Espace de réflexion pour la convergence des luttes

Sujet dans 'Veilles permanentes' lancé par AngelTen Richard II, le 10 avril 2016.

  1. AngelTen Richard II

    AngelTen Richard II
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    Of course it is happening inside your head, but why on earth should that mean that it is not real ?

    [J'ai cherché un topic comme celui-là, mais je ne l'ai pas trouvé malheureusement]

    En fait je suis parti d'un constat assez simple : souvent (enfin, moi, dans mon petit cas perso) on a tendance à ne consulter que certaines Veilles Permanentes, et à se rendre moins souvent sur d'autres (parce qu'on est pas concerné-e, parce qu'on est concerné-e mais pas militant). Dans mon cas, je vais rarement dans la VPR parce que je suis pas concerné par le racisme (et comme je suis un sale égocentrique, je ne m'intéresse beaucoup qu'à ce qui me concerne) ni sur la VP Antispécisme parce que je suis végétarien mais pas forcément très impliqué dans la chose.

    Deuxième constat : le concept d'intersection des oppressions est, dans la réflexion au sujet des oppressions, et dans l'action qui doit suivre, accompagner et produire cette réflexion, un concept que je trouve en général fécond (même si je sais que ce terme a une histoire et qu'il a été conçu par des femmes racisées en premier lieu, et que c'est pour ça que je ne me dit pas féministe intersectionnel). Fécond dans toutes les intersections possibles et imaginables, parce qu'il permet de penser l'identité de personnes qui se trouvent soumises à plusieurs oppressions en même temps, il permet de penser les luttes en évitant d'écraser un autre groupe lorsqu'on défend les droits du sien, etc.

    Or, j'ai l'impression que les VP, dans leur forme, créent des espaces de discussions séparés, où il est difficile de parler des sujets qui recoupent les problèmes sans faire dans la redite ou le double-post (je pense cependant qu'un certain nombre de problèmes intersectionnels sont abordés, là n'est pas la question, simplement qu'il est dommage que par exemple, les personnes trans qui sont les habituées de la Veille transphobie passent à côté d'un article sur les transgenres racisé-e-s posté dans la Veille Permanente Racisme, Xénophobie, et inversement, parce que si on est concerné par une des deux oppressions, ou qu'on tombe pile dans ce dont parle l'article, on peut passer à côté en fonction de ce dans quoi on est lea plus actifve.

    De plus, je pense que c'est important d'avoir un espace où peut s'établir une réflexion théorique autour des liens entre les oppressions, leurs différences de fonctionnement, parce que les parallèles sont souvent faits (lorsqu'on explique quelque chose, par exemple quand on compare homophobie et racisme en disant "remplace le mot "homo" par le mot "juif" et tu verras que ta phrase est antisémite, donc ce que tu dis est homophobe") et que ces parallèles sont toujours plus ou moins pertinents, raisonnables, utiles, voire peuvent être oppressifs (on avait parlé d'une certaine instrumentalisation du racisme comme "oppression absolue" utilisée comme appui pour toutes les autres luttes et j'avais trouvé ça très intéressant).

    Je ne prétends pas révolutionner la Terre entière, mais simplement offrir un espace où on réfléchit sur l'intersection des luttes dans leur ensemble, sans faire du sexisme l'oppression de base autour de laquelle gravitent les autres oppressions (contrairement à ce qui peut se faire sur la VPS).

    Bien sûr, tout ça devra se faire dans la politesse, le respect, et sans faire preuve de condescendance ou de violence verbale envers autrui, particulièrement quand vous n'êtes pas concerné-e-s par les oppressions dont on parle. On est pas tous des super-cerveaux hyper au point sur toutes les oppressions, mais réfléchir deux minutes avant de poser une question ou d'avoir un propos oppressif est à la portée de tous.

