Deux adolescentes qui ne voulaient « pas vraiment » : témoignages autour du consentement

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Anouk Perry, le 31 août 2017.

  1. Anouk Perry

    Anouk Perry
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    Membre de l'équipe

  2. Xylo'

    Xylo'
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    Si tous les généraux et amiraux du monde, quelques soient les couleurs et les étoiles, avaient chacun un chat sur les genoux...

    Il n'y a que moi que ça choque, cette phrase:
    ?

    Il n'y a pas d'amour ou même de respect dans leurs actes. Il s'agit de viol. Je ne comprend pas pourquoi vous avez choisi ce terme.
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    On ne fait pas l'amour à quelqu'un qu'on ne respecte pas, on ne fait pas l'amour à quelqu'un qu'on force, et encore moins à une personne mineure: on lea viole, ni plus ni moins.
     
    #2 Xylo', 31 août 2017
    Dernière édition: 31 août 2017
    sophiebrld, elyriah, Violette! et 42 autres ont BigUpé ce message.
  3. Kaus Australis

    Kaus Australis
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    Stupéfiant.

    Alerte aux violeurs pedo :eek:

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    Tl;dr: exprimer son consentement ou son absence de consentement est un droit absolu, pas un caprice.
     
    TheEvilMarmotte, sophiebrld, BastetAmidala et 17 autres ont BigUpé ce message.
  4. Bealor

    Bealor
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    Plusieurs fautes d'accord dans cet article, c'est dommage....
     
    Orukoh, Aska et Cléo. ont BigUpé ce message.
  5. Erinnern

    Erinnern
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    Pas de désolisme.

    Il y a un livre d'Annie Ernaux (très grande écrivaine) où elle raconte entre autres sa première expérience sexuelle, en 1958. Brutale, sans plaisir, mais qu'elle refuse de qualifier de viol encore aujourd'hui Ernaux écrit qu'elle avait le sentiment de "se soumettre à une loi indiscutable, universelle, celle d'une sauvagerie masculine qu'un jour ou l'autre il lui aurait bien fallu subir."
    L'idée même qu'elle peut refuser ne lui vient pas à l'esprit. C'est comme ça. ça doit être normal, comme dit Anita dans son témoignage.
    Le livre s'appelle Mémoire de fille, et il est exceptionnel !
     
    sophiebrld, Violette!, Manea et 16 autres ont BigUpé ce message.
  6. Aska

    Aska
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    “Vous voulez du courage ? Ayez déjà de la volonté.”

    Moi aussi j'ai pensé que c'était naturel d'avoir mal, que c'était normal de ne pas forcément être excitée au moment de la pénétration, avoir peur de l'acte "mais que ça va mieux pendant", que c'est normal de se forcer... Avec ce genre de conseils à la con entre lycéennes ou dans les magazines, je n'imagine pas la proportion de filles qui ont du se faire violer sans en avoir vraiment conscience. Ca me touche toujours autant ce sujet :crying:
     
    sophiebrld, BastetAmidala, Lounala et 17 autres ont BigUpé ce message.
  7. Vixenju

    Vixenju
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    "I know that I'm perfect, even though I'm fucked up"

    C'est vraiment affligeant. Et le pire, c'est que ça arrive beaucoup plus souvent qu'on ne le croit. Des agresseurs qui disent qu'il faut "faire un effort", des victimes qui se retrouvent blâmées pour leur agression.
    De deux choses l'une: Nous ne sommes pas les objets sexuels des hommes, et nous n'avons pas à nous sentir coupables pour avoir été agressées. Et une fille "qui ne veut pas vraiment" c'est une fille qui ne veut pas. Point.
     
    Manea, KtyKonéko, LovelyLexy et 11 autres ont BigUpé ce message.
  8. lastochka

    lastochka
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    Procrastinage sportif

    Le terme "faire l'amour" me choque aussi beaucoup.
     
    Manea, Eugenye, KtyKonéko et 12 autres ont BigUpé ce message.
  9. Shadowsofthenight

    Shadowsofthenight
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    je suis de retour mais pas pour vous jouer un mauvais tour

    @Anouk Perry Pourquoi ne pas avoir utiliser le même terme "avoir des rapports sexuels" que sur le site de l'émission qui semble clairement moins innaproprié que faire l'amour.
     
