J'ai testé pour vous... l'addiction au sport

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Emilie Laystary, le 9 décembre 2011.

  1. Emilie Laystary

    Emilie Laystary
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    Journaliste indépendante (VICE magazine, madmoiZelle, RTL, 90bpm, Slate, les Inrocks, Technikart)

  2. Peaudouce

    Peaudouce
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    Peau d'ours.

    Un bien chouette article! D'ailleurs avec mes soucis du moment, il n'es pas impossible que je m'y remette...
     
  3. Bigle

    Bigle
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    Moral au beau fixe

    C'est intéressant... Je me demande si je ne suis pas non plus en train de devenir accro au sport.

    Je n'étais même pas une sportive du dimanche : je suis absolument incapable de repérer ou prévoir la trajectoire d'une balle ou d'un ballon, et comme tous les sports qu'on m'obligeait à pratiquer à l'école comportaient cet élément mobile, j'ai fini par être persuadée que j'étais nullissime en sport et que la seule chose que j'y gagnais c'étaient des lunettes cassées et des gros bleus. Dégoûtée du sport, je n'ai jamais essayé d'en faire, même de façon récréative.

    Jusqu'à ce que je me mette au vélo pour des raisons purement pratiques. Marre des transports en commun. Et maintenant, j'ai du mal à me passer de mes deux heures de pédalage quotidiennes. Sans ça, je ne me sens pas très bien physiquement (j'ai du mal à passer la journée assise au boulot, si c'est le week-end ça va parce que je bouge) et moralement : je n'arrive pas à me libérer de mes soucis du boulot le soir.

    Je ne sais pas du tout si c'est grave. Parce que ce n'est pas une addiction néfaste à priori, ni pour le physique, ni pour le moral, ni pour le porte-monnaie. Peut-être que si je change de boulot, je m'en passerai sans problème. Est-ce dangereux ? Est-ce qu'il faut que je sois vigilante ? Je me pose la question.
     
  4. MacadamCowboy

    MacadamCowboy
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    C'est la moule à la plage. Awouchacha.

    C'est fun, mais cette addiction ne viendra jamais à moi. Jamais. J'aime déjà pas porter mes sacs de courses en marchant ou courir derrière un bus ...:neutral:
     
  5. Meema

    Meema
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    Winter is coming

    Cool comme article :)

    J'ai toujours pratiqué un sport, quel qu'il soit, mais sans goût de l'effort, sans envie marquée... J'aimais ça mais sans vouloir me dépasser.

    Jusqu'à ce que je me mette au rugby il y a 3 ans. J'ai vraiment besoin de mes deux entraînements par semaine (qui vont bientôt se transformer en 3 par semaine) pour me défouler... C'est quand je vais mal et que j'ai trop d'émotions en tête que je joue le mieux. Je ne pense pas que ce soit néfaste, au contraire, c'est un exutoire comme un autre.
     
  6. Moshi44

    Moshi44
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    Zugzwang !

    Wahou, encore un article qui tombe pile poil...
    J'ai été une sportive accomplie, pendant mes années collège et lycée, au point de développer un physique athlétique qui me poursuit encore (enfin niveau graisse point d'inquiétude, j'ai tout repris).
    Seulement après mes 18 ans, j'ai préféré les amis, les soirées et les transports en commun...et puis la clope aussi et surtout.

    Je viens de fêter mes 29 ans, j'ai arrêté le tabac il y a 7 mois (miraculeux, je comprends toujours pas ce qui s'est passé) et j'ai commencé le footing. Ouaip, moi la nana qui fait de l'asthme et qui n'a jamais fait de course à pied de sa vie. Je séchais tous les cours depuis ma naissance. C'est le seul et unique sport que je ne comprenais pas. Courir? Comme ça? Pour revenir au même endroit? :eh: Euh?...

    Et bien tous les 2 jours depuis 2 mois, d'abord 25 minutes, maintenant presque 40. Sous la pluie, le soleil ou en plein vent. Je cours pour me débarrasser de mes soucis, pour enclencher un dynamisme que j'ai perdu depuis trop longtemps, pour me prouver que je peux me surpasser.
    Bref, il ne faut jamais dire jamais. Et c'est même plutôt déstabilisant de voir à quel point on peut changer de point de vue!

    Ah oui et puis aussi, honnêtement, pour la silhouette y'a pas grand chose de mieux. J'ai pas de balance donc je ne sais pas si j'ai perdu du poids mais dans le miroir j'suis une belle gosse hein :yawn:
     
  7. Monsieur le Chat

    Monsieur le Chat
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    Samèrelipopette

    J'ai eu le même "problème" de dépendance lorsque j'étais au chômage...je ne faisais rien à part... du sport, du sport et du sport.
    J'attendais l'heure d'ouverture de la salle avec impatience ! et ce, TOUT les jours. Pendant 3 mois c'était ma came....ça me manque beaucoup maintenant, le souci c'est qu' il m'est impossible de concilier travaille ET sport...(grosse feignasse inside)

    Qu'est ce que j'aimerais me faire virer....... :shifty: hé non je rigole hein les mecs déconnez pas !


    Mais faudrait vraiment, vraiment, vraiment que je cale ça dans mon emploi du temps, le sport c'est LA VIE.
     
  8. Poison Emy

    Poison Emy
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    Détendue

    J'ai vécu cette expérience il y a bientôt deux ans.

