Le matérialisme nous rend-il malheureux ?

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Justine_, le 12 novembre 2014.

  1. Justine_

    Justine_
    Expand Collapse
    En hibernation
    Membre de l'équipe

  2. Léona B.

    Léona B.
    Expand Collapse
    Prout prout ... me voilà ! :)

    Excellent article, merci !

    Je suis justement en train de faire (un peu) le tri dans ma vie et de me poser des questions essentielles du genre "ai-je vraiment besoin de ça, ou est-ce qu'avec cet argent, je ne ferai pas mieux d'aller visiter un endroit et rencontrer des gens" ?
    Dernier exemple en date : le smartphone. Tout le monde en a un dans mon entourage, je pensais en demander un pour Noël mais j'ai entendu parler de ce reportage sur la fabrication des matières premières des smartphones et du traitement inhumain des gens qui risquaient leur vie pour aller chercher ces matières premières.
    Et pourquoi est-ce que je voudrai un smartphone ? Pour faire comme tout le monde ? Je ne suis pas tellement convaincue. Pour me faciliter la vie, avoir un GPS dessus, internet, lire des articles ? Je suis déjà assez dépendante de mon ordinateur, et je préfère demander mon chemin à quelqu'un dans la rue (même à l'étranger).
    J'ai fait de gros efforts sur moi-même ces derniers mois, je sors et je vois beaucoup de gens, et même si j'aime toujours faire du shopping, je n'ai quasiment rien acheté depuis 2 mois et demi (ok, la semaine dernière, une jolie écharpe en laine, je plaide coupable :cretin:). Et ça ne me manque pas tellement.

    Je commence à me demander si au lieu de vouloir toujours plus de croissance, on ne pourrait pas prendre le chemin de la décroissance, réparer ce qu'on a plutôt que d'acheter de nouveaux trucs (je suis un peu contre l'obsolescence programmée, hein :taquin:)
     
    Nove Sevenson III, Zgu, Pinceau_ et 3 autres ont BigUpé ce message.
  3. Steffie

    Steffie
    Expand Collapse

    Quand j'étais plus jeune je me rendais pas compte et je voulais beaucoup consommer (mes parents ont les moyens, j'ai toujours eu plein d'argent de poche...). pas forcément des choses hors de prix mais beaucoup de petites choses qui additionnent : du maquillage Yves Rocher, des magazines, des sacs..

    et puis quand j'ai commencé à avoir mon appartement avec un travail j'ai d'abord pris conscience que je devais limiter mes achats pour ne pas être à découvert.

    Ensuite j'ai eu une prise de conscience écologique et politique. J'ai assisté à des réunion et lu des livres sur la décroissance.

    Donc à chaque fois où j'ai envie d'acheter quelque chose je me demande toujours : "est-ce que j'en ai vraiment besoin?" et "est-ce que je vais pouvoir m'en servir souvent?"

    Du coup :
    - je ne change mes appareils électroniques/ménager que s'ils ne fonctionnent vraiment plus sans possibilité de réparation
    - en bouffe je me fais un planning pour la semaine avec ce que je vais vraiment manger, et je n'achète plus que des biscuits apéros et boissons sucrés que quand j'ai du monde chez moi (bon pour la ligne et le porte monnaie)
    - j'ai acheté plein d'objets réutilisables (cotons et couches lavables)
    - je n'hésite pas à troquer et à aller dans les vides greniers, la notion de "neuf" n'est plus importante pour moi

    .. et je ne suis pas plus malheureuse! Je trouve d'autres sources de bonheur que l'achat (mon copain, mon bébé, ma famille, mes amis, l'art, faire plaisir en cuisinant, etc...)
     
