Elles couchent pour ne pas avoir à dire "non"

Sujet dans 'L'actu en France' lancé par Denis, le 13 décembre 2010.

  1. Denis

    Denis
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    En pleine digestion.
    Membre de l'équipe

    A lire sous la plume de Nolwenn le Blevennec (Rue89) cet article consacré aux "relations sexuelles non pleinement consenties. Celles que les filles ne désirent pas vraiment, pas comme ça, et auxquelles elles cèdent par paresse ou par peur de passer pour des cruches".
     
  2. Mylouze

    Mylouze
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    Sud un jour, Sud toujours

    ça m'est arrivé juste une fois
    le mec il me collait depuis deux ans, j'en avais ras le cul
    (mais qd je dis qu'il me collait, je ments pas. s'il me voyait ds le quartier prendre le bus, il lachait ses potes, montait avec moi et me prenait la tete jusqu'à la descente, puis dans la rue, etc etc)

    enfin on a pas vraiment couché, on a fait le minimum syndical (non vraiment je pouvais pas aller jusqu'au bout, c'etait au dessus de mes forces)

    j'ai passé la nuit chez lui et je me suis barrée à 7h du mat "oui oui jte rappelle"
    juste apres j'ai rencontré mon homme, dommaaaaaaaaaaaaaaaaaage :lol:

    il etait pas trop mal physiquement, drole et tout et tout, mais vraiment le lourdingue à mort -_-

    (bon jl'ai recroisé deux ans apres et il m'a traité de pute devant ses potes mais bon bref :lol: )
     
  3. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    Honnêtement, ça me dépasse. Après avoir lu l'article, j'en déduis que ces filles qui ne savent pas dire non souffrent d'un gros manque d'estime de soi :

    J'ai jamais eu une estime de moi-même sur-dimensionnée, et y a même eu des moments où j'étais au fond du seau, mais je ne me suis jamais forcée à rien... et je crois que si je m'étais forcée, mon manque de confiance en moi aurait été encore plus basse. Je me serait sentie "sale", comme le dit une des filles interrogées.

    Et pourtant, la pression, je l'ai ressentie, je ne peux pas le nier. Je suis restée vierge jusqu'à tard - vis-à-vis de la moyenne française en tout cas. Cette virginité me pesait, oui. J'aurais pu m'en débarrasser à plusieurs reprises, mais quelque chose m'en toujours a empêchée. Et avec le recul, je me dis qu'heureusement, je n'ai jamais cédé.

    Donc voilà, je me demande à partir de quel moment on cède. Ça m'intrigue assez, parce que si je peux comprendre le manque de confiance en soi, l'effet de la pression sociale, les mecs relous (et dieu sait qu'ils savent l'être quand ils veulent...), pour ma part j'ai jamais dit "oui" alors que je pensais "non".
     
  4. Nadja__

    Nadja__
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    Miou.

    J'ai eu ma première fois à 20 ans avec mon copain, avec qui je suis toujours à 23 ans.

    Avant ça, j'ai rencontré un type, il était un peu lourd, il ne m'attirait pas spécialement on est allé chez moi et je ne sais pas, je me disais "Et pourquoi pas ?". Je trouve que déjà, avoir accepté qu'il vienne chez moi c'était con. Sur le chemin je l'ai prévenu, je lui ai dit que j'étais vierge et que ça ne changerait pas maintenant. Une fois chez moi je l'ai répété, et sa réponse a été "Je peux te lécher la chatte au moins ?". Au final il m'a tripotée vaguement mais basta, je l'ai viré de chez moi assez vite et il est parti. Je ne me suis pas sentie salie parce qu'il m'avait touchée, pas spécialement. Mais tout ça pour dire que je suis fière d'avoir assez confiance en moi pour briser une ambiance "sexuelle" et j'ai été à la fois ironique et sèche, du coup il est parti. Après j'ai eu de la chance, ça aurait pu être un sale type ... De toutes manières j'aurais été incapable de le toucher (déjà que les corps d'hommes ne m'attiraient à priori pas ...), là je me serais sentie salie.
    Comme pour l'instant je n'ai fait l'amour qu'avec du désir, j'ai vraiment du mal à comprendre comment on peut s'en passer.
     
  5. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    Ce sujet est - à mes yeux - tout aussi douloureux qu'important.

