Génération Y, notre nouveau rapport au boulot ?

Sujet dans 'Etudes, stage, emplois - Le Monde de l'entreprise' lancé par Emilie Laystary, le 7 juin 2011.

  1. Emilie Laystary

    Emilie Laystary
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    Journaliste indépendante (VICE magazine, madmoiZelle, RTL, 90bpm, Slate, les Inrocks, Technikart)

  2. Souffle

    Souffle
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    Fogueira sem brasa

    Je me retrouve tout à fait dans cette description :

    C'est comme ça que j'envisage mon futur premier poste. Ceci étant dit, je ne suis pas tout à fait d'accord sur la description d'un jeune immature, instable, insolent envers son patron... Les phrases que seul un jeune de la génération Y pourrait dire sont absurdes. Ou alors je n'ai aucun recul sur ma génération.
     
  3. i-am-the-rain

    i-am-the-rain
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    Pas encore amoureuse

    La recherche de sens au travail : le jeune a besoin de trouver du sens à son travail
    Le besoin d?accomplissement : le jeune a des attentes en matière d?éducation continue, il a une attitude positive envers les défis.
    La recherche de feedback : le jeune cherche la valorisation et a besoin d?une gratification rapide (monétaire ou promotion)
    Vie privée / vie professionnelle : le jeune accorde beaucoup d?importance à sa vie privée, aux loisirs et aux divertissements. Il a vocation à chercher le plaisir au travail.
    L?opportunisme : le jeune a une estime de lui et une volonté de s?affirmer.
    Faible loyalisme : le jeune se sent plus difficilement partie intégrante d?une entreprise et se méfie des institutions.
    Difficulté à se projeter sur le long terme : le jeune a des difficultés à faire des choix et à s?engager.
    Technophilie : le jeune a une certaine aisance avec les nouveaux moyens de communication (Facebook, Twitter, Foursquare, Myspace etc.)


    Cette partie me définit tout à fait. Je me sens vraiment en phase avec la génération Y. C'est exactement comme cela que j'envisage mon rapport au monde du travail.
     
  4. lucie85

    lucie85
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    Photoshopeuse

    Comme les autres, je me retrouve bien dans ces phrases : La lucidité, trouver un sens à ce que l'on fait, donner de l'importance au plaisir personnel....

    Mais alors WTF sur les phrases "que seul un jeune de la génération Y pourrait dire". C'est vraiment nous prendre pour des personnes stupides et irrespectueuses !

    Ceci dis, je trouve que pas mal de gens de notre génération manquent un peu d'humilité au travail (moi y compris ;-) ). Surtout lorsqu'ils débutent, ils pensent tout savoir et ont du mal à se remettre en question.
     
  5. Piou.Bleu

    Piou.Bleu
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    Tout pareil ! Autant je me retrouve pas mal dans les caractéristiques du "Y", autant les phrases m'ont choquées, j'aurais vraiment pas idée d'être aussi irrespectueuse et "je m'en foutiste".

    A mon boulot, on est plusieurs "Y" à être arrivés en même temps. On a été très bien accueillis (dans un milieu plein de Senior et de quelques "X"), tant par les collègues que par l'encadrement, ils trouvent qu'on amène de la "fraicheur". Après je sais pas si c'est une question d'âge ou de comportement "Y".
     
  6. Yiddish

    Yiddish
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    "We have a Hulk !"

    En effet je me reconnais bien dans les caractéristiques de la Génération Y ! En revanche je n'ai jamais dit, ni même pensé dire de telles choses à mes Boss !! D'où ma question : Ces phrases sont bien tirées de quelque part, qui ? où ? quand ? et comment quelqu'un (de la Génération Y ou d'une autre d'ailleurs...) peut-il dire ça à son patron sans se faire rappeler à l'ordre ?

