J'ai été victime de maltraitance psychologique - Témoignage

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Une madmoiZelle, le 11 mars 2013.

  1. Une madmoiZelle

    Une madmoiZelle
    Expand Collapse

  2. laeliwo

    laeliwo
    Expand Collapse
    Guest

    Je compatis, et je me permettrais d'ajouter, ayant eu droit aux deux, que la violence psychologique et pire que les coups. Les coups arrêtent de faire mal une fois que c'est passé. Les phrases assassines de la personne qui t'a mise au monde ne disparaissent jamais.

    Pourtant j'avais de bonnes notes, un bon comportement. Je te rassure ça ne change rien. C'était jamais assez bien.

    Au final, c'est ton père qui ne mérite pas. C'est lui qui est pas assez bien pour toi. Ne l'oublie pas.
     
    Lovely_Sunshine, Kalikali, KATE!!! et 2 autres ont BigUpé ce message.
  3. Pinceau_

    Pinceau_
    Expand Collapse
    Cherche le divin en toi plutôt que le diable chez les autres.

    C'est vraiment horrible. L'enfance doit rimer avec l'insouciance, et là ce n'est que destruction et mépris. :calin:
     
  4. Aruyn

    Aruyn
    Expand Collapse
    Une margarita a la main

    Malheureusement, j'ai envie de dire... ça fait du bien de lire ça.
    J'ai découvert il y a quelques années, après maintes thérapies, que mon père est un pervers narcissique.

    Je me reconnais dans pas mal de paragraphes de ce témoignage, mis à part, peut-être, que mes parents ne se sont séparés que lorsque j'ai eu 14 ans, et que j'ai vu de mes propres yeux la violence (psychologique et physique) que mon père infligeait à ma mère et ma soeur, puis moi. C'est pourquoi j'ai coupé les ponts avec lui le plus rapidement possible. Aux alentours de 10 ans, j'ai cessé de lui adresser la parole et je ne l'ai pas revu depuis mes 14 ans, c'est à dire depuis 7 ans.

    En tout cas, courage.
     
    Kand'x a BigUpé ce message
  5. Brawen

    Brawen
    Expand Collapse
    Ovni en vadrouille

    J'ai une histoire un peu similaire avec mon propre père qui est responsable de l’éclatement de ma famille et de ma vie. Sauf que lui, sa violence psychologique est très pernicieuse, moins directe. Tu as raison quand tu dis que la violence psychologique est pire que la violence physique dans le sens où on a aucune preuve, aucun moyen concret de se défendre (lol pour les numéros d'aide), et que les gens ne nous croit tout simplement pas. Donc gros  gros big up à toi!! :test
     
    Lovely_Sunshine et KATE!!! ont BigUpé.
  6. Evony

    Evony
    Expand Collapse
    I gave wrong people the right pieces of me.

    Je te souhaite bien du courage.

    J'ai vécu la même chose pendant mon adolescence, et malheureusement je suis encore chez mes parents. Mon père aussi à une carrure imposante, mais je n'ai plus peur de lui. Dans son métier et sa famille (qui pour moi n'est plus la mienne) tout le monde le respecte.

    Le problème c'est que les mots ça fait mal, et tu les gardent dans un coin de ta tête, et ils peuvent resurgir à n'importe quelle moment.
    Et on n'a l'impression qu'on ne mérites rien de bien.
     
    Lovely_Sunshine et Kand'x ont BigUpé.
  7. Fraisierenfleurs

    Fraisierenfleurs
    Expand Collapse

    C'est triste de voir que ça arrive à de nombreuses personnes.
    Mais en même temps ça fait du bien de voir qu'on est pas la seule personne à qui ça arrive justement.


    Pour ma part, c'est ma mère qui est comme ça.
    Franchement pour avoir un minimum confiance en soi, c'est vraiment difficile.


    Bon courage, sois forte!
     
  8. Lillilabête

    Lillilabête
    Expand Collapse
    GameuZ en puissance

    Voilà un témoignage dans lequel je me reconnais... Chez nous (8 enfants), la violence était physique et psychologique, et sur 6 majeurs nous sommes 3 à avoir coupé les ponts avec notre génitrice (la responsable de tout ça).
    Mes 7 frères et soeurs sont passés ou sont encore en foyers/familles d'accueil/institutions spécialisées dans les troubles mentaux, et la plupart sont partis du domicile de notre mère dès que possible.

    Pour ma part j'arrive à me reconstruire dans mon coin, j'ai dû tout d'abord stopper tout contact avec tous les membres de ma famille et m'éloigner de quelques centaines de kilomètres pour y arriver (depuis, j'ai repris avec certains).

    J'ai 25 ans aujourd'hui et je vais de mieux en mieux.

    Je te souhaite plein de courage, c'est clairement pas facile de se remettre de comportements aussi toxiques et destructeurs, mais c'est tout à fait possible /nombrilisme (j'en suis la preuve héhé !) /nombrilisme
     
    Lovely_Sunshine a BigUpé ce message
  9. Miargot

    Miargot
    Expand Collapse

    J'ai juste envie de réagir sur ce que j'ai lu dans les commentaires : que la violence psychologique est pire que la violence physique. Après, la façon dont ça a été dit a sand doute été un peu maladroite. Mais malgré le fait que je n'ai vécu ni l'un ni l'autre, je ne pense vraiment pas qu'on puisse comparer ces deux types de violence. La violence physique tue. Et je doute qu'une personne qui se fasse battre par l'un de ses parents ait envie de porter plainte en montrant ses bleus, si tout ça est une histoire de preuve. Après, je ne l'ai pas vécu et je me trompe peut-être, mais ça m'a frappé de lire ça.

