L'affaire Pussy Riot : rétrospective

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Sophie Riche, le 18 septembre 2012.

  1. Sophie Riche

    Sophie Riche
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    Giddy goat
    Membre de l'équipe

  2. Cheesy Mao

    Cheesy Mao
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    if it all goes wrong, it's part of the fun

    Je crois que tu parles du collectif Voina, et non pas du Pussy Riot (même si les deux collectifs sont proches).
    Mais le PR n'a jamais utilisé de poulet, à ma connaissance. C'est plutôt gros son saturé et balaclavas.
     
  3. Ruska

    Ruska
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    Eat me. Queen of Queef.

    Je suis parfaitement d'accord avec toi. Il y a des façons bien plus intelligentes qui existent pour se faire entendre que de forniquer dans un musée moscovite ou de chantonner une prière punk dans une cathédrale quand on sait qu'on est dans un pays où "60% de la population déclare faire confiance à l’église orthodoxe". :facepalm:
     
  4. Xanthelasma

    Xanthelasma
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    Good name is better than silver and gold

    C'est sûr que ce n'est pas très malin de s'exhiber inutilement dans des lieux de prière, mais ce n'est tout de même pas une raison de les emprisonner pendant 2 ans dans un camp de travail "juste" pour ça. Le régime de la Fédération de Russie a un sérieux problème de liberté d'expression et je pense que c'est surtout là qu'il faut s'insurger. Elles n'ont pas (à ma connaissance) hurlé des incitations à la haine ou au racisme et censurer la liberté d'expression d'une telle façon est assez inadmissible. Quand on voit que la main du pouvoir passe successivement de Vladimir Poutine à Dmitri Medvediev d'année en année, y'a de quoi se poser des questions.
    Je ne cautionne pas non plus ce genre de protestation mais y'a un minimum de liberté d'expression à respecter. 2 ans pour une chanson, c'est vraiment exagéré.
     
  5. Cheesy Mao

    Cheesy Mao
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    if it all goes wrong, it's part of the fun

    Faire cette performance dans une église, c'était au contraire très cohérent et très symbolique : le Pussy Riot protestait contre les liens entre l'Eglise orthodoxe et le gouvernement, et plus particulièrement contre les déclarations du chef de l'Eglise, le patriarche Kirill, qui soutient ouvertement Vladimir Poutine.
    Cette prière punk dans un lieu saint était lourde de sens, si on replace les choses dans leur contexte.
    Evidemment, ce n'est "pas très malin". Mais c'est punk, justement.
    Et parfois, c'est ce qu'il faut pour réveiller les gens, et les tirer de leur petit confort et de leur aveuglement.
     
  6. La.Rousse

    La.Rousse
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    Mélange instable

    Ce n'était en effet pas "très malin" mais il faut aussi voir que cette action leur assurait une portée médiatique majeur. Il est évident que ce collectif supposait avec raison que cet évènement aurait des retombées médiatiques importantes. Chanter cette chanson sur une place de Moscou, habillé en doudoune serait passer plus inaperçu.
     
  7. SallyVonHolle

    SallyVonHolle
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    Psychedelic Mind

    Ah bin tu m'as devancée, c'est ce que j'allais écrire. Effectivement, certains voient ça comme un blasphème, c'est au contraire pour montrer comment l'Eglise se souille elle-même de l'intérieur, en soutenant ce pouvoir liberticide et cette organisation semi-mafieuse.

    Sinon j'aimerai juste soulever un point à débattre, notamment avec les madz qui pensent que ce n'est pas super futée de provoquer de cette manière. N'oubliez pas qu'en Russie, des journalistes meurent "mystérieusement" (et assez violemment d'ailleurs) pour avoir exercer leur droit de parole, via leurs écrits, leurs reportages, leurs investigations, sans provoquer de manière puérile, juste en exposant des faits. Quand un état commence à bâillonner ces personnes, qui ne font que leur travail, de manière neutre, comment réagir alors ?! En continuant à faire passer de gentils petits tracts ?! En faisant signer des pétitions ?! Il arrive un moment où les actions chocs sont nécessaires, dans la mesure où elles sont portées avec intelligence. Selon moi, les Pussy Riots n'ont pas fait leur happening en toute inconscience, ce travail était réfléchi, fort et lourd de sens, et il est très facile de juger de cette action dans un pays où l'on peut s'exprimer (presque) librement (je dis "presque", car malheureusement la France n'est pas dans le top 10 des pays où la liberté de la presse est totale)
     
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