Et si le bonheur ne tenait qu'à un gène ?

Sujet dans 'L'actu dans le Monde' lancé par Denis, le 12 mai 2011.

  1. Denis

    Denis
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    En pleine digestion.
    Membre de l'équipe

    Tu vois la vie en rose ? Alors cours vite remercier papa-maman qui t'ont très probablement légué la version longue du gène transporteur de la sérotonine 5-HTT : le gène du bonheur...

    Une étude menée par le chercheur Jan-Emmanuel De Neve de la London School of Economics et rapportée dans le Journal of Human Genetics montre que la capacité à voir la vie du bon ou du mauvais côté est liée à un gène qui régule la circulation de sérotonine, une substance chimique qui véhicule les messages entre les cellules nerveuses dans notre cerveau.

    Les êtres humains ont tous deux copies du gène, un transmis par la mère, l'autre par le père. Plusieurs combinaisons sont donc possibles: deux longs, deux courts ou encore un long et un court.

    L'étude s'est appuyée sur des données de la National Longitudinal Study of Adolescent Health et a porté sur 2 574 Américains. Elle permet de comprendre "les mécanismes biologiques qui influent sur le taux de satisfaction de la vie", souligne Jan-Emmanuel De Neve au Guardian.

    Parmi les 40% d'individus qui se sont déclarés "très satisfaits", 35,4% ont deux variantes longues du gène et seulement 19,1% ont deux variantes courtes. Il y a donc une sur-représentation des personnes disposant de deux variantes longues chez les gens heureux. A l'inverse, parmi ceux qui se déclarent "insatisfaits" de leur vie, 26,2% ont deux variantes courtes contre 20% qui ont deux variantes longues.

    Rassurons nous, tout n'est pas joué dès le berceau. De Neve tient à préciser que si ce gène a bien une influence importante, il n'est pas question d'affirmer qu'il est la cause du bonheur. Le bonheur est une affaire complexe, pour l'essentiel fruit de notre expérience et de notre vécu.
    Ouf !

    Si tu speak english, profite de ton passage ici pour mesurer ce qui te rend heureuse en participant à l'enquête track your happiness lancée par Matthew Alan Killingsworth de l'université d'Harvard.
     
  2. Reiko.

    Reiko.
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    Emplumée

    Apparemment, il faut être équipé d'un smartphone pour participer à "Track your happiness" ?... :erf: zut.

    Personnellement, je crois que je n'aimerais pas savoir quels allèles je possède. Je risquerais de m'apitoyer façon "je n'ai pas de prédisposition à être heureuse, snif sniiiiifff chouiiine chouiiine", ou alors peut-être que je serais heureuse tout le temps parce que je me sentirais obligée de l'être :headbang:

    Je me rappelle vaguement d'une citation, elle ressemblait à "qu'est-ce qui participe le plus à ce que nous sommes ? la génétique ou l'environnement ? _C'est la même chose que de demander ce qui participe le plus à l'aire d'un rectangle : est-ce la longueur ou la largeur ?"
    Et je ne sais plus de qui c'est, pardon, pardon.
     
  3. Eternity-

    Eternity-
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    J'ai le cœur qui invente des souvenirs

    Oh de la génétique!

    Mais que fais tu des crossing over alors ?! (Ouuuh je suis drôle ce soir, en plus ça marche même pas vu que visiblement il n'y a qu'un seul gène - ou alors c'est vulgarisé avec un seul gène pour le public)
    Personnellement j'y crois, je pense que la génétique influe sur la façon de fonctionner de notre cerveau et donc de nos sentiments.
    Mais il n'y a pas que ça, c'est sur.
    Donc en gros, j'apporte absolument rien à l'article à part ma "blague" pourrie.
    Je cours me cacher.
     
  4. Cygnus

    Cygnus
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    Sous-marin

    A coups sûr, j'ai la combinaison deux gènes courts, voire super courts :yawn:
     
  5. FlashForward

    FlashForward
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    Comme si j'étais le roi de la pomme de terre, J'envoie la purée!

