J’ai fait une rupture d’anévrisme, et failli mourir, à 24 ans — Témoignage

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Melissa, le 16 novembre 2016.

  1. Melissa

    Melissa
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  2. Chou_ch

    Chou_ch
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    Il me touche drôlement cet article... Il y a de ça 15 ans, mon cousin de 17 ans a fait une rupture d'anévrisme sur le bord d'un terrain de foot, alors qu'il jouait avec ses copains un dimanche après-midi.
    Il ne s'est pas réveillé...

    Alors même si on ne se connait pas et que cet article me donne les larmes aux yeux, je suis heureuse que cette Madmoizelle soit là pour nous raconter ! :)
     
    ben quoi ?, Phoenix-, MAAAL et 16 autres ont BigUpé ce message.
  3. _Particule

    _Particule
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    Aléatoire

    Daredevil., adita, Gw-n et 5 autres ont BigUpé ce message.
  4. sourelle

    sourelle
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    Avaleuse de livres

    malheureusement la personne dans mon entourage qui a eu une rupture d'anévrisme s'est suicidé par la suite parce qu'il avait une séquelle assez importante qui ne lui permettait plus de faire son métier qu'il adorait et de mener sa vie d'avant et il n'a pas eu la force de continuer autrement...
     
    pépé le moko, Mad-Kad, Daredevil. et 2 autres ont BigUpé ce message.
  5. bouzigouloum2000

    bouzigouloum2000
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    Vive le chocolat!

    Moi aussi, j'ai eu un pb de santé similaire. J'étais encore gamine à l'époque. Dans ce genre de cas, y a un avant et un après. C'est vraiment cool de s'en tiré ^^ bravo.
     
    Mad-Kad, Daredevil., adita et 2 autres ont BigUpé ce message.
  6. Bananapower

    Bananapower
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    Il faudrait que la madmoizelle de l'article remonte son expérience à l'établissement de santé qui l'a prise en charge.
    Non pas pour que les infirmières soient engueulées mais justement ça peut permettre de rensensibiliser le personnel sur ce genre de prise en charge.
    Il suffit d'envoyer un courrier à la CRUQ / CRUQPC ou CDU de l'établissement : c'est la même chose c'est la commission des usagers (le nom peut différer selon la date d'actualisation des docs ou du site de l'établissement).
    Ils feront remonter l'info et selon l'efficience du service qualité et/ou l'implication du personnel dans la gestion des risques ça aboutira ptet à quelque chose =)
     
    Ccile13, MAAAL, Mad-Kad et 13 autres ont BigUpé ce message.
  7. owadora

    owadora
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    brain warrior

    J'ai eu la même chose il y a 5 ans, et en lisant l'article, j'ai repensé à cette soirée (moi aussi un soir pendant que je me detendais)
    J'ai eu la chance de n'avoir perdu qu'une partie de la vue pendant quelques heures, j'ai pu appeler un ami (merci les numéros courts) qui est venu hyper rapidement
    5 ans après, je n'ai plus de vision périphérique, j'ai été obligée d'abandonner un métier que j'adorais, mais je suis vivante, j'ai appris à faire attention à moi, et surtout j'ai arrêté de fumer (du jour au lendemain)
    L'année qui a suivi l'avc à été éprouvante autant pour moi que pour mes proches, je voulais mourir, je ne pouvais pas me projeter dans le futur... Mais en se battant, on arrive à surmonter ça.
    A présent j'ai repris mes études tout en continuant de travailler, j'ai une vie saine... Enfin j'ai eu une deuxième vie !
     
    Phoenix-, Onomatopée, Mad-Kad et 10 autres ont BigUpé ce message.
  8. Castette

    Castette
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    Don't you know, they're talkin' about a revolution

    Témoignage très impressionnant !

    Première chose que je souhaite mentionner et qui pourrait être ajouté à l'article, peut-être (@Melissa ?), c'est que le n° à composer pour une urgence santé c'est le 15. C'est le n° du SAMU, et il y a des médecins au bout. Ils reconnaissent les symptômes, envoient une ambulance ou les pompiers (en zone rurale) et donnent des conseils en les attendant.
    Le n° d'urgence pour les personnes sourdes ou ayant des difficultés à s'exprimer est le 114 (et ce que ce soit pour joindre les pompiers, la police ou le SAMU).
    En Union Européenne, quand on ne connait pas les n° d'urgence du pays, il faut composer le 112.