    Ce qui change surtout pour notre génération (mais ça n'engage que moi) c'est la difficulté à rentrer dans le monde du travail... Et lorsque nous avons la chance de rentrer dans une entreprise, les "gens" (cf De l'art d'être stagiaire) pense que notre arrivée signe leur pot de départ... D'où une possible mauvaise ambiance et une incompréhension entre les générations.

    De plus, beaucoup d'entre nous ne compte pas faire leur vie professionnelle dans la même boîte, ce que la génération précédente à du mal à concevoir... On m'a souvent reproché de ne pas avoir l'esprit "corporate" car je voyais en ma boîte et en mon poste qu'un moyen d'accéder à plus haut et tant pis s'il fallait changer d'entreprise pour grimper...
     
  7. Justine_

    Justine_
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    En hibernation
    Membre de l'équipe

    J'aime, j'aime, j'aime et je multi-big up ton papier !
    Je suis vraiment d'accord : notre génération a ses spécificités, et le décalage avec l'institution/l'entreprise peut parfois être déroutant...
    En revanche, je trouve que tout le verbiage des spécialistes sur une génération qui "ne serait pas loyale à l'entreprise", aurait besoin de changer, de ne pas se projeter à long terme et préférer rechercher le plaisir instantané, reste un gros prétexte, un arbre qui cache la forêt amazonienne. La génération Y, c'est les stages à l'infini (où l'on signe des décharges "non, je ne vous attaquerai pas si vous ne me rémunérez pas, promis" - true story), les CAE en début de carrière, les E.M.T ("OUI on vous fait venir pour un poste, mais en fin de compte, vous voulez pas faire un stage où l'entreprise serait rémunérée ?" Win-win ou presque, quoi), les propositions douteuses ("finalement, on vous propose un truc en auto-entrepreneur, mais sans contrat, ok ?"), les C.D.D éclairs ("parce qu'on n'a pas de visibilité sur plus de 3 mois") & le chômage génération Y qui explose...
    J'ai l'impression que nous avons à la fois été "protégés" du monde extérieur en ayant globalement plus de chances de faire des études que nos aînés, mais forcés à grandir assez rapidement (les études à financer et les claques post-diplômes pour s'insérer)...
    Je sors un peu du cadre des questions de la fin d'article, ceci dit ;D
     
  8. Desdemone

    Desdemone
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    Présence en pointillé

    J'en fais partie et je me reconnais plutot dans la description.
    Comme les autres mad, jamais, ô grand jamais je n'ai vu/entendu un jeune parler comme ça à son boss ou dans une boite.
    C'est vraiment une question d'éducation mal foutue, pas vraiment générationnel (ou alors je suis tres vieux jeu).

    A mon taf c'est essentiellement des Gené Y, de rares X. Pas plus.
    Pour moi mon taf, meme si je peus l'apprécier par moment, me gonfle et j'y viens juste pr gagner ma paye.
    Mes collegues (stupides) sont juste des collegues. (que je dois supporter 8h par jour...)

    J'ai un avis assez négatif sur mon taf en ce moment, à cause des collegues qui font que des conneries (et que je repasse derriere corriger, sans rien dire n'est ce pas !) et qui se la petent un peu trop par rapport à leur.... néant.
     
  9. Ana-Esperanza

    Ana-Esperanza
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    Nope.

    Pas plus tard qu'il y a deux minutes, mon boss est entré dans le bureau pendant qu'on mangeait et a recommencé son petit discours sur le fait qu'il ne comprend pas qu'on puisse manger devant l'ordinateur. Moi, je lis Mad, et ma copine stagiaire écrit son mémoire.

    Lui, il mange face au mur, dans la cuisine. Je préfère largement ma solution =)
    De la même manière il dit qu'il a beaucoup de mal à travailler avec Deezer allumé, et il est entouré de 3 jeunes filles (- de 30 ans) qui passent la journée à travailler comme ça. Rien que là il y a une différence de générations.

