Je suis victime de harcèlement scolaire, comment réagir ?

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Anouk Perry, le 28 septembre 2016.

  1. Anouk Perry

    Anouk Perry
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  2. Yaladaisa

    Yaladaisa
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    Je suis un nuage

    Personnellement j'aurai bien voulue agir, mais j'étais dans un collège où es bagarres étaient quotidiennes, où les élèves rabaissaient les profs, où la violence était leur pain, j'ai jamais réussie à avoir le courage de me confronter à eux..
    Très belle vidéo :jv: enfin des conseils divers, concrets, applicables, plutôt que les paroles bateaux "il faut en parler, point."
    Et à tout ceux et celles qui ont les pieds dans le plat actuellement : restez fort vous l'êtes plus qu'eux :calin::hugs:
     
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  3. Patriarcaca

    Patriarcaca
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    L'autre troll, ambassadrousse, les 12.

    MERCI, on en peut plus du discours "parlez-en à un adulte". POUR QUOI FAIRE ? Ils savent pas mieux que nous comment faire, et dans la majorité des cas ils empirent la situation. Ça fait 10 ans que les centres Chagrin Scolaire se sont spécialisés là-dedans et qu'on (parce que j'y bosse) arme les enfants harcelés, justement en leur apprenant à se défendre, avec des "flèches", des ripostes verbales.
    Parce que les enfants harcelés sont souvent trop tétanisés pour savoir quoi répondre.
     
    Penny Winkeul, Métempsycose, Tératogène et 8 autres ont BigUpé ce message.
  4. Valhou

    Valhou
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    Crois en toi !

    De bons conseils ! J'espère que ça en aidera, parce que j'aurai bien aimé les avoir moi à l'époque =/
    Le coup de l'activité extra-scolaire c'est une bonne idée parce qu'en plus tu peux rencontrer des gens qui te ressemblent, avec qui tu partages les mêmes trucs, ça aide !
     
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  5. Siobhàn Salomé

    Siobhàn Salomé
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    Just because it burns, doesn't mean you gonna die

    Je vois pas en quoi l'un empêche l'autre. Bien sûr qu'il faut apprendre à se défendre ET en parler à un adulte. Déjà parce qu'il y a quelques adultes qui ont vécu cette situation aussi, c'est pas l'apanage des ados des années 2000, et peuvent être de bon conseil. Ensuite, parce que, même si ça marchera pas, la communauté scolaire peut aussi faire beaucoup. Qu'il y ait des professionnels de l'éducation qui prennent encore ça pour des "jeux de gamins" ou du "gentil bizutage", je veux bien le croire, mais aujourd'hui on est beaucoup mieux formé et attentif à ce genre de choses. Ce serai bien de pas tous nous prendre pour des débiles incompétents.

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  6. Tératogène

    Tératogène
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    In love. Making progress.

    Ce n'est pas ce qui est écrit, ne pas extrapoler, c'est bien aussi quand ça marche dans les deux sens :fleur:

    J'en suis navrée mais tu fais encore partie d'une minorité de personnes en cadre scolaire qui puissent accompagner les victimes de harcèlement scolaire. C'est dommage, je le déplore, mais c'est vrai.
    Loin d'être souvent une solution, faire penser que les élèves peuvent faire confiance aux adultes qui les encadrent est une source de souffrance : à la détresse de la victime va s'ajouter la déception de voir que l'adulte ne peut rien pour ellui. Parce qu'un.e élève qui demande l'aide et qui abdique va en plus se faire stigmatiser par ses harceleurs.ses comme quelqu'un de faible parce qu'iel doit avoir recours aux adultes - et je ne dis absolument que c'est être faible que de demander de l'aide, pas du tout. Mais ne faire que ça, ne pas donner à la victime des clés de défense, c'est la rendre encore plus vulnérable. Ça montre aux harceleurs.ses que leurs techniques fonctionnent et qu'iels n'ont aucune raison de se priver de tant de pouvoir.

