La déréalisation et moi, entre rêve et cauchemar éveillé

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Amelie, le 19 février 2016.

  1. Amelie

    Amelie
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    La boule magique.
    Membre de l'équipe

  2. Mélanie

    Mélanie
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    Adoratrice de la bobine

    Merci pour ce témoignage @Amelie ! Beaucoup de gens ne savent pas ce qu'est la dépersonnalisation, et c'est cool d'en parler :) J'en fait depuis quelques années et c'est toujours super dur à expliquer, alors merci :d
     
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  3. MelPop21

    MelPop21
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    Un poussin égal deux.

    Je .. J'ai pas compris. J'arrive pas à me représenter ce que tu t'imagine en fait. Il y a des moments particuliers dans lesquels le processus se déclenche ? Ca touche beaucoup de personnes ? Comment tu fais pour revenir à la réalité ? Tu as conscience d'être inconsciente ? Je trouve pas le témoignage très précis, et comme je n'en avais jamais entendue parler avant, ca ne m'éclaire pas tellement :/ Je vois bien que c'est difficile à expliquer mais du coup je suis un peu perdue, je ne comprends pas.
     
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  4. Claramouche

    Claramouche
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    Merci, mais alors un énorme merci pour ce témoignage ! Je fais de la déréalisation, de façon constante, depuis cet été. Pour moi ça s'est déclenché après d'énormes crises d'angoisse liées à mes partiels et à mon déménagement pour étudier à Paris. C'est effectivement très dur à expliquer, d'autant plus qu'au début on ne comprend pas soi-même ce qu'il nous arrive. Comme le dit @Amelie, c'est un peu comme avoir abusé de mjitos et téquila, mais sans en avoir bu un seul. C'est très physique comme sensation, j'ai souvent envie de me frotter les yeux comme si il y avait quelque chose dessus.
     
    Romanemlk a BigUpé ce message
  5. Emdie

    Emdie
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    Également atteinte de ce trouble, j'étais contente de voir un article à ce propos sur madmoizelle. Je suis légèrement déçue par l'article néanmoins. Je ne sais pas trop comment expliquer mon ressenti mais pour exagérer la chose, j'ai eu un peu l'impression de lire un topo du style "j'ai mal à la tête régulièrement, j'ai été cherché sur google pour m'autodiagnostiquer ça m'a dit que j'avais une tumeur du cerveau".

    La déréalisation s'accompagne quasi tout le temps de dépersonnalisation, et quand cela revient de façon régulière, c'est considéré comme un trouble mental. Une crise peut intervenir après un gros coup de stress ou si on est de nature très anxieuse, mais également après un traumatisme. Lorsqu'on en est atteint, on a l'impression que la vie c'est comme un film, on y est présent mais essentiellement en tant que spectateur. C'est un peu comme si notre corps était présent mais que notre esprit était en hauteur et qu'on voyait tout avec une certaine hauteur. Cela a des conséquences parfois désagréable car quand on souffre de ce genre de trouble, on a du mal à ressentir les choses. Cela a des conséquences sur nos émotions, dans certains cas cela empêche de s'attacher aux autres, d'éprouver de l'affection pour eux, même si c'est des membres de notre famille.

    La déréalisation c'est également avoir une vision de la réalité qui diffère de la plupart des personnes. Par exemple, dans mon cas, si je me promène dans la rue pendant une crise, l'environnement est un ennemi, je suis persuadée que les fils electriques peuvent tomber à tout moment, même si je sais qu'en fait ce n'est pas probable.

    L'article dit également que ce genre de trouble n'est que rarement permanent. Je n'en suis pas si sûre, pour moi cela dépend de l'origine du trouble et de s'il est soigné. Il est très facile "d'entretenir" ce trouble.
     
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  6. Rhea16

    Rhea16
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    Poooouuuêêêtttt !!!

