« Le harcèlement de rue, c'est culturel » : un témoignage édifiant

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Clemence Bodoc, le 21 avril 2018.

  1. Clemence Bodoc

    Clemence Bodoc
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    Membre de l'équipe

    #1 Clemence Bodoc, 21 avril 2018
    Dernière édition: 22 avril 2018
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  2. Dulsao

    Dulsao
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    Islande 0% harcèlements de rue... Très peu voire pas un seul crime sexuel... Eux aussi illustrent bien le fait que ce soit culturel.
    Elle, une fois, je m'interroge sur la véracité de ses propos en fait, parce que l'espagne c'est quand même surprenant justement... Et qu'il y a aussi des témoignages dans l'autre sens. Je ne remets pas en doute les paroles des victimes, certainement pas, mais là je me pose des questions quand même... C'est un peu gros en fait.
    En tout cas ce n'est pas si culturel que cela en Epagne, peut-être éducatif/législatif ce qui veut dire que bien évidemment c'est possible ailleurs aussi... Dans tous les cas ce l'est.
     
    Terpsichore., Nastja, Solstice et 8 autres ont BigUpé ce message.
  3. Amaryllis Polynomiale

    Amaryllis Polynomiale
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    Si tu savais...

    Euh d'où d'un temoignage isolé on tire une étude sociologique sur les madrilènes ? :halp:
    Non parce que dans ce cas là, jme suis jamais fait importuner à Paris alors si je le tweet, ça devient une verite culturelle ?
     
    Eto, Capuc, Selmelbi56 et 103 autres ont BigUpé ce message.
  4. skippy01

    skippy01
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    C'est quand même paradoxal que l'organe qui symbolise la virilité soit aussi le plus fragile.

    Un simple tweet qu'on est censé croire sur parole, c'est un peu léger pour décrire une tendance culturelle. L'autrice de ce tweet a peut-être eu tout simplement une chance inouïe de tomber sur les rares mecs pas relous du coin.

    Cet article manque beaucoup de rigueur journalistique, ce qui ne sied pas à votre job.
     
    distinguo, Astyana, Nours et 43 autres ont BigUpé ce message.
  5. TennanTen

    TennanTen
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    Détendue

    Je reste perplexe face à ce tweet, un UNIQUE tweet. Je pense que la jeune femme à eu énormément de chance mais de là à dire que c'est "culturel" euh.... on en ferait pas des caisses ? Je ne remet pas en cause son histoire, mais je trouve ça énorme.
    Je pense juste à un coup de chance, parce que pas certaine que ça se reproduise à chaque fois qu'elle sort.
     
    distinguo, Selmelbi56, Astyana et 29 autres ont BigUpé ce message.
  6. Gringo

    Gringo
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    Regarde du porno en tricotant

    Moi je crois que si je faisais ça chez moi, ça ferait pareil. A 4h du matin les zonards sont couchés et ceux qui sont encore dans la rue sont dans les même état que moi: complètement bourrés. Complètement bourré tu fais juste gaffe à ne pas te casser la gueule et à retrouver ta rue. La nana en soutif je ne suis même pas sure que tu la calcules.
     
    Selmelbi56, Ezryth, Manea et 23 autres ont BigUpé ce message.
  7. AuréZ

    AuréZ
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    D'accord avec les messages précédents, ce n'est pas d'une expérience d'une seule personne qu'on peut conclure que les espagnols/madrilènes sont moins harceleurs que les français...
    Perso je n'ai passé qu'une soirée à Madrid et en rentrant habillée avec un ami je ne me suis pas sentie hyper à l'aise et j'étais contente de ne pas être rentrée seule (mais personne ne m'a abordé c'est vrai). Je trouve intéressant d'illustrer le fait que les espagnols ne correspondent pas au cliché d'être beaucoup plus "dragueurs" (cliché partagé avec les italiens) mais une expérience ce n'est pas assez représentatif pour faire ce genre de conclusion.
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    Bref, tout ça pour dire qu'il y a pleins pleins de facteurs, pleins d'impressions contradictoires, que tout peut dépendre d'une soirée à une autre, d'un quartier à un autre que ce soit à Paris, à Bruxelles, à Madrid, etc. (ce qui ne veut pas dire que je ne pense pas qu'il y ait une cause culturelle, à voir et à analyser).

    Sinon, je trouve fou les réactions des gens (mais pas pour autant surprenant, c'est sur) ! Je veux bien qu'on puisse dire que ce n'était pas hyper prudent mais bon sérieux... on aurait jamais dit à un mec qui explique s'être mis torse nu parce qu'on lui a vomis dessus (ou pas d'ailleurs) que bon du vomis c'est pas grave etc.
     
    distinguo, eloylö, Terpsichore. et 9 autres ont BigUpé ce message.
  8. Clemence Bodoc

    Clemence Bodoc
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    Rédactrice en chef
    Membre de l'équipe

    euh, dites, où est-ce que j'ai écrit que le harcèlement de rue n'existait pas en Espagne ? :hesite: Ou même à Madrid ? :hesite:

    Dès le titre, il est écrit : UN - TÉMOIGNAGE : ce n'est donc QU'UN — TÉMOIGNAGE, pas autre chose. Je n'en tire aucune vérité sociologique, ce témoignage est une illustration des origines culturelles du harcèlement de rue (la culture en question étant : le sexisme). J'utilise cette illustration pour faire réfléchir à notre propre regard sur certains comportements, défendus par endroits, jugés inacceptables ailleurs, simplement inexistants dans d'autres endroits.
     
