Le mensonge et toi.

Sujet dans 'Vie Quotidienne' lancé par AnonymousUser, le 22 octobre 2008.

  1. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    Je me demande quel rapport vous avez avec le mensonge, si c'est quelque chose que vous faites souvent, continuellement, jamais et surtout pourquoi vous le faite et avec qui ? Vous mentez comment, par omission ? ouvertement ? Uniquement avec les gens que vous connaissez peu ou aussi avec vos amis ?
    Est ce que vous avez déjà raconté des bobards tellement énormes que vous vous êtes laissé emporter par votre histoire ? Comment vous avez géré ça ? Ou même à plus petite échelle, est ce que vous avez des cas de conscience après avoir menti à quelqu'un ?

    Il parait (c'est wikipedia qui le dit) qu'on ment en moyenne deux fois par jour, vous vous sentez proche de cette statistique ou pas du tout ?

    C'est des questions ouvertes, en gros j'aimerai connaître votre rapport au mensonge dans la vie quotidienne.
     
  2. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    Ouais je me sens assez proche de la statistique. Le mensonge m'est familier dans le sens où j'y suis à l'aise. Je ne me suis jamais fait pincée. Et j'arrive à jongler avec les histoires.

    Les personnes à qui je mens le plus sont certainement mes parents. Pour des petites choses uniquement, des choses sur lesquelles je sais qu'ils vont me prendre la tête et donc c'est une façon de fuir le conflit quelque part. Je ne leur mens jamais sur le lieu où je me trouve par contre. C'est stupide mais je me dis que si jamais il arrive quelque chose et qu'ils cherchent à me joindre, alors leur confiance en moi sera perdue. Et je n'ai pas envie de ça. Je mens quand je sais qu'il n'y aura pas de conséquences.

    Après concernant les gens que je fréquente (de près ou de loin), je mens le plus souvent pour botter en touche et éviter de devoir répondre à des questions directes. C'est une sorte de protection dans ce cas. Et parfois c'est pour protéger l'autre, parce que je ne vois pas l'intérêt de lui dire la vérité en sachant le mal qu'elle va provoquer: ça c'est surtout concernant mes infidélités dans le couple. Je sais que ça fait bondir certains, et que ça a un côté très prétentieux de dire ce qui est bon pour l'autre ou non mais c'est comme ça.

    Je n'ai jamais de cas de conscience.

    Je trouve ça très intéressant comme sujet.
     
  3. Pommvert

    Pommvert
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    Potterhead, Usuliste et accro à Ben Wyatt.

    Je sais pas mentir. Quand je ment, ça se voit tout de suite. Par contre le mensonge par omission ça je gére pas mal. Je dis la vérité, mais je laisse l'autre interprétait.

    Et je ments aussi quand j'ai peur de faire du mal aux personnes. Genre mon copain qui me demande si je suis pas bien a cause de lui, s'il vient de me dire un truc qui m'a blessée sans s'en rendre compte, je lui répondrai toujours que c'est pas de sa faute. Il est pas stupide, il s'en rend compte, mais je peux pas m'empêcher de lui mentir.

    Mais sinon, non je mens peu, parce que ça se voit, et du coup j'aurai l'air stupide.
     
  4. Navy.

    Navy.
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    Mille quatre-ving seize.

    Je mens souvent pour des choses très bêtes, du genre m'appelle ma mère et me demande si je suis seule alors que je suis avec mon copain, et bien je répondrai que oui, je suis seule. C'est tout bête, ça arrive fréquemment, pour éviter des questions auxquelles je n'ai pas envie de répondre.

