Jeune diplômé, je suis retourné vivre chez mes parents — Le Petit Reportage

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Emilie Laystary, le 2 septembre 2013.

  1. Emilie Laystary

    Emilie Laystary
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    Journaliste indépendante (VICE magazine, madmoiZelle, RTL, 90bpm, Slate, les Inrocks, Technikart)

  2. Mendoza

    Mendoza
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    Amoureuse

    Il est vrai que cette situation devient de plus en plus courante, en même temps comment subvenir à ses besoins dans des villes aux loyers le plus souvent élevés, au sein d'un marché du travail de plus en plus précaire…

    Mon copain est dans cette situation, contraint de vivre chez ses parents (mais heureusement tout de même, cela lui permet de garder la tête en dehors de l'eau) alors qu'il n'aspire qu'à son indépendance dans la ville où je vis… Mais pour l'instant, il faut croire qu'envoyer CV et lettres de motivation tous les jours, ça ne suffit pas. :erf:
     
  3. Sylvanas Coursewind

    Sylvanas Coursewind
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    Soudainement optimiste

    Ça fait peur :tears:
    Dans un mois j'ai terminé mon stage, je suid déjà à la recherche d'un boulot, j'ai peur de ne pas trouver...
     
  4. Marie Obrigada

    Marie Obrigada
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    en construction...

    Moi aussi. Et entre chaque CDD aussi, jusqu'au moment où je me suis installée avec mon copain.
    Ce n'est pas tellement mon retour à la fin de mes études qui a été difficile mais plutôt celui à la fin de mon CDD d'un an, surtout quand tous les voisins de la commune me demandent ce que je deviens (encore aux études ? en stage dans le coin ? non, non, au chômage...)
     
  5. Meia

    Meia
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    Kamoulox

    J'ai failli me retrouver dans cette situation, et j'ai résisté de toutes mes forces justement pour éviter ce constat d'échec, qui peut être au final très destructeur quand on traverse une période difficile. Cet article montre très bien le paradoxe entre la sécurité financière et l'image de soi qu'on veut avoir et donner. Et que de bonnes études ne nous mettent pas à l'abri.

    Et en le lisant je pense aussi à tous les gens qui n'ont pas de parents derrière pour les rattraper en cas d'accident de la vie. Et là c'est tellement facile de tomber très bas.

    Bref, avec le décalage entre la précarité de nos situations et l'idéal français cdi/mariage/proprio, pas étonnant qu'on soit une génération qui a souvent du mal à grandir :P
     
  6. Elsaza

    Elsaza
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    Quelque part, égoïstement, c'est rassurant de lire cet article. Bien que le fait que ces situations se répandent de plus en plus, c'est tout sauf rassurant, et ça en dit long sur notre superbe société...

    Je connais cela depuis 14 mois maintenant. C'est long...
    J'ai terminé mes études juillet 2012. Une formation professionnalisante, éducatrice spécialisée, en Belgique, après avoir passé quelques années à la fac pour d'autres concours. Ah la France et ses concours, payants, chers... J'ai bossé et je l'ai eu ma véritable indépendance, pendant deux bonnes années. Ah oui j'ai bossé, et j'ai fini par foirer la L3 et mes concours. Trop c'est trop. Alors mes parents ont sacrifié et financé mes études, pendant que je bossais chaque petites vacances. Diplôme en poche, je reviens chez mes parents pour quelques mois, 4, 5, pas plus. Sauf que... pas de vrais boulots : des petits CDD, des temps partiels.
    Je me résouds : CDI à temps partiel. Un boulot qui me plaît. Et puis, merde, c'est un CDI, c'est déjà bien. Sauf que... je ne gagne pas assez pour vivre seule ! Si je me rapproche du boulot : loyer exhorbitant (frontière luxembourgeoise, youhou, alors que je bosse en France), et en restant dans ma ville, et ben douille le gazoil... Bref.
    Tanguy au féminin, alors que je bosse. Cherchez l'erreur. Vive notre époque. Vive ma génération (bien sacrifiée, non?)
    Merci tout de même, à mes parents, qui me supportent dans tous les sens du terme. Car la honte, la sensation d'échec, ça vous rend pas toujours guillerette et jouasse !

    Alors, à 27 ans, vive la colocation, qui me permet de partir. Et de vivre avec moins de 10 euros par jour (hors loyer, facture et essence).


    Voilà, pour un petit témoignage.
     
  7. Lizik

    Lizik
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    Détendue du slip!

