« Gone Girl » est-il vraiment un film misogyne ?

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Mymy, le 29 décembre 2014.

  1. Mymy

    Mymy
    Expand Collapse
    Member of ze Rédac', membre actif des Croisé-e-s contre l'invocation de Pierre Desproges, et accessoirement beau foufouillon.
    Membre de l'équipe

  2. czujane

    czujane
    Expand Collapse
    Plus là, cf le topic des absences ;)

    Je suis dans le même cas que toi @Mymy : j'ai lu le livre il y a un an et je l'avais beaucoup aimé, mais je n'ai vu le film qu'hier soir. Coïncidence ? ... je ne pense pas :) Je me suis plutôt ennuyée vu que le film suit quand même de très près le livre donc peu de surprise. Le jeu d'acteur, l'ambiance ou la réalisation ne m'ont pas paru incroyables : j'ai trouvé que ça tenait autant de l'exercice de style que du thriller.

    Pour ce qui est de la question de la misogynie, j'avoue que le film m'a plus dérangé que le livre. Je trouve que dans le livre c'est plus facile de voir le personnage d'Amy comme quelqu'un de complètement hors norme, alors que dans le film c'est moins évident : je pense que c'est parce que dans le film on nous présente une image toute faite et qu'on fait moins appel à notre imagination, du coup c'est vrai que j'ai trouvé le personnage d'Amy moins fin que dans le livre. J'ai aussi regretté que la partie où Amy critique la façon dont les hommes cherchent uniquement les "filles cool", celles qui vont faire concession sur concession, soit moins forte que dans le livre. Ça déséquilibre un peu le discours (la critique d'une société faite pour les hommes est affaiblie), et du coup c'est vrai que dans le film on retrouve pas mal des arguments des masculinistes. C'est à dire que là où Gillian Flynn nous parle d'une Amy hors norme et sociopathe, on peut entendre le discours préféré de ceux qui prétendent que toutes les femmes sont manipulatrices, parce que le personnage est moins bien présenté que dans le livre.
     
    Laurent-Olivier, Elim, Cléo. et 3 autres ont BigUpé ce message.
  3. Liya

    Liya
    Expand Collapse

    La lecture du livre m'avait également laissé le sentiment d'une grande misogynie... Bien sûr qu'il y a d'autres personnages féminins qu'Amy, mais je trouve qu'elle réunit vraiment tous les clichés anti-féministes : elle invente des viols, des violences, manipulatrice et hystérique... Ca m'avait vraiment mis mal à l'aise. En plus, je trouve que la représentation de la société américaine est également problématique : tout le monde s’émouvrait et croirait la parole de la victime de viols et de violences, sans exiger de vérifications, et il me semble que c'est cette facilité à croire les victimes de viol et de violences que dénonce le récit... Alors que bon, on en est très loin pour le moment à mon avis!
    J'ai trouvé l'article du site Lecinémaestpolitique très pertinent, même si je n'étais pas d'accord avec toutes les analyses, à aller voir si le sujet vous intéresse :)
     
