Le jour où tu t'es défendue et où t'as bien géré ta mémé.

Sujet dans 'Vie Quotidienne' lancé par AnonymousUser, le 16 août 2009.

  1. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Je suis de ceux qui ont la conviction que nous avons besoin de modèles positifs dans la vie. Les agressions, ça fait flipper, mais minimes ou plus lourdes, ça fait partie de la vie de tous les jours.

    Que ce soit du petit minet avec ses chaussettes sur le jogging qui vient t'emmerder alors que t'es toute seule sur un banc, au type qui te siffle dans la rue, à ton employeur qui t'en fait voir injustement de toutes les couleurs, viens raconter ici la fois où tu t'es défendue et où t'as bien géré ta mémé. La fois où tu t'es tirée d'une situation qui t'a fait flipper. Le jour où t'as été (au moins un peu) fière de toi. Agression verbale, physique, sexuelle, harcèlement, témoin d'une scène de violence... Peu importe. Partage tes actes et ses issues non-négatives (positives) avec nous ! Go, go go !

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  2. audrina

    audrina
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    Loves GooBox

    Il y a presque 7 ans le jour de mon anniversaire (soit le 14 décembre 2002) je rentrais chez mes parents avec une amie. On longeait un grand boulevard à pied quand subitement on a vu un homme courir avec un sac à main, derrière une femme lui courait après en criant au voleur. Il a réussi à la semer mais après on l'a revu montant dans une clio, on a fait style de rien et on a attendu qu'il passe devant nous pour relever la plaque (il était écrit BAD dessus ça devait être des fausses plaques!) et on est entrer dans le café où se tenait la femme pour lui signaler le véhicule.
    Je ne sais pas si le mec a été attrapé par la police ensuite mais je suis tout de meme fière de mon amie et moi-même. Vous imaginez ce faire piquer son sac sur un grand boulevard grouillant de monde et personne pour vous aider ?! Ca m'a choqué !! On vit vraiment dans un monde d'égoiste !!
     
  3. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    (big-up à toi et à ton amie, et big-up pour BAD :lol:)
     
  4. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    themisa, ce n'est pas du tout minable au contraire ! Ce sont des formes d'agression de la vie de tous les jours, et je trouve que ce que tu as fait était très courageux, lol ! Merci. Ca me fait penser qu'une nana insultait tout le monde de la même façon dans le tramway, loongtemps, et au bout d'un moment des jeunes de mon âge à côté de moi ont commencé à en avoir assez, ils lui ont fait "bon ça va maintenant hein !!!!! Elle commence à nous saouler celle-là !" en la fixant. Elle s'est arrêtée de parler et est descendue au prochain arrêt, pas contente. Je les aurais embrassés, j'en pouvais plus de cette nana. Paix sur eux.
     
  5. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Bon à moi :o
     
  6. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    /!\ Je rappelle quand même le sujet : "Partage tes actes et ses issues non-négatives (positives) avec nous !", c'est quand on a agi justement. J'ai créé le topic en opposition aux récits d'agression et de violences où les personnes n'agissent pas et/ou ça se finit mal, pour justement avoir des modèles positifs. Ca ne veut pas dire que c'est mal de ne pas agir (combien de fois ai-je été témoin de scène durant lesquelles je n'ai rien fait!), nous ne sommes pas là pour juger de cela, mais le sujet est ciblé de façon spécifique :) merci!
     
  7. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    Simplement quand j'ai répondu avec le sourire "Non, merci" à une invitation à dîner de mon responsable qui me trouve "très belle" et qui prend un certain plaisir à poser ses mains sur mon épaule en me faisant la bise, ou à violer mon espace vital en se plaçant à trente centimètres de moi pour me parler.
    Il avait vaguement parlé de dîner avec moi, "un de ces soirs", sans poser de vraie question ; ma responsable (femme) me disait de faire gaffe parce qu'il l'avait déjà harcelée ; je flippais à mort en attendant l'invitation en bonne et due forme et en cherchant mille prétextes pour y échapper ...
    Et quand c'est arrivé, je me suis juste dit, "fuck, je suis vacataire, lui c'est un vieux pervers qui aime les jeunes filles de trois fois moins son âge, je n'ai de compte à rendre à personne si je ne veux pas". Et j'ai dit non merci le plus simplement du monde, il a demandé pourquoi d'un air offusqué, et j'ai répondu "pas envie" d'un air tout à fait assuré parce que j'étais dans mon bon droit.
     
  8. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    Cette semaine, j'ai craqué au boulot. Mon patron a d'une façon ou d'une autre, tout compris et intérprété de travers. Il a remis mon boulot en cause, était sur mon dos en permanence. Quand en fin de journée, il m'a appelé une fois de trop pour me sermonner et me dire que NON, je n'avais pas pu bosser 'autant' que le laisse croire le programme de surveillance (sous entendu, j'avais merdé ou bidonné le machin), j'ai explosé. Je pleurais, ou je hurlais, j'ai choisi l'entre deux, je lui ai dit d'aller se faire voir. J'ai rassemblé mes affaires, et je suis partie.

    J'étais absolument convaincue d'être droite dans mes bottes, et le contrôle qui a été effectué pour l'ensemble du bureau m'a donné raison par la suite. Je suis là depuis deux semaines, et je travaille plus rapidement, et plus que les autres. Que tous les autres réunis. Mon chef l'a appris, et j'ai eu droit à ses plus plates excuses, et même, je crois, à un peu de sa considération.