    Je travaille beaucoup avec des personnes ayant eu un AVC, et la madz a eu beaucoup de chance de s'en sortir sans grosses séquelles ! Il n'a pas dû être évident d'aborder sereinement le quotidien après ça l'imagine (anxiété face à la fatigue ou aux maux de tête ?)
    Je trouve difficile le début de prise en charge, avec ces infirmières qui ne reconnaissent pas des signes d'un accident vasculaire cérébral... Le chef de service a bien repéré l'origine du malaise, mais idéalement il faut que toute son équipe soit apte à le faire aussi :)
    Je lui souhaite une bonne continuation en tout cas, et un super poste dans un lycée au top !
     
    ben quoi ?, Ccile13, MAAAL et 13 autres ont BigUpé ce message.
  9. Doby

    Doby
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    Je voudrais rebondir sur le fait que les infirmières aient pensé qu'elle était "juste" alcoolisée. Il faut arrêter avec ça! Il y a quelques années un ami est tombé dans les escaliers et s'est cogné la tête lors d'une soirée d'anniversaire. Il a ensuite eu une légère perte de connaissance, nous avons donc préféré appeler le samu qui l'a emmené à l'hôpital. Une fois là bas il s'est mis à vomir plusieurs fois, nous savions que quelque chose ne tournait pas rond car il n'avait presque pas bu mais malgré ce qu'on leur disait, les infirmières n'ont jamais voulu l'osculter car il avait probablement juste trop consommé d'alcool et qu'il fallait attendre qu'il décuve. On a donc du appeler ses parents, à 4h30 du mat' (alors que nous étions tous majeurs) pour qu'ils les obligent à lui faire passer plus de tests... Résultat des courses, commotion avec début d'hémorragie! Il a eu de la chance d'avoir ses amis avec lui et que ses parents étaient a côté, tout le monde n'a pas forcément autant de chance et les consequences peuvent être graves!
     
    Chambray, Ccile13, MAAAL et 9 autres ont BigUpé ce message.
  10. Miss294

    Miss294
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    En reconversion personnelle !

    Témoignage impressionnant et surtout bon rétablissement à la Madz ! :)
    Néanmoins quelques phrases m'ont un peu dérangées... Etant étudiante en soins infirmiers, j'ai l'impression qu'il y a beaucoup de critique et de generalisation envers les services de soins/secours (dans le témoignage ou dans les commentaires). Est ce pertinent de répéter que les pompiers se sont trompés d'adresse et de le mettre en gras ? Evidemment c'est très embêtant pour la personne, mais le numéro le plus efficace sur ce genre d'intervention c'est le 15, et ils peuvent prendre directement en charge en cas de problème de santé.
    Non les infirmières ne croient pas que tous les jeunes sont bourrés et inconscient. Oui c'est une faute grave de la part de l'IDE de faire un jugement tel que celui ci, mais elle ne peut pas forcément reconnaître une rupture d’anévrisme si elle ne l'a jamais vu. Et malheureusement cette phrase " une voix masculine, rassurante, expérimentée"... Les infirmiers aussi sont expérimentés pour la prise en charge, pas pour le diagnostic. Le soin d'un patient ne se résume pas au médecin qui pratique l'opération, loin de là.
    Bref je prêche pour ma paroisse, et je ne veux en aucun cas juger ce témoignage, je veux juste éviter de mettre tout le monde dans le même panier. <3
     
    lbrr, Silmarien, Solal et 7 autres ont BigUpé ce message.
  11. Gw-n

    Gw-n
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    Screw it, I'm going to Hogwarts.

    À toutes les Madz qui vivent ça, beaucoup de courage surtout.

    Je vais raconter l'histoire de ma sœur, qui a fait un AVC (ou une fissure d'anévrisme) fin décembre 2015. Du coup je fais plutôt parti du côté éprouvant que la famille peut vivre.

