La prescription pour les viols est annulée en Californie

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Anouk Perry, le 29 septembre 2016.

  1. Anouk Perry

    Anouk Perry
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    Membre de l'équipe

    Tante Clara a BigUpé ce message
  2. Melle Sosostris

    Melle Sosostris
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    Vini vidi vici

    La prescription pour un crime aussi horrible que le viol je suis contre depuis le début. Je suis heureuse d entendre que c est fini, parce qu un evenement comme celui la laisse des cicatrices.
     
    Hellaraun a BigUpé ce message
  3. Avril Hope

    Avril Hope
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    Je suis sceptique, comme à chaque fois qu'on rallonge les délais de prescription...
    En effet, je ne suis pas persuadée que permettre à des personnes de se plaindre après 68 ans soit une bonne idée, en ce sens que 1) comment la personne violée fait-elle pour prouver le viol qu'elle a subi si longtemps après (les séquelles sont parties - le sperme aussi) ; 2) comment le présumé innocent peut-il se défendre ? ; 3) Comment justifier une punition pour fait qui a été commis peut-être 50 ans plus tôt ? C'est délicat, tout ça.
    Certes, les victimes de viol existent... mais les accusés à tort aussi (et malheureusement, on ne peut rien contr une erreur judiciaire : le mal est fait).
    L'idéal serait (selon moi) d'amener les victimes à se faire diagnostiquer au plus vite et pas d'attendre leur 80 ans. Mais c'est difficile parce que trauma/honte/peur/déni/... . Du coup, bha, c'est vachement compliqué ce débat.
     
    Najia-* et MelPop21 ont BigUpé.
  4. Rainbow Girl

    Rainbow Girl
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    On s'inquiète forcément je pense du fait qu'il soit difficile d'établir un viol plus de dix ans après les faits. C'est vrai, mais je pense que de toute façon, que ça fasse un an, cinq ans ou dix ans, ce sera de toute façon plus difficile que juste après les faits. De là, on imagine bien que pour aller au procès il faudra une base solide. On ne va pas condamner une personne pour un crime trente ans après les faits sans des preuves. Du coup, ce sera toujours aussi difficile pour les victimes, mais au moins, dans un cas comme celui de Bill Crosby où on présume un violeur en série et les victimes peuvent s'unir, leur préjudice sera pris en compte, et dans le cas où la victime traverse par exemple de nombreuses années de dépression avant d'être assez forte pour porter plainte, elle aura une chance de plus de se reconstruire.
    C'est compliqué comme question mais vu la difficulté que représente un procès pour viol, je me dis qu'il n'y a vraiment pas à craindre les abus...
     
  5. Morpheme

    Morpheme
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    Justement non, pas forcément : il y a des centaines de milliers d'échantillons (ce qu'ils appelle les "rape kits") qui n'ont jamais été testés. C'est pas nécessairement que les victimes portent plainte 20 ans plus tard (ce qu'elles devraient avoir parfaitement de le droit de faire hein), c'est que les autorités font pas leur boulot même quand on agit immédiatement. Dans certains états, la prescription peut être de 5 ou 6 ans, c'est RIEN. Même 10, c'est rien. Il existe des preuves pour des crimes qui datent des années 70 et 80.

    En vrai tes arguments c'est juste les mêmes qu'on sort aux victimes qui vont à la police dans la minute qui suit le crime, fausses accusations, "pas de "vraie" preuve", blablabla.

    http://www.thedailybeast.com/articl...ended-up-with-400-000-untested-rape-kits.html
     
    Mackerly a BigUpé ce message
  6. Hellaraun

    Hellaraun
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    Je trouve cette nouvelle géniale ! Au moins pour envoyer aux victimes le message qu'on pense un peu à elleux et aux violeurs.ses que l'impunité, ça marche maintenant, mais qui sait, un jour peut-être... :happy:
    Et pour ce qui est de prouver longtemps après, c'est possible. Je savais pas pour la conservation des rape kits non testés (merci @Morpheme !) par contre j'ai appris il y a peu qu'il reste des traces neurobiologiques très nettes, des "patterns d'activation" cérébrale visibles à l'irm des années après. Et à la base c'est un constat qui a été fait pour les vétérans du Vietnam, aujourd'hui on se rend compte que c'est pareil pour les victimes de viol. (Ma réf : des vidéos de sensibilisation de Muriel Salmona, psychotraumatologue, je peux mettre les liens si vous voulez)
    Ces traces ne sont pas reconnues (sauf peut-être au Canada avec le syndrome de la femme battue) mais sont techniquement fiables.
     
  7. Hellaraun

    Hellaraun
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    @Avril Hope pour les fausses accusations, effectivement c'est 2 à 8% des cas mais en fait sont aussi comptées comme "fausses accusations" des plaintes qui ne débouchent pas parce que la victime est jugée non fiable, genre elle a du mal à se souvenir de ce qu'il s'est passé et tout. Pourtant c'est une séquelle de l'acte ! Pour préciser le taux de "vraies" fausses accusations (disons accusation portée par une personne non violentée dans le but de créer du tort à autrui), il faudrait déjà améliorer la prise en charge des victimes pour gérer les effets de mémoire traumatique. Ils découlent de réactions biologiques à un stress intense, potentiellement mortel, causé par l'agression, et peuvent se traiter spécifiquement. Surtout, ils tendent à prouver qu'il y a eu agression (au moins).
     
    L'océan de la vie a BigUpé ce message
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