J'ai appris à prendre soin de ma santé mentale, et à ne plus en avoir honte

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Clemence Bodoc, le 10 octobre 2017.

  1. Clemence Bodoc

    Clemence Bodoc
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    Rédactrice en chef
    Membre de l'équipe

    lafillelabas et Daydream ont BigUpé.
  2. LunaaaD

    LunaaaD
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    Merci <3
    Je commence tout juste à assumer devant les autres que je vais pas bien. Depuis quelques temps j'ai des crises de colère devant certaines personnes, dont ma mère. C'est à ce moment là que je me suis dit que non, c'est pas parce que j'ai une idée d'ou ça peut venir que ça va régler la question: j'ai besoin qu'on m'aide pour contrôler mon flux d'émotion constant et intense. Je partage 2/3 trucs sur Facebook à propos de mes anxiétés (sous couvert d'humour, mais voilà), et j'ose plus liker ou commenter des pages sur l'autisme.
    Là je pars en voyage de 6 semaines, et quand je rentre je vais essayer de faire les démarches nécéssaire pour un diagnostique d'aspie, plus aller voir un psy pour l'anxiété social et les épisodes dépressifs. Ça me fait peur mais je crois que j'en ai besoin pour repartir sur des bases saines!
     
    Sylves a BigUpé ce message
  3. Gypsie Mérou

    Gypsie Mérou
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    Sur le site journée-mondiale.com :
    Ça ne m'étonne pas, en plus de certains effets secondaires dangereux pour la santé des médicaments, tout le monde fume dans les HP parce que la nicotine aide à supporter les effets sédatifs des traitements et discuter autour d'une cigarette à moins s'ennuyer. Si on ne peut pas se passer des cachets peut être qu'il faudrait se pencher sur la stimulation intellectuelle ou manuelle des patients. Je ne demande pas des conférences sur la scission atomique, je parle de pas grand chose de plus qu'une étagère avec des livres intéressants à disposition ou des activités d’ergothérapie adaptées à des adultes. Et par ailleurs la clope offre un réconfort psychologique qu'il n'y a souvent pas dans le cadre de l'hospitalisation donc pourquoi pas proposer un environnement plus chaleureux ou plus habitable. Peu probable que ça ait des effets à court terme mais le traitement des malades se résumant le plus souvent (en France en tout cas) à "je te donne ton médoc et tu te barres" ça pourrait être les premiers réflexes en faveur d'un traitement plus humain. Déjà si on pouvait être traité comme à l’hôpital normal ce serait bien :twisted:
     
    Tamiat, Endless et Kounette ont BigUpé ce message.
  4. Mymy

    Mymy
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    Member of ze Rédac', membre actif des Croisé-e-s contre l'invocation de Pierre Desproges, et accessoirement beau foufouillon.
    Membre de l'équipe

    <3<3<3<3 Je pense que j'aurais pas eu le courage d'aller voir une psy si tu m'avais pas aidée. Merci <3<3<3<3
     
    lafillelabas, Rocksteady, Thad Paï et 7 autres ont BigUpé ce message.
  5. Ailaeen

    Ailaeen
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    Merci pour cet article plein de bienveillance qui fait du bien à lire, j'espère qu'il donnera espoir et courage à celles et ceux qui sont dans la même situation. Et j'espère que ta thérapie continuera à donner de bons résultats, le chemin vers la guérison est long, mais ça en vaut la peine.

    @Gypsie Mérou Je te rassure les professionnels de santé (en tous cas ceux qui font bien leur travail) ont conscience de cette situation et les services de psychiatrie ont bien changé ces dernières années même si bien entendu y a encore des progrès à faire. Par exemple, de plus en plus souvent les patients ont accès à des ateliers d'art ou de danse-thérapie, de la sophrologie ou de l'acupuncture. Malheureusement, le manque de personnel et de moyens dans les hôpitaux ne permet pas toujours de proposer ce genre d'activité aux patients mais ça c'est un autre débat. De même que le manque de formation sur les psychothérapies et médecines parallèles et le manque de temps pour simplement écouter les patients rendent tentant de choisir la solution de facilité qu'est un petit comprimé de psychotrope.
    Y a encre beaucoup de travaille à faire pour la prise des maladies mentales mais les choses évoluent petit à petit.
     
    lafillelabas, Kounette, Shadowsofthenight et 1 autre membre ont BigUpé ce message.
  6. GabyMoose

    GabyMoose
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    I'm the captain of my story - You're an angel when I'm wasted