    A l'heure actuelle, j'ai tendance à penser que le sexe est une arme, un potentiel de base inné que l'on étoffe, sculpte, travaille, pour faire de soi un "bon coup". Il s'agit de l'aboutissement de la séduction massive, du désir porté sur l'autre, du regard tactique, presque avant l'éclosion totale du sentiment. On couche majoritairement pour (se) faire du bien, corporellement, sentimentalement ou à l'égard du social : Être bon à ce jeu là, c'est en conséquence maîtriser beaucoup, et donc pouvoir par extension. Cela hausse le menton et la stature, et gonfle sensiblement l'égo.
    Et puis il y a ceux qui - naturellement - s'empêtrent de leur propre corps, se difforment, et se tassent. Ceux qui n'ont pas l'estime suffisante de soi pour seulement songer être doués au lit. Ceux qui se préfigurent d'emblée mauvais, et pour qui la chose passera nécessairement par un surplus de douleur. Douleur physique de craindre, et douleur morale de se voir endosser un costume que l'on pense tout sauf sur-mesure.
    Moi, j'ai (je ?) fait(-s) partie de ces gens là. Ne pas se sentir normale dans ce domaine a été très rapidement perçu comme une honte sans bornes, car les frontières de cette normalité sont repoussées en des ailleurs que, personnellement, je méconnais. Et si, moi, je ne savais pas ? Ne pouvais pas ?
    Or savoir au moins faire - à défaut de savoir bien faire - est quasi vécu comme une obligation. Être un trou, est-ce si compliqué après tout ? Il ne s'agit que de recevoir, un moment, et s'en contenter avec facilité. En théorie, quiconque est physiquement apte est effectivement capable "d'héberger quelqu'un"... En théorie.

    A partir de ce point, ne pas dire non (puisque c'est là le sujet) ne me choque pas, mais est blessant. Dans mon vécu, et même si je ne l'ai jamais fait par volonté pure et exclusive de sentiments, je comprends ces femmes qui n'ont pas voulu s'encombrer d'elles-mêmes, seulement songer à repousser l'idée qu'elles sont désirables. On les "veut" et elles peuvent accueillir. Alors... soit.
    Il ne s'agit pas de se vendre au rabais, à l'offrant du moment à défaut du plus offrant, se brader, se rassurer, se faire catin. Moi-même ne me concevant pas comme objet de désir, je ne saurais trop dire pourquoi et comprendre comment l'on me désire. C'est un fait, en dehors de moi, étranger. Appuyé, marqué, présent, et dont je ne connais pas l'origine.

    Je ne saisis pas que l'on puisse juger (et qui plus est mal juger) ces femmes qui se laissent faire. Il ne s'agit pas là d'un viol ou d'un manque de discernement, car le "non" n'est pas repoussé par l'homme. Il n'y a simplement pas de "non", mais un rien qui je pense signifie "pourquoi pas". Pas oui. Pas vraiment. Mais pas non. Parce que parfois, laisser passer les minutes est plus simple.
    Le sexe est un pouvoir pur à l'heure actuelle, et consenti ou non, il hiérarchise. Il provoque donc une pression qui pour moi se fait plus sensible chez la gent féminine, et qu'il est plus ardu d'esquiver.
    Ce qui est capital en revanche, est l'importance du "non". Un "non" clair, prononcé, assuré, débattu. Aller au-delà du "non" et à son mépris, c'est imposer la pression, et la faire déborder. (Et je suis d'ailleurs effarée et dégoûtée par le lien de l'article ouvrant sur le forum de discussion). Une différence est toujours à noter entre se faire sujet et assujettir.

    (Je pense que cela ne tardera pas à partir...)
     
  6. AnimLouloute

    AnimLouloute
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    Completement paumée

    Supprimé

    Dire qu'il n'y a pas viol, c'est vrai. Il n'y a pas de refus bafoué. Mais que les filles se sentent sales et violées, je peux le comprendre aussi. Dans le sens où ce qu'elle (ne) voulait (pas) est arrivé quand même. Bref, mes paroles sont le reflet de ma pensée : confus(es).

    Je n'étais probablement pas dans le bon sujet, mon post est sans doute HS et sera probablement édité dans peu de temps mais c'est aussi ça l'avantage des forums, ça permet de s'affranchir d'un poids pendant un moment.
     