    Tankli, Manea, Elim et 13 autres ont BigUpé ce message.
  4. You.be.good.now

    You.be.good.now
    Expand Collapse

    Tout à fait d'accord! Que les personnes croient immédiatement à un viol qui tadaa! n'a pas eu lieu fait passer un message de fond assez inquiétant. On a envie de détester la foule trop crédule. A travers le mensonge d'Amy on remet toutes les femmes en question. Ensuite, il y a d'autres personnages féminins, certes, mais Amy est la seule à être intéressante. Contrairement aux autres, elle fait plus que coucher avec son prof ou servir un verre de whisky à son frère de bon matin. Elle agit et elle ne semble capable de le faire qu'en manipulant les hommes et en leur faisant du mal. Nick joue un personnage lorsqu'il rencontre Amy, mais pas plus que d'autres personnes en pleine manœuvre de drague. Alors qu' Amy est déjà une dangereuse psychopathe quand elle le rencontre. A ce titre son humanité est comme niée. Il y a un cliché qui transparaît et me semble fait exprès: elle est trop belle. Sa beauté cache une monstruosité. D'ailleurs, durant le seul moment du film où elle apparaît en victime, lorsqu'elle se fait voler son argent, elle s'est enlaidie pour ne pas être reconnue. Ce rapport à l'humanité des personnages me semble problématique: Nick est pathétique, mais toutes les conneries qu'il fait le rendent plus humain (tromper sa femme, trop jouer aux jeux vidéos, se laisser aller...) alors que tout ce que fait Amy la rend plus inhumaine. On ne peux donc que s'identifier à l'homme dans ce film. Ce n'est pas illogique si l'on considère la filmographie de Fincher. Presque tous ses films ont des protagonistes principaux masculins (Fight Club, The Social Network, Benjamin Button...). Je pense donc qu'il y a des éléments misogynes, mais cela ne veut pas dire que le film l'est. Il y a peut être un message derrière tout cela. Après tout, Scorsese qui fait aussi des films très masculins a réalisé un très beau film avec un personnage principal féminin ("Alice n'est plus ici"). Une dernière chose: je ne pense pas que l'on puisse dire qu'on ne peut pas tirer des conclusions "globales" du film parce que les personnages sont trop hors normes. Le film dénonce ouvertement l'hypocrisie de la société américaine et le carcan du mariage qui loin de l'idéal présenté pourrait se transformer en cauchemar et faire de nous... des monstres. Un sort auquel n'a pas échappé Amy. Aurait elle craqué parce qu'elle ne pouvait supporter ce que la société exigeait de la femme qu'elle est? Pour le coup, ce serait un message clairement féministe!
     
    Laurent-Olivier, Tankli, Ymotana et 13 autres ont BigUpé ce message.
  5. Mymy

    Mymy
    Expand Collapse
    Member of ze Rédac', membre actif des Croisé-e-s contre l'invocation de Pierre Desproges, et accessoirement beau foufouillon.
    Membre de l'équipe

    Du coup, ça m'intéresse parce que je ne suis pas sûre de comprendre : comment fais-tu le chemin entre « un personnage féminin qui réunit beaucoup de clichés » et « la misogynie » donc la haine des femmes en général, en tant que groupe, alors que tu admets aussi que les autres personnages féminins sont différents ?

    Ce n'est pas une attaque du tout, hein, juste de la curiosité : pour moi, avoir un personnage féminin qui est « mauvais » dans le sens « une mauvaise personne » et/ou qui réunit plusieurs clichés, ce n'est pas de la misogynie, puisque c'est juste UN personnage. Vraiment, si le film comprenait des dialogues ou une voix-off ou des actions donnant l'idée que « toutes les femmes sont comme ça » ou que « Amy est une femme comme les autres » je comprendrais, mais là... ça m'échappe ! :dunno: Pour moi, c'est juste une femme qui se trouve avoir de graves problèmes mentaux je pense, et qui est une méchante. Je dirais même que je suis contente de voir une femme dans ce rôle-là car les personnages de grands méchants vilains charismatiques sont très souvent des hommes...
     
    Melimelofolle, doudouillitsa, Lauwashou et 23 autres ont BigUpé ce message.
  6. Liya