    Merci pour cet article bienveillant :fleur:
     
  7. Anaïs Roma

    Anaïs Roma
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    "On devrait toujours être légèrement improbable" Oscar Wilde

    Merci pour cet article <3
    Tu ne peux pas savoir au combien ton récit fait écho à ce que je vis actuellement. Après des mois voire des années à alterner les phases de "je vais bien, tout va bien " et les épisodes dépressifs, j'accepte enfin de me dire que je ne peux pas régler ça toute seule et qu'il est important d'en parler. J'ai donc entamé une thérapie depuis la rentrée et le simple fait de mettre des mots sur mes maux me fait du bien.
    Pour autant, si j'en parle à certaines personnes notamment des professionnels, il est tout de même difficile pour moi d'admettre en société que je soigne ma santé mentale de peur de passer pour une personne qui n'est pas assez forte, le boulet de la bande.
    Enfin bref, je pense qu'en parler fait un bien fou. Je me suis d'ailleurs confiée à une copine qui m'a avoué qu'elle même était passée par une période difficile (chose que je n'aurais jamais soupçonné si l'on avait pas échangé toutes les deux).
    Alors n'ayons pas honte de ce que l'on ressent et encore merci à toi Clémence pour ton témoignage :jv:
     
    Simone castor, Shadowsofthenight et Clemence Bodoc ont BigUpé ce message.
  8. Like_the_sun

    Like_the_sun
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    Merci Clémence pour cet article qui rentre automatiquement dand le top 3 de tous les articles que j'ai pu lire sur Madz :jv:
    Comme toi, je suis la reine de la somatisation, la moitié droite de mon corps est régulièrement bloquée et j'ai des problèmes digestifs idiopathiques à n'en plus finir. Récemment, je me suis enfin décidé d'aller consulter un psychothérapeute. La semaine dernière, il ne m'a pas donné automatiquement de RDV et m'a dit d'appeler si je voulais revenir. Je n'ai pas rappelé... Grâce à ton article, demain je prends mon téléphone, je prends RDV et je continue sur la bonne voie!

    Edit: @Gypsie Mérou Même si je suis d'accord avec toi sur le fait que le facteurs psychosociaux entrent en jeu dans la consommation de tabac, la nicotine a en fait un effet neuroprotecteur / bénéfique dans certaines pathologies neurologiques. Certains patients font donc de l'automédication en fumant sans même s'en rendre compte (ils "sentent" qu'ils ont besoin de fumer pour regagner du contrôle sur leur cerveau)
     
    #8 Like_the_sun, 10 octobre 2017
    Dernière édition: 10 octobre 2017
    Tamiat, Kounette, Clemence Bodoc et 1 autre membre ont BigUpé ce message.
  9. Sylves

    Sylves
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    Coucou mon amour je suis tout près.

    Merci Clémence pour cet article, je l'ai trouvé très courageux et je crois que j'avais besoin de le lire. C'est dur d'être dépressif de lutter contre "aller pas bien", les gens ne veulent pas savoir si on ne va pas bien, on passe notre vie à nous demander de maintenir l'illusion que ça va. Moi aussi j'en ai marre de flancher, de me sentir fragile, ou d'être dans l'optique que je dois cacher mes faiblesses de l'esprit...
     
    lafillelabas, zazouyeah et Clemence Bodoc ont BigUpé ce message.
  10. Simone castor

    Simone castor
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    Mais si on danse ?

    Merci merci merci Clémence ! Ton article me fait sentir moins seule. C'est vraiment pour ces articles que je lis Madmoizelle, des articles sincères qui nous posent des questions sans jugement, des mots qui résonnent dans nos vécus personnels et qui aident à grandir.
    Au plus fort de ma dépression, personne dans mon entourage ne savait que je prenais des anti-dépresseurs et que j'allais chez une psy. J'ai essayé d'en parler quand j'étais en voie d'amélioration, et les réactions (apeurées, intolérantes) de mes amis les plus proches m'ont confortée dans le fait qu'il valait mieux garder ça pour moi... Depuis, j'ai compris qu'il fallait plutôt que je change d'amis !
    Les épisodes dépressifs sont toujours là, mais je sais mieux les gérer, et comme tu l'écris, j'apprends à vivre avec.
    Je suis de plus en plus persuadée que ces blessures mentales peuvent devenir des armes si on apprend à les apprivoiser, les outils d'une compréhension plus sensible, plus profonde de l'existence et des autres.
     
    Tamiat, Vanille Fraise, Kounette et 4 autres ont BigUpé ce message.
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