    J'apporte en tout cas mon soutien à l'auteur et toutes les filles victimes de cette violence. Je pense qu'il doit être très dur de se construire en ayant grandi avec des remarques pareilles. Courage ! Courage !
     
  10. Poupao

    Poupao
    Expand Collapse

    Moi aussi j'ai eu des soucis avec mes parents, grâce à cet article, j'apprends que ça à un nom.
    Le problème, c'est que mes soucis avec mes parents ont commencé des le collège. ma mère m'a d'ailleurs emmené voir la psychologue (vu que elle pensait que c'était moi qui avait un problème), mais jamais tous ces gens ne m'ont aidé;  a par compatir, ils n'ont jamais rien fait, j'en suis arrivée à avoir honte de ne pas être là comme les autres enfants avec des bleus mais juste avec mes problèmes psychologiques. Je me demande, si j'avais eu des hématomes ou quoi, on m'aurait peut-être retiré de chez mes parents. Mais personne n'a rien fait, la psy n'a jamais rien dit à mes parents, n'a jamais averti personne. Je sais pas, je pensais que j'allais pouvoir partir de chez moi, qu'on allait me mettre dans un foyer ou au moins convoquer mes parents mais il ne s'est jamais rien passé.
    Heureusement j'ai eu ma tante qui m'a aidé en m'acceptant chez elle quand j'ai eu 15 ans et que j'ai pris l'initiative de faire mes valises et de partir de chez moi, mais c'est très dur de quitter sa famille, j'aurai quand même préféré avoir un suivi! Ma tante est cool de m'avoir prise, mais ça n'a pas toujours été facile non plus!
    J'ai voulu aller voir la psy récemment, parce que ça me fait encore mal, c'est la psy de la fac, mais c'était horrible, ça durait ving minutes (voire 15), elle disait presque iren, d'une séance sur l"autre ne se rappelait pas ce que je lui avais dit et j'avais l'impression qu'elle pensait que c'était surtout la prépa (j'étais en hypokhâgne) qui me rendait mal dans ma peau. J'aurais pu parler à une peluche ça m'aurait évité le déplacement.  Et encore une fois j'avais honte de profiter de ces séances alors que d'autres étudiants avaient des problèmes plus graves (mais avec cet article je réalise que les miens sont graves aussi).
    Bref, du coup j'ai jamais pu en parler à quelqu'un (d'ailleurs si quelqu'un sait si il y a des organismes pour ça je suis preneuse)!
    Je voudrais ouvrir sur ce point: je pense que la violence psychologique des enfants est largement sous estimée, pas reconnue, ou alors pas assez. Et franchement ça me révolte, encore aujourd"hui ça m'énerve vraiment que personne ne m'ai aidé quand j'étais plus petite.
     
    Lovely_Sunshine, Baldece et Arianette ont BigUpé ce message.
  11. Beck

    Beck
    Expand Collapse
    Ace de trèfle

    La même ici : deux ans que je n'ai pas parlé à mon père, qui était psychologiquement violent avec ma mère et moi. Il continue à vouloir me voir et m'a déjà envoyé des lettres (avec le chèque de la pension alimentaire) essayant de me culpabiliser pour avoir coupé les ponts et de faire passer ça pour une lubie immature. Haha. Ha.

    Le pire je trouve, ce sont les gens de son côté de la famille (ma grand-mère, ma tante) qui, bien qu'il soit horrible avec elles aussi, me reprochent de ne pas le pardonner. Idem avec quelques amis qui ne comprennent pas ma violence quand je parle de lui alors qu'ils ont connu les années où je traînais dans la rue après les cours pour retarder le moment de rentrer chez moi.

    Evidemment j'ai construit une carapace blindée autour de moi et je ne laisse personne passer entièrement au travers.

    Courage à toutes celles qui sont dans cette situation !
     
  12. Lëbrha

    Lëbrha
    Expand Collapse
    Les humains sont le cancer de cette planète.

    Plein de courage à la créatrice de l'article qui a dû subir tout ça, qui plus est, pendant des années.:hugs:

    Je trouve ça ahurissant qu'on trouve la violence morale moins grave juste parce qu'il n'y a pas de violence physique avec. Je le sais parce que j'en ai été victime moi même et à l'époque on ne m'a absolument pas prise au sérieux.... personne ne se rendait compte du mal que ça pouvait causer (je précise que dans mon cas je n'étais pas harcelée par une mais... une dizaine de personne), et si je n'avais pas trouvé toute seule la force de me reconstruire... je ne sais franchement pas ce que je serais devenue.

    Les dégâts sont les mêmes que ce soit physiques ou psychologiques : on aura le même mal à se reconstruire après...

    Tous les types de violence devraient être pris sérieusement en compte.

    (ne citez pas)
     
Chargement...