Feuilles éparses de Mariiiie

Sujet dans 'Forum Ecriture' lancé par AnonymousUser, le 20 juillet 2010.

  1. AnonymousUser

    AnonymousUser
    Expand Collapse
    Guest

    Addiction;

    Tu hèles son nom. Il se retourne, comme ça, de son côté droit. Un peu plus, tu vois? Comme ça. Parfait. Et là, il lève les yeux vers toi, fais son sourire en coin. Il te toise. Mais tu fonds. Parce que voilà, sans lui, tu as l?impression que rien ne serait possible. Parce qu?avec lui, tout est possible. Même si voilà, tu le sais, ça ne durera pas, parce que vous êtes trop jeune, qu?on ne rencontre pas l?amour de sa vie, le père de ses enfants aussi tôt. Pas à dix-huit ans. Mais qui sait? C?est la fin des cours. Il part.
    En attendant le bus, tu t?allumes une cigarette. Les volutes de fumée bleues s?échappent de ta bouche. Tu regardes ton téléphone toutes les cinq secondes. Tu n?oses pas lui envoyer un message pour lui dire. Lui dire à quel point il te manque. Que tu as envie d?être dans ses grands bras puissants. Qu?il y a un vide là, juste à l?estomac. Que tu es amoureuse. Que sans lui, la vie n?a plus de couleur.
    Et ce bus qui ne vient pas.
    Son regard charmeur, ses fossettes qui marquent si bien son visage, ses mains si fines, ses yeux si verts, sa peau si matte, son nez si droit. Il est si parfait. Tu rêves éveillée. Il te manque.
    Oh mon Dieu, tu pourrais passer des heures à le regarder, rester éveillée toute la nuit pour pouvoir l?admirer. Chaque action, chaque chose qu?il entreprend te laisse rêveuse.
    Mais voilà. Tes copines te disent de le laisser tomber, qu?il ne te mérite pas. Mais tu es accro. Il t?habite. Tu vis à travers lui.
    Ce qui devait arriver, arriva. Un jour, il te laisse dans ton coin, sans se retourner. Il est parti.
    Et pendant un an, tu penses à lui, tu vis toujours pour lui. Mais au fils du temps, ça passera, hein, on dit toujours ça.
    Il a été ta drogue. Mais maintenant, c?est fini. Fini.
     
  2. AnonymousUser

    AnonymousUser
    Expand Collapse
    Guest

    Elle n’est plus là. Elle est absente. Elle te manque terriblement. Tu laisses ta cigarette se consumer. Sa douce fumée bleutée t’envoûte. Tu aimes son odeur. Mais tu es triste. Ses longs cheveux blonds, son odeur, tout te manque. Il fait beau, mais tu ne sens plus rien. Julian Casablancas chante dans tes oreilles. Tu ne l’entends pas. C’était son homme. Les gens crient autour de toi. Tu ne comprends pas pourquoi ils ne voient pas ce vide. Le bus arrive. Tu montes dedans. Tu l’oublieras un jour. Et puis, de toute façon, on vient tous à mourir, pas vrai?
     
  3. AnonymousUser

    AnonymousUser
    Expand Collapse
    Guest


    Martin ne savait plus où donner de la tête : il y en avait partout ! Peu importe par où il commencerait, il en aurait pour des heures à tout nettoyer. Et puis, c'est pas comme si ça en avait valu la peine puisque rien ne s'était passé comme prévu.
    Il n'y pouvait rien, finalement, ce n'était pas de sa faute. Il pensait à elle, à sa mère, et puis son père. Ils lui en voudront à mort, c'est certain. Mais comment ça se fait? Il avait beau réfléchir Martin, avec sa tignasse blonde qu'il secouait dans tous les sens, il ne comprenait pas. Il haussait les épaules, avec son petit air de dédain, mais il étais apeuré. Ils savaient que s'ils trouvaient cela, comme ça, il serait puni. Voire plus. Il devait tout caché, et vite. Pourtant, il avait tout fait comme prévu. Cela faisait des semaines qu'il réfléchissais à ce qu'il allait faire, parce que ça faisait des semaines qu'il était au courant de sa venue. Pourtant, rien ne s'est passé comme prévu.
    Il fallait faire vite. Cacher tout ça, ranger de nettoyer. Mais c'était finis, jamais il pourrait leur faire la surprise, il ne lui restait plus qu'une petite demie-heure avant leur arrivée. Et puis, il l'imagina, arriver, sa petite Lola, dans sa robe rouge qu'elle portait ce matin, ses grands yeux verts, et ses longs cheveux bruns. Il ne supportait pas l'idée d'avoir échoué.
    Il s'assit par terre, sur le carrelage froid, en réfléchissant à la meilleure technique qu'il allait adopter pour cacher son effroyable accident. Mais la voiture de ses parents arrivait. Les graviers crissaient.
    Il n'avait pas ranger. Il paniquait, essayant de se trouver des excuses. Il transpirait, imaginant son père le frapper et sa mère crier.
    Lola arriva en rigolant et en sautant de partout. Elle s'arrêta net sur le pas de la porte de la cuisine. Martin croyait voir de l'effroi dans son regard. Les larmes lui montaient aux yeux. Et puis, Lola ria, de son rire si cristallin qui envahis la pièce. Un rire si doux. Ses parents arrivèrent. Il se mit à pleurer.
    Sa mère paniqua. Pourquoi tu pleures, Martin? Et puis elle vit. Elle vit ce pourquoi Martin pleurait, pourquoi ses yeux si bleus étaient tant rougis. Il s'excusa, rentra sa tête dans ses épaules attendant la punition. Mais sa mère le pris dans ses bras, et lui murmura: "Tu sais Martin, ce n'est pas si grave d'avoir renversé le gâteau au chocolat, Lola attendra la prochaine fois, ce n'est pas grave Martin."
     
Chargement...