que tous ont été 100% d'accord avec la décision. Dès qu'on questionne le pourquoi de ces 80% d'accords, les choses se complexifient assez vite. Donc quelque part, je trouve que ce chiffre est un peu trompe-l'oeil.
    Une autre formulation que j'avais lue était que 93% des demandes des pères sont satisfaites. Sauf que ça reste vague, si on ne se pose pas davantage de questions sur ces 80% d'accords, à savoir pourquoi un accord a été enterriné.
    Voilà pourquoi j'ai apporté mes précisions dans le débat et pourquoi je trouve que c'est un peu un abus de langage.
    D'autant plus que ça pourrait faire croire que le problème de la garde d'enfants a quasiment été résolu.
    Dans une société hyper-essentialiste et stéréotypée (même si ça évolue lentement), que la situation se soit améliorée pour les pères, oui c'est une certitude (dvh élargi, garde alternée, nouvelles technologies pour contacter en permanence ses proches), mais elle n'est pas pour autant résolue, et l'idée selon laquelle être un homme est pénalisant dans ces cas-là est encore très forte, j'ai l'impression.

    Après, comme dit, on a évolué depuis le "presque toujours"'. La garde alternée a progressé (même si elle est bien plus souvent attribuée aux riches qu'aux pauvres - ce qui est en partie compréhensible, il faut bien avoir un toit pour vivre et accueillir l'enfant, et même si certaines régions semblent plus favorables à la garde alternée que d'autres).
    https://www.insee.fr/fr/statistiques/1283568
    et il me semble que le dvh élargi progresse aussi.

    Mais en effet certaines questions ne sont pas traitées, comme l'auto-censure (pas que, vu que l'entourage et/ou les avocats peuvent activement dissuader de demander quoi que ce soit, également, donc il y a aussi une censure externe) mais pas que, comme j'en ai parlé plus haut.
    Et je pense que ça serait intéressant s'il y avait des recherches sur ces questions et pas de penser que forcément "ils s'en foutent". Certains oui, ça ne fait aucun doute. Mais pas tous.
    Ca serait intéressant si on cherchait vraiment à savoir et à notifier pourquoi un accord a été trouvé (accord 100% satisfaisant pour les deux parties? pressions/intimidations? épuisement financier?...) car non seulement ça permettrait de comprendre que ce n'est pas aussi simple que "les pères ont pas la garde car ils la demandent pas", mais ça pourrait faire avancer le débat sur des questions que certaines personnes ne soupçonnaient peut-être pas.
     
    Gabelote et Sildan ont BigUpé.
  7. Gia_Juliet

    Gia_Juliet
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    [I]" A woman blushes to hear what she is not afraid of doing. "[/I]

    Ce que je vois pour le partage des tâches à la maison c'est que depuis le décès de ma mère, mon père a pris conscience du boulot qu'elle fournissait à la maison en plus de son métier: une petite claque dans la figure que nous ses enfants avons pris soin d'appuyer parfois pour amener ladite conscience, bah oui, le ménage, le linge etc ça ne se fait pas magiquement.
    Le côté redondant, chronophage pour des activités nécessaires mais ultra chiantes notamment, ça lui a "pété" à la figure. Il était temps. Comme quoi!
    D'un autre côté, même si nous avons un papa perfectionniste relou, on a aussi vu le boulot qu'il a lui aussi abattu pour construire et faire tourner la maison d'un point de vue technique, juridique et financier (même si cette dernière spécificité était partagée avec notre mère).
    Malgré des petits désaccords parfois, ils ont fait avec leurs moyens à chacun, leurs capacités pour que le foyer tourne le mieux possible.
    Les apprentissages que nous avons eus sont égaux: autant de ménage, bricolage, jardinage, mécanique basique auto etc pour le garçon et pour les 2 filles de notre fratrie.
    Au final, en couple et seul-es, nous gérons à l'aise nos studio/appart'/maison/aménagements ext., voitures, sous tous les aspects et on surprend plus d'un-e de nos partenaires avec nos connaissances. Et c'est cela qui nous, filles comme garçon adultes aujourd'hui, nous surprend toujours: que ce ne soit pas qqch de normal, de répandu.
     
    Coracobrowchialis, misspoetia, Sildan et 1 autre membre ont BigUpé ce message.
  8. Gia_Juliet

    Gia_Juliet
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    [I]" A woman blushes to hear what she is not afraid of doing. "[/I]

    Dites, j'ai une question de mon copain: juger une femme sur son apparence, son physique, c'est sexiste mais qu'en est-il lorsque c'est un homme qui est jugé? Comment appelle-t-on cela (à part de la bêtise) si le sexisme anti-homme n'existe pas?
     
    eloylö et Sildan ont BigUpé.
  9. jorda

    jorda
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    Bah ça existe pas en tant que système dans le sens où la société n'est pas organisée contre les hommes, mais le sexisme anti-hommes, ça existe tout à fait en tant que comportement individuel,
     
