La contraception hormonale m'a causé des dépressions — Témoignage

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Melissa, le 26 octobre 2016.

  1. Melissa

    Melissa
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  2. Afortunada

    Afortunada
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    Ah la belle vie quand on est chat!

    J'ai trouvé ce témoignage très intéressant car je ne pensais pas que les traitements hormonaux pouvaient avoir une telle influence. Par contre, dans la lecture de l'article, il y a un point qui m'a titillé : il est écrit que son copain de l'époque ne s'est pas opposé à son choix d'arrêter la pilule. J'ai envie de dire : DIEU MERCI! Je ne vois pas en quoi l'avis du conjoint est nécessaire à partir du moment qu'il est informé de la décision. Que l'avis du médecin soit pris en compte c'est normal, mais c'est la seule personne qui est légitime de donner son opinion. Bref, c'est peut être la manière dont c'était écrit qui m'a perturbé, et en aucun cas je n'ai des leçons à faire à cette madmoizelle, c'est seulement un point que j'avais relevé.
     
    #2 Afortunada, 26 octobre 2016
    Dernière édition: 26 octobre 2016
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  3. Elwina92

    Elwina92
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    "I am not crazy, my reality is just diffrent than yours" -Le chat du Cheshire

    Je suis actuellement sous trinordiol, enfin j'étais, je l'ai arrêté quand je me suis rendue compte des effets secondaires que ça avait sur moi et aussi en m'apercevant qu'il est fortement déconseillé de prendre cette pilule quand on est épileptique ce qui est mon cas. J'en avais pourtant parlé à mon médecin qui m'avait certifié que je disais n'importe quoi, que je pouvais prendre n'importe quelle pilule même sous traitement anti-épileptique. Comme quoi, j'avais raison ! Personnellement, j'ai du mal avec la pilule en général, j'en ai pas testé d'autres mais c'est pas le meilleur moyen pour moi, c'est ce que je ressens, quand j'en parle au médecin ou gynécologue, ils me regardent comme une idiote et me disent que je ne sais rien. Bref, tout ça pour dire que trouver son moyen de contraception peut être long ^^
     
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  4. Freehug

    Freehug
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    Œil en goguette

    @Afortunada : je suppose que c'est une façon de dire qu'il avait accepté sans rechigner de repasser aux préservatifs. Ce qui est bien sûr normal, même si certains mecs jurent que ça leur cause des problèmes pour avoir une érection ou jouir (c'est peut-être vrai, remarque, je ne le saurai jamais, forcément).

    Dans le cas de la madmoizelle il y a le stérilet en cuivre qui peut être bien si ses règles ne sont pas trop abondantes, vu qu'il a tendance à les amplifier. Sinon je suis assez effarée de voir qu'on est très peu informées sur les effets secondaires réels de la contraception. Dépression dans le cas de cette madmoizelle, problèmes de circulation sanguine pour certaines pilules (connus bien avant que le scandale éclate apparemment), pilule inefficace en cas de vomissements/diarrhées, seins douloureux et/ou qui grossissent, perte de libido, etc. Alors que certains gynécos soutiennent encore mordicus que le stérilet n'est pas adapté aux nullipares. C'est assez grave ce manque d'informations y compris chez certains soignants, surtout pour un sujet qui affecte autant notre vie.
     
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  5. Orube

    Orube
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    J'ai vécu une expérience très similaire. J'ai eu de la chance dans la mesure où mon copain vient d'une famille où les problèmes hormonaux sont légion, et les femmes très bavardes sur leurs soucis de santé donc il savait plus ou moins le poids que ça peut avoir au quotidien *reconnaissance éternelle*. De mon côté, le diagnostique a été posé par une médecin remplaçante (quand j'y repense, je me dis que j'ai peut-être évité des mois d'errement grâce à l'absence de mon généraliste). Elle ne m'a même pas examinée avant que ça lui vienne à l'idée (mes symptômes étaient faciles à dater et concordaient avec le début de ma prise de pilule, résistaient au changement de pilule). Elle était très jeune : est-ce que la formation a évolué à ce niveau? Aucune idée, mais il y a peut-être un lien.