    Nove Sevenson III, Zgu, Pinceau_ et 4 autres ont BigUpé ce message.
  4. czujane

    czujane
    Expand Collapse
    Plus là, cf le topic des absences ;)

    Cet article me parle beaucoup, et me fait penser à deux chose :

    - le film "Happy", disponible sur Netflix, un documentaire qui essaye d'expliquer ce qui fait que certaines personnes vivant dans des pays du tiers monde, dans un bidon-ville, sont autant voire plus heureux que des personnes riches, vivant avec un niveau de confort bien supérieur. Un des éléments que j'ai retenu du film : notre perception du bonheur est dûe à 50% à des motifs génétiques, à 15% à la réussite de nos objectifs personnels (gagner plus d'argent, avoir plus d'objets, vivre dans une plus grande maison), et que tout le reste était lié à la réussite d'objectifs collectifs (passer du temps avec ses amis, être généreux anonymement, aider ses voisins).

    - j'ai aussi lu récemment une étude de trois chercheurs canadien et américains, sur le sujet "Si votre argent ne fait pas votre bonheur, alors c'est que vous le dépensez mal" (http://www.wjh.harvard.edu/~dtg/DUNN GILBERT & WILSON (2011).pdf).

    Je résume rapidement les conclusions :
    1. achetez des expériences (séjours, stages, vacances) plutôt que des objets
    2. aidez les autres plutôt que vous même
    3. achetez des petits plaisirs plutôt qu'un seul gros
    4. évitez de payer pour des assurances
    5. payez tout de suite et profitez plus tard (contrairement à l'idée de faire un crédit pour profiter tout de suite)
    6. soyez plus réalistes lorsque vous vous projetez dans un achat pour être sûres que ça vous conviendra sur le long terme (du style quand tu vois la maison de tes rêves au bord d'un lac, tu ne penses pas forcément aux moustiques, aux odeurs, ...)
    7. évitez de faire votre shopping suivant les promos, ou en comparant deux niveaux de qualité de produit (des chips à 1€ et des chips à 5€ seront appréciées autant du moment que personne ne sait que les chips à 1€ sont des chips à 1€ :))
    8. suivez la foule plutôt que vos propres prévisions (on arrive mieux à déterminer si on va apprécier un film à partir de ce qu'en dit quelqu'un qui l'a vu plutôt qu'à partir de la fiche imdb)
     
    Goldentrain a BigUpé ce message
  5. Steffie

    Steffie
    Expand Collapse

    pour les livres sur la décroissance, le nom de l'auteur que je recommande me revient enfin, il s'agit de Paul Ariés (notamment : "La simplicité volontaire contre le mythe de l'abondance" )
     
  6. Goldentrain

    Goldentrain
    Expand Collapse

    Imaginez que vous ayez 500€ a dépenser.
    Vous pouvez soit vous acheter le smartphone dont vous désirez tant, soit partir en vacances (que ce soit seule, en famille, avec un ami...), et faire de nouvelles découvertes etc...
    Maintenant, projetez-vous 10 années plus tard. Je suis sure que la grande majorité repensera a leur vacances avec un sourire aux lèvres, en se remémorant le sentiment de "bonheur" qu'elles nous ont apporté (a moins que vous ayez passé l'intégralité de vos vacances cloué au lit/WC a la suite d'une intoxication alimentaire :cretin:) , tant dit que le smartphone... et bien vous l'aurez certainement déjà oublié !
     
    Carlawn, Lumiciole, czujane et 1 autre membre ont BigUpé ce message.
  7. chaberlotte

    chaberlotte
    Expand Collapse

    Je trouve qu'on peut ajouter à cette question la notion d"'imbécile heureux": le moins de question se pose-t'on, le plus heureux on vit. Et cet article n'introduit pas la notion de travail. Ce que je veux dire, c'est que si on aime travailler et que la voie que nous avons choisie nous rapporte de l'argent, pourquoi ne pas le dépenser? Nos goûts et nos couleurs changent, nous serons toujours heureux d'avoir acheté un nouveau pull ou de passer un week end dans une différente ville. Et il est vrai que lorsqu'on a un petit coup bas, on a tendance à consommer plus. C'est aussi parcequ'on ne consomme presque pas lorsque tout va pour le mieux!
    Et juste pour répondre à quelqu'un disant qu'elle ne voulait pas de smartphone, préférant demander son chemin dans la rue, je trouve que le GPS change nos vies et en mieux. Il est mille fois plus facile de voyager et de se rendre là oú on veut (surtout à l'étranger!!!), sans s'embarrasser de beaucoup de temps à étudier l'itinéraire où a le reproduire sur papier! Je suis aussi très heureuse de pouvoir prendre des photos sur mon téléphone et les partager avec mes amis et ma famille vu que je ne vis pas en France. Alors être économe dans la consommation est très important, mais pas tout arrêter non plus :)
     