    Sildan, Burial et Gia_Juliet ont BigUpé ce message.
  10. Helba

    Helba
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    Pour moi le Masculines (qui fait opposition au féminisme ?) n'est pas le mot approprié , ce qui défendent les hommes c'est le féminismes et ce qui défendent les femmes c'est le féminismes.
    Le Féminismes défens actuellement une égalité Homme/Femme et de la meilleur façon on s'intéressant énormément au causes , l'éducation , l'environnement etc qui défini ce que nous devenons principalement.
    Sauf si on parle d'un point de vu législatif ? pour la garde d'enfant mes parents ont divorcé et c'est mon père qui a eu la garde. (donc je ne pense pas que les lois sont en défaveur des hommes en règle général).

    Pour moi cela est du seulement a une pression sociale , un homme ça doit coucher d’ailleurs 'Puceau' c'est une insulte comme 'Homo'.
    Je pense aussi que ceux qui ont poussé certaine femme a être au ban de la société c'est que leur causes était plus juste (et donc on peut trouver une force intérieur pour le faire ) , un homme ne verra pas ces combats prioritaires ou juste.

    Et pour revenir sur le sujet :
    "Je cherche à connaître et comprendre les critiques qu'ils ont pu vous formuler ou vous partager envers ce qu'ils jugent eux être des injustices, des oppressions ou des incompréhensions qui les touchent EUX profondément. Et dont nous n'avons pas forcément conscience." je vais tenter de donner mon expérience personnel.

    Je dirait que depuis mon plus jeune age , j'ai subit des critiques misogyne (de la part d'homme ou de femme) , dans le sens ou un homme grosso modo ça doit être fort et pervers.
    L'insulte que j’ai reçu le plus dans ma vie et sûrement "t'es Homo" ( si vous vous posez la question de pourquoi y'a autant homophobe cherchez pas bien loin les causes ) et toujours pour les même raisons quand tu n'es pas forcément intéressait par une discussions qui tourne autour des filles.
    Au Lycée ,une discussion qui tournait autour de sortir avec une fille (dans le groupe y'avait des filles et des garçons) , une fille m'a dit "T'es Homo" après que j'ai osé dire que cela ne m'intéressait pas de sortir avec des filles.
    Ma Mère m'a dit si je n'était pas Homo parce que je ne sortait pas avec des filles et que je ne m'intéressait pas particulièrement au sujet.
    A la Fac j'écoutais d'une oreille une discussion qui tournait autour du sexe , et bien sur j'ai eu le droit a "T'es Homo" quand on m'a demandé mon avis.
    Un pote qui avait pourtant des idées bien d'extrême gauche et tout le truc sur l'égalité , me l'a balancé quand la aussi je n'ai pas était très attentive sur une discussion sur le sexe et les filles.
    Ce qui est le plus blessant c'est que c'est souvent des amis/familles qui disent cela.

    Pour ce qui est d’être fort ma critique est moins virulente , on est malheureusement obligé d’être un peu fort je trouve au final la société très violente et surtout quand on est jeune on est souvent sujet a des moqueries , faut savoir encaisser surtout quand on est un homme on doit montrer aucune faiblesse.
    La seule chose que j'ai pu travailler et une acceptation que oui j'ai des émotions , alors que avant je la jouais les durs (mais j'ai fait une dépression du coup j'ai appris la leçon).
     
    #46 Helba, 25 septembre 2017
    Dernière édition: 25 septembre 2017
  11. Sildan

    Sildan
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    Fait surface occasionnellement.

    C'est un question que je me pose aussi, et effectivement y'a probablement pas de mot, ou alors "sexisme", le mot n'étant pas genré, et si besoin, préciser "anti-hommes".

    D'ailleurs je me posais la question pour le titre de ce topic : "critiques masculines" c'est pas très clair, si on ouvre pas le topic on peut se dire : s'agit-il de critiques formulées par les hommes ? Ou contre les hommes ? Mais comme j'ai pas trouvé mieux, j'ai pas ouvert ma bouche. A la limite "sexisme anti-hommes" serait le plus explicite, mais là, j'ai peur que ce topic se fasse lyncher.. ..:fear:

    j'aurais pas dit mieux :top:

    @Gia_Juliet
    Ben moi c'est mon papa que j'ai perdu, et ma maman qui se retrouve toute seule.
    Elle se rend compte de tout ce qu'elle doit gérer seule désormais, elle me dit toute déconfite : "je réalise que je me reposais sur lui pour plein de choses, en fait je dois (ré)apprendre à être autonome c'est fou"
    Et moi je suis la première à la rassurer, :hugs:à lui rappeler que c'était un échange de bons procédés, et que si c'était elle qui était partie la première, c'est lui qui aurait été bien embêté de devoir (ré)apprendre à faire à manger, le linge, le ménage, les courses ! (Je l'imagine d'ici avec un caddie dans un supermarché mon pauvre papa !)

