Douance, reprise d'études et 1001 questions

Sujet dans 'Etudes, stage, emplois - Le Monde de l'entreprise' lancé par Pinkisaslowcolour, le 5 août 2016.

  1. Pinkisaslowcolour

    Pinkisaslowcolour
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    Attention, chute de pavé ! Désolée :-/

    Bonjour à toutes :-)

    J'ai quelques questions et j'ai besoin de conseils. Comme de toute façon je ne parviens à penser à rien d'autre, je me suis dit que je pouvais aussi bien embêter tout le monde avec :d Je dois prendre une décision sur ce que je vais faire à la rentrée. Voilà le contexte pour que vous compreniez de quoi je parle.

    Il y a 7 ans, j'avais 19 ans, je venais de sortir de l'école secondaire et j'ai décidé de faire la philosophie à l'université. J'étais sortie du lycée première dans les matières que j'aimais et dans la moyenne basse dans les cours que je n'aimais pas. Je n'avais jamais vraiment dû travailler, le plus souvent je m'embêtais car je trouvais que tout était trop facile.
    En philo, en revanche... Autant je comprenais très bien, autant je n'étais pas habituée à devoir mémoriser autant de choses, et j'ai commencé à paniquer. Mon premier examen était un examen oral avec un vieux prof proche de la retraite. J'ai perdu tous mes moyens et j'ai complètement raté l'examen, et le vieux en plus m'a humiliée. Bref. Encore un ou deux autres de ce style et je suis tombée en dépression.
    J'ai repris un autre truc l'année suivante et l'année d'après pour faire plaisir à mes parents mais je n'ai jamais vraiment pris d'intérêt à autre chose, en plus de me sentir comme une merde.
    Je vous passe les détails, mais toujours est-il qu'il m'a fallu des années avant de retrouver un peu d'estime de moi-même.

    Mon idée récemment c'était de faire une formation (bac+3) de prof de français pour personnes de langue étrangère. Franchement, ça ne me tente pas plus que ça, mais c'est un travail que j'arrive à faire (je le fais déjà sur internet), où ma phobie du travail ne me fait pas partir en vrille, et c'est assez ennuyeux intellectuellement pour ne pas m'inquiéter.
    Justement...

    Comme je commence à aller mieux, ma psy m'a dit "pourquoi ne reprendriez vous pas la philo, puisque la formation de prof vous ennuie ?"
    Et... J'ai immédiatement senti que j'en avais envie. A vrai dire, je n'y pensais même plus depuis longtemps, ça me semblait hors de portée. Je crois qu'au fond je ne l'aurai jamais osé si personne ne me l'avait proposé.

    Je me suis renseignée. Financièrement, c'est faisable pour moi. Administrativement, ce sera un peu compliqué, mais c'est possible. Les inscriptions commencent dans deux semaines.
    Je suis allé voir la liste des cours. Le prof qui m'a fait humiliée a pris sa retraite, il y a de nouveaux cours. Tous m'intéressent, ou presque. J'aimerais bien prendre une mineure en droit ou en esthétique, je dois y réfléchir.

    Je me suis souvenue que j'aimais bien aller en cours quand j'étais en philo. Tout le monde me disait que j'allais y arriver, les autres étudiants s'attendaient à me voir avoir les meilleurs résultats (ça m'a fait d'autant plus de mal d'échouer, d'ailleurs).
    Ironie, l'horaire d'université se prête mieux pour donner des cours sur le côté que la formation de prof, l'université est plus proche de chez moi (oui, avec les insomnies que je me tape, ça compte), etc. Tout colle mieux en fait.

    Sauf que... Si je rate encore, ça va me faire beaucoup, beaucoup de mal. Je ne peux pas me permettre de rater.