    Je sais pas si c'est apparenté mais parfois pendant quelques minutes il m'arrive d'avoir l'impression que la réalité n'est pas la realité, que tout ce que je vois et en fait un rêve et que rien n'existe (rien de chez rien, même l'univers), et moi non plus. Dans ces moments-là je me pose des petites questions sur ma santé mentale :ko: (déjà que d'ordinaire c'est pas glorieux ... XD)
     
    #6 Rhea16, 19 février 2016
    Dernière édition: 22 février 2016
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  7. PuceS

    PuceS
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    Coache Lénine le chat révolutionnaire

    J'ai un petit palmarès de sensations/ressentis étranges et quand j'en ai parlé à mon psy il y a quelques années j'ai eu le droit a "avez vous deja pris de la drogue?" (et non. ).
    Entre autres :
    - La sensation de me "déconnecter" du monde qui m'entoure. Type : Mon cerveau se bloque, je n'entends pas les gens parler autour de moi, ne perçois plus les mouvements autour. Cela m'arrive quand j'angoisse mais étrangement, surtout lors de débats philosophiques avec mon copain (je sais, c'est bizarre). Il remarque tout de suite quand ça se produit car je le fixe sans parler, sans répondre. Ça s'accompagne de sensations physiques(besoin de me boucher les oreilles), l'impression que mon cerveau est en "overload"...
    - La sensation qu'une partie de mon corps change de taille. Depuis que je suis petite cela m'arrive fréquemment, souvent en fermant les yeux (maintenant ça peut m'arriver éveillée si je suis fatiguée). Je "sens" ma tete grossir ou rapetisser, une main devenir énorme... Ce n'est pas une hallucination car j'ai bien conscience que ce n'est pas réel mais ce changement d'échelle est bien désagréable et angoissant

    Mon psy n'a pas continué sur le sujet, je me sens donc très seule avec ces sensations qui me faisaient passer pour une folle enfant.... (on en parle quand on est petit, on pense que tout le monde vit ça).
     
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  8. gabanti

    gabanti
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    C'est une sensation hyper déplaisante, et plus tu t'attardes dessus, plus ça persiste et ça s'intensifie. Une fois ça a duré plusieurs semaines, j'étais à deux doigts de peter les plombs quand j'ai découvert que le stress amenait cet état. A force que ça dure et de savoir qu'on n'y pouvait rien, j'ai commencé à vivre avec et un jour je me suis rendu compte que c'était revenu à la normale. Un vrai soulagement quand même.
     
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  9. Nour + Nad

    Nour + Nad
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    People stare at me like they’ve never seen a walking goddess

    Je sais pas si ca correspond au(x) phénomène(s) decrit(s) dans l'article mais ça m'arrive assez souvent (mais c'était pire quand j'étais plus petite) d'avoir une impression excessivement désagréable de ne pas être moi ou de ne pas vouloir être moi. C'est un peu comme si je sortais de mon propre corps et que je me demandais si cette enveloppe corporelle m'appartenait, si c'était pas juste une entité distincte, que je n'existais pas à côté d'elle. Je me demande concrètement si tout ca n'est pas juste un rêve, si c'est réel. C'est très bizarre, très perturbant, ca dure très peu de temps mais je mets toujours un certain moment avant de m'en remettre.
    Ca m'arrive souvent quand je suis avec des amis proches ou ma famille, je passe par une phase où je me demande si j'ai ma place, à ce moment précis, parmi eux. C'est même pas un sentiment de rejet, plus du malaise (et ca m'arrive toujours quand je passe de très bons moments). J'ai jamais vraiment osé en parler (surtout depuis que ca m'arrive plus rarement) mais je me rends compte que c'est pas forcément normal en fait.
     
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  10. Lullabye

    Lullabye
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    I wanna be friends with Amy Poehler and Mindy Kaling.
    Ambassadrice de Ville

    Mouais. L'article il est court et pas vraiment instructif. Ca fait vraiment passer la déréalisation et la dépersonnalisation comme des symptômes banals, alors que c'est pas tout à fait le cas.

    C'est surtout un symptôme qui peut se retrouver dans une psychose.