    De son côté, elle doit prendre des décisions pour son abonnement internet (jamais fait), apprendre à démarrer et à régler la pompe à chaleur (idem), téléphoner aux artisans pour l'entretien du système électrique, ou du chemin d'accès à la maison, ou de la plomberie ; elle a acheté un rotofil pour entretenir son jardin (jamais acheté d'équipement de motoculture avant), elle a appris à le démarrer, à s'en servir, à changer le fil ; elle s'est renseignée toute seule comme une grande pour savoir quoi faire pour amener la wi-fi dans sa chambre ; elle doit penser à faire faire la vidange/l'entretien de sa voiture ; dans un autre registre, elle doit aussi apprendre à dire "non" aux gentes (team #tropgentille) alors que c'était le rôle de monsieur tant qu'il était là... Et j'en passe, bien sûr.

    Clairement, elle portait beaucoup dans le couple, mais en fait, il ne portait pas "rien", loin de là. Elle le voit bien puisque maintenant elle a les deux parts à porter. Comme ton père qui a aussi les deux parts à lui seul maintenant...

    @Gia_Juliet l'éducation que tu as reçue c'est mon idéal, si l'univers me donne un (ou des) enfant(s) c'est comme ça que j'aimerais les élever :worthy: C'est trop la classe !
     
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  12. Gia_Juliet

    Gia_Juliet
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    [I]" A woman blushes to hear what she is not afraid of doing. "[/I]

    J'ai utilisé le mot "critiques" car pour moi une critique peut être négative, positive et constructive et développable dans de nombreux domaines.. C'est une remarque qui sert à un apprentissage avant tout.
    Celui de "masculines" c'est non par opposition au Féminisme, au contraire je l'ai précisé dans l'intro où il s'agit d'un complément pour moi (et encore une fois d'un apprentissage), pour mieux saisir les dérives, les maux qui nous touchent à la fois nous mais aussi nos amis les mâles ^^. Masculines aussi car pour moi eh bien dans la société il faut composer avec les mecs, vivre avec eux donc autant comprendre les processus d'éducations, de comportements, de bien-être et de mal-être de chaque côté, pourquoi ces différences et leurs conséquences. Je me demande depuis le temps que le Féminisme existe pourquoi il met autant de temps à être compris et appliqué alors que c'est qqch de globalement bénéfique à tou-te-s.
    Je pense que les écouter un peu, tenir compte de leurs avis ou au moins essayer de les comprendre, échanger entre nous, partager, peut nous apporter énormément pour dialoguer avec eux et qu'ils participent aussi plus consciemment au changement.
    J'ai discuté avec des psy, et elles/ils font tous le constat que les mecs consultent, se confient beaucoup moins que nous. Or, comment peut-on changer les choses si l'on ne sait pas ce qui cloche et pourquoi précisément: ai-je ciblé la bonne cause de mon mal-être, est-ce de la faute de l'autre vraiment systématiquement? Pourquoi je pense bien, pas méchamment mais que ça ne fonctionne pas?... Ce genre de réflexions. "On" me dit qu'il faut être ainsi mais pourquoi suis-je encore et plus malheureux qu'avant?... Toutes ces questions (et d'autres) qu'ils ne posent pas mais que nous si.
    La clé d'une bonne relation quelle qu'elle soit c'est de l'écoute, de l'attention et de la communication, non?
    Finalement, le titre "critiques masculines" est aussi accrocheur ^^, vous êtes venues! ^^

    @Sildan je suis désolée pour la perte de ton père, j'espère que je n'ai pas réactivé de mauvais souvenirs.
    C'est exactement cela, sauf que c'est l'inversion des tâches p/m et m/p, mais mon père s'est découvert un talent de cuisinier dont on profite et qui lui fait plaisir. Pour ce qui est des études (les miennes) en revanche, c'est presque 0 pédagogie et il faut faire avec, ça n'a jamais été son fort. Là où mon père démarre au quart de tour, ma mère usait de patience, de calme, c'est elle qui arrondissait les angles, la fin(e) psychologue de la famille.
    Pour les goûts vestimentaires heureusement qu'il a ses enfants :worthy::rolleyes:. Mais pareil, c'était notre mère qui choisissait ses tenues pour être élégant, sinon c'était un peu la cata. Maman qui jouait la retenue en "société" quand à côté papa se lâchait (parfois trop)
    Et pour les enfants c'est pareil, il faut que nous compensions, ouvrions plus de livres, documents seuls pour s'informer et s'entraider pour que ça roule pour nous voire enlever un poids au père aussi.

    Pour ta conclusion merci beaucoup, ma mère aurait été ravie de la lire! ^^ Et pour t'avouer c'est ce que nous disent même nos cousines, qu'on a une famille "spéciale" (aimante, empathique, volontaire etc etc ^^), et qu'elles l'envient parfois.:happy::puppyeyes:
     
    jorda, AStarShinesBright et Sildan ont BigUpé ce message.
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