    A l'inverse, étant donné que ce fil de conversation a pour vocation de provoquer l'échange entre des personnes concernées et non-concernées sur certaines oppression (vous pouvez être une femme racisée qui se trouve à discuter avec une femme lesbienne blanche, par exemple), il est possible que les propos soient problématiques, malgré les efforts que chacun fera (enfin j'espère) pour les éviter. Ainsi, je demande à chacun-e de faire preuve d'un peu de patience (même si l'autre en face est un con). De même, ne demandez pas à autrui d'être ce que vous-mêmes n'êtes pas : on est pas tous des pros sur toutes les oppressions du monde, et tout le monde a droit à l'erreur. Vous ne pouvez pas demander à un-e non-binaire blanc-he d'être parfaitement au courant de tous les enjeux de l'antispécisme alors que vous-mêmes êtes cisgenre et pas forcément une pro de la non-binarité ^^

    (PS : vous pourrez constater que les tags ne prennent pas en compte l'ensemble des oppressions qui sont discutées dans les VP. J'ai simplement inclus les plus généraux, me disant que les autres étaient en général couvertes par les tags déjà présents - en effet leur nombre est limité à 10 malheureusement.)

    === === === ===
    Ressources utiles :
    • Savoir ENS : la liberté d'expression et les discours de haine - Conférence audio de Charles Girard. (Doit-on autoriser les discours de haine, alors que ceux-ci sont difficile à distinguer de l'agression, de la menace ou de la diffamation, ou bien les interdire, alors qu'ils sont difficiles à distinguer des opinions politiques ?). Je ne l'ai pas encore écouté mais je pense que ça peut être intéressant : http://savoirs.ens.fr/expose.php?id=1927
     
    #1 AngelTen Richard II, 10 avril 2016
    Dernière édition: 10 avril 2016
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  2. adita

    adita
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    Dans le game en claquettes

    Merci pour l'ouverture de ce sujet :happy:
    Je sais pas si je suis tout à fait dans le thème avec ce qui va suivre mais ça aura au moins le mérite de faire remonter le sujet :shifty:
    En ce moment, je me suis mise à suivre pas mal de groupes féministes sur le net, et j'ai remarqué, sur madmoizelle également, que certains mots ou concepts n'étaient pas forcement toujours très bien utilisés, je ne sais pas trop comment le formuler, c'est assez transversal par rapport aux différentes veilles donc je savais pas trop où poster ça.

    Pour ce qui est du racisme ou du sexisme je pense qu'on est tous et toutes, sur ce genre de groupes, assez d'accord avec les définitions (et encore pas tout le temps malheureusement :sweatdrop:). Mais dès qu'on touche à des concepts moins connus, j'ai pas toujours l'impression que les mots soient bien utilisés. Je pense aux mots Validisme, Classisme, Psychophobie ou Cissexisme par exemple.
    Par exemple je trouve (enfin ça reste mon avis) que on ne peut pas utiliser le mot "classisme" comme synonyme de "reproduction sociale" ou "determinisme social". Idem pour ce qui va être d'employer le terme validisme dès qu'on veut parler de situation de handicap. C'est des termes qui sont liés mais leurs sens restent quand même différents.
    Je ne sais pas si c'est parce qu'il n'y a pas beaucoup de documentation et d'ouvrages "théoriques" sur ces sujets pour le moment (quoique sur le determinisme social y'en a quand même pas mal) mais ça me perturbe grandement de voir des mots "militants" accolés à tout et parfois n'importe quoi sans que ça ait du sens derrière.

    La deuxième chose qui me perturbe aussi parfois c'est l'abus qu'il peut y avoir de Trigger Warning.
    J'avoue qu'au début l'idée même d'un TW me laissait perplexe, et le jour où j'ai passé trois semaines à ressasser des mauvais souvenirs après avoir vu un clip de Lady Gaga et un épisode de Orange Is The New Black, j'ai vraiment compris leurs intérêts.
    Par contre je trouve que parfois l'usage qui en est fait est assez abusif et que ça brouille les messages qu'on veut faire passer. Est-ce que ça a du sens par exemple le mettre un message tel que "TW racisme" alors qu'un message du type "Attention grosse bouse raciste" ferait très bien l'affaire?
    Le pire étant le combo TW + mauvaise utilisation de voc, comme par exemple si j'écris:
    Ce contenu n'est visible que par les membres validés. Rejoins-nous ou connecte-toi !

    Est-ce que ça vient d'une volonté de trop bien faire? Ou est-ce que c'est moi qui justement ne prendrais pas assez de pincettes lorsque je veux participer à un débat? :sweatdrop:
    Peut être que justement quand on est familiarisé avec certains concepts (ne serait-ce que parce qu'on les vit) et pas d'autres on veut trop bien faire?
    Je ne sais pas, je me suis pas mal posée la question récemment :hesite:
     
    #2 adita, 17 avril 2016
    Dernière édition: 17 avril 2016
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  3. Allitché

    Allitché
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    C'est juste que c'est pas juste quoi.