    Elle m'a prescrit cérazette pour une courte période tout en respectant mon choix de vouloir me faire poser un stérilet au cuivre et en m'orientant. Sous cérazette, les sautes d'humeur étaient amoindries mais toujours présentes, après c'était vivable par rapport à la situation dans laquelle je me trouvais avant.:sweatdrop: Par contre, j'ai pris trois kilos en l'espace de trois semaines, record de toute ma vie, sauf que les médecins m'assurent que "ça ne peut pas être à cause de la pilule". :bomb:

    Après, la transition fut longue vers la sérénité mais bordel, j'aimerais qu'on arrête de refuser le stérilet aux femmes sans enfants qui le demandent. Ce n'est pas un dispositif qui peut convenir à tout le monde, sûrement, mais je ne suis pas bien sûre de voir le rapport avec le fait d'avoir eu ou non des enfants puisqu'il existe des modèles adaptés. La pose ne m'a pas fait mal du tout (en comparaison de mes douleurs de règles, la promenade de santé!) et j'ai zéro problème lié à ma contraception. Il a suffit de me laisser essayer, mais quel parcours du combattant pour trouver un gynécologue qui accepte de me le poser, alors que je vis dans une grande ville! :annoyed:
     
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  6. Fleur d'oranger*

    Fleur d'oranger*
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    moi je suis effarée de lire qu'elle fait une réaction au matériau du stérilet selon la gynéco !!!
    c'est une substance inerte !
    et en plus quand elle réagit déjà mal à l'anneau, "l'obliger" à continuer sa pilule pendant 3 mois alors qu'elle a des effets indésirables énormes c'est dingue !
    et persister ensuite sur la contraception hormonale, c'est fou aussi. Pourquoi la gynéco ne pense pas à l'arrêter ?! Elle ne supporte clairement pas ce type de contraception. Ca peut être parfait pour certaines mais pas pour d'autres, on est toutes différentes.
     
    #7 Fleur d'oranger*, 26 octobre 2016
    Dernière édition: 17 mai 2017
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  7. Biscottine

    Biscottine
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    ET HOP !

    ça m'est arrivé avec une pilule et je me demande si ça n'est pas entrain de m'arriver de nouveau :hesite:...
     
  8. ConstouVbk

    ConstouVbk
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    En tant que (future) sage-femme je trouve ce témoignage vraiment intéressant, que se soit pour ma pratique ou personnellement comme femme! C'est vrai que ce n'est pas un effet indésirable des plus fréquent, et du coup il passe souvent à la trappe quand on les évoque en consultation... Comme quoi il faut toujours se faire confiance! Seule la femme peut se comprendre et savoir ce qui lui paraît normal ou pas, je trouve ça primordial pour un professionnel de santé d'en avoir conscience.

    @Elwina92 C'est vraiment très bien de ta part d'avoir eu la présence d'esprit de vérifier! Mais ça n'était pas à toi de le faire... Malheureusement la contraception n'est pas toujours bien gérée par tous les médecins, les conséquences auraient pu être graves (la pilule inhibe les effets des anti-épileptiques). Au lieu des oestro-progestatifs comme trinordiol tu peux soit prendre une contraception exclusivement progestative (optimizette/cérazette en pilule, l'implant ou le stérilet qu'on appelle aujourd'hui dispositif intra-utérin ou DIU), soit le DIU en cuivre sous réserve de cycles assez réguliers et pas trop abondants! On a la chance aujourd'hui d'avoir plein d'options alors autant en profiter pour trouver la meilleure pour toi ;) J'espère que tu trouveras celle qui te convient!
     
