J'ai testé pour vous... être diabétique

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Une madmoiZelle, le 26 octobre 2011.

  1. Une madmoiZelle

    Une madmoiZelle
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  2. babyfootgirl

    babyfootgirl
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    juste une info, je connais malheureusement qq qui avait un diabète et qui a négligé son traitement et son alimentation du coup il a fait un malaise dans les toilettes et en est mort...

    Prenez soin de vous surtout ! courage à celles qui ont cette putain de maladie
     
  3. DolceVita

    DolceVita
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    home sweet home

    Encore un témoignage fort, merci madmoiZelle.

    C'est vrai qu'avant de te lire, je ,e me rendais pas compte à quel point le diabète peut être chiant, à quel point il peut t'empêcher de vivre, et surtout de manger comme tu l'entend.
    Je te souhaite encore beaucoup de courage, et surtout de prendre bien soin de toi ! ;)

    Mon beau-père est aussi diabétique, il doit se piquer à l'insuline avant ou après chaque repas, je me souviens plus. Plus jeune, il a négligé son traitement et a du
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    , parce que son sang n'arrivait plus jusque là. Je vous laisse imaginer le désagrément...

    J'suis désolée si c'est glauque, mais c'est pour souligner une nouvelle fois l'importance de cette maladie, qui est loin d'être anodine...
     
  4. Charlilol

    Charlilol
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    Roule une pelle a la vie

    Ma mère est diabétique, et a une pompe à insuline depuis un an maintenant. Et d'après les (récentes) informations qu'elle a eu (elle bosse en milieu médical, aussi), un diabétique a besoin de manger du sucre, lui aussi. En fait, c'est un peu moins une privation qu'avant, d'après ce qu'elle me dit. Même avant sa pompe, elle mangeait parfois un gâteau, un bonbon, par ci par là. Et compensait en s'injectant plus ou moins d'insuline.
    Ce qui est le plus contraignant, de mon point de vue de fille qui voit sa mère vivre avec, c'est de la voir calculer combien d'insuline elle doit s'injecter, ce qu'elle peut manger en fonction du taux de glycémie, etc... Je me doute bien que ne pas manger ce que l'on veut, c'est contraignant, mais ça, on s'y habitue plus ou moins (j'ai adopté le régime alimentaire diabétique de ma mère), c'est surtout le nombre de piqûres que l'on doit se faire par jour (avant la pompe, ma mère en était à 8 ), les glycémies, le calcul, toujours, tout le temps.

    Et comme ça a été très bien souligné, on doit manger à heure fixe et un certain modèle de repas. Certes, enfreindre une fois la règle, ce n'est pas bien grave. Mais c'est bien sûr énervant. Et voir son taux de glycémie monter en flèche simplement parce qu'on a le nez qui coule alors qu'on a résisté à une pâtisserie, c'est rageant.

    Je ne le vis pas moi même, mais c'est tout de même mon quotidien depuis 21 ans. J'apprécie beaucoup ce témoignage, car encore trop de gens me regardent comme une bête de foire quand je leur apprend que ma mère est diabétique, parce qu'encore trop de gens pensent que c'est contagieux. Il n'y a pas assez d'informations là dessus. C'est une maladie qui se gère mais qui n'en est pas moins une maladie à soigner.

    En tout cas, bon courage aux diabétiques :)
     
  5. lysalice

    lysalice
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    Avaleuse de livres

    Wouaw. J'avoue que le diabète, on l'avait étudié en bio mais que en dehors de savoir ce que la maladie était, je n'avais aucune idée de ses impacts dans la vie quotidienne!

    Merci pour cet article qui m a ouvert les yeux! Bon courage à toi et à tous les diabétiques! J'ai aussi une maladie génétique (encore moins connue que le diabète : maladie de Minkowski Chauffard) et, même si nos deux maladies n'ont rien à voir, je sais ce que c'est de faire face à l'ignorance des gens et à leurs jugements stupides... Courage!
     
