Faut-il ouvrir des "salles de shoot" ?

Sujet dans 'L'actu en France' lancé par Denis, le 29 septembre 2010.

  1. Denis

    Denis
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    En pleine digestion.
    Membre de l'équipe

    A la demande de Loki, j'ouvre ce débat sur les salles de shoot.

    Des élus de gauche comme de droite réclament une expérimentation en France.
    François Fillon, notre Premier ministre est résolument contre.

    Premier article : "salles de shoot", le modèle suisse (l'Express)

    Deuxième article : Jean-Marie Le Guen, député PS et défenseur du projet, répond aux questions posées par les lecteurs de Libération.

    Qu'en pensez-vous ?
     
  2. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    Merci pour ce sujet :)
    J'ai lu pas mal d'articles sur ce sujet (dont celui-ci sur une salle de shoot à bilbao) mais j'avoue avoir du mal à me faire un réel avis sur ce sujet...J'aurai tendance à être pour mais pas totalement et je serais ravie de lire d'autres avis sur ce sujet.
     
  3. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    Je suis totalement pour.

    J'avais vu un reportage il y a un moment sur ses salles de shoot et justement c'est plus qu'un endroit où on peut se défoncer.
    Au moins il y a du matériel propre, stérile, ce qui permet de réduire les risques de transmission des hépatites. Mais il y a aussi une écoute, les toxicomanes peuvent consulter des médecins, parler à des psychologues.
     
  4. La_Guincheuse

    La_Guincheuse
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    Reine de Glace

    il y avait un reportage sur ce sujet hier soir sur LCP.
    La comme ça, je suis plutôt favorable.
    Si ça permet d'aider d'encadrer les toxico et pourquoi pas les faire arrêter, je vois pas trop où est le mal.
    Par contre, dans le reportage que j'ai vu hier, une personne soulevait le problème de la responsabilité en cas d'overdose, même si apparament il n'y a jamais eu de cas d'overdose dans les salles de shoot.
    Je trouve quand même la question interessante.
     
  5. Lolli

    Lolli
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    Je suis pour.
    Deja, c'est pas comme si on leur fournissait la drogue, donc ils ne vont pas se droguer plus! Parce qu'a partir du moment ou ils en ont ils la prendront, salle de shoot ou pas!
    Ensuite, j'avais vu un reportage ou des spécialistes disaient que ça n'allait pas les encourager a se droguer plus, voire même peut etre les faire reflechir.
    Quand on y pense c'est logique, en venant dans cette salle ils predront peut etre plus conscience de leur état, et aussi en voyant les autres autour d'eux.
    Et enfin, si il y a un problème de drogue, ce n'est pas en le cachant et en laissant les toxicos dans des ruelles sombres (c'est un cliché mais ça résume l'idée) qu'on va s'en débarasser.
    C'est trop tard pour ces gens la, le travail doit etre fait avant, donc autant leur éviter le plus de problèmes possible, et si ça permet d'établir un contact avec eux pour peut etre les soigner, ben tant mieux.
     
  6. Blodeuwez

    Blodeuwez
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    BAD ASS BITCH

    Je suis à 100% pour.
    Comme le disait Adreena, ce genre d'endroits permet tout d'abord d'éviter que les gens utilisent 15 fois les même seringues, se les passent entre eux...etc. Ca peut réduire la transmission du VIH et autres maladies.
    Ensuite c'est contrôlé par des infirmiers, des médecins, donc ça peut réduire les overdoses (même si ce sont les "droguées" qui se piquent et non le personnel soignant).

    Mais plus que ça, ça démarginalise (ce mot ne doit pas exister mais je l'utilise quand même je m'en fiche) les drogués. Le personnel soignant peut, doucement, pas à pas (pas avec tous évidemment mais avec les personnes qui le souhaitent) aborder le sujet de la désintoxication. C'est un très bon médiateur, un très bone lien entre les centres de désintox, les hôpitaux et les drogués. Faire le premier pas lorsqu'on est seul ne doit pas être évident, on ne sait pas toujours où d'adresser....etc.

    Au niveau de "l'insécurité" du quartier dans lequel est implantée le centre, il me semble que ça n'aggrave pas les choses, ça les arrange même (selon ce que j'ia pu lire sur ces centres en Suisse) étant donné que les centres s'implantent dans les lieux "réputés" pour cela.

    Après évidemment, il reste un grand nombre de questions auxquels il faudrait répondre avant de les ouvrir comme par exemple : accepter d'administrer la 1ere dose ? Accepter les femmes enceintes ? Les mineurs ? etc...