    Ouais, je veux faire remonter le topic aussi!
    En fait, j'ai une question aussi pour celleux touché.e.s par différentes oppressions: comment peut-on faire pour essayer de lutter de la manière la plus inclusive possible et sans (trop) essayer de dire "moi j'en ai le plus chié"? Surtout dans un milieu militant où on essaierait de tenir un espace safe?
    Je donne un exemple très perso: au début, j'étais pas mal venue pour les discussions et réflexions sur le sexisme, la décroissance et l'antispécisme, puis au bout d'un moment, j'ai eu besoin de prioriser là où je mets mon énergie, là où j'avais été le plus blessée dans ma vie, c'est à dire en tant que personne de couleur, du coup je me suis beaucoup plus intéressée pour la lutte contre le racisme (et le système derrière donc qui le nourrit). En fait, de mon ressenti, c'est devenu: j'ai déjà tellement de peine à faire comprendre que j'existe en tant que personne en-dehors des fétiches et clichés qu'on colle à mon peuple que j'ai (presque) arrêté de faire attention à mon alimentation, et en tout cas, j'ai perdu beaucoup de motivation à combattre l'anti-spécisme (puisque je me préserve pour reprendre d'autres propres oppressifs). Et je n'ai plus le temps pour des projets types écologiques.
    D'un autre côté, j'aimerais que ma communauté laisse plus de place à toutes les personnes ne rentrant pas dans le cadre normé cis hétéro mais je ne suis pas légitime à en parler. Pourtant, je sais qu'il y a beaucoup de souffrances pour ces personnes-là, dans une communauté qui s'appuie quand même sur un modèle familial conservateur (et c'est pire dans la diaspora que dans le pays-même, puisque la diaspora, pour la plupart, n'a pas connu les révolutions organisationnelles et structurelles et genrées, i.e. l'âge d'or du communisme, qu'a connu mon pays d'origine).

    Du coup, pour revenir à l'origine de ce topic, est-ce que vous voulez faire remonter la discussion sur "comment être un.e bon.ne allié.e" qui parlait justement de "est-ce qu'on peut tout ramener au racisme" ? D'ailleurs je crois que c'est toi @AngelTen Richard II qui avait proposé des pistes de réflexion intéressantes là-bas.
    Perso, je passe tellement mon temps à devoir dire que le racisme n'est pas fini que j'ai vraiment beaucoup de peine à ce qu'on ramène à un concept très mal compris. Je poste la réponse des organisatrices du camp d'été décolonial sur pourquoi on continue d'utiliser le mot "race". Pour moi c'est le point important parce que les gens continuent à se focaliser sur les taré.e.s qui croient toujours à la réalité biologique du truc (ce qui tend à dédommager tous les pas-taré.e.s de leurs blagues oppressives) alors que... enfin, je les laisse parler:
    "Dans nos bouches à nous, militants de l’antiracisme politique, le concept de race ne renvoie pas du tout à une réalité biologique mais à une réalité sociale. Il ne s’agit pas de faire des classifications entre les ethnies mais de reconnaître que les mythes autour de la race, qui ont été produits par l’esclavage et la colonisation, ont eu des effets catastrophiques, destructeurs, dont on paie aujourd’hui encore le prix fort. Oui, il n’y a qu’une seule race, la race humaine, blabla mais là n’est pas la question. Comme l’a très bien résumé Colette Guillaumin : « la race n’est certes pas ce qu’on dit qu’elle est, mais elle est néanmoins la plus tangible, réelle, brutale, des réalités. [2] » En d’autres termes, la science a beau avoir prouvé qu’il n’y avait pas de différence biologique fondamentale entre les différents groupes humains, les catégorisations raciales et les valeurs (positives et négatives) qui leur sont attribuées n’ont pas disparu. Loin de là. D’un côté, une racialisation positive qui s’accompagne de bénéfices et de positions sociales et économiques avantageuses à l’échelle systémique ; de l’autre, une racialisation négative qui se manifeste par les effets inverses.
    Cela étant dit et les formes du racisme ayant évolué, la couleur de peau est loin de constituer le seul marqueur de racialisation. À cela s’ajoute des marqueurs plus ou moins visibles tels que le patronyme ou des signes distinctifs, notamment d’appartenance à la religion musulmane, qui renvoient à une origine, une différence réelle ou supposée. Ainsi, on peut être arabe, avoir “la peau blanche” et être impactée par le racisme d’État, de même qu’une blanche convertie à l’islam et ayant fait le choix de porter le voile sera renvoyée à une assignation raciale."