    Demezia a BigUpé ce message
  8. Bûcheronne

    Bûcheronne
    Expand Collapse

    Je rejoins ce qui a été dit ci-dessus: il y a peu j'étais encore financièrement assistée par mes parents car j'avais un travail qui n'était pas extrêmement bien payé et qui, en plus, n'était pas vraiment épanouissant (je ne le détestais pas mais plusieurs choses, notamment les horaires et l'ambiance de travail ont fait que je ne m'y sentais pas forcément à l'aise). J'ajoute que je ne voyais plus trop mes ami-e-s qui avaient déménagé pour une grande partie.
    Pourtant ça ne m'empêchait pas de dépenser beaucoup, parfois jusqu'à 60€ par semaine juste en vêtements. Je me rends compte aujourd'hui que je comblais un vide, une angoisse, sans trop réfléchir. Il m'arrivait de rentrer chez moi après un après-midi shopping et, en déballant mes achats, de me dire "mais pourquoi j'ai acheté ça, j'en ai déjà plein/je n'en ai pas besoin..."

    Aujourd'hui, et depuis quelques mois, j'ai un nouveau travail, mieux payé mais qui surtout me plaît énormément! Je me sens stimulée, je m'amuse et même si je ne gagne pas encore des milles et des cent, le simple fait de faire un boulot dans lequel je m'éclate m'enrichie.
    Je suis plus autonome aussi et avoir à ne presque plus dépendre de mes parents est un vrai plus. Je ne suis plus aussi dépensière car je suis obligée de gérer mes dépenses mais ça ne me manque pas. Les 60€ que je claquais en une semaine pour des fringues avant, je les dépense en deux mois maintenant. J'ai revu plusieurs de mes ami-e-s et même si mon travail ne me permet pas de les voir très souvent, ça rend chaque meeting plus précieux.

    Bref, j'avais déjà lu que, d'un point de vue épanouissement personnel, il vaut mieux faire des voyages/des rencontres et vivre des expériences que s'acheter des choses matérielles et déjà à l'époque ça me semblait vrai, mais vu ce qui m'est arrivé dernièrement, je ne peux que le confirmer!
     
    Léona B. a BigUpé ce message
  9. Gwen Paine

    Gwen Paine
    Expand Collapse

    Je pense qu'il faille arrêter de consommer, mais par contre consommer intelligent et surtout selon ses moyens (et pas aller s'endetter car la dernière console à 400€ tout juste sorti, il me la fallait absolument).

    D'ailleurs en parlant de voyage et de rencontres, si je n'avais pas eu un ordinateur, je n'aurais simplement jamais rencontré autant de personnes ni vu autant de coin de France, c'est certain. L'ordi peut être un objet matérialiste superflu, mais ça dépend pour qui et ça dépend aussi de la consommation qu'on en fait aussi. Autant ça me dérange pas de me déconnecter un week-end ou 2 semaines durant mes vacances, autant dans ma vie quotidienne, je passe énormément de temps à discuter avec mes camarades de jeu en ligne, pour certains devenus des amis que je rencontre plus ou moins souvent mais toujours avec plaisir.

    Je suis pas convaincue qu'il faille arrêter de consommer, par contre clairement il faut réfléchir avant de se lancer pour un objet qui peut éventuellement paraître nécessaire ou superflu.
     