    Liya
    Expand Collapse

    Selon moi, le problème, c'est que Amy n'est pas juste un personnage méchant, qui parmi d'autres caractéristiques, se trouve être une femme. Elle m'a semblé correspondre au cliché de "la femme méchante" : elle est hystérique, manipulatrice, sa puissance de nuisance repose sur l'invention de violences sexistes et de viols. En fait, j'ai eu l'impression que tout ce qui faisait qu'elle était la méchante était lié au fait qu'elle était une femme. De plus, je n'ai pas eu la sensation qu'il s'agissait d'un personnage charismatique ou réellement puissant : on est plutôt incité-es à la plaindre ou la mépriser (mais c'est peut-être un ressenti personnel). Les autres personnages de femmes sont beaucoup moins mis en avant, et ne sont pas très valorisés selon moi : la maitresse de Nick le trahit par exemple. La seule femme qui m'a semblé réellement présenté comme positive est la soeur jumelle de Nick, qui se définit principalement par ses caractéristiques masculines (elle boit, ne se pomponne pas, ect.)
    Par ailleurs, et d'une manière plus générale, je pense que choisir pour personnages principaux des personnages reposant sur des clichés ( la femme manipulatrice, le noir bestial, etc.) contribuent à entretenir ces stéréotypes dans notre société, car il ne s'agit pas que d'une histoire ou d'un film, mais d'éléments composant un ensemble culturel. Ca ne veut pas dire pour moi que le personnage de la garce manipulatrice et psychopathe doit être exclue de toute production artistique, mais qu'il doit être mis en perspective. Je pense par exemple au livre à l'Est d'Eden ,ou le personnage de Cathy Ames correspond bien au stéréotype de la femme manipulatrice et castratrice, mais dont la description et le caractère sont suffisamment fouillés pour en faire un personnage précis, et non l'incarnation d'un stéréotype, et qui est entourée par d'autres personnages, masculins et féminins, totalement différents.
    Voilà, j'espère que c'est à peu près clair! :)
     
    Laurent-Olivier, Tankli, Manea et 24 autres ont BigUpé ce message.
  7. Mymy

    Mymy
    Expand Collapse
    Member of ze Rédac', membre actif des Croisé-e-s contre l'invocation de Pierre Desproges, et accessoirement beau foufouillon.
    Membre de l'équipe

    @Liya : je comprends mieux ; ce que tu veux dire c'est que le souci n'est pas que ce soit « une méchante qui se trouve être une femme » mais « une femme dont la méchanceté part exclusivement de son statut de femme » je crois. Je dois dire que je comprends cet argument et que je n'ai pas eu l'impression de le piger dans les articles que j'ai lus sur la misogynie de Gone Girl (ceux cités dans mon article et d'autres), donc merci de l'avoir exprimé si clairement ! :fleur:

    Moi j'ai trouvé ça très intéressant de voir unE méchantE (j'insiste sur le féminin) dont les actes sont liés, pour moi non pas tellement à sa féminité, mais plus à la façon dont le statut de femme est considéré dans une société sexiste. C'est-à-dire que si on vivait dans une société égalitaire, Amy ne serait pas crue si « facilement » (et je suis d'accord avec les commentaires mentionnant le fait qu'il est déjà difficile de faire reconnaître un viol, alors un « faux viol »... mais c'est pour moi le côté diabolique des accusations de viol par Amy : elle fait exprès de subir un des seuls viols « reconnus » par le système, à savoir le viol avec violence physique et examen médical direct derrière, alors que dans la vraie vie, beaucoup de victimes mettent du temps à porter plainte, ou ont par exemple le réflexe de se doucher immédiatement après leur agression, ce qui rend la « preuve » médicale beaucoup plus difficile à obtenir). Mais si on vivait dans un monde où la violence conjugale touchait autant les hommes que les femmes par exemple, l'opinion publique ne pencherait pas aussi vite en faveur d'Amy.

    J'ai trouvé ce discours extrêmement intéressant, non pas pour le côté « HAHA n'importe quelle femme peut se servir du système pour briser un homme gratuitement » (je pense qu'assez de cas réels prouvent que même quand il y a effectivement agressions, viol, maltraitance etc. la femme est loin d'être toujours crue et soutenue), mais pour le côté « Voici le monde dans lequel on vit et l'une des dérives qu'il peut engranger ». Ce qui pour moi dénonce, non pas les femmes en général, mais le système sexiste qui compose notre société.

    Je pense que quand Nick dit « J'en ai marre d'être perpétuellement jugé par des femmes » (sa mère, sa femme, sa soeur, la détective), c'est un sentiment que plusieurs hommes ressentent aussi, sans forcément que je dise que c'est bien ou non, mais c'est une réalité qui dérive AUSSI du système sexiste dans lequel on vit, dans lequel par exemple il sera plus courant qu'une femme dise à un de ses amis masculins « Arrête de faire ceci ou cela, ce n'est pas bien à l'encontre des femmes » (je pense au harcèlement de rue par exemple) plutôt qu'un homme le dise à un de ses amis masculins lui aussi. Et je crois que ça vient aussi du sexisme et surtout d'une éducation genrée qui n'encourage pas les garçons, puis les hommes, à restreindre leur entourage masculin lorsque ce qu'il fait s'apparente à des « codes de virilité » — enfin, là je dévie un peu, ça pourrait carrément faire un sujet d'article différent... J'espère ne pas trop m'être éloignée du propos !
     
