Le culte de la minceur VS mes complexes, une histoire de paradoxes

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Sophie Riche, le 3 avril 2015.

  1. Sophie Riche

    Sophie Riche
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    Giddy goat
    Membre de l'équipe

    Coxcel a BigUpé ce message
  2. Myka

    Myka
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    Moving to the right direction...

    Bel article, je m'y retrouve assez !
    Je passe souvent de la période "allez tant pis" à "merde, j'ai dérapé" et j'aimerais vachement m'en foutre mais c'est difficile avec tout ce qu'on voit, partout, tout le temps.

    Work in progress...
     
    Zrouks, DrLoutre, Mlle C. et 2 autres ont BigUpé ce message.
  3. Yabou

    Yabou
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    Mélange instable

    10 000 big up pour cet article, il me parle tellement et j'aimerais vraiment que les choses évoluent comme tu les décris...
     
    ben quoi ?, Myka et Mlle C. ont BigUpé ce message.
  4. anoxia

    anoxia
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    J'arriiiiiiiiiiive

    Juste un mot : Merci.
    J'ai l'impression que c'est mon histoire que tu racontes (le serveur, le pharmacien, le MEDECIN!! les remarques des gens... depuis quand mon corps est un sujet de conversation générale? Bref, vécu aussi...).
    Et de le voir écrit par quelqu'un d'autre, ça met une bonne claque, tellement c'est vrai.
    Donc voilà, merci.
     
    ben quoi ?, Machistador, Myka et 3 autres ont BigUpé ce message.
  5. cherrycordia

    cherrycordia
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    :calin: c'est un peu triste pour une fois comme article
    Je ne trouve pas le paradoxe surprenant cela dit. On cherche toutes à être heureuses, se sentir bien dans notre peau et on rejette donc les diktats et pressions qui nous inciteraient à ne pas l'être (et c'est une bonne réaction). Mais à côté de cela il y a une société conditionnée dans laquelle on a quand-même envie de se fondre, où la beauté/minceur est surévaluée et la tentation de cette norme, désormais et à tort considérée, comme victoire peut revenir très vite. L'équilibre entre les deux passe selon moi par prendre soin de soi. Il ne s'agit pas de copier un modèle mais d'être la meilleure version du modèle que nous sommes: soignée, épanouie, saine dans son mode de vie (pas à outrance non plus), faire un peu de sport ou être active, avoir des passions, s'autoriser ses particularités. Finalement la confiance en soi et l'affirmation de soi, de son style, de sa personnalité, de son mode de vie, c'est aussi reconnu en société et c'est je pense nettement plus positif et moins toxique pour nous.

    Moi j'aimerais qu'on valorise plus ou plutôt "mieux" la santé et le fait de prendre soin de soi. Dites à un enfant (enfant qui aura naturellement un goût prononcé pour le sucré/gras, c'est normal) qu'il faut manger de tout pour grandir et être en bonne santé, il s'en bat les couilles. Dites-lui qu'il faut manger de tout pour ne pas grossir, direct ça tilte. Parce que ça lui évoque déjà le fait de peut-être devenir différent et que ce serait sans doute bizarre/mal (erreur :slap:). Dites à un jeune homme (j'en connais à la pelle) qui se nourrit de pizza et pâtes et couques industrielles que son alimentation n'est peut-être pas très saine, "m'en fous je grossis pas". 5 ans plus tard quand la bedaine s'est installée en même temps que le choléstérol, direct "ah je me suis laissé aller, je vais faire une régime, reprendre le sport". Non mais les gens pensent-ils à eux ou leurs bourrelets? J'aimerais qu'on puisse encourager les gens efficacement (comment? that's the question) à prendre soin d'eux au plus tôt. Pas avec des régimes, pas avec de l'orthorexie, pas avec des normes physiques mais vers un esprit de santé et bien-être. Avoir le goût de cuisiner, de manger varier et tester de nouvelles saveurs, des vraies saveurs maison et pas du chimique-industriel, avoir le goût d'aller jouer dehors, d'être actif, aussi de savoir se reposer, se détendre, avoir des passions, trouver un style et un look qui nous plait et nous révèle.

    Pourquoi pourquoi la notion de bien-être est-elle toujouuuurs détournée par les médias sur l'apparence pure et dure? :non:
     
    Alexdunp, Beatles_Jude, Mémé K. Trombolline et 35 autres ont BigUpé ce message.
  6. Selby

    Selby
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    Article très émouvant... et qui fait réfléchir, mais aussi (un peu) décomplexant car je m'y retrouve parfois...
    Merci :fleur:
     
    ben quoi ?, Machistador, Myka et 1 autre membre ont BigUpé ce message.
  7. Loulou des Bois

    Loulou des Bois
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    Pour commencer, n'achetez-pas de pèse-personne!
    C'est avant tout en vous écoutant que vous saurez si vous êtes bien dans votre corps ou non!
     
    Drôle d'oiseau, miss_caro, Foy et 14 autres ont BigUpé ce message.
  8. anoxia

    anoxia
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    J'arriiiiiiiiiiive

    En théorie, oui, tu as raison. Parce que le chiffre de la balance ne veut rien dire, parce qu'il y a des fluctuations normales, parce que c'est la façon dont tu te sens qui doit primer... Je suis entièrement d'accord avec toi!

