La journée de l'asexualité, c'est aujourd'hui !

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Sophie Riche, le 26 avril 2013.

  1. Sophie Riche

    Sophie Riche
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    Giddy goat
    Membre de l'équipe

  2. elaphebolos

    elaphebolos
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    Je me suis souvent demandée si j'avais un problème mais maintenant, j'ai trouvé pourquoi je n'ai JAMAIS envie de faire l'amour ^^

    C'est mon copain qui va être content : hey chéri, toi qui pensait que ça s'améliorerait avec le temps, bah c'est foutu :d !
     
  3. elaphebolos

    elaphebolos
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    En fait, ça me le fait depuis longtemps je pense. J'ai été tardive pour ma première fois. Durant l'adolescence, je n'avais jamais aucune attirance sexuelle, que physique. Ensuite, j'ai eu plusieurs petits copains et à chaque fois, le même manège : aucune envie sexuelle même si j'étais folle d'amour pour eux. En plus, je ne prenais pas la pilule à ce moment. Je n'aime pas du tout faire l'amour en fait, ça me laisse indifférente ^^
     
  4. elaphebolos

    elaphebolos
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    J'entend souvent que la différence entre amour et amitié, c'est justement la présence de relations sexuelles. Du coup, je culpabilise pas mal pour mon copain (on est ensemble depuis cinq ans) car lui justement est plutôt quelqu'un qui aime le sexe :winky: Les contraires s'attirent ? J'ai bien sûr des relations, mais quand je peux éviter, j'évite. Oh non, j'ai mal à la tête là, je suis fatiguée...
     
  5. Pink Bubble

    Pink Bubble
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    Electron libre

    "All I got say is: WAAYYYY :d That was a weird voice.."
    Le fou rire!!:yawn:

    Non sinon je trouve que cette journée est une excellente initiative parce que perso la seule fois où j'ai entendu parler de l'asexualité dans les médias c'était dans... Tellement vrai. Mais sii vous saveeez: on va vous présentez des gens au mode de vie INSOLITE, regardez comment ces gens sont un peu bizarres/malades/cassos rayez la mention inutile. :facepalm:

    Alors si ça peut faire connaitre cette orientation d'une manière plus objective et moins voyeuriste aux gens, je suis pour! (en même temps on s'en fiche de ce que je pense :shifty: ;)
     
  6. GoldLion

    GoldLion
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    Désolée si c'est idiot, mais c'est quoi la différence ?
    Je comprend pas trop.... En gros les asexuels ont parfois des relations sexuelles mais sans en avoir envie, tout en en retirant du plaisir ? C'est pas lié tout ça ? (je suis peut etre un bisounours, mais pour moi l'un sans l'autre c'est difficilement envisageable à deux.)
    Enfin oui je comprend pas du tout ce point la.

    En fait j'ai du mal a comprendre ce "rejet de la relation avec l'autre" (c'est pas de bons termes désolée mais je ne trouve pas plus clair) en fait, pour ceux qui ont des pulsions. Ils gèrent seuls, mais du coup c'est pas les relations sexuelles mais les relations avec les autres qui posent problème si je cerne correctement le sujet. Mais du coup pourquoi ? Enfin c'est horrible mais j'arrive pas à dissocier ça de problèmes relationnels. (Je me fais carrément honte de dire ça, mais si ça peut me permettre de comprendre je prends.)
    Sinon les autres niveau d'asexualité, quand il n'y a pas de désirs, ok je vois, c'est juste sur les entre deux que portent mes questions.
     
    #6 GoldLion, 26 avril 2013
    Dernière édition: 26 avril 2013
  7. PoO42

    PoO42
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    Cinéphile accomplie

    J'ai assez peu entendu parler de l'asexualité, pourtant je m'y retrouve un peu.
    De mon point de vue, il ne s'agit pas d'un problème "relationnel" comme tu le décris. Le sexe est pour moi quelque chose d'à part. Un truc en plus, dans un relation amoureuse que je n'ai pas, ou alors très rarement envie de faire.
    Est-ce physique? s'agit-il de ma libido ? Je ne sais pas, mais dans bien des cas, je reste insensible à la relation charnel.
    Par contre, seule, ça m'arrive...

