La vie d'étudiante VS le sexisme... et la dépression — Appel à témoignages

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Melissa, le 1 février 2016.

  1. Melissa

    Melissa
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  2. Laoragwen

    Laoragwen
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    Poincaré de Kaamelott, Enquêtrice Sherlockienne du topic SOS Madmoizelle contre l'invasion des Illumymynatis.

    franchement ça m'étonne même pas pour Bordeaux :stare:
    j'y ai fait des études de droit et le nombre de remarques sexistes, misogynes et complétement déplacées venant des profs allaient bon train... :stare:
    un jour, je n'en pouvais tellement plus que en plein milieu d'un cours, je suis partie avec mes affaires sous le bras et que en partant j'ai dit bien fort (au prof) que le jour où il ferait un cours pas sexiste (et encore c'est carrément un euphémisme, vu que c'était à la limite de la perversion sexuelle), il pouvait m'appeler.
    et je ne suis plus jamais retourné à son cours :sweatdrop:
     
    #2 Laoragwen, 1 février 2016
    Dernière édition: 1 février 2016
    Freehug, paulette-alix, Aphor et 3 autres ont BigUpé ce message.
  3. letoutpetitlapinblanc

    letoutpetitlapinblanc
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    Agostini ? :vieux:
     
  4. Laoragwen

    Laoragwen
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    Poincaré de Kaamelott, Enquêtrice Sherlockienne du topic SOS Madmoizelle contre l'invasion des Illumymynatis.

    nop, ce nom me dit rien, je sais plus quel nom mais c'était pas celui là :hesite:
    mais le fait que tu me cite un autre nom que je connais pas montre qu'il y avait plus de profs que je le pensais qui étaient comme ça et c'est encore plus triste :sweatdrop:
    surtout dans une fac de droit et où il y a donc des futurs ou actuels avocats, consultants judiciaires, magistrats etc... :stare:
     
    #4 Laoragwen, 1 février 2016
    Dernière édition: 1 février 2016
  5. Koaloutre

    Koaloutre
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    J'ai faim

    Je suis en M2 droit à Aix et j'ai aussi eu un prof qui avait tendance à me gonfler avec ses remarques sexistes. D'après lui toutes les filles tapent leurs cours en violet et soulignent en rose, achètent les codes que pour la couverture "girly", peuvent sauter un repas sans problème ou ne font que manger de la salade. Je lui ai fait la remarque dès le premier cours puis il a continué à me chercher pendant les cours suivant...rien que d'imaginer sa tête me file de l'urticaire.
     
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  6. Laoragwen

    Laoragwen
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    Poincaré de Kaamelott, Enquêtrice Sherlockienne du topic SOS Madmoizelle contre l'invasion des Illumymynatis.

    je compatis :erf:

    moi, le prof dont je parlais était en fait prof de criminologie et il arrêtait pas de faire des remarques sexistes et déplacées sur les différentes affaires judiciaires dont il avait eu à s'occuper au cours de sa vie :stare:
    la fois dont je parlais,
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    déjà que ça faisait des semaines qu'il me dégoutait mais alors là, c'était la remarque de trop :evil:

    et malheureusement dans cette fac, il est commun d'entendre des choses comme ça :stare:
     
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  7. plopipou

    plopipou
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    Je ne suis plus étudiante depuis quelques années mais pour avoir passé deux ans dans une promo d'informatique exclusivement masculine, ça me parle. Par contre, je n'ai étonnamment été témoin de remarques sexistes venant des profs que très rarement. Dans mon cas, le problème venait vraiment des autres étudiants. Unique représentante du sexe féminin, autant vous dire que j'étais hautement convoitée, et que c'était loin d'être flatteur. Deux commentaires m'ont particulièrement marquée:
    - T'es carrément vaginalement motocultable
    -T'es encore plus sexy que Lady Gaga
    Alors j'imagine que dans leur tête c'était flatteur, mais je crois que je ne me suis jamais sentie aussi sale.
     
  8. Laliluw

    Laliluw
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    En voyant l'article je me suis posé la question de si oui ou non j'étais "soumise à plus de pressions dans mes études que mes camarades masculin". En réponse, je pense que j'ai plutôt une impression d'égalité, mais ça peut venir du fait que j'ai suivi un cursus LEA où régnait une majorité de filles.

    En revanche, en lisant cette phrase, il m'est revenu en tête UNE professeure, qui insistait régulièrement pour dire que les filles étaient plus sérieuses, la preuve, il n'y avait quasiment que des filles dans l'amphi (c'est vrai qu'il y a un haut taux d'absentéisme, et il se trouve que les élèves les plus studieux étaient apparemment majoritairement féminines, ce qui n'est évidemment qu'une coïncidence); et que en plus on prend mieux les notes, ils sont malins les garçons ils restent chez eux et font fondre nos cœurs de damoiselles pour obtenir nos notes. C'est peut-être dit en toute innocence, dit pour faire rire et établir une complicité avec ses étudiants, mais ça m'a dérangée. Surtout venant d'une femme, perpétrer ce genre de clichés de la jeune fille studieuse qui fait la secrétaire pour ses camarades masculins...
    Voilà c'était une chose subtile, qui m'a seulement laissé un sentiment dérangeant pour les deux années où j'ai suivi ses cours. Tout ça pour dire que les clichés ont la vie dure, même à la fac, où on persiste à attribuer différentes qualités "naturelles" aux filles et aux garçons.
     