    Ensuite je crois très fort à la génération Y, surtout en ce qui concerne la place du travail dans la vie. Pour moi le travail sert à avoir des loisirs, alors que pour mes parents les loisirs étaient un moyen de ne pas péter un câble au travail! Je travaille pour avoir une vie en dehors du travail, et j'ai beau faire des études longues et accéder à des postes haut-placés, je ne me tuerai jamais à la tâche. Plutôt mourir.

    Et pour finir je suis d'accord aussi sur le besoin de savoir pourquoi on fait quelque chose. Il m'arrive de réaliser des tâches sans comprendre leur intérêt, et systématiquement elles ne sont pas bien faites. En ce moment je travaille dans le marketing mais l'enjeu me semble si futile que j'ai l'impression d'avoir vendu mon âme. Ma co-stagiaire et moi cherchons à changer de voie pour aller sur un secteur qui "sert à quelque chose", associatif ou dans la fonction publique...
     
  10. Fab

    Fab
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    Frisette Chefferie
    Membre de l'équipe

    Merci pour ces premières réponses ! N'oubliez pas de nous donner votre ressenti par rapport à la question initiale, c'est très important pour la future deuxième partie du papier ;)
     
  11. Piou.Bleu

    Piou.Bleu
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    Pour répondre plus précisément aux questions posées :

    - Vous considérez-vous comme un « Y », et pourquoi ?
    Je ne connaissais pas ce terme jusqu'à la lecture de l'article, mais en me basant sur la description qui en est faite, je me reconnais dans la plupart des caractéristiques. Donc on va dire que oui, je suis une Y.

    - Quel est votre rapport au boulot, à votre boîte, à vos collègues, à votre environnement de travail ?
    Mon travail me plait passablement. Je ne l'ai pas choisi par vocation. Il remplit la fonction que j'attends de lui : il me permet d'avoir une vie à côté. Comme mag1angel le disait plus haut, mon travail me sert à pouvoir profiter de mes loisirs (équilibre entre temps disponible et moyens financiers).
    Par contre, à partir du moment où je me suis engagée dans ce travail, j'essaie de le faire bien.
    Après, c'est pas toujours passionnant, mais ça pourrait être pire.
    Cela dit, j'aurais aimé avoir une vocation, savoir vraiment ce que je veux faire de ma vie professionnelle.

    Avec mes collègues, ça se passe bien, avec les Senior, les X ou les autres Y.
    A part 1 ou 2, je ne les considère pas comme des amis que je verrais hors cadre de travail. Mais heureusement qu'on se marre bien, sinon les journées seraient longues (déjà que...).

    Sur mon environnement de travail, c'est vrai que ça bouge pas vite, que pour le moindre truc il faut la validation de 72 chefs au-dessus et que de manière générale, l'organisation est un peu vieillotte... Pas mieux niveau informatique : on tourne sous des vieux OS, on a des vieilles versions de la suite Office, de Firefox, certaines de nos applications ne marchent bien que sous Internet Explorer (Firefox loses) etc...

    Et c'est tout ce que j'ai à dire sur le sujet : )
     
  12. miss_caro

    miss_caro
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    Heureuse, simplement.

    A la question : Après lecture des caractéristiques de la génération Y mentionnées dans l’article, vous considérez-vous comme un « Y », et pourquoi ? Quel est votre rapport au boulot, à votre boîte, à vos collègues, à votre environnement de travail ?

    Je me considère comme un Y. Fraîchement diplômée, j'ai intégré le marché du travail en début d'année. Et c'est vrai que j'ai été très exigeante, je n'ai pas dit oui à n'importe quoi, j'ai attendu d'avoir un salaire très attractif. Pourquoi? Dans les écoles et facs, il y a une grande propagande, on nous dit de ne pas accepter d'être payé sous 32k€ bruts annuels. En fin de compte, on se retrouve sur le marché du travail hyper exigeants en matière de rémunération, et on souhaite faire quelque chose qui nous plaît. Et c'est là qu'on se retrouve confronté à la réalité. Non, on ne pourra pas être chef de produit du super nouveau produit de Microsoft. Au mieux, on sera assistant chef de produit ou chef de projet junior.