    Dans un monde parfait ce genre d'établissements n'exsiterait pas, mais on est pas dans un monde parfait. Ce problème existe, il faut le prendre en compte et je pense que mettre en place ce genre d'établissement est toujours mieux que de l'ignorer (ou que de faire une campagne de pubs de temps en temps pour avoir bonne conscience).
     
  7. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    Je me souviens qu'on parlait déjà de l'idée y'a quelques années. Enfin, non pas exactement : une assoc' était venue dans notre collège pour nous faire une sensibilisation aux problèmes de la drogue & co (nous mettre en garde surtout =')) et le débat s'était aussi porté sur l'action des bénévoles de l'association, qui allaient voir des drogués pour leur donner des seringues saines. Bon, ok, on était au collège, c'était pas le milieu le plus mature et adapté qui soit pour ce genre de débat, mais je me souviens qu'un mec de ma classe disait que c'était complètement anormal, qu'on incitait les gens a se droguer, que c'était une honte et qu'il n'y avait qu'une chose a faire face aux drogués c'était les laisser se droguer et se foutre en l'air tout seul. Et tant pis s'ils crèvent (d?overdose ou autre) ce serait leur problème, leur responsabilité, leur faute, et quelque part, tant mieux pour nous s'ils ne sont plus là pour nous déranger.
    Bon, c'était le même qui, devant le règlement du camp de concentration de Dachau disait qu'il était normal que les détenus soient punis s'ils ne respectaient pas les règles (exemple de punition : 14 jours dehors, attaché a un poteau, si on n'était pas bien "en rang" lors de l'appel du matin, du midi et du soir).

    Bon, après ce blabla introduction-t'as-vu-comment-c'est-trop-cool-ma-life... Je dirais que je rejoins Adreena et Loki. Ce genre d'établissement me paraissent très bienvenus car, comme le dit Loki, c'est aussi une démarche personnelle que ferait le drogué pour se soigner lui-même. Se droguer ce n'est pas simplement chercher un paradis artificiel. On est aussi dans un processus d'auto-destruction plus ou moins conscient. Le but n'est pas "de trouver un bonheur artificiel" mais bien, aussi, de se détruire. Le fait de chercher a se "détruire moindrement" en limitant les risques (et donc en allant dans ce genre d'établissement) c'est aussi, je pense, une façon de se sortir d'un cercle vicieux (au moins en partie). On ne va plus vers la mort, contrairement à ce qui peut se passer lors de la prise "sauvage" de drogue, mais on va un peu plus vers la conservation de sa propre vie. Il n'y a plus beaucoup de chemin à faire, alors, pour commencer à prendre contact plus sérieusement avec un psychologue, un medecin, ou n'importe qui qui apporterait une aide supplémentaire.
     
  8. FLT

    FLT
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    Something borrowed

    Ce qui me chagrine, c'est avant tout le fait de voir ériger une initiative telle que celle-ci (qui a ses mérites et ses travers sans doute mais qui aurait avant tout en terme de santé, des répercussions non négligeables) en combat entre deux conceptions de l'État : l'État Répression et l'État Prévention. Et quand je lis : " François Fillon, notre Premier ministre est résolument contre ", merci de clore un dialogue qui n'a même pas eu le temps de voir le jour, quelle ouverture d'esprit.
     
  9. Bulle mousseuse

    Bulle mousseuse
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    *Pouf*

    Je suis assez mitigée sur le bien fondé de ces salles. J'ai également un doute sur les effets à long termes. Est-ce-que cela va inciter des jeunes à se droguer ou réellement leur faire prendre conscience de leur situation? Que se passe-t-il en cas d'overdose ou si la personne fait un malaise?
     
  10. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    Il me semble qu'il reste dans la salle. Dans l'article que j'ai posté sur une salle de shoot de bilbao, le déroulement est assez bien expliqué.
     
  11. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    C'est un peu "dur" de passe après Zvedza car elle explique sans doute mieux que moi mes pensées. Je pense que les problèmes de drogue existeront toujours alors plutôt que de se voiler la face, je pense que cette idée (si elle voit le jour et c'est pas encore gagné) est excellente, elle permettra de mieux encadrer les drogués, de les aider s'ils en ont besoin et permettra également, entre autre, de diminuer le nombre de transmissions par le VIH (et autres maladies) en mettant à leur disposition des seringues à usage unique et des professionnels de santé.
     
  12. audrina

    audrina
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    Loves GooBox

    Je suis assez mitigée sur cette idée.

    Ok ça permettrait de créer des emplois tels que infirmiers, psychologues ou autres mais, qui finance tout ça ??? Car les seringues, tables,etc, je suppose que ç'est gratuit pour les drogués ???
     
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