    Mais ceci dit, je ne suis pas si calée sur ce sujet, peut-être que je dis aussi des bêtises. Poke @Patriarcaca
     
    Sol Invictus, Penny Winkeul et Patriarcaca ont BigUpé ce message.
  7. Siobhàn Salomé

    Siobhàn Salomé
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    Just because it burns, doesn't mean you gonna die

    Excuse-moi, mais quand je lis ça :
    J'ai l'impression d'être traitée de débile qui sert à rien dans un cadre ou je (en tant que professionelle) suis portant sommée d'agir depuis des années. Mais c'est peut-être de la susceptibilité mal placée.

    Je n'analyserai pas tout à fait ça comme toi. A moins d'être un pur pervers narcissique, cas qui reste tout de même assez peu fréquent, le harceleur, qui reste un enfant, a besoin d'être puni pour savoir ce qui est normal et ce qui ne l'est pas. Il y a encore beaucoup de gamins qui estiment que se foutre de tel ou tel autre parce qu'il lui plaît pas, c'est rigolo, c'est normal, d'ailleurs eux ils plaisantent avec lui et c'est lui qui pleure pour rien (et puis bon, il avait qu'a pas être bizarre lol). Beaucoup ne voient pas ça comme du harcèlement, plutôt comme un jeu, ils tombent des nues quand ils apprennent que, fait par un adulte, ça pourrait valoir une peine de prison. Quand un représentant de l'autorité s'en mêle, ça pose la limite : c'est quelque chose qui ne se fait pas, et ça s'arrête maintenant. Et, d'expérience, souvent, ça marche.

    En outre, le harcèlement, souvent, ça se fait en groupe. Tu vas donc exiger d'un enfant déjà sous pression qu'il se défende seul, sans aucun soutien, face à un ensemble de personnes qui le détestent ? Un soutien, ça ne lui serait pas utile ? @Patriarcaca, a ce que j'ai compris, travaille dans un centre/une association qui aide les enfants harcelés. Qu'est-ce qu'ils font concrètement, en allant la voir ? Demander de l'aide à un adulte, qui leur explique ensuite comment se défendre ou se protéger. C'est absurde de dire que ça ne sert à rien d'aller parler ou chercher du soutien, alors que c'est un pas énorme.

    Sinon, je répète : l'institution scolaire à ses défauts, mais tous ses membres ne sont pas tous totalement idiots. De toute mon expérience en collège, je n'ai jamais vu personne intervenir comme un gros balourd désignant le harceleur et le harcelé devant tout le monde en précisant nos sources, ni faire un procès en place publique. Il y a des gens (et je ne parle même pas de moi) qui savent agir subtilement, dans ce genre de cas comme pour d'autres problémes.
     
    #7 Siobhàn Salomé, 29 septembre 2016
    Dernière édition: 29 septembre 2016
    Chestnut Barrow, Penny Winkeul, Dangerous Maid et 2 autres ont BigUpé ce message.
  8. Tératogène

    Tératogène
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    In love. Making progress.

    Sauf que non. Ne serait-ce que parce que c'est une insulte validiste, en fait :fleur:

    Je n'ai pas dit que ça ne servait à rien, je dis qu'il y a de nombreux cas dans lesquels ce n'est pas suffisant - et que j'ai développé plus haut. L'argument "c'est un enfant, il va comprendre et s'arrêter" n'est malheureusement pas toujours un réel argument ou une excuse.

    Oh, et avant de remettre en question quelque chose que tu ne connais pas vraiment, demande peut-être à @Patriarcaca ce qu'elle fait réellement ? Les expériences qu'elle a eu avec les enfants qui l'ont vue ? :fleur:
     
  9. Siobhàn Salomé

    Siobhàn Salomé
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    Just because it burns, doesn't mean you gonna die

    @Tératogène : Soit. On peut dire stupide, crétine, si tu veux. (mais c'est peut-être tout aussi validiste, je ne suis pas calée sur la question). Mais ça ne change rien au fait que je me sente insultée par les propos cités (mais bon, si la Police du Ressenti vient invalider mes pensées, qui suis-je pour la contredire ? :fleur:)

    Oui, bon, tu m'as pas lue en fait. Au contraire, ce que je suis en train de dire c'est que l'enfant harceleur va pas s'arrêter tout seul. Si personne (un adulte, notamment, et de préférence une figure d'autorité comme un parent ou un éducateur), ne lui dit que ce qu'il fait est mal et n'intervient pas dans l'affaire parce qu'il va soit disant "faire empirer les choses" ou "ne sait pas s'y prendre", et de fait ne prend aucune mesure en laissant la victime de harcèlement se démerder avec ses problèmes, par contre, on est loin d'être sortis de l'auberge. D'où l'utilité de parler et/ou de solliciter l'intervention et/ou conseil des adultes, dans l’intérêt de tout le monde.