    Ensuite, comme Creamm, je mens et cache beaucoup de choses à ma mère concernant mon état, dans le sens, est ce que je vais bien ou mal. J'ai sûrement trop mal caché car un jour elle a demandé à mon copain si je m'étais déjà fait vomir car elle avait des doutes à ce propos. Je crois qu'il y a un certain nombre de choses que je ne lui dirais jamais, je pense que cela lui ferait beaucoup trop de mal.
    En dehors de ça, je ne mens pas à mes amis, ou quasiment pas. Si cela arrive, c'est pour des raisons ridicules, c'est pour ça que je ne pourrais même pas donner d'exemple.

    J'ai souvent menti à mon copain, au début de notre relation, essayant de lui cacher le plus possible que j'allais mal. Puis un jour je n'ai plus pu, j'ai bien été obligée de lui avouer une bonne partie des raisons qui font que je n'allais/ne vais pas bien.
     
  5. cleo63

    cleo63
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    Parle à ma main !

    Je mens assez souvent mais jamais pour de grosses choses.
    Par exemple, si j'arrive en retard au taf il se peut que je raconte que je suis sorti tard de cours, alors que je ne suis pas allée à ces dits cours. et inversement si je ne vais pas à un cours je dis que j'ai travaillé...
    E fait je me rend compte que ce sont mes principaux mensonges.
    Quand j'étais plus jeune, je mentais quand j'empuntais des vêtments à ma mère.
     
  6. gegeledunord

    gegeledunord
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    Trop de boulot

    j'ai horreur de mentir,car je déteste que l'on me mente.Il faut savoir que si une personne ment on finit toujours par se rendre compte de son mensonge,car un jour ou l'autre elle s'y perd!J e ne suis pas pour cette forme d'hypocrisie ,mais amis je les ais sélectionné par rapport à ça.Une fois que l'on y rentre on ne peut plus s'en sortir et cela peut faire très mal,surtout à soit meme!Il m'arrive parfois de ne pas vouloir dire ce que je dois réellement dire,alors je me tais au lieu de raconter des mensonges(le silence est d'or).Pourtant ,je ne suis pas parfaite ,mais de se coté là ,on ne peut rien me reprocher:clap:
     
  7. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    J'allais répondre sans avoir lu les réponses, mais je viens de voir celle d'Artefact et j'ai juste envie de dire "tout pareil".

    Pendant un moment 'lycée/début de fac", j'ai énormément menti. A tout le monde. Ca a commencé sur les blogs que je commençais à tenir, et ça a fini par mentir à tout le monde tout le temps. Pour avoir une vie plus intense/dramatique.

    Et puis "allergie au mensonge" comme dirait l'autre. Maintenant j'ai beaucoup de mal à mentir, et pire, je me sens obligée de dire ce que je pense, la plupart du temps, pour ne pas avoir l'impression de mentir par omission.
     
  8. Pommvert

    Pommvert
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    Potterhead, Usuliste et accro à Ben Wyatt.

    J'ai menti par omission à mon copain en ne lui disant pas que j'avais besoin de rester seule à un moment ou il était chez moi. Il l'a découvert ce matin parce que j'en avais parlé à une copine qui a interprété et qui m'a envoyé un texto ou elle disait "tu voulais pas que ton mec parte ??".
    On s'est disputé. J'arrive pas à lui faire comprendre que non je voulais pas qu'il parte, je voulais juste me retrouver seule une heure ou deux, et que je ne lui en avait pas parlé parce que je ne voulais pas qu'il s'en aille, sachant qu'il allait me manquer aprés.

    Je peux comprendre qu'il m'en veuille, mais là ça va faire 6 heures qu'il me boude, et je me sens trop mal...
     
  9. ShadowSphere

    ShadowSphere
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    Amoureuse

    Carrément pas.
    Je ne sais pas mentir même sur internet, c'est pour dire.

    Ah si par contre quand on me demande de l'argent ou du crédit dans la rue, je dis non mais c'est pas le même mensonge.

    Ca doit être tout.
     