    Melimelofolle, Ymotana, jorda et 8 autres ont BigUpé ce message.
  8. Jeune Pousse

    Jeune Pousse
    Expand Collapse
    Procrastinatrice de compétition

    J'ai beaucoup aimé ce film, mais c'est vrai qu'en le regardant je me suis quand-même posé la question, "est-ce qu'il est misogyne" ? D'après moi, il ne l'est pas malgré les apparences. Comme tu le dis dans ton article, ces gens ne sont pas "normaux". Amy n'est pas montrée comme une hystérique de plus (puisque toutes les femmes sont des hystériques rappelons-le (oui surtout toi qui lis, parce que si ça se trouve tu es féministe, quelle horreur !)) qui aurait mal tourné et qui serait l'exemple de ce qui peut arriver à n'importe-quelle femme (puisqu'on est toutes des hystériques, tu suis ?). Certes, tout le monde a un côté sombre qui peut resurgir violemment si on ne sait pas le gérer, mais le cas d'Amy est extrême. De plus, on ne peut pas dire qu'elle est la seule coupable dans l'histoire, ils entretiennent tous les deux une relation particulièrement malsaine dans laquelle chacun est à la fois le tortionnaire et la victime (à différents degrés évidemment). C'est aussi pour ça que la fin du film m'a beaucoup frustrée et attristée .. mais je n'en dirai pas plus.
     
  9. Liya

    Liya
    Expand Collapse

    Je suis complétement d'accord pour dire qu'on peut voir un message féministe dans ce film, c'est vraiment une question d'interprétation pour moi. A mes yeux, la révélation de la folie d'Amy annule les critiques féministes du premier moment du récit, et nous amène à regretter la sympathie qu'on a pu ressentir pour elle. Quoi qu'il en soit, Gone girl a au moins le mérite de nous y faire réfléchir, même si je pense qu'il n'invoque ce discours que pour mieux le révoquer.
    Alors c'est aussi une question d'interprétation, moi ça m'a plutôt fait penser à une plainte assez récurrente dans le discours masculin, par rapport au mépris des femmes pour les hommes "pas assez bien" . Par rapport aux comportements sexistes, je pense que si les femmes les signalent plus aux hommes que les hommes, c'est avant tout parce qu'elles en sont conscientes puisqu'elles les subissent. Je pense que ce n'est pas évident de voir une oppression dont tu n'es pas victime, et effectivement encore plus de la signaler aux autres dominants, parce que ça te fait justement mettre en danger ta position de domination. Je comprends plutôt le rejet du jugement des femmes comme quelque chose de sexué : les femmes ne sauraient pas choisir les bons partenaires sexuels, elles sont cruelles et se moquent de ceux qui ne savent pas draguer, qui n'ont pas d'argent, etc... C'est d'ailleurs sûrement une réalité (difficulté à plaire, etc.), mais ça ne rend pas du tout compte de la différence entre la situation des hommes et des femmes. La phrase ' Les hommes ont peur que les femmes se moquent d'eux, les femmes ont peur que les hommes ne les tuent." exprime bien ce paradoxe pour moi.
    Bon, c'est pas clair du tout mais je reviendrais peut-être demain, il est trop tard pour que j'arrive à bien m'exprimer :hesite:
     
    clubmarsouin a BigUpé ce message
  10. Loulalilou

    Loulalilou
    Expand Collapse
    j'ai un grain de folie qui a poussé dans ma tête, je danse, je danse, je danse