    Les cas dont tu parles sont rares. Ils sont le faits d'individus foncièrement malfaisants, qui aiment avoir du pouvoir sur les autres, qui ont un vrai problème psy. C'est vrai pour le cas dont je parlais dans mon premier message, qui a été diagnostiqué sociopathe. Mais quand tu passes de l'autre côté de la barrière, tu réalises que, 95% du temps, ce n'est pas une histoire de malfaisance ou de sadisme pathologique, c'est une leçon de vie en société, de respect, une limite qui n'est pas intégrée pour tout un tas de raisons.

    Je ne remets absolument pas en cause de le travail de @Patriarcaca, je me demande bien ou tu as lu ça d'ailleurs ? C'est trés bien d'apprendre aux gamins à se défendre. Ses propos, à savoir que parler aux adultes est inutile, me laissent par contre beaucoup plus sceptique, et ce sont eux seuls que je réfute. En défendant au passage mon propre taff.
     
    #9 Siobhàn Salomé, 29 septembre 2016
    Dernière édition: 29 septembre 2016
  10. Tératogène

    Tératogène
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    In love. Making progress.

    Ah non, il ne s'agit pas d'une quelconque police. Tu peux te sentir agressée autant que tu le ressens. Mais personne n'a utilisé d'insulte.

    Si ! J'ai bien compris que tu parlais du fait de discuter avec l'enfant pour qu'il finisse par s'arrêter. Mais parfois même en expliquant ça ne s'arrête pas.

    Pour ça, je n'ai aucune donnée pour en juger. Après dire que tout enfant harceleur a des problèmes psychologiques/psychiatriques... Je ne sais franchement pas s'il faut glisser vers ce terrain-là.

    Edit : en fait dans l'histoire je ne suis pas en train de te dire que tu es incompétente, et c'est probablement là que tu sens agressée. Ce que je dis en revanche, c'est que même avec toutes les bonnes intentions du monde et une méthode qui paraîtrait adaptée, ça ne suffit pas forcément à stopper une situation de harcèlement. Qui pourrait se reproduire ailleurs, avec d'autres élèves, même si le problème initial semble résolu. Je n'ai jamais dit que vous étiez inutiles, plutôt que la réaction et l'effet de groupe d'enfants contre un bouc émissaire est parfois peu prévisible et là, oui, l'intervention d'un adulte peut faire plus de mal que de bien. Ça ne remet pas en cause tes compétences, ni ton métier :dunno: C'est bien plus une question de réaction des enfants que de la vôtre.
     
    #10 Tératogène, 29 septembre 2016
    Dernière édition: 29 septembre 2016
  11. Patriarcaca

    Patriarcaca
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    L'autre troll, ambassadrousse, les 12.