  10. Léona B.

    Léona B.
    Expand Collapse
    Prout prout ... me voilà ! :)

    C'est moi la nana du téléphone ! En fait, je me suis demandée quels étaient mes besoins et mes motifs sur cette question de smartphone et je me suis dit qu'une appli 'GPS' pouvait être intéressante - je ne conteste pas du tout le GPS en soi, j'en ai un dans ma voiture et OUI ça change ma vie :rire:
    Par contre, pour trouver tel bar en ville, telle rue ou tel musée dans une grande ville, est-ce que c'est bien nécessaire quand on est à pieds et en transports en commun, de se diriger en ville le nez sur son téléphone ? Pour moi, non. Je préfère largement me paumer une fois sur trois, parfois je tombe par hasard sur des trucs fabuleux, demander aux gens. Et pour ce qui est de l'étranger, c'est quand même le 2ème pays dans lequel je vis sans en maitriser la langue (va apprendre le hongrois ou le tchèque en quelques semaines :cretin:) et je m'en sors assez bien !
    Après, c'est ma philosophie, mais un smartphone ne me servirait pas à grand-chose ... et en plus, c'est mieux pour la planète et c'est fabriqué dans des conditions moyennes-moyennes. (Loin de moi l'idée de condamner les gens qui en ont un ... vous faites ce que vous voulez :P)
     
    Pinceau_ a BigUpé ce message
  11. duendecita

    duendecita
    Expand Collapse
    étrange alliage!

    Cet article soulève des questions intéressantes, mais il est à mon avis très compliqué de parler de ce phénomène tout seul, le matérialisme, tant pour moi il est lié à de nombreux autres domaines ou facteurs. La vision du travail par exemple, celle forcément de l'argent, mais aussi une certaine vision du "progrès" qui me semble aussi liée à cela (puisqu'elle entraîne du "nouveau", du "plus performant" sans arrêt), et bien sûr du marketing, l'art de persuader que tout ce cycle est vertueux, normal et nécessaire.
    Je pense que nous vivons, nous "monde occidental" pour le dire grossièrement, dans un confort très important qui augmente avec les nouveautés technologiques, vues comme des progrès pour le confort de vie justement (selon les différentes machines, je peux faire du café, un plat, une photo ou vidéo, en appuyant sur un seul bouton). Je peux aussi acheter toutes ces machines en appuyant sur un bouton, puisqu'on peut maintenant mémoriser les cartes bleues pour acheter "en un clic".
    Je pense que tout ce confort est devenu une habitude pour beaucoup d'entre nous, et qu'il serait très compliqué de faire sans: ce n'est pas un jugement car chacun aurait des difficultés avec certaines choses selon moi. Avoir ses mails en 1 seconde, aller sur internet sans attente, aller d'un pays à l'autre en quelques heures, avoir des fruits et légumes hors saison...
    Or ce confort nécessite une production énorme et surdimensionnée, ce qui entraîne un besoin de productivité (rapport entre résultat produit et temps de production) et d'efficacité. Pour satisfaire les chiffres de rendement attendus, les conditions de travail sont revues, en pire (un article du Monde Diplomatique parle des conditions de travail chez Amazon qui font froid dans le dos). On a besoin d'employer moins cher, que tout soit rapide au moindre coût.
    C'est en cela que pour moi le matérialisme s'insère dans le cadre: il est la façon de réagir à tout ce système: puisque je travaille comme une bête, que je donne tout, ce qui n'est parfois pas suffisant, que je rentre épuisé et sans force pour réfléchir à quoi que ce soit, il faut bien qu'il y ait un aspect positif: au moins je peux acheter.
    La notion de "pouvoir d'achat" arrive donc dans la conception du matérialisme pour masquer ce qui me semble être au contraire une grande impuissance: j'achète parce que c'est tout ce que je trouve de bon dans la société, je me fais plaisir car j'ai besoin de mettre un sens dans ce que je fais, j'y mets donc le sens de l'achat, de la possession de biens.
    [j'essaye de faire des liens clairs pour approfondir la question, mais je ne parle pas de tout: le travail peut ne pas être un travail d'acharné, on consommera quand même, car nos sociétés sont matérialistes au sens philosophique du terme, éloignées du spirituel au sens large (pas forcément religieux mais dans l'idée de cultiver son esprit) et centrées sur la matière.]
    Pour conclure, selon moi il faut regarder cela de plus haut, et j'ai encore l'impression d'avoir omis plein de points...
     