    Ma sœur a 35 ans, fin décembre, elle a commencé à avoir des maux de tête assez violents. Elle a été voir son médecin traitant, elle a pu avoir un RDV pour un IRM et scanner pour février. Tout le mois de janvier, ça s'est pas mal empiré, le côté droit de son visage s'engourdissait, beaucoup de fourmillements dans les membres droits. Elle a été mise sous morphine, etc. De mon côté, j'avais eu un mois de vacances en janvier donc j'étais présente, surtout que je suis très proche d'elle malgré nos 13 d'écart, mais comme je faisais mes études à Nantes, fin janvier j'ai du y retourner. Ma sœur évitait de m'en parler pour ne pas m'inquiéter (ça n'était pas du tout le cas évidemment x) ). Début février, elle a été aux urgences (une ou deux fois, je sais plus) mais bon, pour un mal de tête, on fait pas grand chose, et comme il n'y avait pas de place pour les examens, on lui a dit d'attendre les RDV qu'elle avait déjà pris en décembre.
    Résultat en février : le lundi, on lui annonce une fissure d'anévrisme, elle, elle était soulagée d'enfin savoir. Moi, toute seule à Nantes, je m'effondre. En fait, elle a eu tellement d'émotions qu'elle avait pas tout suivi sur ce qu'on lui a dit, donc je n'ai pas tout de suite compris ce que c'était : juste qu'elle était en train de mourir. Ma meilleure amie m'a appelé toute la soirée pour éviter que je pleure toute la nuit.
    (Je vous raconte de mon côté comment ça se passe, parce queeee bah c'est moi qui écrit :d)
    Mardi, impossible d'aller en cours le matin, je dois attendre des nouvelles de ma sœur toute la journée parce qu'elle voit des médecins. Crise de larmes toute la journée. Le soir, elle m'explique un peu mieux mais elle ne sait pas encore comment ça va se passer mais qu'elle doit se faire opérer (mais pas de date), du coup elle prépare sa valise au cas où.
    Je décide de prendre un billet de train le jeudi pour rentrer sur Paris.
    Le mercredi, elle a encore des RDV, on lui explique que ça ne sera que dans un mois pour l'opération.
    Personnellement, je continue de pleurer toutes les deux heures, et quand je dis à mes parents que j'ai pris un billet de train, c'est le craquage quand ils me demandent pq : je crie et pleure que je suis toute seule ici sans me rendre compte de comment elle va, ... BREF, je rentre.
    Jeudi, je la vois finalement, ça va mieux, j'arrête de me dire qu'elle est en train de mourir.
    Vendredi (les ennuis re-commencent), RDV à l'hôpital sur Paris, car convocation de l'anesthésiste. On (ma sœur, mon père et moi) arrive à l'accueil, une de question "vous avez reçu la convocation pour votre intervention avec la date ?" Ma soeur "Non, j'attends toujours que la secrétaire me l'envoie par mail, j'actualise mes mails toutes les heures au cas où" le secrétaire "Ah c'est bizarre... bon allez voir la secrétaire de l'anesthésiste vous verrez bien"
    Arrivés à l'accueil de l'anesthésiste "vous avez eu votre convocation ?"
    Toujours non "Ah bon, parce que là, c'est écrit que vous serez opérés lundi qui vient" WHAT ?! "Bon allez voir la secrétaire pour prendre votre convocation directement"
    On va la voir "Ah oui, j'étais débordée" (pas de desolée au passage) euh oui enfin, juste elle doit retourner à l'hôpital le dimanche, alors qu'on nous avait annoncé que ce ne serait que dans UN MOIS, tout le monde est au courant sauf nous, juste ton travail c'est d'envoyer un mail ? Bref, on ne s'énerve pas, on dit merci et on re-part.

    Donc le dimanche, on l'accompagne à l'hôpital pour son opération le lendemain.
    Lundi : à 7h elle nous envoie un message pour dire qu'elle descend au bloc. 8h : elle nous renvoie un message pour finalement nous dire qu'elle ne passe pas tout de suite. 9h : on lui dit qu'elle passera peut être cet après-midi - ça jusqu'à midi.
    À 14h on lui dit qu'ils ne savent pas quand elle pourra passer finalement.
    Ma sœur nous appelle en larmes parce qu'elle veut rentrer chez elle, et qu'on ne lui dit rien (bref, c'était une angoisse). De notre côté, mon père appelle la secrétaire pour lui demander des explications, elle n'est même pas au courant que ma sœur n'est pas passée, j'avoue, on a pas été cool avec elle, on a beaucoup crié, parce qu'elle ne voulait pas nous dire ce qui se passait (parce qu'elle même ne savait pas), sachant qu'elle avait déjà fait de la merde avec la convocation, on s'est défoulé. Ma mère (qui pleure au téléphone) pour dire à ma sœur (qui pleure aussi) de rester à l'hôpital au cas où, c'est plus sur pour elle, entourés de médecins etc, mais ma sœur est juste désespérée à ce moment là. Finalement vers 16h les médecins l'autorisent à partir et mes parents vont la chercher. (On saura plus tard que le lundi, ce sont les urgences neurologiques qui passent, donc que les autres passent quand ils ont le temps)

    Finalement, elle retourne à l'hôpital le mercredi pour une opération le jeudi : tout se passe bien. Mais il y a toujours les fourmillements dans le visage et les membres droits.

    Mais, ayant un arrêt de travail que jusqu'à fin février par le neuro-chirurgien, elle doit reprendre le travail en Mars.... mes parents (parce que j'étais retournée à Nantes) ont voulu la convaincre d'aller voir le médecin traitant avant la reprise mais elle a préféré essayer d'aller travailler. Résultat : elle a tenu une journée, elle est arrêté par le médecin traitant. Elle voir finalement le neurologue qui lui dit qu'elle ne DOIT PAS aller travailler parce qu'elle doit se reposer et justement ne pas se pousser à bout (on a mis plusieurs mois à lui faire comprendre, deux je pense, parce qu'elle voulait absolument reprendre le travail) quand elle se sentait fatiguée elle allait finalement se recoucher, elle ne forçait pas trop, etc.)
    Le pb, c'est qu'à force de rester enfermer à ne rien faire, c'est la dépression qui a pris place...