    Hey @Siobhàn Salomé, je suis vraiment désolée si tu t'es sentie insultée par mon message. Je n'avais pas du tout l'intention de traiter qui que ce soit d'imbécile, et surement pas toi ou tes collègues. Comme tu le dis, vous êtes sommés d'agir (sans qu'on vous explique vraiment comment faire), et je trouve ça complètement injuste. On attend des profs qu'ils soient à la fois enseignant, juge, avocat, psy, médiateur, flic, en étant à peine formés au premier. Il ne s'agit pas de juger vos capacités mentales ou intellectuelles quand je dis que vous ne savez pas faire, uniquement le fait qu'accompagner ces gamins, c'est un métier à part entière. J'ai un respect absolu pour les personnes qui travaillent dans l'enseignement, j'en suis entourée, et je constate qu'ils sont absolument démunis face à ça. Parce que ce n'est pas votre métier, et que l'EN refuse de vous payer des formations (on forme des profs toute l'année, mais ils doivent payer de leur poche, c'est tout simplement aberrant). Aussi parce que quand on a le nez dedans, on ne voit pas forcément tout ce qu'il y a en jeu. Je suis animatrice de colo sur mes vacances, et meme moi dont c'est le métier et qui voit des gamins harcelés tous les jours, je passe à côté de certains trucs quand je suis avec eux h24. Et en plus, avoir été harcelée n'implique pas forcément de savoir aider quelqu'un dans la même situation. J'ai été harcelée, j'ai quand même du apprendre avant de pouvoir aider d'autres enfants harcelés. Et les enfants le savent, c'est pour ça qu'ils n'en parlent pas aux adultes. Parce qu'ils ne savent pas quel adulte peut les aider. Leur prof préféré, avec toute sa bienveillance, peut empirer les choses sans le vouloir.
    Bien sur qu'il y a des cas où l'intervention de l'adulte fonctionne, mais il y a pour moi deux problèmes : le premier, c'est que dans l'extrême majorité des cas, ça ne marche pas, voire empire la situation. Le deuxième, c'est que quand ça marche, certains enfants restent dans une position de vulnérabilité, et ont la trouille que ça recommence parce qu'ils ne savent toujours pas comment s'en sortir. Et ce qui est horrible, c'est qu'on retrouve dans les entreprises les exacts même cas que ceux de la cour de récré. Parce que le contexte change, mais les cons grandissent.

    J'espère que tu accepteras mes excuses, ou qu'au moins mon intention est plus claire.
    Je peux essayer d'expliquer notre façon de voir les choses. Ça peut en choquer certain-e-s, parce qu'on va à l'opposé de ce qui est fait habituellement.
    Une nouvelle fois, je ne voulais pas dire que vous étiez des incapables, juste qu'en tant qu'adulte pas formés, vous ne pouvez pas savoir comment réagir sans risquer d'aggraver la situation. Parce que contrairement à ce que tu crois les enfants qui harcèlent ne sont pas des sociopathes, ils veulent juste être populaires (auprès des autres élèves parce qu'être appréciés des adultes çà sert à rien). Une de nos patientes est arrivé un jour en consult, complètement tétanisée parce que son harceleur "va revenir lundi de son conseil de discipline, ça va être encore pire, il va plus se sentir pisser". Parce que à cet âge là, surtout au collège, mobiliser l'adulte c'est être une star du rock. Parce que la morale à cet âge-là, ça ne fonctionne pas, et que la prévention une fois que le harcèlement est installé, c'est trop tard et inefficace, voire contreproductif. Combien de gamins nous racontent que leur prof a organisé une conférence sur le harcèlement dans leur classe, et que tout le monde s'est retourné vers eux en ricanant en mode "on sait pourquoi elle est là la dame" ? Trop. Même dans les lycées bourgeois, je te parle pas d'élèves de ZEP là.
    Pour les cas où la punition et la morale fonctionnent, je t'ai dit déjà dit ce qui posait problème à mes yeux. Mais au moins le harcèlement s'arrête, et ça ça n'a pas de prix.
    Nous on voit ceux pour qui ça n'a pas marché. Et on constate qu'après avoir été puni, les harceleurs trouvent des moyens encore plus insidieux de s'en prendre à leur victime, sans se faire choper, et en rajoutant une dose de "balance", "poucave", "victime", au passage. Quand on arrive à cette phase deux, tu peux être sure que l'enfant ira plus jamais voir un adulte. D'ailleurs, dans le cas de nos patients, on voit toujours les parents seuls en première séance, parce qu'on sait que les enfants ne nous font pas confiance. On leur écrit un mot pour leur proposer notre aide, en leur demandant de visionner une vidéo (la tedX d'Emmanuelle Piquet) pour qu'ils voient comment on travaille. En 10 ans on en a peut être 10 qui ont refusé de venir, dont 4 parce qu'ils étaient pas harcelés. Le seul moyen qu'on ait trouvé pour que des enfants harcelés parlent à un adulte c'est de leur jurer qu'on ne fera rien s'ils ne sont pas d'accord. Et leur dire qu'on va faire en sorte qu'ils s'en sortent tout seul. Pour nous c'est positif aussi bien pour le harcelé (le harcèlement s'arrête et ça lui redonne confiance en lui), que pour le harceleuse, qui apprend qu'on peut pas être puissant, ou vulnérable toute sa vie, et que c'est pas en s'en prenant aux autres qu'on gagne en popularité. Ils l'apprennent bien mieux en le vivant qu'en l'entendant de la bouche d'un adulte ou en le recopiant 200 fois un mercredi après-midi.

