Frankenburger : bientôt « l'adieu au steak » ?

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Clemence Bodoc, le 30 juillet 2013.

  1. Clemence Bodoc

    Clemence Bodoc
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  2. Kafkanorexia_

    Kafkanorexia_
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    Le courage des oiseaux. 

    Je vois déjà certaines personnes arriver et dire "bouah, c'est pas naturel, ça a l'air tout chimique", alors qu'ils ne se demandent pas ce qu'il y a dans leurs assiettes entre le poisson et la viande... sans parler du reste. :/

    Comme ça a été dit plus haut, c'est déjà assez dur de virer au végétarisme en France, au veganisme encore plus... J'ai peur que cette idée ne marche pas trop, un peu comme les insectes.
     
  3. Véruca

    Véruca
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    Ce matin, je suis empreinte d'une étrange tristesse qui me caresse la nuque.

    Pas mieux.

    J'essaie de devenir végétarienne et c'est hors de question que je me rabatte sur de la viande de synthèse, sur du chimique à prix exorbitant.

    On peut très bien se passer de viande ou alors réduire sa consommation.

    Ou alors s'en foutre, c'est permis aussi :d. Je crois que que je préfère voir des gens ingurgiter de la viande qui provient de la nature qu'un bout de barbaque fait en usine et si onéreux.

    Par contre, c'est vrai que remplacer la viande n'est pas aisé, tant au niveau du goût, de la texture et du sentiment de satiété.
     
  4. Clemence Bodoc

    Clemence Bodoc
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    Rédactrice en chef
    Membre de l'équipe

    Alors petite précision, le prix exorbitant cité dans l'article fait référence à ce prototype. 

    Le chercheur disait que le procédé pourrait donner lieu à une industrialisation de masse, dans ce processus le prix serait bien plus modeste. 

    Les 300 000€ cités représentent le coût des 8 mois de recherche. 

    A propos de la viande, je pense que ça doit être d'autant plus difficile d'arrêter la viande du jour au lendemain, il doit y avoir une sensation de manque (je pense ?) 

    Perso j'ai étalé ma "transition" sur une dizaine d'année, donc ça va, je n'ai aucun manque, j'ai vraiment arrêté trèèès progressivement, à mesure que je me lassais des aliments.
     
  5. Kafkanorexia_

    Kafkanorexia_
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    Le courage des oiseaux. 

    @marie-charlotte : Le "manque" vient surtout du mythe que les géants de l'agroalimentaire ont crée, comme les hypothétiques carences... Ils sont plus intéressés dans l'enrichissement des produits (minimes comme avec le fer-les cachets qu'ils donnent aux animaux, et et énormes avec certains additifs alimentaires qui peuvent créer une "envie" de manger).

    C'est du placebo, surtout. Une amie qui était en vacances avec moi, avait mangé comme moi donc végétalien pendant deux jours. Elle me disait "oh, je me sens faible"... :facepalm:
     
  6. gommette

    gommette
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    Guest

    "Une « conversion » d’autant plus difficile dans nos contrées où la gastronomie est élevée au rang d’art et de religion. Refuser un plat est parfois perçu comme une impolitesse, que dis-je, un outrage au terroir."

    C'est vrai que ce n'est pas évident de refuser les plats de viande en sauce de maman , amoureusement préparés, mais au-delà de l'impolitesse, je dirais que c'est surtout le fait de devoir dire qu'on est végé en société qui est difficile.

    Ca lance quasi systématiquement un débat ( où on en prend plein la gueule ) car la majorité des gens ne tolèrent simplement pas que d'autres aient fait le choix de devenir végétariens. A mesure j'ai compris que ce que les gens ne supportent pas, c'est qu'on représente des vérités dont ils sont conscients , notamment qu'en mangeant de la viande ils massacrent des êtres vivants qui souffrent juste pour quelques minutes de plaisir gustatif, qu'ils le savent très bien et qu'ils continuent. Ca leur renvoie une image atroce d'eux-même, c'est insupportable et c'est bien compréhensible. Du coup il faut en foutre plein la gueule au végé ( même si il ne demande rien de mieux que de parler d'autre chose) pour rééquilibrer la situation ... Celles qui ont déjà parlé de leur féminisme en société verront certainement le mécanisme, c'est peu ou prou le même.

    Pour moi ce n'est donc pas vraiment une question de politesse, de culture ou de terroir, car si vous dites "je n'aime vraiment pas tel aliment"  personne ne va faire une montagne du fait que vous ne mangiez pas. C'est ce que le végétarisme représente qui gêne les gens, ça les oblige à réfléchir à leur pratique alimentaire et parfois c'est douloureux ... En disant "je suis végétarien", les gens entendent " moi j'ai réfléchis, contrairement à toi, moi je ne tue pas d'animaux innocents pour mon plaisir, contrairement à toi" , même si bien sûr nous ne pensons pas de cette manière là.