    MésangeBleue, ChansonMuette, Allitché et 2 autres ont BigUpé ce message.
  9. AgatheK

    AgatheK
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    Non mais je me retrouve TELLEMENT dans ce témoignage.
    Dans mon cas, c'est mon copain qui a remarqué que quelque chose n'allait pas, alors que pourtant, j'étais déjà sous contraception hormonale avant de le connaitre. Ca faisait tellement d'années que j'avais régulièrement des épisodes de déprime, que pour moi, ça faisait parti de mon caractère.
    Fin bref, un jour il m'a dit que c'était quand même bizarre, parce que mes coups de déprimes, parfois violents, revenaient de manière cyclique, une semaine avant les règles. Il a lourdement insisté pour que j'arrête la contraception, juste histoire de voir si ça changeait quelque chose.
    Ca a été radical, j'ai eu l'impression de véritablement revivre. J'avais toujours quelques coups de blues, mais rien de très violent comparé à ce que c'était avant. Et surtout, bon sang, j'ai découvert LA LIBIDO ^^
    Je suis passée sous DIU cuivre pendant un temps. C'était assez pénible car très douloureux durant les règles. Du coup, mon homme a reparlé d'une solution qu'il envisageait depuis très longtemps, parce qu'il n'a jamais voulu d'enfants : la vasectomie. Comme moi non plus je n'en désire pas, on s'est renseigné et on a franchis le cas. Aujourd'hui, j'ai dit adieu à la contraception, c'est Monsieur qui l'assume ^^
     
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  10. Naphtalyne

    Naphtalyne
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    Tu me dois un gland tout neuf.

    Pareil pour moi, j'ai vécu exactement le même enfer : j'avais l'impression que la pilule faisait que je n'étais pas moi-même. C'est un sentiment très compliqué à expliquer : par exemple, il y avait même des besoins que je ne ressentais pas avant d'en commencer une et je reste persuadée que c'était lié à ça, car dès que j'ai arrêté la prise tout est redevenu normal.
    Mais ça continue de m'intriguer, je trouve ça dingue qu'une simple pilule censée être inoffensive puisse faire tant de dégâts. Je ne me reconnaissais plus. J'étais une autre personne, toujours sur les nerfs, toujours en train de pleurer, hypersensible, jusqu'à avoir des envies totalement opposées à ma personnalité. J'avoue que même aujourd'hui j'ai encore du mal à me rendre compte de ce qui m'est arrivée. En plus je n'étais pas suivie par une gynéco (multiples déménagements), ça n'a pas aidé.

    Bref, à toutes celles qui sont passées / passent par là, courage ! N'hésitez pas à prévenir votre gynéco si vous ne vous sentez pas bien :)
     
    O de Lys et BluePumpkin ont BigUpé.
  11. melumelo

    melumelo
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    Ca m'a rappelé des souvenirs... Après de multiples essais de pilules (un gynéco avait même une fois changé mon ordo en soupirant "pour me faire plaisir, mais c'est psychologique", inutile de dire que je ne suis jamais retournée le voir), je me suis retrouvée quand je l'ai arrêtée pour avoir mes enfants.

    Ensuite, ne voulant plus de pilule, j'ai essayé le Mirena : même état entre irritation et dépression, j'ai tenu 4 mois.

    Le pire passage étant le moment où j'ai dû avoir un traitement fortement dosé en progestérone. Je ne me reconnaissais plus et me surprenais même à avoir des idées noires (du genre avoir envie de me mettre au fossé en voiture, les larmes aux yeux en permanence). Quand je l'ai dit à ma gynéco, elle m'a immédiatement crue (enfin!!!) et m'a dit d'arrêter.

    Encore une fois, ce que je trouve insupportable, c'est que mis à part certains médecins à l'écoute, on nie le ressenti des patientes!
     
    MésangeBleue, ChansonMuette, O de Lys et 3 autres ont BigUpé ce message.
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