Le Festival d’Angoulême critiqué par les éditeurs de BD, qui appellent au boycott

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par chloevollmerlo, le 24 février 2016.

  1. chloevollmerlo

    chloevollmerlo
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    La grande chose aux cheveux d'algues.
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    Mad.Krn a BigUpé ce message
  2. Zébule

    Zébule
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    Je navigue en toute détente

    Je dois avouer que je suis assez dubitative ... Nulle part on ne parle du public là-dedans (à part sur le fait qu'il viendrait moins). Donc bon, si le festival est en fait une rencontre professionnelle, il faut le dire clairement !
    Étant une assidue du festival depuis que je suis toute petite, je dois avouer que ce que j'observe moi de plus en plus c'est une gestion autoritaire des relations entre les auteurs et le public par ... les éditeurs !! Des gens des maisons d'édition viennent leur dire d'arrêter de signer ou d'aller plus vite, les files sont contrôlées pour voir que personne ne se rajoute, on te force à acheter un bouquin sur place si tu veux avoir une dédicace ... Bref, si je prenais avant beaucoup de plaisir à aller au festival pour "chasser" les dédicaces et discuter avec les auteurs je trouve ça de moins en moins sympa.
    Donc je crois franchement que sur la baisse de fréquentation (qui est à mon avis le nœud de la guerre plus que le reste pour les éditeurs) eh bien la remise en question doit se faire de tous les côtés. Honnêtement, je crois que les gens s'en contrefichent des cérémonies de remises de prix, ils veulent juste voir de bonnes expos et rencontrer si possible les auteurs qu'ils aiment.
     
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  3. Mad.Krn

    Mad.Krn
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    "Find what you love and let it kill you" - B

    Article agréable à lire, le sujet est sensible tout comme le 9e art. Mais justement, il est intéressant de prendre le risque de tout remettre en question dans l'organisation du Festival car il est évident qu'il y a un malaise assez profond...
    En ce qui me concerne, ce serait génial si le mot conviviale pourrait ressortir du festival de l'an prochain.
     
  4. chloevollmerlo

    chloevollmerlo
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    La grande chose aux cheveux d'algues.
    Membre de l'équipe

    @Zébule : Je comprends ta critique, oui :) Là on parle de l'intérieur du festival, mais c'est aussi parce que c'est un moment très important pour les auteurs, dans une profession très solitaire. C'est l'un des rares moments où l'on rencontre ses "collègues".
    En plus, les auteurs prennent sur leur temps de travail pour venir gratuitement rencontrer leur public. Alors, s'ils ont l'impression d'être méprisés par l'organisation, c'est normal qu'ils râlent. Et quelque part, ça me rassure que les éditeurs comprennent ces griefs.

    Quant à tes autres critiques, je te conseille de les envoyer (par les réseaux sociaux par exemple) aux éditeurs. C'est important qu'ils entendent et écoutent la voix du public, qui ne parvient pas toujours jusqu'à eux. Ça ne peut qu'être bénéfique pour tout le monde.

    En revanche, ayant été du côté des auteurs en dédicace pour la première fois cette année, c'est un peu épineux aussi... J'ai fait des séances de dédicace avec plus d'une heure de rab. J'étais trop contente de continuer à avoir du monde, ça fait super plaisir... Mais souvent les auteurs ont d'autres obligations après (interventions, interviews, tables rondes, rendez-vous avec des éditeurs...), et parfois, oui, il faut s'arrêter même si des gens veulent encore des dédicaces. Ça fend le coeur, mais on est obligé. Les responsables des stands essaient de limiter ces situations délicates au maximum, et je les comprends.

    Ensuite, y a effectivement plein de petits couacs internes, et c'est principalement ça que les éditeurs pointent, je crois.
    J'espère pour eux que ça n'occulte pas le souci de bien s'occuper des lecteurs :)
     
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