    Sauf qu'en pratique, quand tu es déjà rentré dans ce processus, c'est tellement dur d'en sortir... Sans compter que tu es quand même obligé d'y passer, à un moment où à un autre (médecin...). C'est là, je pense, que tout le côté pervers du truc ressort, parce que quand tu es rentrée dans l'engrenage, tu ressens une sorte de besoin de contrôle dont il est extrêmement difficile de ressortir. Ne pas acheter de balance peut éviter de rentrer dans le processus. Mais une fois que tu as mis un doigt dans l'engrenage...
    Et ce, d'autant plus que toutes les injonctions extérieures, celles-là même dont parle l'article et qu'il est difficile de combattre, te renvoient toujours à ça. Y compris les médecins d'ailleurs. La majorité de ceux que j'ai eu ne me renvoyaient qu'à ce chiffre. Et pas à comment je me sentais vraiment. Donc c'est bien qu'il y a un problème général qui n'est pas seulement lié à la façon dont tu te perçois mais aussi à tout ce à quoi le monde te renvoie, et pas uniquement des magazines, mais aussi ton entourage, tes médecins... Et il faut être extrêmement fort pour pouvoir résister à tout ça, sauf que tu es déjà affaiblie par tout le processus d'avant... et c'est pour ça qu'il est difficile d'en sortir...

    Je suis pas sûre d'avoir été très claire. Et désolée si je suis sortie du sujet ^^'
     
    ben quoi ?, Machistador, Mirmouck et 2 autres ont BigUpé ce message.
  9. A2

    A2
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    Super article, la période "enfance" m'interpelle surtout. J'ai subit l'effet inverse ; je ne mangeais pas assez, et moi j'étais trop maigrichonne. Je comprends que "arrête de manger" c'est énervant à attendre, mais quand on vous gave comme une oie, ce n'est pas mieux. J'ai eu des samedis après-midis à table, parce que "tant que tu ne finis pas cette assiette tu restes à table", et même ma nounou qui m'a emmené à l'école primaire avec mon assiette et qui m'a fait manger devant tous les autres pour me foutre la honte...
    Mais je me demande ce que vous en pensez ; je comprends que l'on s'insurge devant des moqueries, encore plus adressées à des enfants, mais quand on veut agir pour leur santé, est-ce qu'on est des tortionnaires ? Je connais une enfant obèse de 9 ans qui doit déjà voir un cardiologue, et je me dis que sa mère devrait justement contrôler ce qu'elle mange, mais parce que là ça en devient dangereux... Est-ce que vous pensez que sa mère à raison de la laisser manger comme elle veut (parce que ce n'est pas un problème de santé, c'est clairement ça), parce qu'on a une enfance qu'une fois, ou est-ce qu'elle ne devrait pas faire quelque chose ?
     
    Biscottine, Machistador, Marie-Gertrude et 2 autres ont BigUpé ce message.
  10. Lisazerty

    Lisazerty
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    aware

    Ahhhh mon dieu, en lisant l'histoire de ton enfance Sophie, j'ai presque envie de pleurer. J'ai vecu 2 situations differentes. La premiere en France : ou etant enfant, un kine m'avait dit que je devais me mettre au sport, les medecins me disaient que j'etais en surpoids (surtout que je faisais 15cm de plus que tous les gosses de mon age), et je faisais exactement les memes trucs debiles (du style pincer le ventre..). Deuxieme experience: aller chez le medecin en Allemagne, ou on m'avait dit que j'etais parfaitement dans la norme pour une enfant, pas d'inquietude.
    Pourquoi donc en France le culte de la minceur est encore plus grave?? Pourquoi on culpabilise les enfants et les parents...? Tout ca ca laisse des sequelles, donc ton rapport ambivalent a ton corps et au culte de la minceur est tout a fait normal.
    Et oui, moi aussi "i had a dream" d'un monde ou on arretait de faire complexer les gens par rapport a leurs corps.
     
    Drôle d'oiseau, Beatles_Jude, ben quoi ? et 4 autres ont BigUpé ce message.
  11. Valhou

    Valhou
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    Crois en toi !

    Très émouvant. Je m'y retrouve parce que moi aussi j'ai eu droit à des réflexions du genre "elle est forte hein" venant d'amis de la famille la plupart du temps. Quand j'étais au collège et qu'un garçon m'a proposé des bonbons il a été très étonné que je dise oui, parce que "les filles ça mange pas d'habitude". Je me sens honteuse quand je veux me payer un gâtal (un gâtal des gâteaux) et que je dois croiser le regard de la boulangère. J'ai peur du jugement des gens. Je galère à m'habiller parce que la société part du principe que les grosses n'ont pas à être à la mode (moins maintenant c'est vrai) mais surtout parce que je ne sais pas dire ce qui me va ou me rend ridicule. Que parcourir les rayons en cherchant, essoufflée, une taille qui dépasse les 40, ça me fait honte quand il y a une autre femme à côté de moi, une qui réfléchit juste sur la coupe et qui n'a pas à aller fouiller derrière ou sous la pile de jean pour trouver ce qu'elle veut. Que des mannequins king size se mettent en lumière c'est cool, je soutiens, mais où sont les mannequins normaux ? Ceux qui ont des poignets d'amour, des bourrelés ? Comment je fais pour savoir ce que donnerait un vêtement sur mon corps si je dois comparer entre un mannequin XS et un mannequin XXL ? (hommes et femmes même combat d'ailleurs !)
    Mais Sophie a raison, si on commençait par faire les choses pour nous même, plutôt que pour les autres ? en commençant par des petites choses hein, comme se faire belle mais pour soi-même, en restant chez soi.
     
    Drôle d'oiseau, Beatles_Jude, ben quoi ? et 8 autres ont BigUpé ce message.
  12. orkidoclaste

    orkidoclaste
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    "Il n'y a rien qui me donne envie de sortir dehors. -Qu'est-ce qu'il y a dehors? -Une bêtise humaine illimitée."

    Oh ce témoignage.. Je m'y retrouve aussi ! Passage également (affreuse épreuve chez le médecin, la diététicienne..et ma mère) qui me trouvaient trop boulotte --'
     
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