  6. Pamplemousse-

    Pamplemousse-
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    Avaleuse de livres

    Je suis un peu surprise de voir à quel point c'est contraignant pour toi, en fait. Mon copain est diabétique et il n'a pas l'air de vivre ça mal, ça a l'air plus simple pour lui en fait... Ca ne m'a jamais choquée de le voir se piquer, et sinon, je trouve qu'il mange beaucoup plus sucré que moi en général. Il mange du sucre pendant les repas, et quand il est en hypoglycémie (ça lui arrive assez souvent). Il m'a un peu expliqué comment fonctionnait la maladie, tout ça, mais j'ai l'impression qu'il y est habitué et que ce n'est pas trop contraignant pour lui !
     
  7. Virtual Diva

    Virtual Diva
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    ❤ Reggaeton

    Je ne vie pas le mien tout à fait comme celui de l'auteur, mais il y a beaucoup de ressemblance aussi.
    J'ai énormément de mal avec les type 2 par exemple qui sont beaucoup dans le dénis et se plaignent après d'arriver aux conséquences d'un diabète mal équilibré (nécrose des orteils avec amputation notamment, cécité débutante...).
    J'ai des périodes de raz-le-bol aussi où j'ai la pire chose au monde que personne ne comprend... Certes très peu comprennent, aussi bien la maladie que les phases de raz-le-bol. Faut passer par là pour les comprendre et je ne le souhaite pas aux autres non plus. Il y a pire, c'est ce qui me remet en selle quand ça ne va pas !
     
  8. Evony

    Evony
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    I gave wrong people the right pieces of me.

    Courage.
    Ma mère est diabétique aussi alors pour lui faire plaisir je lui fait pleins de desserts sans sucre. Elle n'est pas a l'insuline pour le moment, elle est sous médicaments. Mais elle vit avec la peur que ça s'aggrave, de faire une malaise...
    C'est vrai que c'est une maladie c'est contraignante, je crois les doigts pour y échapper.
     
  9. Honey.__

    Honey.__
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    Dans un centre j'ai eu une petite qui était diabétique, elle avait cinq ans. Je me souviens, ça m'avait bouleversé, elle m'avait tout expliqué elle-même, elle ne pouvait pas manger comme les autres alors elle ramenait son propre repas à chaque fois, et avant chaque repas elle se faisait une piqûre avec un stylo, prenait une goutte de sang et mesurait son insuline. Toute seule, comme une grande, du haut de ses cinq ans, alors que moi je tombe dans les pommes quand je vois du sang et je pleure encore quand on doit me faire un vaccin.. Elle m'avait vraiment touchée, quand elle se sentait faible elle devait manger, quand elle avait trop j'allais courir avec elle dans la cour jusqu'à ce que ce soit bon, et ça m'avait vraiment impressionnée la façon dont elle gérait ça en étant si jeune.
    Beaucoup de courage à toi en tout cas :jv:
     
  10. lolo l'abricot

    lolo l'abricot
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    Je savais que c'était compliqué, le père de mon ex avait été amputé d'une jambe, et ma collègue a fait deux fausses couches dont une à 7 mois de grossesse à cause de cette merde, mais je ne pensais pas que c'était si lourd dans le sens fréquence des piqures, heures des repas...

    J'ai vu des diabétiques magouiller avec les piqures pour pouvoir se goinfrer, j'avoue que même si on se dit que jouer avec sa santé ça craint, je sais ce que c'est de devoir se priver, et que cette chose devienne une obsession ou un besoin au point qu'on fasse n'importe quoi.

    Gérer ce genre de galères demande énormément de courage, et j'admire le tien, et le vôtre.
     
  11. -Jenny

    -Jenny
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    En pleine introspection

    Quelle surprise de tomber sur un article comme celui là !
    Je suis diabétique depuis presque 5 ans maintenant, et pour rebondir sur ce que disait Marialicious, j'ai lu pas mal de témoignages différents qui m'ont prouvé que tous les diabétiques ont vraiment leur propre histoire.

    La découverte par exemple, les circonstances dans lesquelles j'ai découvert mon diabète étaient assez différentes de celles de cette madmoizelle, mais j'ai été touché par sa façon de le raconter. Cette idée de se cacher pour boire, de se rendre compte qu'on ne contrôle plus son corps, je m'y retrouve totalement. Pendant un moment j'essayais de me retenir de boire (et évidemment je n'y arrivais pas), à table j?enchaînais les verres d'eau en essayant d'avoir l'air décontractée tout en ayant conscience que boire autant, ce n'est pas normal. De la période avant mon diagnostic, ça reste pour moi le plus traumatisant car je pense que la soif qu'on ressent est vraiment un sentiment très difficile à imaginer, mais j'en étais arrivée à un point où je me réveillais plusieurs fois par nuit pour boire, ou passer plus de deux heures sans aller chercher un verre d'eau était impossible ...