    Meligood, Manea, KtyKonéko et 11 autres ont BigUpé ce message.
  10. Linalaya

    Linalaya
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    Olala, que vous êtes pointilleux... Moi dans ce dont parme l'article, je ne trouve pas que cela soit inapproprié. Il n'est jamais dit "deux jeunes femmes ont fait l'amour et en fait non, c'était un viol." L'article commence par "deux hommes ont voulu faire l'amour avec margaux et anita", à aucun autre moment la mention "faire l'amour" n'est réutilisée. Techniquement, rien ne nous empêche de croire que ces deux hommes ne comptaient pas faire l'amour à ces jeunes femmes. Rien ne nous dit qu'ils sont parti bille en tête pour aller violer des adolescentes. Ils voulaient probablement "faire l'amour" avec elles. De la mauvaise façon, on est d'accord. Ils se sont assis sur leur consentement et c'est ignoble. Mais les jeunes femmes témoignent ici parce qu'elles ne sont pas sûres de s'être fait violer ou non, les hommes ont été violents, immondes, indélicats, mais elles n'ont pas cédé par manque de force ou de volonté, elles ont cédé parce que ces hommes ne voulaient que faire l'amour avec elles. Parce que oui, cet article parle de la zone floue entre viol et consentement, de ces hommes qui pensent "faire l'amour" et de ces femmes qui se font violer. C'est de cela dont on parle. Je ne pense donc pas que le terme soit si inapproprié. C'est même le bon, si on y pense. Les hommes qui bafouent le consentement des femmes ne sont pas tous des pervers sexuels, souffrants de problèmes mentaux avérés. Non, dans notre société, ces hommes ne pensent rien faire de mal, ils pensent "faire l'amour". Et certaines femmes le croient aussi que c'est cela, à force.
    Je ne justifie en aucune manière le comportement de ces hommes, ils me dégoutent au plus haut point, mais je ne pense pas que la rédactrice ait fait une erreur grossière en parlant de "faire l'amour" dans ces conditions.
     
    Leah P., Katastroph, yuyunaâ et 5 autres ont BigUpé ce message.
  11. LaBelleAuBois

    LaBelleAuBois
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    Effectivement, le terme peut sembler mal choisi, mais je rejoins @Linalaya sur un point : cette zone floue entre consentement, obligation, viol...
    J'ai mis des années avant de comprendre que j'avais été violée régulièrement par mon ex-copain. Et je suis sûre que si je le confrontais aujourd'hui, il ne comprendrait pas que je l'accuse de viol. Nous étions dans une relation, et pour lui il était normal de faire l'amour et surtout de "faire des efforts". C'est allé très loin dans la violence psychologique, puisqu'à force de réflexions type "tu veux jamais" "je te plais pas" etc., j'ai fini par croire et intégrer complètement l'idée que j'avais un problème. Et il m'a fallut trois ans après la relation pour comprendre ce qui m'était arrivé. On s'est rencontré jeunes, on est resté ensemble longtemps et j'avais un "terrain psychologique fertile" à intégrer ce genre d'idée. Mais effectivement, je pense que dans sa tête à lui, il voulait "simplement faire l'amour". Je ne l'excuse de rien, qu'on soit bien d'accord, hein ! Il m'a manqué de respect et violée, je ne vais pas le défendre.
    Là où je tique un peu plus dans l'article et les commentaires, c'est que ces hommes étaient visiblement adultes et les jeunes filles mineures. Il s'agit, en plus de viol, de pédophilie pour moi. Donc qu'ils aient eu pour intention de "faire l'amour" soit, mais avec des jeunes filles mineures. Et là on parle d'un autre type de déviance psychologique qui est un aspect hyper important qui n'est à aucun moment retransmis dans l'article (peut-être dans l'extrait audio mais étant au travail, je ne peux pas l'écouter).
     
    Meligood, KtyKonéko, yuyunaâ et 5 autres ont BigUpé ce message.
  12. Linalaya

    Linalaya
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    Olala, que vous êtes pointilleux... Moi dans ce dont parme l'article, je ne trouve pas que cela soit inapproprié. Il n'est jamais dit "deux jeunes femmes ont fait l'amour et en fait non, c'était un viol." L'article commence par "deux hommes ont voulu faire l'amour avec margaux et anita", à aucun autre moment la mention "faire l'amour" n'est réutilisée. Techniquement, rien ne nous empêche de croire que ces deux hommes ne comptaient pas faire l'amour à ces jeunes femmes. Rien ne nous dit qu'ils sont parti bille en tête pour aller violer des adolescentes. Ils voulaient probablement "faire l'amour" avec elles. De la mauvaise façon, on est d'accord. Ils se sont assis sur leur consentement et c'est ignoble. Mais les jeunes femmes témoignent ici parce qu'elles ne sont pas sûres de s'être fait violer ou non, les hommes ont été violents, immondes, indélicats, mais elles n'ont pas cédé par manque de force ou de volonté, elles ont cédé parce que ces hommes ne voulaient que faire l'amour avec elles. Parce que oui, cet article parle de la zone floue entre viol et consentement, de ces hommes qui pensent "faire l'amour" et de ces femmes qui se font violer. C'est de cela dont on parle. Je ne pense donc pas que le terme soit si inapproprié. C'est même le bon, si on y pense. Les hommes qui bafouent le consentement des femmes ne sont pas tous des pervers sexuels, souffrants de problèmes mentaux avérés. Non, dans notre société, ces hommes ne pensent rien faire de mal, ils pensent "faire l'amour". Et certaines femmes le croient aussi que c'est cela, à force.
    Je ne justifie en aucune manière le comportement de ces hommes, ils me dégoutent au plus haut point, mais je ne pense pas que la rédactrice ait fait une erreur grossière en parlant de "faire l'amour" dans ces conditions.
     
    KtyKonéko a BigUpé ce message
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