    Pour ma part, j'ai reconnu que m'emporter ne serait pas à grand chose, et je lui ai dit accepter à l'avenir les critiques constructives, mais pas des critiques assassines et fausses sur ma prétendue absence de travail, et surtout pas après une journée ou je me défonce à ce point.



    (et à coté de ça, j'ai cessé de tenter de plaire à mes collègues, je les prends pour ce qu'elles sont : des ratées, pour la plupart. Un exemple simple : on a un sas qui permet d'entrer dans le bureau. Il est commencé par des boutons à coté de chaque guichet. Il suffit de tendre la main. Quand quelqu'un sonne, personne ne répond, partant du principe que quelqu'un d'autre pourrait le faire.. Cette mentalité me débecte à un point !)


    Bon, on verra si demain je tiens le choc : elles vont se faire remonter les bretelles sur le mode : "ça fait deux semaines que c'est l'étudiante qui fait tourner le bureau", je sens que je vais devoir réagir à d'autres agressions ^^. Mais cette fois, je suis mieux armée, comme je sais que mon travail est reconnu.
     
  9. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    énorme:clap:

    j'ai envie de toutes vous big-uper!
     
  10. Taina.

    Taina.
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    Smiling cat.

    J'aime ce topic!

    Ce qui me revient à l'esprit, c'est un mec qui n'arrêtait pas de me harceler, me critiquer, m'insulter lorsque j'étais au collège. ( fiouu le temps passe!) Il était toujours là, et je ne disais rien, je préférais laisser tomber et l'ignorer, vu que c'est lui qui était con. Un jour, ça a été la goutte d'eau, je lui ai collé une baffe parce que j'en avais marre qu'il se fiche de moi, et ça m'a fait un bien fou. ça faisait des mois que je me retenais, je prenais sur moi, et mes chers camarades de classe ne faisaient rien (ou riaient, ce qui n'est guère mieux).
    Depuis, le fameux mec, appelons le Nicolas, ne m'a plus adressé la parole, baissait les yeuix à chaque fois que je le regardais, et en plus il s'est fait renvoyé du college pendant plusieurs jours! J'étais fière de moi, pas de l'avoir frappé, evidemment, mais de lui avoir montré qu'on peut pas s'en prendre aux gens comme ça. Et que, parfois, la méchanceté revient comme un boomerang.

    Je repasserai, j'ai d'autres trucs à raconter (plus récents! lol!)
     
  11. Honeysuckle

    Honeysuckle
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    On my way.

    Dis Lilou, pourquoi tous les gens qui travaillent à la Poste ne sont pas comme toi ? Chez moi y a que des cas sociaux (de toute façon, la poste a jamais été reconnue pour sa rapidité... :lol: ).
     
  12. Gustave

    Gustave
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    Sushi rolls > gender roles.

    Deux pour le prix d'une.

    Quand j'avais quinze ans, pour faire court, j'ai échappé à une tentative de viol et je ne le dois qu'à moi-même. Il y a eu quelques témoins mais rien à foutre... Un soir, un type m'a suivie, il m'a agrippée, plaquée contre un mur, a commencé à me déshabiller et j'en passe (...), avant d'essayer de me traîner de force dans un hall d'immeuble en disant qu'il allait y chercher ses clopes. J'étais paralysée tout ce temps, mais quand j'ai vu qu'il avait des clopes sur lui, et surtout quand j'ai compris ce que le seuil de la porte représentait, j'ai senti une véritable rage monter en moi et je me suis mise, je ne sais plus trop, à le frapper ou le pousser en hurlant, puis j'ai profité de sa surprise pour me dégager et me sauver. Bon, ça ne m'a pas empêchée d'être dévastée à vie, mais qui sait à quoi de bien pire je me suis soustraite.

    Quelques années plus tard, je téléphonais dans la rue, en pleine journée, quand une bande de quatre ou cinq mecs m'a frappée par derrière pour m'arracher mon portable. Après un petit moment à rester étourdie au sol, je me suis levée d'un bond et j'ai couru derrière eux. Ils se sont séparés mais j'ai repéré lequel tenait mon téléphone et l'ai suivi. Tout en courant, je criais "au voleur !" etc. Contrairement à la fois précédente, des personnes ont réagi, mais malheureusement ce n'était que des petits vieux et des enfants donc ils ne pouvaient guère faire mieux que moi lol... Mais ce que le type n'avait pas prévu, c'est que la brindille à laquelle il s'était lâchement attaqué était : 1) une fille qui savait maintenant qu'elle pouvait se défendre, 2) une pauvresse qui avait trimé pour se payer son premier beau téléphone quelques jours plus tôt, et 3) la digne fille d'une ancienne coureuse de haut niveau... Quand il a compris que je ne lâcherais pas l'affaire et ne m'essoufflerais pas avant lui, il a tout bonnement jeté le téléphone vers moi et est entré dans une cour. J'ai récupéré mon bien et j'ai repris mon chemin. Je n'étais pas peu fière.

    Je suis très fière de ma réaction ces deux fois, en fait (quoi que pour la première, j'aurais aimé réagir plus tôt), mais quand j'en parle avec mon copain pour le rassurer (genre, "t'inquiète, je peux sortir seule, je sais me défendre"), il me dit qu'au contraire, il a peur que je me sente maintenant toute-puissante et que je n'aie plus vraiment conscience des risques, de ce que je peux gérer ou non, etc.
     
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