    Donc, personnellement, j'ai intégré une grande boîte, mais pas à un poste que je convoitais. Mon objectif est donc d'atteindre ce qu'on nous a tant promis, à nous, jeunes diplômés. Donc je me laisse 2 ans maxi dans ma boîte, pour aspirer à un métier qui me plaît vraiment et avoir les compétences adéquates. Si pour cela, je dois changer d'employeur, alors tant mieux!

    Je vois tellement d'adultes/séniors qui sont au même poste depuis 20 ans, que ça me rebute, je ne veux pas devenir comme ça, je veux connaître plein de choses, voir un tas de trucs, dans des secteurs et métiers différents, que cet immobilisme m'effraie. Je ressens un besoin d'accomplir un tas de choses.

    Au niveau des caractéristiques du Y :

    - la recherche de sens au travail : oui oui et oui. On nous a dit "faites des études", c'est pas pour faire un taf qui ne nous plaît pas.

    - La recherche de feedback : le jeune cherche la valorisation et a besoin d’une gratification rapide (monétaire ou promotion) --> Effectivement, c'est pour cela que certaines grosses boîtes accordent une grande part de variable dans le salaire des juniors (ce qui crée la jalousie des X), à base de diverses primes indexées sur le mérite (ou plutôt au faciès, mais là n'est pas le débat)

    - Vie privée / vie professionnelle : On veut travailler chez Google (top employeur), pouvoir jouer au baby foot pendant les pauses, une super ambiance de travail, pouvoir travailler de chez soi. On veut l'impossible.

    - L’opportunisme : C'est ce que je disais plus haut. On nous a tellement monté la tête perso dans mon école, à nous dire qu'on était presque "l'élite de la france" (et je ne déconne pas, ces mots ont été employés par certains de mes professeurs, et ça se retrouve dans différentes écoles), qu'au final, on est prêt à tout pour avoir ce que l'on "mérite".

    Si l'on parle de génération Y, ce n'est pas pour rien. On en parle depuis déjà quelques années et je ne pense pas que ce soit un coup marketing. Mais le but est de réformer certaines méthodes managériales, afin d'intégrer le Y. Et en parallèle, le nombrilisme et le "je-me-sens-plus-pisser" qu'on retrouve chez les Y est dû au système d'enseignement supérieur. A base de 8000€ l'année dans des ESC, jusqu'à 14000€ dans les grandes écoles, c'est presque normal de trouver de l'insolence chez certains jeunes en entreprise. Les phrases qui ont été citées, je les ai déjà entendues au taf (y compris celle sur Michael Jackson [mais je crois que c'était pour une autre star] et sur les congés payés/arrêts maladies]).

    Quel est votre rapport au boulot, à votre boîte, à vos collègues, à votre environnement de travail ?

    Je dirai que je perçois mon boulot comme "provisoire", et c'est le cas de tout mes potes. Notre objectif est de bouger tous les 2 ans, pour monter plus vite dans la hiérarchie, et avoir les salaires qui vont avec (puisqu'on nous promet une retraite difficile, j'avoue que j'ai tendance à épargner énormément).

    Et l'environnement de travail, c'est vrai que je me sens un peu "rebelle". On m'a fait le coup du "tu vas me photocopier ça stp" et j'ai vraiment fait comprendre que c'était pas la fête, et que je le ferai une fois pas deux (je l'ai dit avec diplomatie bien sûr). Bon après ça va avec mon caractère aussi, en même temps on m'a refilé tellement de tâches ingrates quand j'étais en stage... On va dire que ça forge le caractère.

    PS : ne vous méprenez pas, j'ai tapé ça rapidement, et là je me relis, donc mon ton n'a rien de prétentieux du tout, je dis juste ce que je constate.
     
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