  7. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    Je ne sais pas très bien quoi répondre, parce que d'un côté j'ai envie de dire que oui, j'ai déjà couché sans en avoir vraiment envie, juste parce que je me sentais obligée (c'est vrai, c'est ridicule), le garçon avait été sympa, il m'avait payé le resto, le ciné et on avait flirté pas mal par sms; du coup, après avoir gentiment fait mon allumeuse, je me sentais obligée d'aller jusqu'au bout.
    Mais je ne l'ai pas ressenti comme un viol parce que tout au long, je savais que j'aurais pu dire non, et ça ne m'aurait rien coûté. Ça semble contradictoire, mais même si je n'ai, dans les faits, pas dit non et que je me semblais obligée d'accepter, je me sentais obligée seulement par une convention sociale (si je puis dire; genre on se drague depuis deux semaines, on est sorti ensemble plusieurs fois, du coup c'est "socialement accepté" de coucher) que j'aurais pu briser si je l'avais souhaité.
     
  8. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    Ca m'ait arrivé et je pense que ça m'arrivera encore.
    Je sais pas comment m'exprimer là dessus, j'essaye de réfléchir à ça, pourquoi ça se passe de cette façon et c'est assez confus.
    Je sais que j'ai un très gros soucis avec mon estime, ma confiance en moi et j'ai l'impression que si je dis 'non' on ne m'aimera plus.

    Mais à côté de ça le fait d'avoir accepté de coucher avec un mec (que je connais par contre, ça me viendrait pas à l'idée de faire ça avec un inconnu) plus pour être tranquille et non pas parce que j'en avais vraiment envie me pose pas tant de problème que ça. Jusqu'à maintenant d'ailleurs j'y avais jamais pensé.

    Je suis consciente que c'est pas quelque chose de 'normal' en quelque sorte, je devrais savoir dire non mais je le vis très bien quand même.
     
  9. Sasha.

    Sasha.
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    C'est flou

    Pardon si je fais un HS, pourquoi la discussion sur le forum vous a choqué ? ( Au risque de passer pour une imbécile, mais c'est une vraie question )
     
  10. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    Ils semblent (un, surtout) penser qu'en insistant, ils peuvent réussir à mettre une nana pas d'accord dans leur lit et qu'au final elle les remerciera d'avoir insisté et de l'avoir forcée:
    Pour eux, c'est de la "biologie" pratiquement, la femme est faite ainsi, si tu fais ça, tu as telle réponse. Action A, réaction A. Action B, réaction B. La femme est une machine bien huilée.
    (Les mecs avec qui on couche savent tout de notre cycle, bien entendu.)

    Ils en sont jusqu'à avoir un "indicateur de douleur"(!!!):
    Elle était pas d'accord au début,
    mais pour éviter les abus, il est conseillé,
    Le reste à lire ici.
    Il me semble que je n'ai pas vraiment besoin d'expliciter pourquoi c'est gerbant.
     
  11. Pantoufle

    Pantoufle
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    Reine Sperme des Neiges

    Oh putain comme tu dis c'est gerbant :sad:.

    Et au début du topic "Mise en garde:
    Le contenu de cette discussion peut très facilement être mal interprété...
    On s'y interroge sur la différence entre une femme qui refuse vos avances car elle ne souhaite pas aller plus loin - ce qu'il convient de toujours respecter à 100% - et une femme qui vous donne un peu de fil à retordre car, bien qu'intéressée par vous, elle doute encore et a encore besoin d'être charmée et rassurée.
    En raison de la complexité du sujet, et des risques de mauvaise interprétation, clarifions encore une fois : IL NE FAUT JAMAIS FORCER SON OU SA PARTENAIRE A FAIRE QUOIQUE CE SOIT SI IL / ELLE NE LE VEUT PAS."

    Mais GENRE. C'est juste un prétexte ça, de dire "ouais elle fait genre que non mais elle veut baiser au fond", si elle dit non, si elle se débat, c'est que c'est non. C'est pas en la forçant qu'elle va être "charmée et rassurée". Oh, ça me dégoûte. J'aimerai que notre corps puisse se défendre en faisant muter notre vagin en vagina dentata :sad:.
     
  12. Sasha.

    Sasha.
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    C'est flou

    Mindfulista : Ok. Merci de me répondre ;)
    Ça me fait bizarre parce qu'à priori à la 1ère lecture je vois pas les choses pareilles, mais peu importe.


    Pour en revenir au sujet, ça m'est arrivé en quelque sorte, alors que j'avais pas des masses envie sur le moment ( me sentais pas au top de ma forme ). C'est que avec le mec en question, il y avait très peu d'occasion, et ça faisait un bout de temps qu'on attendait d'être tous les deux. Donc sur le coup c'était genre "maintenant ou jamais", j'ai dit oui, et finalement ça s'est pas passé comme prévu; mais le fait est que j'ai pas refusé.
     
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