    Du coup j'avoue que cela m'empêche pas mal d'avoir des copains...ça n'est pas très facile à vivre.
     
  8. Lolli

    Lolli
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    Je comprends tres bien le fait qu'on puisse avoir envie de se masturber mais pas de faire l'amour, ça m'arrive de temps en temps.

    Par contre j'avoue que j'ai du mal à saisir l'idée générale.
    Pour moi c'est simplement une absence de libido (apres les causes peuvent être variées, même si j'imagine qu'à part les hormones et le psychisme ya pas bcp d'autres explications possibles)
    Absence totale de libido ou libido tres faible quoi.

    Et ya une question que je pose quand même, si qqn n'a jamais ressenti de plaisir en faisant l'amour, c'est logique qu'il n'en ressente pas l'envie non? Donc comment savoir si qqn n'a vraiment jamais ressenti de désir sexuel ou si la personne ne voit simplement pas d’intérêt physique dans le sexe parce que ça ne lui a jamais rien apporté?

    Bref je sais pas si je suis claire, c'est un peu brouillon dans ma tête...
     
  9. MamieCaro

    MamieCaro
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    Pour celles qui se posent des question, effectivement, foncez sur les sites d'AVA et AVEN !

    Je voulais juste rebondir sur les notions d'attirance physique et de désir sexuel. Ça ne me semble pas du tout étrange de pouvoir ressentir de l'attirance mais pas de désir. Moi qui suis complètement hétéro, il m'arrive d'avoir une légère attirance physique pour certaines femmes, mais jamais de désir sexuel : je ne ressens pas du tout l'envie de les toucher, de les embrasser, ni rien de ce style, mais je les trouve belles et je trouve agréable de les regarder. La même chose pour certains hommes, d'ailleurs...

    C'est certainement très différent dans le cas de l'asexualité, mais c'était simplement pour dire que je pense que ces notions sont vraiment dissociables.

    Je suis loin d'être spécialiste, mais certains asexuels peuvent ressentir du plaisir sexuel ! Sur le tumblr de la journée de l'asexualité, il y a ceci. J'avoue que c'est déconcertant quand tout ça est tellement lié pour nous : attirance, désir, envie, plaisir => on fait un bon gros sac avec tout ça, on met le mot SEXE dessus et on n'a pas besoin d'en parler plus...

    Du coup, lire sur l'asexualité est intéressant, car ça nous fait réfléchir à des notions qui nous semblent aller de soi mais ne sont pas si évidentes que ça...
     
    #9 MamieCaro, 26 avril 2013
    Dernière édition: 26 avril 2013
  10. Ma Poule

    Ma Poule
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    Côt.

    En regardant cette vidéo, je me suis demandée s'il y avait besoin de poser des étiquettes sur notre sexualité. Au moment du Grey A, où le monsieur nous explique qu'il y a plusieurs nuances,  ben oui, il y a autant de nuances et de types différents de sexualité qu'il y a d'individus. Tu peux aimer les hommes et tomber amoureuse d'une femme. Tu peux te sentir rassurée en étant avec une femme mais ne jouir qu'avec des hommes. Tu peux ne pas désirer. Tu peux ne rien ressentir. Tu peux aussi avoir été violée et ne plus désirer aucune relation. Tu peux être un(e) hétéro qui aime le sexe et l'amour. Tu peux être hétéro mais te sentant mal à l'aise dans ton genre... Tellement, tellement de conceptions différentes de la sexualité, que je me pose la question de s'il est nécessaire de les dénommer, puisque les dénommer c'est déjà différencier (un homo n'est pas un hétéro- alors qu'en fait ... ben ... j'ai pas l'impression d'une telle différence ) , et c'est aussi généraliser (une lesbienne ne veut pas d'un homme sinon c'est une bi machin, une hétéro ne veut pas d'une fille sinon c'est une bi... )

    Qui peut dire je suis 100% hétéro/ homo? Je suis 100% sexual/asexual?