    AuréZ, littlerudy, Clarissa11 et 14 autres ont BigUpé ce message.
  9. Jeannedarkh

    Jeannedarkh
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    Mindfuckée en reconversion

    Rien à voir avec les commentaires ci-dessus, mais j'adore le passage où la tweeteuse explique qu'elle préfère se trimbaler en soutif plutôt qu'avec son t-shirt plein de vomi ÉCRIS EN MAJUSCULES COMME CA pour bien faire comprendre aux tweetos qui la jugent la bêtise de leur posture ^^
     
    Kand'x, Nours, Terpsichore. et 16 autres ont BigUpé ce message.
  10. DakotaBlock

    DakotaBlock
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    I don't know about you, Miss Kitty, but I feel so much yummier.

    Pour rebondir sur les autres commentaires, je ne sais pas si on peut dire que l'article tire vraiment des conclusions mais plutôt qu'il lançe un questionnement autour d'un sujet à partir d'un témoignage?

    Par contre, pour ajouter un témoignage, je suis sur le coup complétement d'avis que le harcélement est en grosse partie culturel. J'habite en Allemagne depuis quelques années et l'absence d'harcélement de rue ici a orienté en très grosse partie mon choix de partir. Je suis entourée d'expatriés au quotidien qui s'accordent tous à dire qu'après avoir vécu un peu partout en Europe il y a un serieux problème en France qui est beaucoup plus "minime" dans les autres pays. En deux ans à berlin, je n'ai été accostée dans la rue que deux fois. Littéralement. Alors que dès que je mets le pied à l'aéroport de Paris ou de Nice en quinze min j'ai déjà deux mecs qui sont venus me brancher ... C'est assez impressionnant. Dû à cette expérience personnelle, c'est assez dur de rester neutre sur le sujet ...

    Bref, pour se faire un avis, le mieux est sûrement d'aller jeter un oeil aux stats, j'ai pas vérifié toutes les sources encore, mais je suis tombée là-dessus : http://www.stopstreetharassment.org/resources/statistics/statistics-academic-studies/#top
    Ca peut peut être enrichir le débat de façon moins "personnelle".
     
    Kand'x, l0ryne, Manea et 23 autres ont BigUpé ce message.
  11. Lilas DUPONT

    Lilas DUPONT
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    Je pense aussi qu elle a eu bcp de chances et qu elle a eu mille fois raisons de se balader comme ca. Mais je ne pense pas que ce soit culturel. C est comme les sois disant pays "les plus qch.." comme les plus heureux comme le danemark, on se rend compte que c est le pays le plus consommateurs d anti depresseur. Je sais pas s y j ai reussi a faire comprendre mon idee
     
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  12. Kaus Australis

    Kaus Australis
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    Qui a quoi?

    Si vous y prêtez attention, si vous ne l'avez jamais remarqué, lorsque vous vous promenez dans la rue, dans une foire, dans un lieu public à toute heure, vous voyez rarement une femme seule, vraiment seule. J'ai fait la remarque à ma mère une fois quand on était en centre ville à Nancy, elle qui n'aime pas trop le féminisme moderne m'a confirmée mon impression.
    En tant que femmes on se promène rarement seules, encore moins la nuit. Bien sûr pour aller faire les courses ou faire un truc bien particulier si. Mais vous verrez rarement une nana chiller sur un banc ou errer, comme tout le monde a le droit de le faire, dans les rues de sa propre ville. C'est aussi ce que mes potes filles me disent pour justifier de ne pas aller courir, ça semble dangereux pour une femme de courir seule-et mes potes mecs aussi, avec le fameux «mais s'il t'arrive un truc!» oui mais à toi aussi il peut t'arriver un truc gars.

    Avant je trouvais ça bizarre de me balader seule, sans but. J'avais l'impression de ne pas avoir le droit de le faire. Ou je me disais, peut être que ça fait sans ami et que ça me gêne pour ça. Au final après réflexion c'est sûrement à cause de toutes les remarques merdiques que je me suis prises auparavant quand j'étais seule (c'était facile), une sorte de mécanisme de défense inconscient qui me fait croire que le problème vient de moi. Pas seule = pas de problème.

    J'ai été choquée de voir qu'au Danemark, à toute heure, les femmes se promènent seules comme elles veulent. Il m'a fallu ça pour que je comprenne que c'était pas normal.
     
    Lacus_Clyne, distinguo, Nomade_ et 35 autres ont BigUpé ce message.