    Aussi, comment gérez-vous les oppressions visibles/invisibles? C'est quelque chose que je suis perso très peu sensible puisque mes oppressions sont toutes dues à ma gueule. J'en suis presque venue à dire à mon compagnon (blanc) qu'au moins, lui on ne s'en prenait qu'à lui qu'une fois qu'il avait ouvert la bouche (l'accent ou le comportement qui trahit le statut d'étranger, tandis que moi qui ai grandi localement mais qui ai une tête d'étrangère ne suis jamais reconnue en tant que locale). J'en suis presque à envier ce statut, vous voyez... alors que la xénophobie, les rejets quotidiens, c'est pas non plus vivable. Cela rejoint aussi ma question de comment lutter de façon inclusive, je voulais juste la séparer si quelqu'un.e veut insister sur ce point.

    Edit: bah d'ailleurs... un de mes groupes de musique préférés a demandé ouvertement sur facebook "que faites-vous pour dissoudre le racisme?" (trad. libre) et les premières réponses parlaient de "il faut s'ouvrir au monde", "laisser parler son coeur", des choses très bien, j'ai rien contre, mais il n'y avait pas la dimension systémique. J'allais répondre sur ça quand iels ont rajouté "que faites-vous, sachant que c'est basé sur une infrastructure culturelle et économique?". Du coup, j'étais toute :puppyeyes::loveeyes: (et ça ne m'a pas empêché de répondre, mais c'était un très beau baume au coeur).
    Bref, pour donner un exemple très récent comme quoi la plupart des gens ne pensent ou ne savent même pas que ce n'est pas juste des gens qui aiment pas les autres gens, c'est malheureusement plus ancré que ça...
     
    #3 Allitché, 13 juillet 2016
    Dernière édition: 14 juillet 2016
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  4. Salpêtre

    Salpêtre
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    Je fus un temps Mizuti

    @Allitché Je ne sais pas comment on peut faire pour lutter de la manière la plus inclusive possible, mais je comprends parfaitement ce réflexe de plus se concentrer sur une lutte qu'une autre. Parce qu'elle nous touche plus, parce que c'est la plus difficile à vivre, parce que c'est celle qui nous met le plus en danger de manière concrète et immédiate... Personnellement, je suis beaucoup plus dans la lutte anti-psychophobie / validisme qu'aucune autre. Mais j'essaye, à l'intérieur de celle-ci, de ne pas laisser passer d'autres oppressions et de la mettre en lien avec les autres (par ex. le sexisme ou la transphobie). Et j'essaye de ne pas m'y enfermer totalement, pour comprendre les enjeux des autres luttes.

    Et j'essaye aussi de relayer la parole de personnes concernées par d'autres oppressions, comme les personnes racisées et souffrant de troubles psy, qui se retrouvent confrontées à des problématiques spécifiques dont je ne souffre pas. Je ne trouve pas qu'on puisse aborder la question d'une oppression sans se pencher sur les autres, et sur tous les croisements que plusieurs oppressions peuvent donner.

    Pour la question du visible / invisible, du coup... Mes maladies / troubles psy ou quoi que ce soit peuvent être ou ne pas être visibles selon comment je m'habille. Donc si je me cache un peu, je ne prendrai rien de directement adressé. Mais je risque, de manière concrète et réelle, d'être enfermée contre mon gré et droguée de médicament. Ça m'est déjà arrivé trois fois, pourquoi pas quatre après tout ? J'ai plus de risques également de subir des violences policières en cas de crise, d'être mal soignée si ça se sait et tout un tas de trucs. (Plus de risques que les gens n'ayant pas de troubles psy, je veux dire hein.)