    A l’époque, j'avais vingt ans et je venais de me séparer de mon premier amour, cela faisait cinq ans que nous étions ensemble. Il était temps pour moi de me reprendre en main : physiquement et psychiquement. Ce fut à ce moment là que je pris la décision de me mettre à l’aérobic, seule, chez moi. Pour tout avouer, j’avais toujours eu les activités sportives en horreur, mais ce jour-là, cette initiative me parut comme une évidence, une sorte de délivrance face aux « idées obsédantes » ; car outre le besoin d’accomplir quelque chose pour moi et rien que pour moi, il était surtout question de fuir pendant trente petites minutes les angoisses du quotidien.

    Comme l’expliquait si bien Emilie, j’avais également développé cette « théorie un peu mystique » que la douche m’absoudrait de toutes ces mauvaises choses que je gardais au fond de moi (au sens propre comme au figuré). Les premiers jours furent difficiles, je faisais cela le soir. Cela me permettait de me détendre avant de me coucher, et m’évitait la fameuse « web errance ». Je remplaçais en quelque sorte une addiction par une autre…

    Inévitablement, je me mis à perdre du poids. Cela ne m’inquiétait en rien. A contrario, je me délectais de pouvoir contrôler les formes de mon corps, et cela ne fit que renforcer mon besoin de poursuivre. Chaque effort physique se changea en plaisir, j’étais tout simplement fière de pouvoir repousser mes limites, de voir que « quand on veut, on peut ». Les mois passèrent, et les trente minutes se changèrent en soixante. Pas une seule de mes journées ne s’écoulait sans que je ne sollicite, d’une manière ou d’une autre, chacun de mes muscles. Peu m’importais l’heure (il m’arrivait de transpirer jusqu’à deux heures, tandis que je me levais pour aller en cours quelques heures plus tard), pourvu que je sois seule, de la musique plein les oreilles…

    Je perdis finalement douze kilos, ce qui, pour une jeune femme en surpoids (comme moi), était une victoire. Certes je mangeais beaucoup moins qu’avant, mais je me sentais plus légère, comme si chaque gramme était un poids en moins, une mauvaise pensée qui s’envolait. Six mois après avoir entamé cette « cure », j’avais repris confiance en moi et me sentais suffisamment forte pour tout affronter. Mes angoisses s’étant amoindries, j’arrêtais le sport, et me remis avec mon premier amour…


    Bref, veuillez m'excuser pour ce roman... Mais le témoignage d’Émilie faisant écho à mon propre vécu, je tenais à vous faire part du mien. Sur ce, je vous souhaite à tous une bonne fin de journée :)
     
  9. DolceVita

    DolceVita
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    home sweet home

    Chouette article, j'aime beaucoup la façon dont il est écrit !

    J'ai eu aussi cette phase y'a quelques années. Pareil que Poison Emy, après m'être séparée de mon premier amour j'ai commencé la boxe française avec une copine. J'en ai fait pendant deux ans, deux fois par semaine pendant 3 heures. C'était le kiff, je me défoulais de toute la rage que je pouvais contenir, et en même temps je me suis musclée à fond, moi qui suis aussi une sportive du dimanche.

    J'ai arrêté a cause de mon emploi du temps qui ne me le permettait plus, et ça me manque souvent, c'était vraiment un exutoire au stress... La sacro-sainte douche d'après me lavait moi aussi de mes soucis.

    Maintenant je fais un footing quatre fois par an grand maximum, et j'aimerais beaucoup être motivée pour courir plus souvent.
     
  10. LLéa

    LLéa
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    Faudrait pas oublié une donnée importante, c'est que pratiquer un sport et notamment la course à pied et les sports d'endurance, nous font sécréter de l'endorphine, autrement appelé "l'hormone du bonheur".
    Et donc forcément en faisant du sport régulièrement on peut tomber dans une dépendence. Surtout si on s'y met pour faire fasse à un stress, une angoisse etc...
     
  11. Bigle

    Bigle
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    Moral au beau fixe

    Rapport à la grippe et tout ? Tu as beaucoup moins de risques de tomber malade si tu fais du sport en extérieur que si tu ne fais rien ! En prenant l'air tu endurcis tes poumons, tu t'aères etc. ... et donc tu as moins de chance de tomber malade. Moi qui suis tout le temps enrhumée normalement (j'ai le système respiratoire fragile), faire du sport a considérablement amélioré ma santé et je n'ai jamais été malade depuis que j'ai commencé.

    Si tu as peur de te faire mal à cause du froid, tu évites juste les périodes où il fait -15. En ce moment il ne fait pas froid, pas de problème.
     
  12. Akela

    Akela
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    Adooore les sushis

    Je suis surprise par le ton de l'article. Cette dépendance à la course est traitée très péjorativement. Et en tant que "dépendance", j'ai vu bien pire, je connais plein de gens qui courent plusieurs fois par semaine, au moins une heure à chaque fois et personne ne parle de ça comme d'une "dépendance" (dans le sens péjoratif de l'article).
    Quand je lis le passage de l'article ou tu dis que tu es même allée courir alors qu'il neigeait, j'ai envie de répondre "et ?" J'habite à Montréal et certaines personnes dans mon quartier ne s'arrêtent pas de courir dehors du tout. Même s'il fait -20. Une de mes collègues se levait tous les matins vers 4h pour courir une heure dehors avec son chien, elle ne m'a jamais dit qu'elle trouvait ça super tendu de ne pas pouvoir s'en passer et tout. Elle avait une petite quarantaine d'années et avait l'air d'avoir 30 ans :)

    Je sais pas, je suppose que l'article voit la course comme si négative à cause des raisons qui poussaient l'auteur à courir mais faudrait faire la part des choses. Je trouve ça très bien de courir, "même" tous les jours !
     
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