    Du coup je ne dis presque jamais que je suis végé. Mes amis le savent mais ils n'aiment pas trop en parler , quand on en parle je crois qu'à la fin ils se sentent mal, du coup moi je n'aborde jamais le sujet. Avec des "inconnus" , des gens que je ne vais pas revoir, je dis que je n'aime pas la viande, ou que je n'en mange pas pour des raisons de santé , ça évite le genre de réactions explicitées plus haut.

    D'ailleurs je vous conseille le blog d'Insolente Veggie, ou LeVegetarismeMaTuer , qui reprennent les remarques que les végés se prennent constamment dans la tronche ...
     
  7. salvia

    salvia
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    Mille big up pour cette phrase: "Parce que nous ne sommes pas responsables de l’état du monde actuel, mais que nous serons en partie responsable de la direction qu’il prend."

    Il faudrait la placarder partout pour que nous prenions enfin tous nos responsabilités
     
  8. Solstice

    Solstice
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    Il faut imaginer Sisyphe heureux.

    C'est rigolo parce que moi, je me sens largement plus discriminée en disant que je mange de la viande et que j'adore ça. :icon_4laugh: C'est peut-être l'entourage qui fait ça.

    Ceci dit, l'article est très intéressant, même si j'exprime quelques réserves vis-à-vis de ce nouveau type de viande. J'essaye de manger le plus bio possible, d'être locavore, de me concentrer sur les produits de culture artisanale avec le moins de produits dedans... Et ça, ça ferait un peu tache dans mon assiette n'est-ce pas ? Produit en laboratoire, viande de synthèse... Ça rebute assez je trouve.
     
  9. salvia

    salvia
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    Moi je pense le contraire: je crois que je préfère que les gens mangent de la fausse viande. Si les consommateurs se reportent sur cet aliment, la demande en viande baissera. Qui dit baisse dit également réduction de la production. Moins d'animaux égale moins de terres pour cultiver leur alimentation, donc moins de déforestation, hausse de la culture destinée aux humains, baisse de la famine, baisse des émissions de CO2 dûes au transport etc etc
    Il me semble que de tels bénéfices sont à prendre en compte. Évidemment l'idéal serait que chacun réduise sa consommation de vraie viande.
     
    #9 salvia, 30 juillet 2013
    Dernière édition: 30 juillet 2013
  10. Ultra Boulette

    Ultra Boulette
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    Against the odds, we choose to fight !

    Tiens, je ne connaissais pas du tout le terme "flexitarisme" !
    Personnellement je ne suis pas une grande fan de viande, c'est-à-dire que je ne suis pas spécialement tentée par un steack ou une escalope "nature" pour un repas. En revanche, j'adore les petits plats en sauce et autres préparations, donc lorsque ça ne tient qu'à moi (mon amoureux aime plus la viande que moi) je mange de la viande une ou 2 fois par semaine en l'intégrant à un bon petit plat :) Et je fonctionne comme ça depuis quelques années déjà (quand on mange chez papa-maman on a moins son mot à dire), et ça me convient très bien ! Je ne me sens pas plus faible, même si c'est vrai que j'ai déjà eu des carences en fer quand je ne mangeais plus du tout de viande mais j'ai rectifié le tir et maintenant tout roule. Chacun son équilibre !

    Par contre, n'étant déjà pas une adepte des fast-food, j'avoue que ce frankensteack ne me donne vraiment pas envie...
     
  11. Ephemeride

    Ephemeride
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    Après avoir vu le reportage, il y a certains points que je cherche à mieux comprendre... :ko:

    En fait, je trouve cela assez bizarre, qu'on nous disent comme alternative de remplacer la viande par du soja, par exemple (il y a d'autres alternatives, mais pour l'instant c'est la plus répandue à mon point de vue). Or, à un moment ils ont montré l'impact de la forte production du soja en Amérique du Sud (soja pour nourrir les animaux).

    Est-ce un soja différent du notre ?
     
  12. briagenn

    briagenn
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    Trop de boulot

    "C’est ce que promeut l’association Meatless Monday aux États-Unis : faire du lundi un « jour sans viande » pour diminuer l’impact de la consommation de viande sur la santé, et sur l’environnement."


    Au fait ... Nous aussi en France on a désormais une journée sans viande (si on veut !) depuis le mois d'avril 2013 et c'est le jeudi :cheer:

    le jeudi veggie par l'AFV et L214






     
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