    On est juste nous, avec nos conceptions personnelles de la vie et du sexe et de l'amour. Ce qui est bien dans ce types de mouvement, LGBT, asexual, etc, c'est de se rappeler que MA  vision n'est pas celle de tout le monde. La tolérance quoi.
     
    Sowa a BigUpé ce message
  11. PoO42

    PoO42
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    Cinéphile accomplie

    Waw, merci pour ce commentaire. C'est exactement ce que je pense au final.

    On peut trouver néanmoins une raison à ce besoin ce nommer les choses. C'est que dans l'esprit collectif il existe : la norme. Qui en plus est appuyé par des arguments de type "biologique"..
    Mais c'est vrai, qu'au final, si on admet que le biologique ne détermine pas de norme social, il existe autant de sexualité que d'individu ! Donc ça n'est pas évident de ne pas avoir de terme qui différencie chaque grand "courant" sexuel, pourtant on en serait beaucoup plus libre !

    J'ai parcouru le site de l'ava et les "paroles d'a" personnellement je n'ai vu quasi aucun point commun entre chacun des témoignages, si ce n'est que le désir sexuel ne guidait pas leur vie. De ce fait, je ne me suis pas particulièrement retrouvé dans cette "orientation sexuel".
    Certains font l'amour et y prennent du plaisir...BAH ALORS JE VOIS PAS LE PROBLEME et la nécessité de faire partie d'un groupe...

    Finalement, on se retrouve enfermé la dedans...Moi ça me fait chié, je me dis qu'un jour je kifferai le sexe, je ne veux pas m'enfermer dans la définition d'asexuel...même si aujourd'hui j'en présente certaine caractéristique ...

    Je me dis qu'on l'est tous un jour non ?

    Je suis aussi globalement hétéro, mais quid de demain?
     
  12. MamieCaro

    MamieCaro
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    Sur le sujet des étiquettes, comment et pourquoi s'en servir, elle a fait une autre vidéo qui explique sa position : "we define labels, labels do not define us" = "nous définissons les termes/étiquettes, et pas l'inverse".

    Pour beaucoup de personnes, pouvoir mettre un mot sur un sentiment ou une expérience peut être bénéfique, car cela valide que c'est quelque chose qui existe, qui est normal, et surtout qui est partagé par d'autres gens. Sur le tumblr, on voit beaucoup de personnes témoignant que quand elles ont entendu parler de l'asexualité, ça a changé leur vie parce qu'elles ont compris que ça existait, qu'il y avait toute une communauté, des ressources et des témoignages sur le sujet, ça les a aidés à se comprendre.

    Surtout dans le cas de l'asexualité, je pense que ça doit être pesant car quelqu'un d'asexuel va s'entendre dire qu'il a un problème, qu'il est bizarre, qu'il n'a pas trouvé la bonne personne, etc, et tant qu'il ne sait pas que l'asexualité existe, ils et elles doivent se poser plein de questions auxquelles on ne donne pas de réponse - ou pas les bonnes.

    Donc c'est important de garder en tête que les étiquettes sont à prendre comme des points de repères et de questionnement dans un large spectre continu.

    Ben, eux non plus ne voient pas de problème ! ;)
    L'asexualité n'est pas un problème, justement, l'idée de cette journée, c'est de faire comprendre qu'il n'y a rien d'anormal ni problématique à être asexuel.

    Ce qui est , en revanche, c'est le fait que l'absence de (EDIT sexualité) désir sexuel soit regardée d'un œil suspicieux, étonné ou moqueur dans notre société.

    D'avoir des témoignages dont pas 2 ne se ressemblent, justement, ça aurait tendance à prouver qu'être asexuel "n'enferme" pas dans une nouvelle norme, mais qu'il y a plein de façons d'être asexuel, qu'on peut s'y identifier un peu, pas du tout ou complètement, et qu'il n'y a pas de "vrais" ni de "faux" asexuels. Juste des gens qui partagent le fait de ne pas ressentir de désir sexuel. Si des gens ressentent le besoin de se baser là-dessus pour faire un groupe, dans le respect de chacun, c'est plutôt positif, non ? :bouquet:
     
    #12 MamieCaro, 26 avril 2013
    Dernière édition: 26 avril 2013
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