Frances Ha — 10 raisons d'aller le voir !

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par ladydandy, le 16 août 2013.

  1. ladydandy

    ladydandy
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    Licorne Guest

  2. julie.chung

    julie.chung
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    J'ai adoré ! Ce film est juste un petit bijoux, une perle rare parmi les films assez moyens qu'il peut y avoir en ce moment. En plus d'être bien interprété, il est d'une esthétique folle. Je conseille vivement d'aller le voir, sur le papier il n'a peu être pas l'air ouf, mais on en ressort (enfin pour ma part) heureux :)

    Et puis comme le dis l'article enfin un film qui ne traite pas de la vie parfaite, d'une parfaite New Yorkaise pétée de tunes etc et ça, ça fait du bien !
     
  3. hatalide

    hatalide
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    Oui, très bon film! Allez-y!
    Il y a aussi Oh! Boy en version berlinoise, masculine et noir et blanc. Intéressant de rapprocher ces deux films.
     
  4. HCSS

    HCSS
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    Vivante

    Alors je m'étais pas du tout intéressée à ce film, mais ce que tu en dis me donne vachement envie de le voir :d vu ma petite ville paumée à mon avis ça ne passe même pas au ciné du coin --" mais je note pour le chopper quand il sortira en dvd !
     
  5. Sunflowers

    Sunflowers
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    Boom boom boom boom

    Oh oui Frances Ha  <3  J'y étais allée parce que ma mère voulait le voir, sans savoir de quoi ça parlait, et j'ai tellement aimé. J'ai trouvé ça très doux comme film, je me sentais bien en sortant. Je l'achèterai en dvd quand il sort en tout cas je crois :chat:
     
  6. PaulineArr

    PaulineArr
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    Bonjour,
    J'ai écrit un petit article dans mon blog pour montrer que Frances Ha est une belle figure d'identification féminine : libre, naturelle, un corps qui s'épanouit sans avoir besoin d'une histoire d'amour !

    http://fleurfurieuse.blogspot.fr/

    Frances, apprentie danseuse de 27 ans, amuse la galerie avec des pas de débutante, joue à se bagarrer, court dans la rue et tombe par terre. Elle est vivante, souple, son corps crève l’écran. Sans artifices, les cheveux en pétard, elle a des amis garçons qui la « friendzone ». Elle part en week-end toute seule et plaisante de son acné. Frances Ha est un film sur le corps de Frances, un corps qui s’épanouit sans la moindre scène d’amour ni le moindre baiser.

    Il n’y a pas d’histoire d’amour dans Frances Ha : le boyfriend est évacué dès la deuxième séquence et ne sera pas remplacé. Si Frances et sa meilleure amie parlent de sexe, c’est pour dire : « On baisait plus », et « Il m’éjaculait sur le visage, la grande classe ». C’est le mot « undatable » qui revient le plus souvent. Sophie, sa meilleure amie, se fiance, et son couple est ridicule.

    Frances rompt avec son copain dès le début du film, mais c’est renoncer à sa relation avec Sophie qui sera le plus difficile. Les deux jeunes femmes sont liées par une amitié sororale qui mêle lâcher prise, familiarité physique et fusion des imaginations. Puis Sophie déménage et la carrière de Frances au sein de sa compagnie de danse est compromise. Entre incertitudes, à peu près, hésitations, problèmes d’argent, décisions peu judicieuses et ratés divers, la vie de Frances est décrite avec réalisme et un humour non pas gaguesque mais qui se loge dans les détails. On se plante dans les dates, on gaffe et on se moque des codes de séduction. « Faites comme si je n’étais pas là, je cherche seulement à attirer votre attention ». Et le happy end sera la réconciliation avec Sophie et la reconnaissance en tant que chorégraphe par la directrice de la troupe.

    Frances Ha se plante et persévère, rayonne naturellement et fait passer les relations amicales et sa carrière artistique avant la quête du grand amour. Une vraie belle figure d’identification féminine qui revigore !
     
  7. Pouffi

    Pouffi
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    Hips.

    Bin moi je me suis grave fait chier devant ce film.

    Je n'y ai vu qu'un amas de clichés d'époques diverses, présentés selon des codes archis rebattus.
    Pour exemple le plus exaspérant selon moi: la nana courant et dansant dans la rue, filmée en travelling sur fond de musique endiablée, signifiant évidemment (et lourdement):
    1/l'énergie juvénile du personnage (et du film bien sûr);
    2/son indépendance vis à vis des pressions sociales ;
    3/son espoir invaincu d'un avenir meilleur;
    Pfuiou, lourd! Oui ok petit film d'auteur branché, on a compris, t'es rock'n roll...

    Le hic, c'est que ta "fraîcheur" auto-proclamée, elle sent un peu le rance, avec toutes tes références nostalgiques à une Nouvelle Vague et un cinéma qui, eux, en leur temps, ont su renouveler un genre, ce qui n'est pas ton cas.
    Là encore je m'explique: Frances Ha pour moi n'est qu'une version en long métrage esthétisant de séries dans le genre de Girls (série que j'apprécie au demeurant) avec ses maintenant traditionnels personnages cool-car-assumant-leurs-névroses, ses scènes subtilement-drôles-car-teintées-de-cruauté et ses moments poétiquement-émouvants-car-tout-à-fait-inopinés.
    Grâce à ces séries révolutionnaires on peut désormais se casser la gueule ridiculement en public et en tirer grande fierté car toute héroïne qui se respecte doit à un moment ou un autre en passer par là.
    Il est aussi très important d'essuyer de nombreux échecs, de se taper la tête plusieurs fois contre le même mur avant de tirer les leçons de ses expériences et de faire caca la porte ouverte, sinon on n'est pas hype.
    Le grand questionnement sur l'âge auquel on devient adulte, mais on ne le veut pas, mais on n'a pas le choix, mais il serait temps, ohlala l'angoisse, est aussi un incontournable du genre.
    Et bien sûr l'A-mi-tié, cette valeur inestimable qui rendrait tous les autres sentiments totalement insipides, qui se traduit par ces mots dont on sait bien, c'est bien connu, qu'ils se suffisent à eux-mêmes: I LoOoveee UuuUUuu. (ah non pardon je suis injuste, l'amitié se traduit aussi en actes: il existe une preuve irréfutable de l'amitié: on fait caca ensemble. Ou alors, au choix, on se crie mutuellement dans la gueule que l'autre n'est qu'une grosse connasse).

    Bref, sous ses dehors prétendument toniques et ironiques, Frances Ha ne propose rien et tient un discours misérabiliste et régressif qui m'a bien agacée.
     
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