De l'utilité des chansons tristes

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Miss Lu, le 11 décembre 2015.

  1. Miss Lu

    Miss Lu
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    Des moutons et des nuages, du chocolat et des pandas.

  2. Mademoiselle Papillon

    Mademoiselle Papillon
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    Si seulement je pouvais avoir des ailes et pas le vertige

    Cet article représente tellement ! Pendant mon adolescence, je ne chantait que des chansons tristes, ce qui me permettait extérioriser ma douleur, mal de vivre... toutes ces choses sympas que l'on ressent à cette période bizarre de notre vie. Les chansons rythmées étaient là pour me défouler physiquement et m'entraîner pour une éventuelle soirée (histoire de ne pas passer pour une quiche ou une dinde qui gigote :rire:).
     
  3. Goldentrain

    Goldentrain
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    Pareil, je suis plus sensible aux chansons "tristes" que celles qui pètent la joie de vivre. Ecouter une chanson triste, ça me fait ressentir des choses (pas systématiquement identifiables), ça me fait me sentir vivante. Comme si j'arrivais a ressentir, palper mon âme. :puppyeyes:
     
  4. Balakazam

    Balakazam
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    If you are ever looking for me, in a crowd of people, look for the girl with the biggest smile.

    Merci ! Cet article est agréablement bien écrit sans tomber dans le patos. J'aime écouter des chansons tristes quand je n'ai pas le moral, je pleurs un bon coup pour la eunième fois la mort de Mufasa et je repars. Ces chansons ne sont pas les causes des larmes elles sont juste un moyen de les provoquer, un moyen d'évacuer toute cette tristesse et cette lassitude comme une bonne douche chaude. Ça finit généralement par un dernier sanglot, un soupir et un mouchoir plein de morve à la poubelle.
     
  5. Lolimadz ?

    Lolimadz ?
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    « Garde la tête haute ; conduis-toi en champion »

    Oh comment c'est tellement moi également ! Et ça fait du bien de savoir qu'on est pas seule à faire ça, le peu de personnes à qui j'en ai parlé ne le comprennent pas vraiment.
    J'ai toujours intériorisé les choses, je n'ai jamais pleuré devant qui que ce soit, par peur de "déranger", peut être par honte aussi, parce que je me dis qu'il y a des milliers de personnes qui ont une raison bien plus importante que moi de le faire, et parce que j'admire ces personnes qui gardent la volonté de continuer à vivre après ce qu'elles ont vécu. Ça m'a permis d'être plus forte psychologiquement, le problème, c'est que j'en arrive à ne plus savoir où mettre les frontières, ne plus savoir si je vais bien ou si je vais mal, ne plus savoir si j'ai besoin d'aide, quant bien même je sais pertinemment que je n'en demanderais jamais. Et alors le seul moyen que j'ai trouvé pour évacuer, pour me faire encore plus mal, pour me sentir encore exister, c'est d'écouter, parfois pendant des heures, une musique triste, allongée sur mon lit, et attendre, en extériorisant tout ce que j'ai accumulé par les larmes, les discours muets et les réflexions que je me fais à moi même. Et puis, lorsque je n'ai plus rien à pleurer, je m'endors, pour laisser mon inconscient prendre le dessus, et oublier l'espace de quelques heures le monde dans lequel nous vivons.
     
    Liili et Muwglyk ont BigUpé.
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