  10. Kleo Appleton

    Kleo Appleton
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    Envie Dodo

    Je ne fais jamais de gros mensonges, en fait je mens sous l'emprise du stress, genre si je croise quelqu'un dans la rue qui m'invite pour la soirée, comme ça spontanément, eh ben comme ça, spontanément je dirais que je ne peux pas, sans avoir réfléchi, alors que je peux.
    Ou alors je me défile souvent, c'est le cas inverse: je répondrai "oui pour ce soir" à la personne croisée et deux heures après j'inventerai un bobard pour ne pas y aller, tout n'est qu'une question de "dosage de mes engagements" que je n'arrive pas à gérer.
    Quoi qu'il en soit, je culpabilise seulement quand j'use de ces techniques à répétition dans un court laps de temps, ça développe un peu ma paranoïa aussi, mais bon je crois que ça a plus de quoi me tracasser moi qu'autrui, quant aux causes et conséquences.
     
  11. Julina.

    Julina.
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    Happy kitty, sleepy kitty

    Je pense que j'ai beaucoup menti étant ado aussi, particulièrement à mes parents, à ma grande soeur... Plus pour les rassurer qu'autres choses par rapport aux conneries et situations dans lesquelles je m'étais fourrée... Y'a pas ma l de choses qu'ils ont appris après coup, et sincérement, ça n'a pas arrangé les choses... Et il y a aussi beaucoup de choses importantes qu'ils n'ont jamais su. Par contre, je suis quasiment incapable de mentier à mes ami(e)s, à mon copain, c'est un truc où je ne suis pas à l'aise... A la limite, j'oublie volontairement de dire quelque chose quand ça m'arrange, mais raconter de gros bobards, je peux pas, je vire rouge, je m'embrouille... Et tant mieux dans un sens.
    Je ne sais pas si j'atteins les deux fois par jour, mais en tout cas j'ai pas l'impression que ce soit récurent... Le genre de mensonge fréquent, c'est par exemple avec ma mère au téléphone qui veut être sûre que je mange bien, dors bien, et suis en forme, alors que j'étudie jusqu'à 1h du matin certains jours et me léve à 6h30, j'aime pas qu'elle me fasse des remarques sur ça, alors j'acquiesse...
    Sinon, je me suis déjà rendue compte que certaines de mes amies/ connaissances avaient menti, sur des choses plus ou moins importantes. Quand c'est pour cacher quelque chose, je peux plus ou moins comprendre. Mais les gens qui inventent des bobards incroyables, ça me gonfle très vite et je ne peux plus faire confiance par la suite.
     
  12. Volterra

    Volterra
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    Sweet living nightmare.

    Quand j'étais plus jeune je dramatisais tout et j'inventais pas mal d'histoires.
    Maintenant j'ai un rapport assez étrange avec le mensonge. Je ne mens pas énormément et le plus souvent c'est pour ne pas avoir à me justifier ou à parler de quelque chose. Par exemple, si je n'ai pas envie de sortir je vais prétendre que je suis fatiguée. Et d'un autre côté, je peux être très franche sur des choses blessantes et je n'ai aucun scrupule à faire mal à la personne en face de moi (j'ai un côté sadique un peu déroutant). Mais bien que je conçoive que le mensonge soit naturel, voire utile (dans le sens où il simplifie certaines situations), je ne supporte pas qu'on me mente, même pour des petits détails. Je préfère largement qu'on me dise "j'ai pas envie de te voir aujourd'hui" plutôt que m'étaler une tonne d'excuses. Je pense que c'est surtout parce que je remarque souvent lorsqu'on me ment. Du coup, le mensonge me blesse deux fois plus qu'une vérité pas agréable à entendre.
    Et puis le côté dur de la vérité est attirant, je trouve. Ça fait un peu écorché vif. Dire ce qu'on pense, ce qu'on fait sans se cacher, c'est quelque chose d'à la fois cruel et sain. Ça peut être signe que l'on est bien avec soi-même et dans son rapport à l'autre. Mais cela reste une vision assez idéalisatrice.
     
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