    Je ne risque pas vraiment de me faire insulter et agresser dans la rue tant que je reste très vêtue et que je ne fais pas de crise, contrairement à ce qui pourrait m'arriver à cause du sexisme par exemple. Et pourtant ma peur de la psychophobie est bien plus grande que celle du sexisme. Je me retrouve obligée de me cacher et de me taire, ce qui en plus de n'être pas vraiment génial tout court, n'est pas non plus possible tout le temps. Et du coup la psychophobie se manifestera différemment. Au final ça ne me permet que de différer les agressions (verbales ou physiques). Mais ça ne me fait pas échapper à tous les propos psychophobes par exemple, ils ne seront juste pas explicitement dirigés contre moi tant qu'on n'en saura rien, et ça instaure un climat d'insécurité, d'impossibilité de dire les choses sans craindre justement pire. En fait, même si je peux le cacher, je ne peux pas passer outre ce que je vois et entends car je me sais concernée. En revanche il est évident qu'il y a certains dangers en moins, je ne vais pas nier ça.

    (Je ne sais pas si je suis ou non à côté de la plaque, n'hésitez pas à me dire si oui.)

    Edit : et il y a parfois des spécificités à la non-visbilité, comme dans le cadre des handicaps et des maladies, où c'est justement cette absence de visibilité qui empêchera qu'on nous permette un accès adapté à certaines choses. (Enfin, ceci dit, quand les handicaps / maladies sont visibles, ce n'est pas forcément toujours mieux hein.)
     
  5. madmoizelle N

    madmoizelle N
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    Comment qu'c'est ?

    Comment on fait pour expliquer à quel point l'islamophobie ambiante est responsable du traitement de l'attentat de Nice sans tomber dans la biphobie ou l'homophobie? Ça me gene grandement les "Il pouvait pas être musulman parce qu'il (détails sur sa vie sexuelle et sentimentale qui n'ont rien à faire là)" parce que deja c'est décider ce qu'est un vrai et un faux musulman mais aussi parce qu'on tombe dans des délires homophobes et biphobes qui me plaisent pas du tout.
     
  6. Azurhibis

    Azurhibis
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    @madmoizelle N : excuse moi, mais je ne comprends pas ta question :fleur::
    (je ne vois pas ce que l'homophobie et la biphobie viennent faire dans le traitement médiatique islamophobe de l'attentat...)
     
  7. madmoizelle N

    madmoizelle N
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    Comment qu'c'est ?

    @Azurhibis En fait, je lis beaucoup de gens dire qu'il ne peut pas être un terroriste islamiste puisqu'il semble qu'il etait bi. Et ça me gene parce qu'on exclus les bi musulmans et on tombe vite dans la fameuse "homosexualité refoule" bien puante.
     
  8. Azurhibis

    Azurhibis
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    @Azurhibis : ok merci je comprends mieux ! (je n'avais pas eu vent de cette information d'où ma question^^) (je crois que associer "homophobie"/biphobie et l'islam rejoint l'homonationalisme (j'ai trouvé ce lien qui en parle là http://npa.jeunes.free.fr/spip.php?article1030 mais je suis peut être à côté de la plaque ^^))
     
  9. Alnilam

    Alnilam
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    La tête en l'air et le cul par terre

    Chouette idée ce topic, j'avoue être la première à ne fréquenter que certaines veilles alors que finalement je pourrais me sentir concernée par toutes. D'ailleurs (et malheureusement) ce qui s'est passé à Nice montre bien qu'en cherchant un peu on peut se faire rejoindre toutes les luttes.

    J'ai pu relever de la biphobie (le fait qu'il soit sorti avec des hommes et des femmes franchement qu'est ce que ça vient faire là dedans ?), de l'agisme (à quoi ça sert de souligner qu'un de ses amants est âgé ? Ça aussi ça change quelque chose), de la psychophobie (j'adore comme la presse se jette de suite sur les troubles psys en envoyant valser toutes considérations), le classicisme en fouinant un peu on va le trouver etc....

    De toute façon dés qu'il s'agit de dénoncer quelque chose l'humain devient fichtrement intolérant à toutes différences ou spécificités.
     
    Shadowsofthenight, Allitché, Azurhibis et 1 autre membre ont BigUpé ce message.
  10. madmoizelle N

    madmoizelle N
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    Comment qu'c'est ?

    @Azurhibis Je suis tombé sur cette notion en cherchant des trucs à ce sujet et on dirait que c'est une piste à creuser je vais regarder. Joao Gwadlup en a parlé sur Twitter et ca m'a permis de mieux me positionner.
    Merci beaucoup pour ton aide.
     
    Azurhibis a BigUpé ce message
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