Déception

Sujet dans 'Blabla Général' lancé par cha6969, le 14 avril 2014.

  1. cha6969

    cha6969
    Expand Collapse
    Guest

    Coucou les filles, je fréquente le forum depuis quelques temps mais je n'ai pas pris le temps de m'inscrire. Je suis en M1 de droit après une première année de socio qui ne m'avait pas plue. Je crois pourtant ne pas me plaire dans les études supérieures, encore et toujours. Aujourd'hui je pense avoir trouvé une nouvelle voie en envisageant un bac professionnel à l'issue de cette année, afin de gagner au plus vite le marché du travail sans détours inutiles ...

    Je ne veux pas faire de ce sujet un moyen de m'aider dans ma réorientation, quoique les réponses pourront peut-être m'être utile indirectement. Je voudrais plutôt lancer ce sujet pour avoir une réflexion plus générale sur l'enseignement supérieur et plus particulièrement sur le statut de l'université ainsi que sur les conséquences induites.

    J'ai l'impression autour de moi que nous sommes beaucoup à ne pas être à notre place, plus attirés par le titre que par les possibilités qu'il ouvre. Tout le monde peut avoir un bac+5 aujourd'hui, avec plus ou moins d'efforts ... Je n'étais moi-même pas spécialement brillante au lycée, passais d'une année sur l'autre entre commissions d'appel et moyennes obtenues avec parfois beaucoup de difficultés. Certains de mes camarades avaient beaucoup de facilités, obtenaient de bien meilleures moyennes que moi avec beaucoup moins d'efforts. Ils sont allés dans des établissements prestigieux, dans des classes préparatoires, et au final auront eux aussi un bac+5 ... mais sans aucun doute un meilleur bac+5.

    Je regrette aujourd'hui d'avoir erré dans les études supérieures pendant maintenant cinq ans, pensant pouvoir trouver facilement un travail au terme de mon master. Oui il est possible d'en trouver un, mais avec bien de sacrifices, à commencer par les espoirs que j'ai pu avoir sur mon salaire. Je me demande alors si cela ne vient pas d'un mythe qu'on nous vend, autour de l'université et de ses amphis ... on n'a peut être pas tous la carrure pour affronter l'effort intellectuel qu'exige en théorie les études universitaires, mais on a pourtant aujourd'hui la possibilité d'en faire avec cette illusion que nos études sont du même rang que ceux de nos camarades dans les grandes écoles.

    J'ai l'impression aujourd'hui de m'être trompé ; cette agilité d'esprit, cette adaptabilité ou culture générale qu'ils avaient au lycée se retrouve au final cinq ans après ... avec les différences que cela suppose en terme de débouchés. Là où j'ai besoin d'apprendre mes cours par coeur et d'espérer un partiel qui colle à mes cours pour réussir, mes collègues peuvent simplement traiter les sujets avec leurs connaissances personnelles et ce talent que beaucoup d'entre mes camarades de promo n'ont pas ...

    Ma question est alors : la majorité parmi les étudiants qui comme moi subissent avec amertume les sirènes de la fac sans relever le défi intellectuel qu'elle constitue n'auraient-ils pas mieux fait d'aller bien plus tôt en bac pro ? Je boucle avec beaucoup de regrets ce master 1 qui ne m'aura mené à rien, sinon à 5 ans de retard et beaucoup d'espoirs perdus ...
    Je ne saurai conseiller autour de moi aux bacheliers que de bien s'assurer qu'ils peuvent s'engager dans la FAC ou les études universitaires. Tout le monde peut y mettre les pieds, mais tous ne peuvent pas ressortir la tête haute ... attention à la désillusion une fois ces années passées, parfois avec beaucoup d'efforts inutiles.

    Et vous, quel sentiment avez vous par rapport à vos études ? Partagez vous cette déception avec moi ?
     
  2. tyamm

    tyamm
    Expand Collapse
    Guest

    @Cha6969 : Je comprends ce que tu ressens je traverse la même chose que toi à quelques détails près.
    Je te fais part de mon parcours, je suis licencié d'histoire et diplômée d'un master 1 en histoire de la Renaissance et un master 2 d'histoire médiévale. A l'origine, je pensais faire une licence et aller passer des concours pour les bibliothèques. Je me suis aller en master pour me donner du temps pour réfléchir. Aujourd'hui, j'ai abandonné l'idée des concours parce que ça ne me convient pas. J'envisage une formation courte si elle peut me permettre d'avoir une chance d'intégrer le monde du travail plus vite. Mais voila, dans quel domaine ? Quel métier ? Quelles sont les apports de mes études ? Ces questions m'angoissent et c'est un temps pas facile à gérer. Mais il y a une chose que je ne peux renier c'est mes diplômes même si au final ils ne me "servent" pas ce n'est pas perdue. La scolarité a été laborieuse pour moi, pas de facilité, beaucoup d'efforts pour atteindre le résultat minimum (sans ma volonté très forte la fac aurait eu ma peau). Donc après ces efforts, et le tien je pense, qu'il ne faut pas renier nos apprentissages. Mais effectivement, c'est un peu déprimant après tout ça de galérer pour trouver du boulot mais n'oublie pas que tout ce que les apprentissages ne sont jamais perdu (tu les possèdes et c'est bien ça t’enrichis selon moi)

    Bon courage en attendant ! Je sais qu'il y a un métier fait pour chacun de nous.
     
Chargement...