    Je suis vraiment vraiment proche de ma sœur, et j'essayais de la rebooster un peu, de lui dire de sortir un peu tous les jours, bref...

    En septembre, je suis retournée chez mes parents pour mes études, du coup, je me suis dit que ça allait aider un peu... mais la dépression c'était déjà installé, et aujourd'hui, elle y est toujours, même si elle voit un psy depuis quelques semaines.

    Elle était devenue irritable, triste et nerveuse, et des que je disais un truc (ou même son copain, c'est dispute sur dispute) elle le prenait mal, et je lui ai dit un jour parce qu'elle m'avait énervé... (oui bon c'était debile) C'est la première fois que je m'engueulais avec ma sœur, ça a fini en larmes et un câlin heureusement... mais elle m'a dit qu'elle regrettait d'être là, qu'elle ne devrait pas être là...

    Elle vient de le redire aujourd'hui à mes parents parce qu'elle angoissait de reprendre le travail et elle a craqué (la sécu lui a dit qu'elle devait y retourner, elle doit aller voir le medecin du travail pour savoir ce qu'il en pense, et le psy n'est pas pour la reprise).

    Bref, c'était un GROS résumé de ce qui se passe. Je suis un peu dépassée parce que, j'aimerais l'aider et que je suis complètement inutile... en plus, quand elle dit des trucs méchants à ma mère je ne peux pas m'empêcher de lui en vouloir alors que je sais qu'elle n'est pas dans son état normal, du coup je m'en veux aussi. J'aimais tellement aller la voir, maintenant c'est limite si j'y vais à reculons, et je m'en veux de ressentir ça...

    Bon voilà un peu l'histoire, je ne suis pas celle qui a fait l'AVC, mais j'en vois les conséquences...

    Je ne sais pas si quelqu'un aura le courage de lire ce que j'ai écrit mais, à toutes les Madz qui l'ont vécu, beaucoup beaucoup de courage, aux Madz qui soutiennent, pleins de courage aussi. Ca m'a rassuré de voir que la personne qui l'a vécu s'en sort, même si ça prend du temps, il y a une lumière au fond du tunnel. J'ai tellement peur du pire (et j'ai aussi vu que cela pouvait arriver, et ça, ça m'a beaucoup moins rassuré x) ) mais j'espère que ma sœur s'en sortira...

    Big up à toutes !
     
    Souuuuu, Onomatopée, MAAAL et 12 autres ont BigUpé ce message.
  12. Redily

    Redily
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    Quel témoignage !
    Un ami a moi a fait fait un AVC (du coup je ne sais pas bien si AVC et rupture d'anévrisme sont la même chose ?) à 17 ans... il ne s'en est pas sorti. Je n'étais pas très proche, je n'ai pas eu l'histoire derrière, mais ça me fait toujours quelque chose d'entendre parler de ce genre de choses. Je pense toujours à lui même si je n'étais pas si proche. Je vis dans l'angoisse de faire une rupture un jour et je me dis que je ne suis vraiment pas assez sensibilisée aux symptômes (je suis souvent de celles qui ne vont jamais consulter, je n'aime pas les médecins et encore moins me soigner).

    Comme au dessus, je suis très choquée par le mal que tu as eu pour pouvoir être prise en charge (que ce soit le manque de réponse des pompiers, le je m'en foutisme - excusez moi le terme - du 17, les 45 minutes pour arriver... Les infirmières (j'ai bien lu le message de @Miss294 je ne mets pas tout le monde dans le même panier, mais c'est un fait... elle aurait pu y passer...)).
    Je suis très heureuse pour la madz qui a témoigné qu'elle s'en soit sortie et qu'elle fasse son petit bonhomme de chemin <3

    @Gw-n Je suis allée jusqu'au bout et j'ai ressenti ta détresse. Je te souhaite plein de courage à toi et ta soeur <3 Voir les conditions dans lesquelles elle a été prise en charge et celles dans lesquelles on la pousse à retourner au travail... Ça me glace, vraiment. Je ne m'y connais pas trop, j'imagine qu'une fissure doit être moins grave qu'une rupture... mais ça reste quand même quelque chose de très dangereux ! je ne comprends pas ces délais de prise en charge ! Tu dois juste te voir mourir à petit feu, on dirait de la non assistance à personne en danger...
     
    ChansonMuette, Miss294 et Gw-n ont BigUpé ce message.
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