    Avant qu'on me tombe dessus, je suis d'accord pour se battre sur le long terme pour une école bienveillante où on n'aurait pas besoin de se battre pour avoir des amis, et juste en étant gentils on pourrait être le gamin le plus populaire du collège. Je rêve de ce futur. Mais pour les gamins qui sont cachés dans les toilettes, là maintenant, c'est trop tard pour la morale et la prévention, il faut aussi des solutions à court terme.
     
    ChansonMuette, minachka, Mels et 1 autre membre ont BigUpé ce message.
  12. Siobhàn Salomé

    Siobhàn Salomé
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    Just because it burns, doesn't mean you gonna die

    @Tératogène : Il n'y pas besoin d'utiliser des insultes pour insulter quelqu'un.
    En même temps, s'il y avait une méthode connue pour mette fin immédiatement et de façon définitive au harcélement scolaire, ça se saurait et on l'utiliserai tous sans modération. Donc, non, effectivement, des fois, ça marche pas. Mais dans la grosse majorité des cas (de mon expérience en tout cas), ça a marché. Parce que justement, tous les gamins harceleurs n'ont pas de problémes psys avérés. Par contre, ils ont besoin d'être cadrés, et pour ça, je vois pas qui peut le faire mieux qu'un adulte compétent.

    @Patriarcaca : Merci pour tes excuses.
    Si je résume ton propos, le problème, c'est pas que les mômes aillent chercher du soutient auprés des adultes, c'est plutôt empêcher les adultes d'agir de façon contre-productive. Ce n'est pas tout à fait pareil, et ça, je peux l'entendre.
    Je ne pense absolument pas que tous les enfants harceleurs soient des psychopathes , c'est ce que je dis tout au long de mes messages (je dis juste que j'en ai croisé un, avec qui, pour le coup, on a réagi très vite). Vu que cette pathologie concerne genre 1% de la population mondiale, ce serai bien incompatible avec les centaines de milliers de cas de harcèlement qu'on trouve en France tous les ans.
    Pour le reste, j'ai une expérience différente de la tienne (et je bosse en ZEP). Généralement, une réponse ferme et claire (ce qui n'est pas la "morale", pas plus qu'un conseil de dis foireux ou le gosse revient aprés deux jours à glander dehors avec ses copains, ou une conférence qui effectivement ne sert à rien quand le harcèlement est déjà là) remet les choses en place. L'intervention des parents aussi : dès que ça sort du cadre du collège, ils comprennent encore davantage que c'est sérieux. C'est une vision perso, mais à mon sens le taf de l'école, en tant qu'institution, c'est de dire et de montrer aux enfants que le harcèlement n'est pas tolérable quand on vit en société (si tant est qu'on puisse rivaliser avec la télé qui en diffuse toujours plus d'exemples en mode "trolol", mais ça c'est un autre probléme). Le reste, comme tu dis, on y est pas formés. C'est du ressort de psy ou de gens spécialisés dans le domaine -ce qui me faisait dire, dans mon premier message, que je ne voyais pas en quoi nos boulots étaient incompatibles.

    J'aimerai bien connaître votre méthode, alors. Je dis pas qu'on peut pas s'en sortir seul, mais juste avec de la répartie, face à une meute hostile ? Combien de chances sur un million ?
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    Par contre, je suis à peu prés sure qu'on ne fait plus copier des lignes en guise de punition depuis les années 90, à part pour quelques nostalgiques^^

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    #12 Siobhàn Salomé, 29 septembre 2016
    Dernière édition: 29 septembre 2016
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