    3l5a, Pinceau_, Annesol et 1 autre membre ont BigUpé ce message.
  12. Lumiciole

    Lumiciole
    Expand Collapse

    Je me suis mise il y a quelques temps au minimalisme. Cela consiste à éviter le superflu, à distinguer les objets qui ont vraiment un sens dans notre quotidien de ceux qui sont là parce qu'on les a acheté sur un coup de tête ou parce qu'on se dit qu'ils seront utiles un jour mais on ne sait pas quand. L'idée générale, c'est qu'à trop acheter on ne profite plus de ce qu'on a, on se lasse vite, on achète à nouveau, on crée un cycle sans fin. Je précise qu'il y a plusieurs niveaux dans le minimalisme, on n'est pas obligé de vivre avec uniquement le strictement nécessaire. Et l'utilité n'est pas forcément quelque chose de tangible, de matériel (par exemple, je considère qu'un jeu m'est utile s'il m'apporte un plaisir particulier, s'il améliore mon moral durablement).

    A mon sens, le problème avec la consommation, c'est qu'au bout d'un moment on ne sait plus pourquoi on achète quelque chose, on différencie mal le nécessaire, l'utile et le facultatif. On en vient à être malheureux quand on n'a pas un objet, à vivre très péniblement une baisse de budget, alors même qu'on est objectivement pas en mauvaise situation. En plus, l'argent utilisé pour acheter du très facultatif aurait pu servir à s'offrir quelque chose de plus chouette, qui aurait été particulièrement apprécié.

    Si je souhaite acheter, je réfléchis surtout à :
    - combien de temps cet achat va m'apporter du bonheur (pas combien de temps je vais le posséder, mais combien de temps je vais pouvoir me dire "youpi, je suis contente d'avoir acheté ça") ;
    - à quel niveau cet achat va améliorer ma vie (est-ce que ce sera juste un petit plus ou est-ce que cet achat va débloquer sensiblement de nouvelles perspectives) ;
    - à quel niveau cet achat pourrait entrainer un effet collection (est-ce un élément d'une liste, quelque chose de thématique ou peut-il être satisfaisant seul).

    (Proportionnellement au prix bien sûr, je n'attends pas d'un muffin au chocolat qu'il me rende euphorique pendant un mois.)

    Le but, c'est vraiment de créer un choix. En le faisant, on donne de l'importance à l'achat, parce qu'il est un peu l'élu, le top, le préféré des préférés. Et on en profite davantage je trouve, parce qu'on se dit qu'on n'achètera pas à nouveau avant un moment. Au fur et à mesure, le caractère "nouveau" des choses dure plus longtemps et donc on intègre soi-même l'idée qu'on n'a pas besoin d'un nouvel achat puisqu'on a déjà une chose de la même catégorie qui est nouveau.

    Je trouve que je profite plus de ce que j'achète qu'avant. J'en viens à être heureuse pour des choses simples, parce qu'elles créent des micro-évènements. Je trouve aussi que je suis plus facile à satisfaire, que je me plains moins. Pour les jeux par exemple, avant je me disais plus souvent "j'aimerais tellement avoir plus de jeux ! Mais je ne peux pas tout acheter..." et moins "quel super jeu j'ai acheté ! C'était un bon choix !". Et je dépense moins, ce qui fait que quand j'ai envie de quelque chose, je peux mettre la barre plus haut et/ou ne pas trouer mon budget.
     
    Pinceau_, celeberyn et Demezia ont BigUpé ce message.
Chargement...