  9. KrissdeValnor

    KrissdeValnor
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    J'ai suivie une scolarité exclusivement masculine depuis le lycée jusqu'à ma licence j'ai toujours été la seule fille de ma classe. Avec le recul je me rends compte que plus subi de la part de certains professeurs que de la part de mes camarades de classes. Ces derniers n'étaient pas toujours très subtiles rarement grossiers ou dérangeants. J'étais plutôt vu comme la petite sœur ou la mascotte, ça me dérangeait pas du tout. J'ai beaucoup plus été choquée par l'attitude de certains profs, en minorité mais tout de même présent. Le prof de math. en Bts, on était sortis la veille et bcp ne sont pas venu à son cours le lendemain dont moi, et il s'est permis une ta marque du style "la fille est pas là aujourd'hui, elle doit encore être en train d'ouvrir les cuisses! (Ahahaa rires bien gras)" je l'ai su l'année suivante, car un collègue de classe me l'a dit, encore aujourd'hui je n'ai pas digéré.
    Puis un autre qui voulait systématiquement avoir mon avis sur tout, c'était le prof de com, ça partait d'une bonne intention, mais c'était lourd, j'ai jamais trop aimé intervenir à l'oral. J'ai fini par lui faire la remarque en fin de cours, résultat ça a été pire après.
    Je n'étais pas encore sensibilisé au dénis me durant mes études, c'est avec le recul que je me rends compte de certaines situations passées. J'en aurais tellement d'autres a dire...
     
  10. KrissdeValnor

    KrissdeValnor
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    Pardon au féminisme, fichu correcteur automatique.
     
  11. SohoFinawel

    SohoFinawel
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    Parce que certains rêves ... Tu n'as pas envie de te réveiller

    J'ai eu ce ressenti lorsque j'étais en Licence d'HIstoire.

    Certains profs, masculins, s'adressaient différemment envers nous les filles comme si nous étions idiotes

    Et un jour un prof nous a clairement dit qu'il était misogyne et que selon lui une femme n'a pas sa place en étude supérieure ni dans un bureau mais plutôt à la maison à s'occuper de son foyer O_O (si si, pour l'évolution on repassera)
    Pas que certains profs d'ailleurs puisque des étudiants étaient aussi d'accord avec ca ...

    C'est à ce moment là que je me suis rendue compte que je devais me battre pour nos droits à nous les femmes et que je ne devais plus me taire
     
  12. Gia_Juliet

    Gia_Juliet
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    [I]" A woman blushes to hear what she is not afraid of doing. "[/I]

    Je pense que l'étude n'est pas complète sachant que notamment les garçons sont moins enclins à demander de l'aide que les filles aussi, que toutes les filières ne sont pas représentées, les contextes sociaux non plus ici etc, avec précision. Et il y a des réponses intéressantes sous l'article, sur la page fb concernant le sujet.
    Du sexisme, j' y ai eu droit en stage de gynéco parfois lorsque certains référents "connaissaient" mieux les besoins, les attentes, les demandes ou les sensations des patientes qu'elles-mêmes (et quelques référentes aussi de temps en temps --'). ou pour des questions inopportunes et perso sur la sexualité des personnes les-BI (super agréable d'être l'attraction, la curiosité du moment pour autre chose que ses qualités pros ou humaines...). Mais sinon, tout se passe bien avec le sexe masculin de manière générale, je pense que les mentalités changent, lentement encore, mais évoluent vers le positif.
    En contre-exemple, je suis fan de neurologie et notamment des approches et métiers très liés à celle-ci, dont l'orthophonie. J'ai, grâce à des ami-e-s (surtout un ami ++), pu assister à quelques cours et discuter de l'intégration des gars dans cette filière dite "féminine", et les réponses récurrentes sont (et c'est assez triste):
    - "si un gars ne répond pas aux avances ou est indifférent aux signes qu'on lui fait (ou limite carrément qu'il n'harcèle pas) c'est qu'il est gay." Ah. Et au pire, si c'est le cas, est-ce important ou dramatique?
    - "le mec doit prendre partie pour tel ou tel groupe d'affinités sinon il est naze" (véridique, et ça vient d'étudiantes de 21-22 ans).
    - " toi tu es bi donc lesbienne aussi, donc extravagante (je passe les insultes), donc de toute façon tu ne peux pas comprendre une relation typiquement hétéro parce que c'est plus facile pour toi, tu as plus de choix."
    - lorsqu'il y a absence en cours dans une promo féminine, un garçon ça se remarque plus vite et ça s'oublie d'autant moins vite.
    - il doit être d'accord et présent pour toute activité, de toute soirée sinon il est ennuyeux et mis de côté.
    Etc.
    Des choses complètement stupides.
    Donc, je pense que le mal-être n'est pas qu'un question de sexe, d'opportunités permises à l'un ou l'une. Une filière si elle est sans débouché, elle l'est autant pour une fille que pour un garçon. Le stress et sa gestion sont personnels, rien à voir avec le genre. En plus, de plus en plus de mecs sont informés du sexisme aujourd'hui, des harcèlements (je le crois, merci les médias sociaux) et en font tomber les barrières. Je pense que les problèmes cités dans l'article dépendent plus du vécu, de l'expérience personnelle de l'étudiant-e que de son genre ou de son sexe réellement. (Etudes de l'article (Slate) qui restent sur des hypothèses, et qui se basent aussi sur des études américaines, donc pas sur ce qu'il se passe dans les différents pays d'Europe me laissent perplexe).
     
    Ju-, agapanthe7 et artemis-diane ont BigUpé ce message.
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