    Même histoire, j'ai quitté la maison de mes parents à 17 ans et j'y suis revenu à 23 ans à la fin de mon master. Je n'avais aucun droit au chômage donc pas de possibilité de garder mon appartement. Soit dit en passant c'est le cas de nombreux amis de revenir pour quelques temps chez les parents, et ce n'est un plaisir pour personne.
    C'était dur dur dur dur dur mais j'ai des parents plutôt cool qui me laissaient faire ce que je "voulais", sortir sans me demander des comptes. Bref je faisais ma petite vie tout en les respectant. Bon c'est vrai j'avais tendance à être souvent absente et aller dormir à droite à gauche.
    Puis j'ai trouvé un service civique, c'est toujours pas ça qui allait me payer un loyer.... Mais grâce à ce SC j'ai trouvé un job et pris un appart!
    Aleluia liberté retrouvée!!!!!
    Mais du coup après 1 an chez mes parents, avec ce nouvel élan de fraicheur dans ma vie et dans mon appart, et bien j'en ai bien profité, un peu trop même: les allées et venues des amis, les apéros, soirées, fiestas en pleine semaine, je crois que j'ai un peu de mal à me détacher de ma vie d'étudiante!!! :miam:
     
  8. Zena.M

    Zena.M
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    J'ai faim.

    Sans faire de l'économie/sociologie de comptoir, je pense que cette génération (ma génération) sera celle qui va faire changer les choses ( il le faut !). Il y a beaucoup de jeunes gens dans une impasse, qui ne peuvent subvenir à leurs besoins vitaux malgré avoir suivi le chemin classique (donc le parcours fléché depuis leur naissance). Et, je rappelle, que TOUS les hommes doivent pouvoir subvenir à leurs besoins.

    Il y a trop à subir et pas assez à gagner dans la société aujourd'hui pour la majorité des gens aux alentours de 25 ans. Je pense qu'il faut un changement de société drastique, qui revoit la manière de concevoir le travail (Vivre pour travailler ? Travailler pour vivre ? Travailler pour être vivant ? Pour exister ?).

    Il y a une relation intéressante à faire avec cet article posté sur Mad il y a quelque temps : Le revenu de base.

    Je crois qu'il faut que ce genre d'articles, de témoignages, se multiplient. Ils permettent au grand nombre de gens qui s'y retrouvent de moins se sentir seuls et de témoigner d'une situation très problématique souvent mal traitée d'après moi. Bravo madmoiZelle ! :rockon:

    Edit : Il faudrait organiser des états généraux des jeunes diplômés non-employés/ployables qui en ont marre mais motivés à faire entendre leur détresse ! Toutes les mads dans cette situation, à quand le goûter au sommet ? :)
     
    #8 Zena.M, 2 septembre 2013
    Dernière édition: 2 septembre 2013
    noaj a BigUpé ce message
  9. ClaireC

    ClaireC
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    Super reportage, article de fond très bien réalisé!!! Personnellement j'enchaîne les cdd depuis 3 ans, j'ai un master en lettres classiques et ai du mal a trouver autre chose que des cdd au smic. J'ai déménagé 4 fois en 3 ans et ai du renoncé a rejoindre mes amis à Paris parce que la ville était trop chère. Une chose est sûre pour notre génération il faut de la patience avant de trouver un bon job! (peut être moins pour les scientifiques)
     
  10. Kulturhus

    Kulturhus
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    Quand est ce qu'on va faire changer les choses ? Les contrôler et non plus les subir..
     
  11. poe

    poe
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    Melting Poe - blogueuse Lifestyle

    Malheureusement, je suis dans ce cas. J'ai 25ans, j'ai finit mes études en 2011 avec un master en communication et je suis partie revivre chez mes parents, car pas de boulot, n'y aucune aide. L'année dernière, faute de trouver du travail, j'ai fait un service civique et pendant un an, j'ai dormi à droite à gauche, et depuis un an, j'enchaine les petits boulots quand j'en trouve.

    Heureusement que mes parents sont là et ne m'infantilise pas. Mais vivement que la situation change et que je puisse m'installer avec mon mec !!!

    Bon courage à toutes celles qui sont dans le même cas, on finira bien par y arriver ! :attaque:
     
  12. Cassis-Violette

    Cassis-Violette
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    Amoureuse

    Finir l'article sur une petite note d'espoir n'aurait pas été de refus, parce que là, vivant cette situation depuis plusieurs mois ça m'a foutu sacrément un coup au moral... :erf:
     
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