    De mon côté, Gone Girl m'a mise assez mal à l'aise. Je ne pense pas qu'on puisse dire que ce film soit misogyne... mais en terme de représentation, d'un point de vue plus global, il y a plein d'éléments qui me dérangent. Peut-être à tort, je ne sais pas...
    Malheureusement, dans notre société actuelle, la parole des femmes est encore souvent mise en doute, à défaut d'être tue. Notamment sur la thématique du viol, il y a encore énormément de boulot pour que les femmes osent porter plainte contre leur violeur, sans compter les cas où la police gère mal les situations. Alors quand un film vient en remettre une couche sur le cliché de "la femme qui invente un viol/meurtre et du coup détruit la vie du gentil garçon", je grince des dents. Certes, elle est psychopathe. Mais au final, c'est une image de plus de "faux viol" à l'écran. Cela ancre dans l'esprit des gens cette possibilité, celle du mensonge féminin à lourd coût pour l'homme.
    Alors que la réalité est tout autre:
    Ce contenu n'est visible que par les membres validés. Rejoins-nous ou connecte-toi !

    Dans l'esprit de beaucoup de gens, dès qu'on parle de viol, il y a cette possibilité, parfois à 50/50. Et je trouve que c'est problématique...
    Ne serait-ce que quand on voit ce qui s'est passé l'an dernier à Steubenville. Quand des grands médias prennent encore aujourd'hui le parti de violeurs avérés, parce que "oh, les pauvres, leur future carrière est fichue", c'est qu'il y a encore un long chemin à faire pour extirper le viol de nos sociétés. Et des films qui enracinent une image de mensonge féminin, entre autres sur ce point, ne contribuent pas vraiment dans le bon sens.
    Oui, une partie du public va faire la part des choses. Quid des autres? De ceux chez qui cela va seulement alimenter une vision nocive des rapports entre genres?
     
    #10 Loulalilou, 30 décembre 2014
    Dernière édition: 30 décembre 2014
    Laurent-Olivier, Manea, Erinnern et 12 autres ont BigUpé ce message.
  11. annecat51

    annecat51
    Expand Collapse

    Personnellement, ce film ne m'a pas paru sexiste du tout ni misogyne. Justement, j'ai eu l'impression que le film dénonçait cette tendance qu'a la société de constamment considérer la femme comme victime et l'homme comme bourreau. J'avoue, je ne suis pas tout à fait impartiale dans ce jugement puisque quelqu'un qui m'est très proche a été accusé injustement d'avoir battu sa femme alors qu'il était, lui, victime de violences psychologiques et physiques. Il a porté plainte mais aucune enquête n'a suivi. Pour se venger, elle a porté plainte sur base de fausses accusations, il s'est alors vu insulté par la police et mis en prison. Il ne peut pas divorcer car des charges pèsent sur lui et divorcer signifierait donc renoncer à la garde de son fils. Tout ça s'est passé en Espagne, qui est un pays plutôt machiste. Tout ça pour dire que le sexisme va dans les deux sens et que même, s'il peut paraître sexiste sur certains points, à mon avis, il dénonce le sexisme plus qu'autre chose. Par ailleurs, je ne vois pas en quoi le fait que la jumelle boive et prenne moins soin d'elle que certaines la masculinise.. justement, ce personnage est l'anti-cliché de la femme douce et gentille comme certains films la représentent. La pareille est juste d'ailleurs pour le personnage de Amy qui n'est pas la victime passive, sauvée par prince charmant comme on peut encore parfois nous présenter la femme. C'est au contraire un personnage complexe et très intelligent qui a une histoire.
     
    zoliecherry, Marionigiri et lamarie84 ont BigUpé ce message.
  12. annecat51

    annecat51
    Expand Collapse

    Maintenant, attention, je ne dis pas que toutes les femmes sont des menteuses dont le but est de ruiner la vie de leur homme, je dis juste que ça peut exister et qu'on nous a tellement représenté la pauvre femme battue que, pour certains, la situation inverse n'existe tout simplement pas. (Je parle surtout de la violence conjugale mais pas de la violence sexuelle que je sais, malheureusement ttrop présente et dont la gravité est trop souvent atténuée)
     
    jorda a BigUpé ce message
Chargement...