    Il faut que je me plonge dans l'article, je trouve ça super intéressant comme idée. Bien sûr, les gènes ne gouvernent pas tout, mais dans ce cas précis, ça paraît tellement "évident".
    En fait avoir les deux copies longues de ces gènes, c'est un peu comme être drogué 24h/24, libération continue et intense de sérotonine! :lol: (...ok, je sors [ ] )

    Je me suis toujours demandée l'influence que pouvaient avoir les gènes sur notre caractère, quelle en était la part psychologique. L'environnement est indissociable, certes, mais les gènes doivent bien participer à quelque chose. Par exemple ici, stimuler la sensation de bonheur, faire voir la vie du bon côté...
    Si j'avais voulu faire de la recherche, je crois que c'est un domaine dans lequel je me plongerai, le lien entre génétique et psychologie...
     
  6. Chandernagor

    Chandernagor
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    Mamiezelle. Si vous êtes nouvelle, perdue, que vous ne savez pas à qui parler, n'hésitez pas à m'écrire!

    Je n'ai pas tellement d'avis sur l'influence de la génétique.
    En dehors de ça, pour moi, l'important n'est pas tant d'être heureux, mais d'en avoir conscience. Pour ça, il me semble qu'il faut avoir expérimenté le "malheur" (événements de vie, sentiments de désespoir, de tristesse, d'abandon, ...)
     
  7. Funky

    Funky
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    Trop de boulot

    De toute façon, pour Schopenhauer, le vrai bonheur n'existe pas :, on vit dans la douleur, dans une quête permanente, puisque quand on est heureux, on s'ennuie. Le "bonheur" est la solution la moins douloureuse, c'est à dire une succession de désir et de satisfaction dans un intervalle ni trop long ni trop court.

    Réviser pour le bac, c'est le mal.
     
  8. Eternity-

    Eternity-
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    J'ai le cœur qui invente des souvenirs

    Mhh, je suis pas sure...
    Je n'ai jamais vraiment été malheureuse (je n'ai jamais connu de deuil, d'abandon, je n'ai jamais perdu personne quoi, jamais eu de gros soucis ou emmerdes...)
    Pourtant je me sens heureuse et j'ai conscience de mon bonheur, je sais que j'ai une vie plutôt chouette et j'en profite bien. Je me dis souvent que j'ai une belle vie! :happy:
     
  9. Chandernagor

    Chandernagor
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    Mamiezelle. Si vous êtes nouvelle, perdue, que vous ne savez pas à qui parler, n'hésitez pas à m'écrire!

    Tu n'as peut-être pas expérimenté toi-même le "malheur" (pris au sens très large du terme, j'entends par là toute une gamme d'émotions qui inclut les sentiments d'abandon, d'échec, de perte, d'ennui, de souffrance physique et/ou morale etc., etc.), mais tu as forcèment vu d'autres gens le faire. Si absolument tout le monde sur terre menait une vie heureuse, personne n'en aurait conscience, ça serait juste la norme. Pour moi le bonheur se définit, en partie, par rapport au malheur... Mais ça n'est bien entendu pas le seul critère à prendre en compte.
     
  10. Eternity-

    Eternity-
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    J'ai le cœur qui invente des souvenirs

    Ah d'accord je vois mieux ce que tu veux dire.
    C'est vrai que quand je me dis que je suis heureuse, c'est souvent "par rapport à" quelque chose ou quelqu'un !
     
  11. azertg

    azertg
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    J'aime la bière et les frites.

    Je trouve ça assez réducteur d'assimiler bonheur à gène.

    Le bonheur est une notion excessivement subjective, la génétique nettement moins, je capte pas des masses comment un gène à la structure et au code génétique universel puisse avoir un impact sur chacun, alors que je ne suis pas fichue d'avoir la même définition de "bonheur" que mon voisin, fut-il de gauche ou de droite.

    Et même si je crois sincèrement qu'il y a un rapport entre les deux, je crains que son rôle soit considérablement minime par-rapport à l'éducation, à notre environnement de vie, blabla.
     
  12. Eternity-

    Eternity-
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    J'ai le cœur qui invente des souvenirs

    En fait c'est une question de codage il me semble, d'allèles et de mutations. Parce que le sentiment de joie, de bonheur, provient des connexions de ton cerveau : les hormones qui circulent, en + ou - grandes quantités, les sécrétions etc, c'est ce qui nous permet de ressentir des émotions. (Les antideprésseurs ont une action comme ça il me semble)
    Du coup si t'es codé de manière à avoir peu "d'hormones du bonheur", ben.. Tu remercie tes gènes.

    Bon je suis pas sûre sûre de ce que j'avance hein, donc... A prendre avec précautions ><
     
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