    Je sais pas, c'est article me met assez mal à l'aise parce que j'ai l'impression qu'il banalise beaucoup ces deux symptômes, comme si c'était fréquent, comme si, si ça arrivait à quelqu'un fallait pas se questionner. Parce que ça va "c’est une sorte de mécanisme d’auto-défense pour les fois où tu n’arrives plus à te détendre suffisamment.". Et puis si t'es introverti que t'as l'imagination fertile, ça va, ça vous touche plus, donc c'est presque "normal".

    En fait, ce sont des symptômes qui peut être graves car ils se rapprochent d'un état délirant et qu'ils se retrouvent dans les psychoses. Ca a une certaine marque de gravité le plus souvent et l'article efface complètement ça. Ce que je veux dire, c'est que s'il y a dépersonnalisation/déréalisation dans le cadre d'un stress, d'une dépression (en bref tout ce qui se rapporte à une névrose), ça signifie la majorité du temps que l'état est grave. Ca veut dire que qualitativement la dépression, le stress, est important. Parce que justement, plus on bascule vers un état qui se rapproche du délire, de la psychose, de la perte de lien à la réalité, plus ça signifie que l'équilibre psychologique est menacé.

    Donc c'est pas juste un symptôme psy* banal à complètement prendre à la légère, ça peut préfigurer d'un trouble psy* assez important.
     
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  11. Rhea16

    Rhea16
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    Poooouuuêêêtttt !!!

    @Lullabye Pas faux, j'ai lu l'article à ma mère (infirmière psy) et dès les premiers paragraphes elle me dit "Ouhlà !! Ça me fait fortement penser à la schizophrénie ..." donc la Mad de l'article devrait PEUT-ÊTRE ENVISAGER de consulter un psychiatre ... AU CAS OÙ ... :erf:
    C'est pas le genre de choses qu'il faut laisser trainer, au risque que ça s'aggrave.

    Édit : En lisant quelques commentaires, j'ai sentie le besoin d'ajouter et de clarifier certaines choses. Mon com a été un peu mal compris.
    J'insiste sur le "PEUT-ÊTRE","AU CAS OÙ" et "ENVISAGER", je ne dis pas qu'il faut absolument consulter, qu'on soit bien claires là-dessus.
    Je dis juste qu'il POURRAIT ÊTRE intéressant de consulter pour connaître le coeur du problème. Si vous en ressentez le besoin.
     
    #11 Rhea16, 19 février 2016
    Dernière édition: 22 février 2016
    Gadda a BigUpé ce message
  12. Lullabye

    Lullabye
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    I wanna be friends with Amy Poehler and Mindy Kaling.
    Ambassadrice de Ville

    Bah ouais, t'as un symptôme psy* gros comme ça, récurrent, logiquement tu consultes pour être sûr que c'est pas grave. Parce que ça préfigure très souvent d'un trouble psy*, mais aussi d'un trouble neurologique en fait. Surtout 'fin, ça a démarré quand elle avait six ans, je trouve ça hyper inquiétant personnellement...
    Parce que c'est pas "les palpations" d'une médecin qui dit que "c'est dans la tête" (bonjour la psychophobie de sa part au passage), qui permettent de s'assurer que tout va bien.

    Puis non, je viens de relire, je trouve ça vraiment problématique de mettre à la fin "En soi, ce n’est donc pas si grave.". C'est vraiment trop léger, parce que c'est un symptôme qui est grave le plus souvent en fait.

    En fait, vraiment cet article a pas mal de défaut. Je trouve pas le rapport entre les explications/descriptions de la déréalisation, et le passage sur le travail en freelance de la personne :dunno:. Parce que si c'est pour dire "je travaille beaucoup, je suis stressée", donc ça explique mes épisodes de déréalisations, c'est léger et pas super clair. Puis bon, commencer par dire qu'on a eu un premier épisode vers 6 ans, ça indique bien que s'il y a une cause, ça doit probablement pas être la question du travail.
     
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