    Autre chose : il y a de fortes suspicions que je sois "surdouée". Je n'ai pas très envie de passer un test de QI : ça coûte cher, et ça ne changerait rien à mon fonctionnement, qui est très proche de celui d'une personne effectivement surdouée.
    Concrètement, ça veut dire quoi ?
    - Je m'ennuie très vite, et l'ennui me déprime considérablement. C'est le gros point noir pour le FLE. C'est une formation de 35h par semaines, je l'ai déjà essayée, et je passais l'essentiel de mon temps à attendre. Attendre que les autres comprennent, lisent, terminent un exercice. Pour moi, c'est difficilement tolérable. La philo au contraire, ça me stimule. Il y a assez de contenu pour garder mon cerveau occupé et j'ai pas cette impression désagréable qu'on me prend pour une imbécile.
    - Je suis perfectionniste. Et pas façon je-me-surpasse-sainement. Plutôt façon je-tourne-à-130%-jusqu'à-ce-que-j'explose. Plus j'ai de gratification venant d'une activité, plus je vais vouloir faire mieux. Pas seulement avoir de bons résultats, voyons. Non. Je veux être la meilleure. Inutile de dire que ça me pourrit la vie.
    - Des attentes irréalistes mènent nécessairement à la déception. J'ai une très mauvaise estime de moi. Même si ça s'améliore avec le temps il me faut beaucoup de renforcement positif pour me garder dans un état acceptable.
    - Grosse difficulté de rester focalisée sur un même sujet très longtemps. Ca se travaille, mais quand je suis en roue libre je change de passion tous les mois, en gros.

    Ma douance est surtout dirigée vers les compétences verbo-linguistiques et intrapersonelles, selon les tests que j'ai déjà realisés avec un autre psy. Donc j'ai pas l'impression de me gourrer quand je parle de faire la philo, mais je doute tellement de moi-même que c'est très dur pour moi de prendre une décision.

    Donc en gros j'en suis à ça :

    Phleûh :
    + seulement 3 ans (je peux quitter mes parents plus tôt)
    + droits d'inscriptions un peu moins chers
    + facilité de trouver un travail
    + possibilité de recevoir des aides sociales sur base d'un plan de réinsertion sociale
    + "safe" : pas de prises de risques personnels
    + possibilité de travailler à l'étranger (coucou les Suédois)
    - pas stimulant
    - 35 heures de cours par semaine
    - élèves souvent beaucoup moins matures qu'en philo
    - estime de soi moyenne vu que je prends la solution de facilité
    - dirige vers un métier safe mais pas passionnant

    Filozofi :
    - Minimum 5 ans (je ne peux pas quitter mes parents sans une prise de risque financière majeure)
    - droits d'inscriptions plus élevés (mais je peux me le permettre)
    - prise de risque personnels
    - débouchés peu clairs sans agrégation
    + stimulant
    + seulement 15h de cours par semaine
    + élèves souvent matures et généralement une bonne ambiance
    + ENORME boost de mon estime de moi-même si je réussis
    + (en fait gros boost si je réussis ne serait ce que la première)
    + (bonus 15XP) aspiration de jeunesse

    Voilà un peu où j'en suis dans ma réflexion. Après, ce que je me demande, c'est ce qui a fondamentalement changé en moi depuis 7 ans qui pourraient me permettre de penser que ça irait cette fois ci.
    C'est vrai que j'ai murit, j'ai voyagé, j'ai travaillé, je n'ai plus la jeunesse qui me gratte (beurk).
    Mais je suis toujours très anxieuse, facilement déprimée et découragée. Heureusement, j'ai une bonne psy, mais je ne sais pas si ça va suffire. Le seul fait que j'en parle comme ça montre bien le problème.
    Et puis, je ne sais toujours pas comment étudier (mais j'ai commencé à faire des recherches à ce sujet)...

    Qu'en pensez vous ?
    Si vous êtes aussi surdoué.e, est ce que vous avez des conseils pour arriver à gérer ça pendant les études ?
    Franchement toute suggestion, idée, whatever est la bienvenue. Je ne sais pas très bien à qui en parler car mes amis me connaissent soit trop bien soit trop mal pour ça.

    Si vous avez réussi à lire ça jusqu'au bout, mille fois merci !
    Et si ce n'est pas le cas, mille fois merci quand même ^^
    Bisous pour celleux qui en veulent
     
  2. Sithcait

    Sithcait
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    Salut !
    C'est une réponse tardive mais à la lecture de ton post il est clair que tu souhaites faire de la philo. Ensuite on ne peut pas prendre de décision pour toi puisque c'est ta vie.

    Alors qu'as-tu choisis ?
     
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