    Je suis restée un an au traitement par piqûres, et puis je suis passée à la pompe à insuline sur les conseils de mon oncle lui aussi diabétique. Honnêtement, ça a changé ma vie. Déjà parce que mon rapport à la nourriture est devenu complètement différent, en changeant de traitement, j'ai aussi changé de médecin, et mon nouveau était beaucoup moins concentré sur les contraintes alimentaires et beaucoup plus dans l'idée de ne pas se priver mais d'apprendre à bien gérer ce qu'on mange. La pompe c'est aussi ne pas avoir à chercher un moyen de faire sa piqûre discrètement quand on est au restaurant, c'est pouvoir s'arrêter manger quelque part alors que ce n'était pas prévu pourvu qu'on ait son lecteur de glycémie ...
    Bon, ça a aussi forcement ses inconvénients, et aucun traitement n'est parfait mais pour moi, ça a quand même été un vrai confort de passer à la pompe.

    Il y a autre chose qui m'a vraiment touché dans ce témoignage
    Ca a presque été un soulagement de lire cette phrase, je me suis sentie moins seule. Le 10 novembre, j'ai rendez vous chez mon diabéto, et je stresse comme à chaque fois. J'ai peur de ma moyenne, je sais qu'elle sera mauvaise parce que malgré mes efforts, mes résultats ont été très moyens ces derniers mois (pour ne pas dire mauvais). A chaque fois on se dit qu'on aurait pu faire si, ou ça. Le diabète est une maladie qui se vit au quotidien, à laquelle - comme l'a souligné la madmoizelle de l'article - on pense tous les jours, et c'est aussi un équilibre à trouver pour ne pas se laisser bouffer par elle, et l'accepter quand même.

    Quoi qu'il en soit, après avoir bien raconter ma vie, je voudrais dire merci à cette madmoizelle d'avoir témoigné. Je pense que c'est vraiment important de parler du diabète parce que les gens ont souvent une idée très fausse de cette maladie. Je crois que tous les diabétiques du monde ont déjà entendu quelques perles mémorables de la part de personnes absolument persuadées qu'elles ont raison . Et aussi, ça fait du bien de savoir qu'on n'est pas seule.
     
  12. Ninouz

    Ninouz
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    Went to La la land

    Ça fait bizarre/plaisir en effet, de parfois se retrouver dans ce témoignage.

    J'ai appris que j'étais diabétique vers 14 ans, un peu par hasard, lors d'un séjour à l'hôpital. Ça a coïncidé avec le fait que je pouvais de nouveau manger des produits laitiers.
    En fait, j'ai la mucoviscidose, et pendant longtemps, on a cru que mes problèmes de foie étaient lié à une intolérance au lactose, du coup je me suis privée de chocolats au lait, de desserts, etc... pendant une partie de mon enfance. À l'adolescence est arrivé le diabète.
    Mais là, on m'a dit: "ce n'est pas à toi de t'adapter à l'insuline, c'est à l'insuline de s'adapter à toi". En gros, je mange ce que je veux, je me pique simplement en conséquences. C'est pas facile au début car on a peur, donc on se focalise sur les résultats, et si ça dépasse, c'est la cata. Mais depuis 10 ans, ça fonctionne plutôt bien (à part un "raté" une ou deux fois), je connais mon corps et je reconnais les symptômes. Si je suis trop haute à un moment, je sais comment gérer par la suite. Il y a aussi certains aliments qui sont hypoglycémiant, c'est à prendre en compte.

    Je dois avouer que je vis bien mon diabète. C'est peut-être aussi parce que je suis en attente de greffe depuis 3 ans et que la muco m'obstrue complètement la vue.

    Le plus important reste de garder un oeil vigilant sur ses glycémies, vu les conséquences qu'un diabète peut avoir, on ne le répètera jamais assez.
     
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